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ARGENTINEVacances, voyage, séjour | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Voyage en ArgentineGéographieLe Nord du pays subdivisé lui-même en trois zones. Au Nord, le Chaco, est une région de steppe, semi-aride. La Mésopotamie entre, l'Uruguay et le Parana, est formée de collines basses, de zones boisées à la végétation presque tropicale, de lagunes et d'estuaires. C'est dans cette région que se trouvent les Chutes d'Iguazú, un débit de 5'000 m³ d'eau à la seconde sur 70 mètres, qui se précipitent dans le fleuve le Parana. La pampa, vaste plaine, paysage mythique de l'Argentine est limitée au nord par le Chaco, à l'est par le Rio Parana, au sud par le Rio Colorado et à l'ouest par les Andes. Sa partie orientale est nommée Pampa humide et sa partie occidentale Pampa sèche. Buenos Aires (34°35' S, 58°29 O) capitale de l'Argentine se trouve dans cette région. La Patagonie s'étend, passé le Rio Colorado, sur la moitié sud du pays jusqu'à la Terre de feu. Des plateaux balayés par des vents violents pendant une grande partie de l'année. Hautes falaises du littoral, îlots et steppes forment la Patagonie Atlantique. C'est la région de la Péninsule Valdès, reliée au continent par un isthme de 7 kilomètres. On y trouve une faune d'une incroyable richesse. Séparée du continent par le Détroit de Magellan, à l'extrême sud de l'Argentine se trouve la Terre de Feu. Steppes, lacs, forêts et tourbières constituent les paysages de ce territoire où vient mourir la Cordillère des Andes. C'est dans cette région que se trouve Ushuaïa, la ville la plus australe du monde. On y trouve aussi la lagune del Carbon, le point le plus bas du pays à -105 m, entre Puerto San Julien et Comandante Luis Piedra Buena dans la province de Santa Cruz. La Cordillère des Andes à l'ouest, zone très élevée qui culmine à 6'960 mètres à l'Aconcagua, un volcan, au nord-ouest de la province de Mendoza. Les Andes, entre la province de Jujuy et la Terre de feu, offre de nombreux contrastes. Le Nord-ouest, dont les villes principales sont Jujuy, Salta et San Miguel de Tucuman présente des paysages montagneux exceptionnels, succession de vallées encaissées, quebradas, de canyons, de formations géologiques étranges et semi désertiques ainsi que des basses vallées fertiles appartenant à la précordillère. Lacs, forêts et glaciers dans les Andes patagonnes, la région de Bariloche et du Parc Nahuel Huapi. La région du Lago Argentino et de la mer de glace du parc National Los Glaciares qui s'étend sur 550 Km², un peu plus au sud. Parmi les grands fleuves, Paraguay, Bermejo, Colorado, Uruguay, ainsi que le Parana, le plus grand fleuve d'Argentine. Le Parana et l'Uruguay coulent vers l' Atlantique et se rejoignent pour former l'estuaire du Río de la Plata. L'Argentine est frontalière du Chili, 5'150 Km, du Paraguay, 1'880 Km, du Brésil, 1'224 Km, de la Bolivie, 832 Km, et de l'Uruguay, 579 Km, 9'665 Km de frontières terrestres et 4'989 Km de côtes. ClimatSi vous prévoyez durant le même séjour l'extrême Sud (Terre de Feu, Lago Argentino) et l'extrême Nord (chutes d'Iguazú, Jujuy), ne chercher pas la saison idéale, elle n'existe pas. Optez pour les mois ou la saison est le plus clémente au sud, décembre à mars, quitte à risquer un peu de canicule au nord. Au nord-est du pays, Iguazú, climat humide et lourd avec des averses violentes mais de courte durée de novembre à mars. Le soleil reste très présent durant cette période. De mai à septembre les températures diurnes sont très agréables. Les nuits sont un peu fraîches. Les orages sont encore assez fréquents. En mars les crues sont à leur maximum, c'est la période plus spectaculaires. Au nord-ouest, Salta, d'octobre à mars, il fait chaud dans la journée et assez frais la nuit. C'est la saison pluvieuse. De mais à septembre, les journées sont douces mais les nuits froides. Le ciel est assez souvent nuageux même si les pluies sont presque inexistantes à cette période. Pour Buenos Aires la meilleure période est le printemps, fin septembre à début décembre. Les étés sont chauds et humides avec des orages. Pendant cette période on se baigne au sud de Buenos Aires, Mar del Plata, cependant l'eau reste toujours assez fraîche : 18 à 19°. En hiver, de juin à août, les températures ne sont jamais très basse mais l'humidité les rend parfois pénibles, surtout le matin. La météo locale donne, en plus de la température réelle, la sensation thermique. Un vent frais, le sudestada, peu