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ALBANIEVoyage, séjour, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Voyage en AlbanieLe Pays de l'Aigle, République Socialiste des Personnes de l'Albanie, Republika e Shqipërisë, est indépendante de l'Empire ottoman depuis le 28 novembre 1912. GéographieLa capitale est Tirana (41°20' N, 19°47' E). L'Albanie est frontalière de la Serbie et Monténégro, 287 Km, la Grèce, 282 Km et la Macédoine 151 soit 720 Km de frontières terrestres et 362 Km de côtes sur la mer Adriatique et sur la mer Ionienne. Frontières artificielles déterminées par les accords politiques du début du XXe siècle. ClimatPour apprécier le charme des villes-musées de Berat et Gjirokaster, des citadelles de Lezhë ou Shkodër, les meilleures périodes sont juin et septembre. La chaleur est modérée, même dans les plaines, et les pluies sont peu fréquentes. Juillet et août sont des mois très ensoleillés, il fait très chaud, surtout dans les plaines. C'est la bonne période pour profiter de la Riviera albanaise. Elle est d'une grande beauté dans sa partie méridionale. La température de l'eau dépasse 20° de fin mai à octobre et 25° en juillet et août. En hiver, le climat est doux mais très pluvieux en plaine comme à Tirana. Le froid est rigoureux en altitude comme à Korçë. On continue à cueillir citrons et oranges dans la plaine de Vrin, au sud. Neige et verglas recouvrent les régions montagneuses.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
AlbanaisHistoire-385 : conquête par le père d'Alexandre le Grand, Philippe II de Macédoine. -168 : conquête romaine. -146 : l'Albanie est intégrée à la province romaine d'Illyrie. 395 : Le territoire albanais passe sous contrôle de l'Empire byzantin et se christianise davantage. Suivront plusieurs vagues d'invasions Goths, Huns. VIIIe siècle : Soumission au royaume de Bulgarie. Les populations illyriennes se réfugient dans les montagnes. La notion de peuple albanais commence à prendre forme. 1081 : apparition des Albanais dans un écrit de l'empereur byzantin. Fin du XIIe siècle : les Serbes occupent le Nord et l'Est de l'Albanie et l'incluent dans un éphémère empire, dirigé par Stefan Dusan, au XIVe siècle. 1443-1466 : le prince albanais Skanderbeg (George Castriota de son vrai nom), contre, avec l'aide des villes italiennes chrétiennes et du Vatican, les tentatives d'invasion turque. 1466 : mort du héros national Skanderbeg. 1479 : L'Empire ottoman s'impose durablement. Le pays est largement islamisé, et connaît une importante vague d'émigration en direction de l'Italie, de la Grèce et de l'Égypte. Les enfants chrétiens des familles albanaises dominantes seront enlevés, convertis à l'islam et éduqués en Turquie. Certains deviendront de redoutables guerriers janissaires. Les Albanais finissent par s’islamiser, la loi ottomane n'autorisant que les musulmans à détenir des terres. L'influence ottomane devint prépondérante dans les plaines, mais les zones montagneuses permirent aux Gegs, au nord, et Tosks, au sud, de conserver un mode de vie ancestral, patriarcal, qui perdure parfois aujourd'hui. Au fil du temps, les Ottomans auront de plus en plus de difficultés à contrôler ses régions. XVIIIe siècle : les chefs locaux regagnent en puissance mais se combattent mutuellement. XIXe siècle : l'empire ottoman réduit les velléités d'indépendance de la famille Bushati et d'Ali Pasha. Le pays est redécoupé administrativement. Des écoles islamiques ouvrent et de nouveaux gouverneurs sont nommés. Dans les années 1870, l'intégrité de l'empire ottoman s'effrite. Le nationalisme se développe dans les Balkans. Les Albanais sont parmi les derniers à développer cette conscience nationale à cause de leurs liens avec l'islam, de leurs dissensions internes et de la crainte de tomber sous le joug des nations voisines : Serbie, Monténégro, Bulgarie et Grèce. 