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ALGERIEVoyage, séjour, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Voyage en AlgérieGéographiePar ses contrastes géographiques, le territoire algérien présente des types de paysages variés : Le Nord du pays, en bordure de la mer Méditerranée, est sillonné par les chaînes de montagnes qui prolongent l'Atlas (la Kabylie, les Aurès). La côte et ses belles plages et ses criques. Les plaines côtières au pied de l'Atlas tellien, formé des monts de Tlemcen, Ouarsenis, Titteri, Djurdjura, Babor, Bibans, Edough. Ces massifs, que la neige recouvre en hiver, possèdent en plusieurs endroits de belles forêts de pins et de cèdres. Les hauts plateaux sont le domaine de l'alfa, de l'élevage et du blé, ainsi que celui d'un certain nombre de sites archéologiques (Djemila, Qalaâ des Beni Hammad...) Le Sahara est le territoire d'immenses dunes, de plateaux caillouteux, de montagnes lunaires et des célèbres oasis (Ziban, vallée du M'Zab, Touat, Gourara, Tassili et le Hoggar). Dans la partie Sud-Est du Sahara algérien, le Tassili, le Tahat point culminant de l'Algérie à 3'003 m. Dans la partie Nord-Est, au sud de Biskra, le Nord-Est du Grand Erg Oriental, le lac salé Chott Melrhir à -40 m. Les plus grandes villes sont, la capitale El-Djezaïr (Alger, 41°20' N, 19°47 E), Wahran (Oran), Qacentina (Constantine), Annaba (Bône), Batna, Setif, Blida, Tizi-Ouzou. L'Algérie est frontalière du Maroc, 1'559 Km, du Mali, 1'376 Km, de la Libye, 982 Km, de la Tunisie, 965 Km, du Niger, 956 Km, de la Mauritanie, 463 Km, et du Sahara Occidental, 42 Km, soit 6'343 Km de frontières terrestres et 998 Km de côtes. ClimatOn peu se baigner confortablement sur les côtes algériennes de fin mai à octobre. La Côte Turquoise, ouest d'Alger, est la mieux aménagée. Vous êtes assurés d'y trouver soleil et mer tiède. La température de l'eau y est de 21° en juin, 25 en août et encore 20 en novembre. Les grandes villes de la côte sont étouffantes en été à cause de la relative humidité de l'air. Pour y séjourner ou visiter les ruines de Cherchell, Timgat ou Tipaza, il vaut mieux choisir le printemps entre avril et mi-juin ou le début de l'automne. En hivers les températures restent douces mais il pleut souvent. Dans les régions montagneuses, monts de Tlemcen, Atlas, Haute-Kabylie, Aurès, il peu faire réellement froid en hiver. Il neige régulièrement au-dessus de 1'500 m de décembre à mars. A une centaine de kilomètres d'Alger on trouve quelques stations de sport d'hiver. La saison de ski se situe de décembre à fin mars. Le printemps est doux et ensoleillé avec des paysages verdoyants. C'est la bonne période avec l'automne pour découvrir la région. En été la terre est aride et brûlée par le soleil. Il fait très chaud dans la journée même si les nuits restent douces. Dans l'immense Sahara les températures varient en fonction de l'altitude. Dans le Hoggaret, Tassili des Ajjers, la région de Tamanrasset, l'été est brûlant. La chaleur, très sèche, est relativement supportable d'autant plus que les températures nocturnes sont très agréables. Plus au nord, à partir de Biskra et Gardaia, dans les régions basses comme le Grand Erg Oriental, le Grand Erg Occidental, Timimoun, l'été est vraiment à éviter (juin à août inclus). La période traditionnelle des voyages dans le Sud est l'hiver, de novembre à février. Attention les nuits sont très fraîches, voir glaciales. Il peu geler en janvier et février. Au début de l'hiver on échappe aussi aux tempêtes de sable. Les vents ne cessent jamais de souffler au Sahara et ils deviennent beaucoup plus violents à partir de février, jusqu'en mai ou juin. L'Algérie est sujette aux coups de sirocco. Ce vent, brûlant et sec, vient du sud-est. Il souffle plus fréquemment au printemps. Lorsqu'il provoque une tempête de sable on l'appelle aussi gergi.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