se manifester sur toute la région, particulièrement sur la côte atlantique. Le climat de la partie sud des Andes, Bariloche, est assez voisin de celui des Alpes. On y skie, de juin à août, dans de magnifiques domaines sur Bariloche ou Las Leñas. En Patagonie, Puerto Madryn, les pluies sont relativement rares toute l'année. En hiver le temps est sec et plutôt ensoleillé. Les températures ne sont pas bien basses mais le vent augmente considérablement la rigueur du climat. Par 10°, un vent de force 5 donne une sensation de très froid. Au printemps et en été, le climat et doux et ensoleillé mais le vent ne cède toujours pas. En Terre de Feu, Ushuaia, les hivers sont froids. En été le climat est assez frais mais pas désagréable, Là aussi, le vent se laisse rarement oublier.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
PopulationLa population de l'Argentine est de 39,5 millions d'habitants. La population est très inégalement répartie et urbaine. Plus de 12 millions d'habitants résident à Buenos Aires. Les autres zones urbaines principales sont : Córdoba, pôle industriel et universitaire dans le centre, 1,6 millions d'habitants, Rosario, port fluvial à l'est, 1,4 millions d'habitants, Mendoza, ouest, 1 million d'habitants, San Miguel del Tucumán au nord, près d'1 million d'habitants. La densité de population moyenne de ce grand pays n'est que de 14 habitants au Km². Les Argentins sont principalement issus des immigrations espagnoles depuis les débuts de la colonisation au XVIe siècle jusqu'aux années 1950, italienne, allemande, française, Basques en majorité, et venue d'Europe centrale à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et en moindre mesure d'immigrants venus du Proche Orient, Syrie et Liban. Les Argentins d'origine italienne ou espagnole représentent plus de 80% de la population nationale. Avec l'arrivée de l'immigration massive européenne, à partir de 1861, le métissage entre Indiens et blancs, a presque disparu. 97% de la population est blanche. Métis et autres minorités non blanches ne représentent que 1,4% des Argentins. Les 600'000 Amérindiens, 1,6%, essentiellement concentrés dans le nord-ouest du pays sont principalement Quechuas, Aymaras, Guaranis, Tobas, Wichis, Araucans, Ranquels, Telhuelches, Mapuches, Onas, Uitchis et Chacos. L'Argentine se distingue des autres pays d'Amérique latine par la faible proportion de Métis et d’Amérindiens au sein de sa population. La langue officielle est l'Espagnole, la langue maternelle de 91% des Argentins pratiquée par 97% de la population. Quelques ressortissants de la population immigrante parlent encore l'italien, l'allemand, le français et l'anglais. Les autochtones parlent généralement leurs langues ancestrales, mais plusieurs d’entre elles sont disparues au cours des dernières décennies. Ces langues sont fragmentées en plusieurs variantes dialectales et elles ne sont guère uniformisées. Plusieurs langues ne sont plus parlées que par quelques centaines de locuteurs, voire par moins d’une centaine, et sont en voie d’extinction. 4 langues seulement sont parlées par plus de 10'000 locuteurs en incluant les variantes dialectales : le quechua, 900'000, le mapudungun, famille araucan 40'000, l’amuzgo, 27'000, et le chatino, 21'000, les deux de la famille otomangue. Dans la province de La Pampa, vivent 2'000 colons mennonites, une communauté pour le moins pittoresque. Ce sont les descendants de protestants réformés radicaux hollandais et suisses formés au XVIe siècle par Menno Simons. Les mennonites vivent complètement isolés des Argentins dans des fermes collectives. Ils se caractérisent par leurs vêtements datant du XIXe siècle et l’utilisation du Plautdietsch, une langue allemande fortement teinté d'influences néerlandaises et flamandes. 92% des habitants sont catholiques, 20% de pratiquants seulement, 2% de Protestants, 2% de juifs. Le 4% restant se répartissant principalement entre les religions indigènes, les animistes, musulmans et hindou. La constitution garantit la liberté de culte. L'espérance de vie est de près de 80 ans pour les femmes et d'un peu plus de 72 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 1,518%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 2,2 bébés. Histoire1516 : février, Juan Díaz de Solís, à la recherche d'un passage vers les Indes orientales débarque au Rio de La Plata. 1525 : Sébastien Cabot, italien au service de l'Espagne, explore l'estuaire. 