1878 : constitution de la Ligue de Prizren qui réclame l'autonomie. 1912 : lors de la première guerre des Balkans, l'indépendance est proclamée. 1913 : les puissances européennes reconnaissent l'Albanie à la conférence de Londres (sans la province du Kosovo-Metohija qui ampute le pays de 40%). 1914 : Le jeune état tombe dans le chaos de la Première Guerre mondiale : les Austro-Hongrois s'emparent du Nord du pays et l'Italie du Sud. Suivront occupations par la Grèce, la Serbie et Monténégro, et Bulgares. 1919 : indépendance de l'Albanie internationalement reconnue, par le traité de Tirana en août, notamment sous la pression des USA. Certains états européens prévoyaient de diviser le pays entre ses voisins. Elle recherche aide et protection italiennes face aux appétits des états balkaniques. 1920 : Entrée de l'Albanie à la Société des nations. 1925 : Ahmet Zog, chef conservateur musulman, prend le pouvoir. 1928 : Ahmet Zog se fait proclamer roi. L'Italie fasciste exerce une influence politique et économique croissante sur l'Albanie. 1939 : Benito Mussolini envahit le pays en avril 1939 et renverse Ahmet Zog. Victor-Emmanuel III d’Italie est proclamé roi d’Albanie. Période d'occupation par les forces italiennes et allemandes. L’Allemagne met sur pied une division SS albanaise employée à "nettoyer" les Serbes de la région. Des mouvements de résistance s'organisent, avec le soutien de leurs homologues yougoslaves. La résistance se cristallise autour d'Enver Hoxha, un jeune professeur formé en France, enseignant au lycée français de Korça, élu secrétaire général du Parti communiste albanais. 1946 : le leader communiste stalinien Enver Hoxha devient président de la République Populaire proclamée le 11 janvier. Il s'installera en dictateur du pays. 1948 : rupture avec Tito qui prend ses distances avec l'URSS Stalinienne. 1961 : le pays s'écarte de l'influence soviétique pour s'aligner sur la Chine Maoïste. 1967 : sécularisation de l’Albanie et interdiction de la pratique de toutes les religions. Fermeture de milliers de mosquées et de centaines d’églises orthodoxes, toutes converties en théâtres, salles communautaires, magasins, cafés, parfois en écuries. Enver Hoxha reconnaît certains droits scolaires aux minorités grecque et macédonienne... quelque 56'000 Grecs furent répartis manu militari dans 99 villages et quelques milliers de Macédoniens dans sept autres villages. 1975 : les Albanais non musulmans sont contraints, par décret, de changer leurs patronymes d’origine grecque, aroumaine, macédonienne ou monténégrine. Les membres de ces minorités sont forcés de choisir un patronyme issu de la liste officielle albanophone. 1978 : choix d'un isolationnisme complet. L'Albanie cherche à vivre en complète autarcie. Le pays s'enfonce encore davantage dans l'isolement, la répression, le retard technologique et économique. Hoxha purgea le pays de toute opposition, qu’elle fût politique ou religieuse. Toute contestation conduisait immédiatement en prison, aux camps de travaux forcés ou entraînait simplement l’exécution. Les voyages à l'extérieur du pays furent supprimés et les frontières fermées. 1980 : Mehmet Shehu, ancien compagnon d'armes de Hoxha, n'est pas choisi à succéder au dictateur à la santé déclinante. 1981 : Mehmet Shehu est retrouvé mort. Suicide ou assassinat politique ? Sa famille et ses partisans sont démis de leurs fonctions politiques. Mehmet Shehu est accusé, après sa mort, d'avoir été un espion à la solde de pays étrangers. 1985 : après la mort de Enver Hoxha, Ramiz Alia prend la tête du pays et le régime s'ouvre au multipartisme. 1989 : "chute" du communisme. 1992 : le Parti démocrate albanais domine le Parti des travailleurs de l'ancien dictateur. Sali Berisha devient le premier Président démocratiquement élu. 1995 : l'Albanie devient membre du Conseil de l'Europe le 13 juillet. 