PopulationL'Arabe est la langue officielle. L’Algérie est considérée, à tort ou à raison, comme le second pays francophone du monde. 67% de la population a une connaissance du français. La moitié des Algériens le parle en tant que langue seconde. Près du tiers des Algériens parlent l'une des variantes du berbère (kabyle, tamazight, chaouïa, mzab, mozabique, tshalhit, touareg, tarifit, tumzabt, etc.) Les berbérophones sont regroupés près d'Alger, au centre du pays et quelques communautés éparpillées dans le Sud. Ce sont les Imazighen. Les Kabyles, Chaouïas, Zénètes, Mozabites, Touaregs, par exemple sont Imazighen, un Touareg est Amazigh. L'islam sunnite, 99%, est religion dominante, 1% de catholiques, origine française, et juifs. L'espérance de vie est de 73 ans (74,5 pour les femmes et 71,5 pour les hommes). Le taux de mortalité infantile est de 3,1%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 1,92 bébés. 32'540'000 d'habitants peuplent le pays à raison de 13,5 habitants au Km² en moyenne. Histoire-203 : Massinissa unifie la Numidie. A sa mort le royaume est partagé entre ses fils. -118 : mort de Miscipsa. Jugurtha élimine les fils de Miscipa afin de rétablir l'unité de la Numidie. -111 : début de l'intervention romaine. -105 : Rome renverse Jugurtha avec l'aide de Bocchus, roi de Maurétanie. Le royaume est divisé, la partie orientale revient à la Maurétanie, le reste passe sous l'autorité d'un vassal de Rome. 429 : Genséric, roi de 80'000 Vandales et Sarmates, franchit le détroit de Gibraltar. 430 : 28 août, mort de Saint-Augustin, évêque et philosophe, durant le siège d'Hippone, Annaba. 442 : Genséric signe la paix avec Valentinien III, avec l'approbation de Théodose II, en échange de la Sicile, qui est rendue à Rome. Les Vandales obtiennent la Numidie et créent un royaume avec Carthage pour capitale. Trop peu nombreux pour occuper toute la Maurétanie, ils limitent leur royaume à une partie de celle-ci et à l'Ifrikia autour de Carthage. Le règne de Genséric et de ses successeurs immédiats est relativement harmonieux. Chrétiens ariens, ils se bornèrent à exiger de leurs nombreux sujets juifs ou catholiques l'obéissance et l'impôt. Une fois installés en Afrique du Nord, ces cavaliers sont devenus des marins et ont multiplié les expéditions en Méditerranée. Leur pillage de Rome fût un modèle de spoliation sans violence (surtout si on le compare au pillage sanglant du très catholique Charles Quint). Les Vandales furent vaincus par une expédition grecque (composés de Huns). Les survivants se réfugièrent dans l'intérieur accompagnés des juifs. 533 - 534 : les Byzantins, conduits par Bélisaire, s'emparent de l'Afrique du Nord après la prise Carthage. L'instabilité durant la période byzantine entraîne la reconstitution de plusieurs principautés berbères. 670 et 702 : arrivée des musulmans. Forte résistance Berbère, notamment dans les Aurès. 689 : le roi chrétien Koceila bat Sidi Ocba près de Biskra. 693 : la reine juive Kahena (Dihya), à la tête des Berbères et des Roums inflige une sévère défaite à l'émir Hassan Ibn en Noman, à la bataille de la Meskiana. Elle perdit la bataille suivante à cause de la trahison d'un jeune Arabe, Khaled, qu'elle avait adopté et sa politique de la terre brûlée qui fit passer les Roums du coté des arabes. Kahena meurt au combat dans l'actuel Est algérien à Bir al Kahena. De nombreux Berbères se convertissent à la religion musulmane. Certains adoptent même la langue des conquérants, surtout à l'Est de l'Ifriqya. La conquête musulmane de l'Espagne et du Sud de la France fût menée par un contingent berbère, presque entièrement composé de récents convertis, à commencer par son chef Tarik, qui donna son nom à la colline de Gibraltar, Djebel Tarik. Le Calife récompensa Tarik de ses exploits, en se le convoquant enchaîné, il mourût en route. Les Berbères ne tardent pas à se révolter contre l'autorité du calife d'Orient, plusieurs royaumes berbères autonomes font leur apparition. 