1526 : A la recherche de nourriture, Cabot et ses hommes remontent le fleuve, Paraná, jusqu'à l'emplacement de l'actuelle Rosario. Ils construisirent un fort puis atteignent le Paraguay. Cabot, qui demeura sur ce territoire pendant environ quatre ans, obtint des indigènes d'importantes quantités d'argent, plata en espagnol. Nom qui devint celui du fleuve et de la région qu'il arrose. 1536 : février, Pedro de Mendoza est nommé gouverneur militaire pour l'ensemble de la région. Fondation de Buenos Aires. La Conquista est entamée, certaine région reculée ne seront soumises au pouvoir central que vers la fin du IXXème siècle. Les Espagnols, déjà établis au Paraguay et au Pérou, commencent à peupler le territoire situé entre le fleuve Paraná et la rivière Paraguay. L'élevage de bétail venu d'Espagne gagne la Pampa, créant des conditions favorables à une économie agricole stable. 1620 : la région de La Plata est rattachée à la vice-royauté du Pérou. 1750 : Buenos Aires, centre d'un commerce de contrebande florissant, se développe à un rythme soutenu et compte près de 20'000 habitants. 1776 : le territoire occupé par l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay est séparé du Pérou afin de constituer la vice-royauté du Río de La Plata, capitale Buenos Aires. Les tribus amérindiennes sont majoritairement déjà christianisées et métissées avec les occupants européens. La langue espagnole occupe tout le terrain. 1806 : juin, prise de Buenos Aires par les Britanniques. Ils sont expulsés en août par une armée de citoyens. Le monopole commercial de l’Espagne suscite le mécontentement des populations locales, notamment les Métis. 1810 : la population de Buenos Aires renverse le vice-roi et proclame l’indépendance des Provinces-Unies du Rio de La Plata. 1812-1813 : victoires éclatantes remportées sur les armées d'invasion royalistes. Les régions libérées de la vice-royauté sont subdivisées en 14 provinces. 1816 : les troupes espagnoles sont définitivement battues par Belgrano et José de San Martín. 9 juillet, proclamation de l'indépendance des Provinces unies d'Amérique du Sud. 1819 : les habitants de Buenos Aires, les Porteños, souhaitent un gouvernement centralisé. Les Caudillos, habitants des campagnes, préfèrent un régime de type fédéral. Les oppositions s'amplifient pour aboutir à la guerre civile. 1820 : rétablissement de la paix. La formation d'un gouvernement stable reste le problème. 1825 à 1827 : guerre contre le Brésil. 1829 : le général Juan Manuel de Rosas, un riche caudillo, s’imposa comme gouverneur de la province de Buenos-Aires. Il étend son autorité aux Provinces-Unies qui sont rebaptisée Confédération argentine. Prônant le fédéralisme, il impose une dictature. 1852 : le général, Justo Urquiza, ancien gouverneur de la province d’Entre Ríos renverse Rosas. 1853 : Constitution fédérale de la République argentine établie au congrès de Santa Fe, toujours en vigueur. Urquiza devient le premier président de la République argentine. 1854 : la province de Buenos Aires refuse de souscrire à la nouvelle Constitution et proclame son indépendance. Les conflits armés se succèdent. 1861 : la province de Buenos Aires est au premier rang de la rébellion contre le gouvernement central. Septembre, les rebelles conduits par Bartolomé Mitre infligent une sévère défaite de plus à l'armée nationale. 5 novembre, le président de la République démissionne. 1862 : mai, une convention nationale désigne Buenos-Aires, la plus riche et la plus peuplée, capitale et Bartolomé Mitre président. 1865-1870 : l'Argentine participe à la guerre de la Triple Alliance avec le Brésil et l'Uruguay, avec qui elle doit faire face à des conflits frontaliers, contre le Paraguay. L’unification du pays s’accompagna d’un renouveau de l’économie. L’Argentine fait venir plus de six millions d’immigrants, en majorité italiens, afin de développer les exploitations de la Pampa. Le développement du réseau de chemins de fer permet un transport rapide vers les ports des productions des grandes estancias (tanneries, textiles et produits agro-alimentaires). 1879-1880 : le gouvernement se lance à la conquête des terres indiennes de la Pampa jusqu’au Río Negro. Guerre du Désert, conduite par le général Julio Argentino Roca. Le pays acquiert de nouvelles grandes étendues de terres pour le pâturage et l’agriculture. 1880 : Buenos Aires est séparée de la province et devient District Fédéral et Capitale Nationale. 1914 : l'Argentine permet de trancher un sérieux différend entre les États-Unis et le Mexique. 