1998 : ratification de la nouvelle constitution qui pose les bases d'un état de droit garantissant les libertés individuelles. La situation demeure instable et l'état doit lutter contre la corruption et le crime organisé. Les territoires septentrionaux, qui ont accueilli des centaines de milliers de réfugiés provenant du Kosovo, sont mal contrôlés par le gouvernement central. Un scandale financier, banqueroute de sociétés d'épargne en 1996, a discrédité la classe politique et montré les difficultés économiques qui restent à surmonter, en ruinant nombre d'Albanais. PolitiqueLa Kuvendi, élue tous les 4 ans, constitue le pouvoir législatif. Elle est responsable des politiques intérieure et extérieure du pays, des modifications de la constitution. L'assemblée populaire est formée de 100 députés, élus à la majorité absolue et de 40 députés, choisis par les partis sur une base proportionnelle avec un seuil de 2,5 %. Les principaux partis sont : (deux grands partis) Parti socialiste d'Albanie, Parti démocratique d'Albanie et alliés, (2 plus petits) Nouveau parti démocratique (Parti démocratique et réformateur d'Albanie), Parti social-démocrate. Le système judiciaire dispose d'une cour constitutionnelle, d'une cour de cassation, de cours d'appel et de cours de district. La cour constitutionnelle est composée de 9 membres, désignés par l'Assemblée populaire pour 9 ans maximum. Les trois types de juridictions sont : criminelle, civile et militaire. La cour de cassation comporte 11 membres nommés par l'Assemblée populaire pour 7 ans. La justice est rendue par trois juges professionnels, pas de jury populaire. L'Albanie est découpée en 36 districts, rethe, regroupés en 12 préfectures, qark. Tirana est soumise à un statut spécial. Chaque district dispose d'un gouverneur local, choisi par le conseil de district dont les membres sont élus au scrutin proportionnel. Les maires sont élus au suffrage direct, les conseils municipaux le sont à la proportionnelle. Les préfets sont nommés par le conseil des ministres. EconomieL'Albanie compte 22% de sa superficie en terre arable. Les richesses naturelles sont constituées de : pétrole, gaz naturel, charbon, bauxite, chromite, cuivre, minerai de fer, nickel, bois de construction, sel, hydroélectricité. 46.2% des travailleurs sont occupés dans l'agriculture (blé, maïs, pommes de terre, légumes, fruits, betteraves à sucre, vigne, viande, produits laitiers) 25.4% dans l'industrie (transformation de produits alimentaires, textiles et habillement, bois de charpente, huile, ciment, produits chimiques, métallurgie, hydroélectricité) et 28,4% dans les services, croissance industrielle estimée à 9% pour 2000. L'inflation est estimée à 3,2% pour l'année 2004. Le Lek (ALL) s'apprécie face au $ depuis 2000 (143,7/1 en 2000, 102,6/1 en 2004). L'année fiscale correspond à l'année civile. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 255'000, 1'100'000 cellulaires, 30'000 internautes pour 455 fournisseurs d'accès en 2004 (.al), 13 radios AM, 4 FM, 2 ultra courte, 3 chaînes TV (58 rediffuseurs en 2001), 18'000 Km de routes (5'400 goudronnées), 3 aéroports goudronnés, 8 non goudronnés (1 piste de plus de 3'000 m, non goudronnée), 43 Km de voies navigables, 447 Km de voies ferrées et 4 ports marchands (Durres, Sarande, Shengjin, Vlore). Actuellement un quart des albanais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le pays doit faire face à un fort taux de chômage 17% officiellement, 30% réellement, à la corruption et au crime organisé. Il reçoit des aides financières, notamment de la Grèce et de l'Italie, ses principaux partenaires commerciaux. Les exportations sont très faibles, surtout des produits agricoles. Les travailleurs émigrés sont les principaux pourvoyeurs de devises. Les importations sont principalement des équipements mécaniques, des denrées alimentaires, des