742 : Tanger, Combat des Nobles, une grande partie du corps expéditionnaire destiné à renforcer la pénétration arabe en France est détruite. 1282 : fondation du royaume de Tlemcen. Dirigé par la dynastie des Abdalwadides, à son apogée, cet Etat contrôle un territoire allant de l'Atlas à l'actuelle Tunisie. XIVe siècle : de terribles bédouins, les Hilaliens, installent leur base sur les Hauts Plateaux algériens. Ils contribuèrent à accentuer la désertification du pays, commencée cinq siècles plus tôt par les guerriers de la reine Kahena et les envahisseurs arabes. 1414 : indépendance du sultanat de Touggourt. 1509 : prise de pouvoir des Espagnols sur la région d'Oran. 1518 : début de la conquête ottomane de la région d'Alger. 1525 : conquête ottomane de la région de Constantine. 1708 à 1732 : annexion de la province d'Oran à l'empire ottoman. 1750 : une confédération targuie, les Kel Ahaggar, est formée dans le Sahara algérien. 1792 : reannexion de la province d'Oran à l'empire ottoman. 1808 : naissance d'Abd El-Kader à Mascara. 1815 : les flottes anglaises et française contrôlent la Méditerranée. Les revenus du dey d'Alger baissent. Pour compenser la perte de la piraterie et du commerce, il accroît la pression fiscale. La population se nomadise pour échapper au pouvoir central. La production de blé algérien se heurte à la concurrence de l'Europe de l'Est. La chute de l'Empire français a privé l'Algérie d'un grand importateur. La crise sociale déclenche une crise politique. 1820 : la menace d'implosion intérieure ne cesse de s'amplifier. Le pays est fragilisé. 1830 : début de la campagne militaire française de "pacification" de l'Algérie. 14 juin, la France débarque avec toute sa flotte, 675 navires et 37'000 hommes, pour distraire son opinion publique agitée et encouragée par toute l'Europe sauf la Grande-Bretagne. 5 juillet, Prise d'Alger après des combats difficiles. 26 juillet, les chefs religieux appellent au djihad. Une résistance s'organise notamment avec Abd El-Kader. Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l'Algérie va être longue. Alger, Constantine, Médéa, Miliana et Tlemcen, seront dévastées. Palais et mosquées sont rasées, les portes, fenêtres en bois et autres motifs de décoration, sans parler des archives, serviront de feu de camp pour les troupes d'occupation. A terme 80% des terres seront confisquées sous divers prétextes... 1832 : les tribus se réunissent dans un idéal de guerre sainte afin de constituer un territoire autonome envers la France et l'Empire ottoman. 1837 : 13 octobre, signature, entre Abd El-Kader et Bugeaud, de la convention de la Tafna. Abd El-Kader contrôle les deux tiers du territoire. 1839 : octobre, expédition française des "Portes de Fer" en violation du traité de la Tafna. 1842 : la guérilla d'Abd El-Kader, qui ne put unir Berbères et Arabes, s'épuise. Nomination du maréchal Bugeaud, Gouverneur général d'Algérie, qui se met à harceler Abd El-Kader. L'émir est refoulé sur les hauts plateaux avec sa smala, capitale ambulante estimée à 30'000 personnes. 1843 : 16 mai, prise de la smala par le duc d'Aumale dans la région de Boghar. 1844 : 14 août, bataille de l'Isly, oued près d'Oujda, défaite du sultan du Maroc allié d'Abd El-Kader déclaré hors-la-loi en Algérie et au Maroc par le traité de Tanger qui s'en suivi. 1847 : Abd-El-Kader tente de relancer la révolte mais échoue à rallier les tribus kabyles. Le 21 décembre il accepta de se rendre au général La Moricière en échange de l'engagement confirmé par le gouverneur général duc d'Aumale qu'il serait transporté en orient. La colonisation peut commencer. Il est exilé en France, à Toulon, puis à Pau et ensuite au château d'Amboise (l'orient de l'Atlantique et pas de la Méditerranée). Napoléon III vint lui rendre visite et ils sympathisent. 1852 : Abd El-Kader prête serment de ne plus perturber l'ordre colonial, en novembre, il part pour Brusa puis Damas. 