1929 : début de la grande crise économique mondiale. Les conséquences seront dramatiques en Argentine. Le chômage, la hausse du coût de la vie et l’exode rural drainant vers les villes les populations démunies, profond malaise social et politique. Les organisations fascistes deviennent de plus en plus actives et prônent ouvertement l’établissement d’une dictature. 1930 : l’armée chasse le président Hipolito Irigoyen, un radical qui voulait s’opposer à la toute-puissance des propriétaires fonciers. 1943 : un groupe d’officiers nationalistes s’empare du pouvoir, parmi lesquels Juan Domingo Perón. 1944 : février, Perón renverse le président Ramírez. 1946 : 24 février, Perón est élu président de l’Argentine. La campagne a été menée auprès de la classe ouvrière la plus défavorisée, les descamisados, sans chemise. Promesses du partage des terres, salaires plus élevés, introduction d’une sécurité sociale. Le justicialisme allie avec une certaine habileté la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. Le gouvernement s’orientera vers un pouvoir totalitaire et répressif proportionnellement à la dégradation de la situation économique. 1949 : amendement de la constitution autorisant le président à briguer un deuxième mandat. 1950 : la crise entraîne l’hostilité de l’Église catholique, de l’armée et des États-Unis. 1951 : novembre, réélection de Perón, 135/149 à la Chambre des députés. Les partis anti-péronistes n'ont pas pu faire face aux sévères restrictions promulguées lors de la campagne. 1953 : accords économiques avec la Grande-Bretagne, l'URSS, le Chili, notamment. 1954 : la loi sur le divorce aliène le soutient de l'Eglise au gouvernement. 1955 : septembre, Perón, renversé par un putsch, se réfugie au Paraguay, puis en Espagne. Eduardo Leonardi est renversé deux mois après par Pedro Eugenio Aramburu qui annule la constitution de 1949 et rétablit la Charte libérale de 1853. 1956 : répression d'une révolte péroniste. 1958 : élection de Arturo Frondizi avec le soutient des péronistes et des communistes. 1961 : adhésion à l'Association latino-américaine de libre commerce. 1962 : mars les péronistes, à nouveaux autorisés, réunissent 35% des voix. 1963 : élection d'Arturo Illia. Il lance un plan de redressement national et de réglementation des investissements étrangers. Il s'efforça d'enrayer la hausse des prix, les pénuries et l'agitation ouvrière, en fixant les prix et en instituant un salaire minimum. 1966 : coup d’Etat militaire. 1971 : coup d’Etat militaire, Alejandro Augustin Lanusse accède au pouvoir. 1973 : Hector J.Cámpora, du parti justicialiste de Perón toujours en Espagne, gagne confortablement les élections. Flambée du terrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche, enlèvements, demandes de rançons, meurtres. Les divisions entre les péronistes contribuent également à répandre la violence. 20 juin, retour de Perón à Buenos Aires, une émeute fait environ 380 victimes. Juillet, démission de Cámpora. Perón est réélu en septembre avec 61% des voix. 1974 : 1 juillet, Isabel Perón vice-présidente, troisième épouse de Juan Perón, lui succède à sa mort. La situation politique et économique se détériorera rapidement. 1975 : 335% d'inflation, 700 victimes du terrorisme, crises ministérielles à répétition. Décembre tentative de coup d'Etat avortée. 1976 : 24 mars, une junte militaire, conduite par le général de corps d’armée Jorge Rafael Videla, renverse Isabel Perón. Elle instaure un régime répressif caractérisé par l'élimination systématique des opposants qui font l'objet d'enlèvements. Videla dissout le Congrès, impose la loi martiale et gouverne par décrets. L’Argentine doit faire face à l’opposition de la communauté internationale. La Commission interaméricaine des droits de l’homme accuse le gouvernement argentin d’utilisation systématique de la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants, dont la pratique a pris un caractère inquiétant. De con côté, la Commission argentine des droits de l’homme accusait à Genève le régime de 2'300 assassinats politiques, quelque 10'000 arrestations et la disparition de 20'000 à 30'000 personnes, dont un grand nombre ont été assassinées par la junte militaire. 1981 : mars, Videla est remplacé à la présidence par le maréchal Roberto Viola. Décembre, le commandant en chef de l’armée, le général Leopoldo Galtieri destitue Viola. 1982 : les troupes argentines envahissent les Islas Malvinas, îles Malouines, une possession britannique revendiquée depuis toujours par l’Argentine. La Grande-Bretagne envoie une force militaire d’intervention qui repousse l’armée argentine. Galtieri, discrédité, est remplacé par le général de division Reynaldo Bignone. 