textiles et des produits chimiques. CultureLes Arts plastiques ont la faveur des autorités, le ministre de la Culture Edi Rama, est un peintre connu et le fils d'un sculpteur encore plus apprécié, Kristaq Rama. De nombreuses galeries se sont ouvertes. La Galerie Nationale des Arts parvient à organiser des expositions intéressantes, mais aussi à réaliser une revue d’actualité artistique en albanais et en anglais : PamArt. La situation est très délicate pour les musées fermés pour des raisons de sécurité. Plusieurs ont été pillés lors de l'effondrement des sociétés financières pyramidales en 1996-97. Le Musée National de Tirana est un des rares à pouvoir être ouvert régulièrement. En archéologie, un dossier occupe tous les esprits : la construction d'une autoroute à l'emplacement de la voie Egnatia. La destruction des tombes datant de 200 ans av. J.-C. situées le long de cette voie ancienne semble inéducable. Kruja, patrie de George Castriota Skanderbeg, est confrontée à des problèmes de sauvegarde du patrimoine. Remparts et la rue médiévale sont à restaurer rapidement. La Bibliothèque nationale est la plus grande institution du pays. Les attributs d'une bibliothèque nationale et d'une bibliothèque municipale de prêt pour les habitants de Tirana. Elle dispose d'un fonds très important provenant de la période communiste. La situation dans les autres villes est très difficile, certaines ont été pillées durant les émeutes de 1997. Le Théâtre national vient de passer de très mauvaises années. La troupe de comédiens et les techniciens s'acharnent à faire vivre cette institution qu'on disait condamnée. Pendant le conflit au Kosovo, le théâtre a accueilli un metteur en scène kosovar, Hadi, également directeur du Théâtre de Gjakove. Les acteurs de Tirana ont travaillé sous sa conduite. Plus récemment, le metteur en scène albanais Armand Bora, assisté de Vasian Lame, a présenté une adaptation de la nouvelle "Qui a ramené Dorountine" d'Ismaïl Kadare : "Le rêve d'une nuit d'hiver". Parmi les arts populaires, le cirque de Tirana, situé sur la place centrale de la ville au dos du Musée historique et du Théâtre de l'Estrade, continue à donner des représentations sous un chapiteau ceinturé par les blocs d'immeubles. Il accueille aussi des enfants pour les entraîner à la gymnastique, à l'acrobatie, à la jonglerie. Tirana vient enfin d'inaugurer une salle de cinéma grâce aux fonds d'Europa Cinéma. La production cinématographique annuelle est loin d'atteindre les 12-14 longs métrages de la fin de la période communiste. Les 2 principaux films de fiction produits entre 1990 et 2000 décrivent, avec beaucoup d'émotions, les années vécues par une société bâillonnée sous le régime d'Enver Hoxha. Les cinéastes albanais arrivent malgré tout à réaliser quelques courts métrages. Les initiatives locales se sont multipliées en matière de TV locales. L’absence de moyen conduit ces chaînes à ne pas conserver les quelques émissions qu'elles produisent, par manque de bandes vidéo. Les municipalités et les enseignants s'efforcent d'éveiller les enfants à la musique notamment. 86,5% de la population de plus de 9 ans est alphabétisée (93,5 % des hommes et 79,5% des femmes). PratiqueLa période la plus propice à un voyage en Albanie s'étend de juin à septembre. En été, vêtements légers et quelques lainages. En hiver, vêtements chauds, manteau, imperméables. Les habits un tant soit peu excentriques et, pour les femmes à plus forte raison, les shorts et les tenues dénudées ne sont pas vraiment bien vues des masses laborieuses ni de la culture islamique. Il est donc doublement indiqué d'y renoncer l'espace de votre séjour si loin de bien des désagréments des pays envahis par les hordes barbares de notre époque : l'Homo Touristicus. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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