1860 : Abd El-Kader protégea la communauté des quinze mille chrétiens de Damas. Il reçoit la grand-croix de la Légion d'honneur ainsi qu'une pension confortable. 1871-1914 : mise en valeur et assimilation de l'Algérie par la France. 1881 : L'Algérie, est divisée en 3 départements (départements d'Oran, d'Alger et de Constantine). 1883 : Mort, le 24 mai, du père de la nation algérienne, Abd El-Kader héros et homme d'honneur. 1903 : la confédération targuie des Kel Ahaggar tombe sous souveraineté française. 1914-1918 : Première Guerre mondiale, le recrutement indigène fournit 173'000 militaires, dont 67'500 "engagés", 25'000 soldats musulmans et 22'000 Français d'Algérie tombent au champ d'honneur. 119'000 travailleurs algériens vinrent travailler en métropole. 1914-1930 : années de l'apogée de la colonisation française. 1919 : un décret accorde la nationalité française à 20'000 Algériens, sous conditions, de renoncer au statut de musulman par exemple. 1930 : le gouvernement colonial célèbre avec faste le "Centenaire de l'Algérie française". 1938 : la loi déclare l'arabe comme "langue étrangère en Algérie". 1944 : 7 mars, le Comité français de la Libération nationale adopte une ordonnance attribuant d'office la nationalité française, sans modification de leur statut civil religieux à tous les Indigènes disposant de certains diplômes tels que le certificat d'études, de décorations militaires, etc. 1945 : environ 62'000 combattans en bénéficient de l'ordonnance de mars 44. Forte opposition dans certains milieux européens algériens. Messali Hadj et Ferhat Abbas espèrent beaucoup de la première réunion de l'Organisation des Nations unies à San Francisco du 29 avril. L'Algérie connaît depuis quelques mois une situation alimentaire catastrophique. Depuis quelques semaines une tension règne dans ces départements français. 1 mai, manifestations à Alger et Oran, auxquelles se mêle pour la première fois le drapeau algérien, qui réclament la libération de Messali Hadj. La répression est brutale. 8 mai, manifestation spontanée à Sétif. 10'000 Algériens, chantent l’hymne nationaliste Min Djibalina sous les drapeaux des alliés et des pancartes "Indépendance pour l’Algérie". 08:45, les commissaires Olivieri et Tort tentent de s’emparer du drapeau algérien brandi par Bouzid Saal aussitôt abattu par un policier. 28 morts Européens, émeutes entre Bejaïa et Jijel. En une semaine dans le Constantinois, le nombre de colons tués, dans des fermes isolées, est estimé à 109. Deux croiseurs tirent, plus de 800 coups de canon, et l'aviation bombarde Sétif. 10'000 soldats sont engagés (légion étrangère, tabors marocains, tirailleurs sénégalais et... algériens). Les massacres de Setif, Guelma et Kherrata font 48'000 morts algériens. 1954 : novembre, la guerre d'indépendance commençait : attentats terroristes, massacres, torture. Bien des officiers du FLN ont connu le baptême du feu en Indochine. 1957 : 400'000 soldats français sont présents en Algérie. 1958 : 4 juin, de Gaulle à Alger "je vous ai compris" (Tunisie et Maroc sont, eux, indépendants). 1960 : 13 février, Reggane, désert de Tanezrouf, essai nucléaire français "Gerboise bleue". 1962 : 1 juillet fin de la guerre d'indépendance. 5 juillet, indépendance de l'Algérie à l'issue des accords d'Evian, du 18 mars, jamais ratifiés par les Algériens. La guerre d'Algérie a fait un total de près d'un million de victimes ! Ahmed Ben Bella est élu président en septembre. 1963 : octobre, suspension de la constitution. 1965 : 19 juin, putsch militaire, Houari Boumédiènne au pouvoir. 1979 : Chadli Bendjedid prend la direction de l'Algérie à la mort de Boumédiène. 1980 : Printemps berbère. 1986 : chute du dollar, forte baisse des revenus pétroliers, émeutes à Sétif, sévère répression. 1988 : octobre, l'armée tire sur des émeutiers, plus de 500 morts. Les autorités font des concessions : une nouvelle Constitution, multipartisme et liberté de la presse. 