1983 : retour à la démocratie, élection de Raul Alfonsín en octobre. Dette extérieure sans précédent, inflation supérieur à 900%. La présidence d’Alfonsín sera dominée par la question du jugement des militaires responsables de tortures ou d’exécutions sous la dictature. Face aux menaces de mutineries de l’armée, le gouvernement mènera une politique de conciliation avec la hiérarchie militaire. La crise économique perdure et le régime devient impopulaire. 1985 : adoption d'une Legislación indígena qui crée la Commission nationale des Affaires indigènes pour la protection et l’appui aux communautés aborigènes. Cette loi reconnaît les droits des autochtones en matière d’accès à la propriété de la terre et à la production agricole, forestière, minière, industrielle ou artisanale, ainsi qu’à la préservation de leurs valeurs culturelles dans les domaines de la langue, de l'enseignement et de la santé. Rigueur budgétaire, restructuration de la dette extérieure, réformes fiscales, nouvelle monnaie et l'inflation continue... 1989 : retour du péronisme avec l’élection de Carlos Saul Menem. La politique d’austérité de Menem se révèle elle aussi impuissante. 30 % de la population est en dessous du seuil de pauvreté, les inégalités sociales s'accentuent. 1992 : mars signature du traité de Mercosur avec le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. 1993 : introduction des langues amérindiennes dans l’enseignement bilingue. 1995 : 1 janvier entrée en vigueur du traité économique de Mercosur. 14 mai, réélection de Menem. 1998 : juin et février 1999, huit anciens membres de la junte militaire, dont Jorge Rafael Videla, sont arrêtés et inculpés d’enlèvement et d’adoption illégale de bébés nés en captivité durant la dictature. 1999 : élection de Fernando De La Rua. 2001 : l’Argentine est touchée par l’épizootie de fièvre aphteuse. Décembre, manifestations de mécontentement, ou casserolades, se succèdent, suite à l'annonce de nouvelles mesures d’austérité. Les plus démunis en sont réduits à la famine ou au pillage de magasins. La crise provoque une fuite de capitaux jugulée par un gel des dépôts bancaires et des restrictions sur les retraits d'argent, ce qui provoque la colère des classes moyennes et des manifestations massives. Certains ne reçoivent plus de salaire, la population rencontre des difficultés à s'approvisionner. La répression cause 31 morts, mais le pouvoir est contraint de céder : le ministre des finances est relevé de ses fonctions, le président démissionne. Gouvernement, FMI, dollarisation du Peso sont les thèmes les plus critiqués. 2002 : 6 janvier, dévaluation du Peso de 28% par rapport au $ US. L’Argentine s’effondre dans une crise monétaire sans précédent. PolitiqueL'Argentine est composée de 23 provinces et du district fédéral autonome de Buenos Aires. Les provinces sont regroupées en cinq régions principales :
Si la démocratie refait partie du paysage politique argentin, depuis 1983, la corruption reste tenace. EconomieLes richesses naturelles sont constituées de : zinc, étain, cuivre, minerai de fer, manganèse, pétrole, uranium, laine et par les plaines fertiles du pampas. L'agriculture constitue 10.6% du PIB principalement par la production de graines de tournesol, citrons, soja, raisins, maïs, tabac, arachides, thé, blé et bétail. La pampa est connue comme le grenier de l'Argentine ainsi que pour ses élevages de chevaux. L'essentiel de la production agricole en est issue. Le pays est quatrième producteur mondial de soja, sixième pour le maïs. C'est l'un des principaux exportateurs de blé au monde. Le pays est quatrième producteur vinicole au monde. On y trouve des Cabernets, des Merlots, des Malbecs, des Chablis, des Sauvignons, des Chardonnays, entre autres, et même des champagnisés. Elle produit des vins de qualité. Même si la viande n'est plus l'Article d'exportation qu'il l'a été, l'élevage bovin occupe une place prédominante dans le secteur agricole. Importante production de laine, le cheptel ovin est lui essentiellement en Patagonie. L'industrie génère 35.9% du PIB avec la transformation des produits alimentaires, véhicules à moteur, biens de consommation, textile, produits chimiques et pétrochimiques, métallurgie, acier. Les industries de l'acier et de la pétrochimie ont été privatisées récemment tout comme la compagnie des télécommunications. Les