1990 : juin, le Front islamique du salut (FIS) remporte les élections municipales. 1991 : décembre, le FIS vainqueur du premier tour des législatives. 1992 : 11 janvier, putsch militaire qui démissionne Chadli Bendjedid, remplacé par un Haut comité d'État. Les élections sont annulées. Le pays sombre dans la "décennie noire". Policiers et journalistes assassinés, rafles à l'aveuglette, camps de détention inhumains, établissements brûlés, bombes, attentats suicides, villages décimés... Officiellement : plus de 100'000 morts et des milliers de disparus. Il est fort probable qu'il y en a eu bien plus. Les groupes armés menaient alors, mènent encore, une jihad qu'aucun idéologue de l'Islam ne reconnaît. La lutte anti terroriste, restreint liberté d'expression, champ d'action des partis politiques et des ONG, locales et internationales. 1998 : 25 juin, le chanteur berbère Matoub Lounès est assassiné sur une route de Kabylie, émeutes dans toute la région. Le président Liamine Zéroual démissionne. 1999 : avril, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika se présente comme candidat "indépendant" (pas investi par le FLN, mais soutenu par l'armée) aux présidentielles. Tous ses adversaires se retirent la veille du premier tour. La situation se détend légèrement. Le principal groupe armé, GSPC, reste actif. Des tractations sont en cours pour trouver un accord d'amnistie de ses membres comme cela a été fait avec l'AIS. PolitiqueLa presse algérienne a accédé à une relative indépendance dans les années 90, malgré l'assassinat de nombreux journalistes. L'Etat maintient son monopole dans l'audiovisuel. La guerre civile entre 1992, année de l'instauration de l'état d'urgence décrété par l'armée après la victoire des islamistes du Front islamique du salut aux élections législatives, et la fin des années 90 coûte la vie à de nombreux journalistes, intellectuels et agents de l'Etat. Depuis 1999 la politique de concorde civile prônée par le Président Bouteflika tente d'éradiquer les foyers islamistes. Le Parlement algérien adopta en avril 2002, à l’unanimité, une modification la Constitution instituant le berbère comme "langue nationale". Ce geste historique intervint à la venue des élections législatives, alors que le climat tendu par les manifestations et les revendications remettait en cause l’autorité de l’Etat en Kabylie. Lors de l’élection présidentielle d’avril 2004, Abdelaziz Bouteflika fut réélu dès le premier tour. En Kabylie, les négociations se sont poursuivies entre le gouvernement et certains représentants du mouvement amazigh (berbère), qui revendique une plus grande autonomie ainsi que la reconnaissance de la langue et de la culture amazigh. Depuis 2004, la presse connaît à nouveau des pressions de la part des autorités. L'Algérie est divisée en 48 Wilayates : Adrar, Ain Defla, Annaba, Ain Temouchent, Alger, Batna, Bechar, Bejaia, Biskra, Blida, Bordj Bou Arreridj, Bouira, Boumerdes, Chlef, Constantine, Djelfa, El Bayadh, El Oued, El Tarf, Ghardaia, Guelma, Illizi, Jijel, Khenchela, Laghouat, Mascara, Medea, Mila, Mostaganem, M'Sila, Naama, Oran, Ouargla, Oum el Bouaghi, Relizane, Saida, Setif, Sidi Bel Abbes, Skikda, Souk Ahras, Tamanghasset, Tebessa, Tiaret, Tindouf, Tipaza, Tissemsilt, Tizi Ouzou et Tlemcen. Ces provinces sont divisées en 160 sous-préfectures et 1540 communes. Economie32% des forces de travail sont fonctionnaires, 14.6% des travailleurs sont occupés dans le tourisme, 14% dans l'agriculture (blé, orge, avoine, vignes, olives, citrons, fruits, moutons, bétail) 13,4% dans l'industrie (extraction, pétrole, gaz naturel, industries légères, exploitation, pétrochimique, transformation des produits alimentaires), 10% dans la construction et les travaux publics, 16% dans les autres secteurs. L'inflation y était de 3,1% en 2004. Le Dinar (DZD) est une monnaie qui se maintient face au $. Le pays a, malheureusement, une énorme dette extérieure. L'année fiscale clôture au 31 décembre. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à près de 2,2 millions, et 1,5 millions de cellulaires, 500'000 internautes pour 897 fournisseurs d'accès (.dz), 25 radios AM, 1 FM, 8 ultra courte, 46 émetteurs TV (plus 216 répétiteurs de réseau) en 1999, 104'000 Km de routes (71'656 goudronnées), 52 aéroports goudronnés (10 pistes de plus de 3'000 m) et 85 aéroports non goudronnés, 13 ports maritimes (Alger, Annaba, Arzew, Bejaia, Beni Saf, Dellys, Djendjene, Ghazaouet, Jijel, Mostaganem, Oran, Skikda, Tenes) et 3'973 Km de voies ferrées. Actuellement 23% des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage est, officiellement, supérieur à 25%. CultureToutes les grandes villes d'Algérie ont eu un passé florissant et ont vu s'enraciner chez elles un art purement citadin : les bennoutats de Constantine, mesamâas de la capitale. C'est dans les fins fonds de la Casbah que la vie artistique algéroise prenait son véritable essor. Au début de siècle passé, les artistes n'étaient pas légion, mais ne manquaient ni d'imagination, ni de créativité. Du théâtre à la musique, en passant par la littérature, les Algériens encore sous occupation coloniale, prenaient conscience de la nécessité d'une vie culturelle. Dans le domaine musical, deux grands genres se taillaient la part du lion. La çannaa qu'on appelle aujourd'hui musique classique ou andalouse, et le Moghrabi. Ce dernier puisait surtout dans le patrimoine populaire. 70% de la population de plus de 15 ans est alphabétisée (78,8% d'homme et 61% de femme). PratiqueLes secteurs montagneux sont sujet à des tremblements de terre graves. Il faut se méfier, en octobre et novembre surtout mais aussi en été, des crues soudaines des oueds après un orage. Evitez leur lit lorsqu'il est encaissé : ces crues sont si soudaines et brutales que des imprudents s'y noient chaque année. Serpents et scorpions se déplacent la nuit, si elle n'est pas trop fraîche, et sont fort craintifs. Un minimum d'attention prévient tout risque. Les moustiques rentrent en action au crépuscule de mai à novembre. Le vaccin antirabique est conseillé pour de longs séjours. En été vêtements très légers, en coton ou lin de préférence, avec un pull léger pour les soirées en altitude. Pour les femmes : évitez les shorts, mini-jupes et décolletés qui choqueront dans les fiefs islamiques. La Kabylie est un peu moins pudibonde. En hiver, vêtements de demi-saison et imperméable dans le Nord. Pour le Sud, le Sahara, vêtements légers, blouson ou anorak chaud, pulls, chaussures de marche et sandales. Une écharpe de coton pour se protéger de la poussière et des vents de sable. Le long de la côte, les plaisanciers venus par mer peuvent trouver des mouillages solitaires et les excursionnistes des sentiers de bergers ou des pistes forestières, et découvrir des points de vue admirables. L'Algérie présente une gamme de régions et de villes variées et bien individualisées par leur milieu naturel et leur histoire. Il reste des témoignages archéologiques importants. Il faut voir les cités militaires de Timgad Lambez, la belle et douce Djemila prés de Sétif, ou ces résidences littorales dont Tipaza donne une image lumineuse. En accédant à l'Assekrem, ou en arrivant, sur la corniche de Timimoun, face au Grand Erg, le plus rustre ne saura cacher son émotion. Et mon désert, si seulement je t'en montre les règles du jeu, se fait pour toi d'un tel pouvoir et d'une telle prise que je puis te choisir banal, égoïste. borgne et sceptique dans les faubourgs de ma ville
ou le croupissement de mon oasis, et t'imposer une seule traversée du désert, pour faire éclater en toi l'homme, comme une graine hors de sa cosse, et t'épanouir d'esprit et de coeur. Antoine de Saint-Exupéry | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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