secteurs industriels et miniers ont connu une croissance significative au cours de ces dernières décennies. L'Argentine exporte de grosses quantités de textile, de métaux et de produits chimiques. Le secteur de l'énergie s'est transformé grâce aux innovations du secteur pétrolier. Le pays dispose d'importantes ressources hydroélectriques. L'énergie hydroélectrique et le charbon suffisent aux besoins du pays. Dans les années 1970 et 1980, une politique de grands travaux hydroélectriques a été mise en place. Les services sont eux la source de 53.5% du PIB. L'inflation était redescendue à 6,1% en 2004. Le Peso Argentin (ARS), divisé en 100 Centavos, est une monnaie au récent passé houleux. De nombreux établissements, et particuliers, acceptent le paiement en Dollars pour les transactions courantes. L'année fiscale clôture au 31 décembre. En 2002 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à plus de 8 millions et 6,5 millions de cellulaires. 4,1 millions d'internautes pour 742'358 fournisseurs d'accès (.ar), 250 radios AM, plus 10 inactives, plus de 1'000 FM estimées, 6 ultra courte, 42 chaînes TV (plus 444 répétiteurs de réseau), 215'471 Km de routes (63'348 goudronnées), 144 aéroports goudronnés (4 pistes de plus de 3'000 m) et 1'190 aéroports non goudronnés (2 pistes de plus de 3'000 m), 11 grands ports maritimes (Bahia Blanca, Buenos Aires, Comodoro Rivadavia, Concepcion del Uruguay, La Plata, Mar del Plata, Necochea, Rio Gallegos, Rosario, Santa Fe, Ushuaia), 11'000 Km de voie fluviales et 34'091 Km de voies ferrées, 167 seulement électrifiées. Actuellement 44,3% des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage frôle, officiellement, 15%. Malgré ses atouts, l'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette extérieure. Elle ne compte en rembourser que le 10% actuellement. L'inflation atteignait 200% par mois et la production avait considérablement chuté. Accélération des programmes de privatisation et libéralisation du secteur public, libéralisation du commerce, déréglementation. Plan économique de choc pour assainir le système financier du pays mais gestion catastrophique. En 1991, le gouvernement décide d'ancrer le Peso argentin au Dollar américain et limite par une loi la croissance de la masse monétaire à la croissance des réserves monétaires. Ces mesures ont réduit l'inflation et la dette extérieure et surtout précipité plus de 50% de la population dans une grande pauvreté. Après une décennie de croissance ininterrompue, le chaos économique se concrétise fin 2001 avec une grave crise, liée au remboursement de la dette, accompagnée d'émeutes dans la capitale. Les gouvernements de la Rua et Duhalde n'ont pu faire face à la dette, 132 milliards de dollars en 2001, de l'Argentine vis à vis du FMI. Le PIB chute de 11% en 2002. L'élection de Nestor Kirchner en 2003 a redonné espoir à la population. Kirchner traite fermement les négociations avec le FMI et refuse de payer plus que ne peuvent se le permettre les finances de l'état sans compromettre leur rétablissement. Il semble réussir le pari fou de faire sortir le pays de la crise. CultureLe Nord est la seule partie du pays où les Indiens sont encore un peu présents. Ils y perpétuent traditions, fêtes et danses. On est au royaume des vigognes et des lamas. Salta et San Salvador de Jujuy apportent un autre regard sur l'Argentine et le Tren a las nubes passe entre les saisissantes montagnes avoisinantes pour rejoindre San Antonio de los Cobres à 3'775 mètres d'altitude. L'Argentine est le pays du boeuf, la qualité de la viande découle des pâturages extensifs de la Pampa. Les animaux sont abattus jeunes, entre 18 et 36 mois, ce qui garantit une viande particulièrement tendre. Le mouton est méprisé hors de la Patagonie, alors que l'Argentine dispose de moutons de prés-salés de qualité. La churrasquería est une institution argentine. Les plus importantes disposent d'un asador, feu de bois dur, sur lequel rôtissent, durant des heures, boeuf, cochons de lait et chevreaux. Les grillades sont accompagnées de salades et souvent d'une sauce, chimichurri, à l'oignon, ail, piment, vinaigre, persil et huile. Le mate est une infusion d'herbes médicinales, avec parfois de la coca, c'est la boisson typique des Argentins. En Argentine, tous les prétextes sont bons pour inventer des fêtes. La fête des Pères, le 3e dimanche de juin, des Mères, le 3e dimanche d'octobre, des Grand-Mères, des Enfants, del Niño, le 1er dimanche d'août, des Amis, dia del Amigo le 20 juillet, sont des fêtes aux quelles les Argentins accordent une grande importance. Le 1er avril n'existe pas, on fait des blagues le 28 décembre, le jour des Innocents, día de los Innocentes. Le 21 septembre, on fête le printemps, les étudiants, et, surtout, on offre des fleurs aux femmes ! L'Argentine n'est ni le Brésil, ni Cuba, mais la musique y berce également la vie quotidienne. Dans la ruelle de Buenos Aires perce la plainte d'un bandonéon. Au fond des terres reculées de province, le folklore s'enracine comme un quebracho centenaire. Le folklore argentin est traversé de mille mouvances très typiques, la milonga, la chacarera, la vidala, la zamba, la cueca. Mercedes Sosa, la Negra, en est la souveraine incontestée. La Negra Sosa, l'indienne, chante l'Argentine d'une voix unique. Un autre incontournable est Atahualpa Yupanqui, 1908-1992. Une carrière fascinante où l'homme et sa guitare se firent complices d'une poésie en apesanteur. Les Chalchaleros ont contribué à mettre le folklore à la mode pendant plusieurs décennies. On n'oubliera pas Horacio Guarani, Eduardo Falú, Jose Larralde, le Brassens argentin, Peteco Carabafal, Jorge Cafrune ou Los Cantores del Alba. Pour les rythmes plus mélancoliques, Teresa Parodi, Raul Barboza et Antonio Tarragó Ros. Jairo, loin de son image en Europe, a sorti un disque de chansons traditionnelles. La música popular qualifie, en Argentine, les musiciens inclassables qui se sont essayés dans des styles différents mais dont le seul point commun reste des thèmes et paroles engagés et contestataires. Le maître du genre est sans conteste Victor Heredia. Son Taki Ongoy, subtil mélange de modernité et de folklore, retrace la chute tragique de l'Empire inca. Les melódicos est une catégorie un peu bâtarde. On y retiendra Maria Elena Walsh, Marilina Ross, Nacha Guevara, Valeria Lynch, Patricia Sosa, Maria Maria Serre Lima ou Sandra Mihanovich. Depuis le début des années 1960, un grand nombre de groupes et d'artistes rock fleurit sur la terre du río de la Plata. L'ancienne génération est brillamment représentée par Charly García et Luis Alberto Spinetta. Les années 1980 ont vu émerger Sumo, Soda Stereo ou encore Virus. De la même génération, le groupe Patricio Rey y sus Redonditos de Ricota continue de jouir aujourd'hui encore d'une popularité véritablement exceptionnelle. Malheureusement, des éléments violents perturbent régulièrement ses concerts et rendent ses apparitions publiques de plus en plus rares. Les années 1990 ne sont pas en reste avec les Ratones Paranoïcos, première partie du World Tour des Rolling Stones en 1995, Divididos, Todos Tus Muertos, les Fabulosos Cadillacs et Fito Páez, le coup de coeur de la nouvelle génération. Le tango, la pensée triste qui se danse, est né à la fin du XIXe siècle quelque part dans un quartier populaire de Buenos Aires. Les paroles évoquent solitude et désespoir, jalousie et nostalgie. La chorégraphie est une démonstration passionnée, érotique et flamboyante du machisme latin. La croissance que connaissait Buenos Aires donnait le sentiment que tout était possible. Des soldats démobilisés sont nombreux à s'établir dans les faubourgs de la capitale, rejoints par des milliers d'immigrants européens. Ils se mêlent aux natifs et aux descendants d'esclaves africains, dont ils partagent la situation. Les plaintes du flamenco espagnol, les rythmes africains et les cadences langoureuses des milongas créoles se symbioses et donnent naissance au tango. Avant tout une danse, les paroles apparaîtront plus tard. Cette danse populaire envahit maisons closes et cafés mal famés. Les hommes y trompent solitude et pauvreté en écoutant les chansons paillardes des premiers tanguistas et en dansant entre eux. A l'augmentation de la population immigrée féminine, le tango trouve le chemin des fêtes populaires. La bourgeoisie reste réfractaire à l'engouement pour cette danse lascive et ses paroles grivoises. Au début du XXe siècle, la combinaison des instruments se modifie pour s'approcher de la sonorité que nous connaissons aujourd'hui. Le bandonéon, petit accordéon, parfois piano, viennent s'ajouter à l'ensemble guitare, violon, flûte. En Europe, peu avant la Grande Guerre, cette danse d'origine populaire devint le symbole de la créativité argentine. En 1917, un certain Carlos Gardel enregistre la chanson Mi Noche Triste, et le tango conquiert définitivement l'Argentine et le continent sud-américain. Gardel, la référence du tango, serait né à Toulouse, d'autres disent à Montevideo ou dans les faubourgs de Buenos Aires... La mort tragique du ténor, dans un accident d'avion en 1935, parachève le mythe. Sur la terre des gauchos, le plus ancien des jeux de cheval a trouvé un terrain de prédilection. Le polo, sport élégant mais difficile, où des cavaliers poussent une boule de bois dans le camp adverse avec un maillet à long manche, est devenu le symbole de la bourgeoisie argentine. Il existe aujourd'hui plus de 250 clubs et l'Argentine est le seul pays qui a pu former des équipes de 40 goles de handicap, la valorisation la plus élevée. 180 équipes participent à la Copa República Argentina. Les canchas de Palermo, la cathédrale du polo mondial, est située à Buenos Aires. C'est d'amples et confortables gradins, 30'000 personnes de capacité, entourés de jardins. Assister à un partido, un match de polo, reste une expérience riche en sensations. Le Fùtbol, football, est une religion en Argentine. Les joueurs sont des dieux vivants. Les stades sont immenses. Il y en a 3, à Buenos Aires, de plus de 70'000 places. Le plus impressionnant reste, sans conteste, le vétuste Bombonera. Chaque Argentin est supporter de l'équipe nationale et, au niveau local, du club où il a souvent été inscrit avant sa naissance. Les Argentins sont formels : on peut changer de religion, de parti politique, de profession ou d'épouse, mais jamais de couleur de maillot. Pour les déshérités il est le seul espoir de promotion. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est de 97.1%. PratiqueL'Argentine compte parmi les pays les moins dangereux d'Amérique latine. Les cas de vols et d'agressions sont rares en province. Comme partout, et particulièrement dans un pays en proie à de grosses difficultés économiques : pas de signes ostentatoires de richesse et ne pas laisser traîner ses affaires sans surveillance. Les cas d'agression se sont multipliés dans certains quartiers de Buenos Aires ces dernières années. Le quartier de La Boca, très touristique, attire des bandes en quête d'étrangers à dévaliser. Attention aux appareils photo notamment, ne vous éloignez pas seul du Caminito. Le Microcentro n'est pas conseillé le soir. L'hôtellerie pratique les mêmes tarifs qu'en Europe pour un service plutôt de moindre qualité. Retirez une étoile pour avoir le niveau équivalent français. Les compagnies de transport disposent de cars très modernes et confortables, c'est le moyen de transport le plus répandu en Argentine. Les vols intérieurs constituent une solution pratique pour visiter l'ensemble du pays. Les compagnies locales sont Aerolineas Argentinas, Southern winds et Lapa. Dans les années 50, l'Argentine possédait le meilleur réseau de chemin de fer d'Amérique latine, les choses ont changé. Les prix sont équivalents à ceux pratiqués par les autocars. La voiture est pour ceux qui aiment beaucoup rouler, les distances sont énormes. Les routes principales sont en bons états, les routes secondaires laissent à désirer. Le prix des locations est élevé. Concernant les taxis, il est vivement conseillé de prendre des radio taxi que l'on peut commander par téléphone ou reconnaître dans la rue par le numéro de téléphone qui apparaît sur leur portière. Les remis sont une bonne option pour les longues distances. Il n'est pas inutile de jeter un coup d'oeil à la licence du conducteur en prenant place. L'Argentine compte un nombre impressionnant de jolies filles. La séduction est un élément important de la vie sociale. Les sourires de satisfaction et les regards complices sont autant d'invitations au dialogue. Le jeu de la séduction est vraiment le sport national argentin. Les femmes, pas seulement les jeunes, s'habillent de façon très sexy. Les hommes manifestent leur désir par des piropos, compliments souvent poétiques mais parfois vulgaires. Ils n'hésitent pas non plus à suivre une fille dans la rue ou à klaxonner à tue-tête. Le profilactico est en vente dans toutes les pharmacies. La loi argentine est stricte, tout usage ou possession de drogue, y compris la marijuana, sont strictement interdits et passibles de peines allant de 3 à 12 ans de prison. Les étrangers n'échappent pas à la règle. La simple feuille de l'arbuste coca, considérée comme une herbe médicinale, est parfaitement tolérée. La feuille de coca n'a aucun effet stupéfiant. Elle est utilisée par les locaux pour tromper la sensation de faim et pour combattre le mal des Andes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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