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ARMENIESéjour, voyage, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Climat Arménie | Arméniens | Histoire | Situation politique | Situation économique | Culture arménienne | Pratique | Arménie | | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Séjour en ArménieLa République de l'Arménie, Hayastani Hanrapetut'yun, est indépendante depuis le 21 septembre 1991 de l'ex Union soviétique. GéographieC'est un pays de 29'800 Km², essentiellement montagneux, qui associe hauts plateaux et massifs. 90% du territoire se trouve à plus de 1'000 mètres d'altitude. De hautes plaines, situées entre 1'500 et 2'000 m d'altitude, occupent une grande partie du territoire arménien. Ces plaines fertiles sont drainées par des cours d'eau rapides comme l'Araks, sur 158 Km, qui se dirigent vers la mer Caspienne. Dans des dépressions souvent associées à des failles, ces plateaux accueillent quelques lacs. Le lac Sevan, très largement le plus grand, occupe à lui seul près 1'400 Km². Les sommets les plus élevés sont généralement de grands édifices volcaniques tel l'Aragac, point culminant du pays à 4'090 m. Le point le plus bas se situe sur le fleuve de Debed à 400 m d'altitude. La capitale Erevan (40°08' N, 44°28 E) est la seule ville peuplée de plus d'un million d'habitants. Environ 3'200 espèces de plantes poussent en Arménie. Les petites forêts sont surtout situées entre 550 et 2'600 m. Les vallées ont une végétation peu éloignée de celle de la steppe. L'Arménie est frontalière de l'Azerbaïdjan, 566 Km à l'est et 221 Km au sud, la Turquie, 268 Km, la Géorgie, 164 Km, et l'Iran, 35 Km, soit 1'254 Km de frontières terrestres et pas de littoral. ClimatEn hiver, on est d'autant plus surpris par le froid que la latitude du pays laisserait augurer des températures plus clémentes. Les habitants de Goumaïri, anciennement Léninakan, il est vrai située à 1'500 m d'altitude, subissent tôt le matin des températures minimums équivalentes à celle de Moscou. En cours de journée, seulement, la température y dépasse nettement celles de la capitale russe. De temps à autre un vent de foehn vient réchauffer l'atmosphère. Les chutes de neige ne sont pas très fréquentes. La température la maintient quelques semaines à Erevan, 3 mois près du lac Servan, à 2'000 m d'altitude. Au printemps, le mois de mai connaît un maximum de pluie. Elles sont peu importantes en valeur absolue. Elles tombent essentiellement sous la forme de violents orages, notamment dans la région d'Erevan et sur toute la façade sud-ouest du pays. De toutes les régions caucasiennes c'est celle d'Erevan qui offre sur toute l'année le nombre le plus élevé de jours totalement libres de nuages. 106 jours, en moyenne, sans un nuage, principalement comptabilisés en été. Le temps est assez chaud et sec pendant cette période. Les orages ne sont pas pour autant rares. Signalons deux situations particulières : les pentes du nord-ouest du pays exposées aux masses d'air venues de la mer Noire reçoivent des pluies considérables ; tout au sud du pays, le climat de la région de Meghri, ville sur les bords de l'Araxe, permet la culture du coton et des fruits tropicaux.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
ArméniensLa population est très urbaine, plus du tiers, voir la moitié des habitants officiels, résident à Erevan, capitale politique. Etchmiadzine demeure la capitale spirituelle, siège du Catholikos des Arméniens. Les autres zones urbaines principales sont : Giumri, plus de 200'000 habitants, Vanadzor, un peu moins de 200'000, Vagharshapat et Hrazdan dépassant de peu 60'000 habitants. La densité de population moyenne de ce pays est de 112 habitants au Km². La population de l'Arménie, selon le recensement de 2001, serait constituée de 97,9% d'Arméniens, 1,3% de Yézides, Kurdes, 0,5% de Russes et 0,3% d'autres origines très variées. Plus de 15 nationalités au moins forment cette minorité dont des Allemands, des Biélorusses, des Géorgiens, des Grecs, des Juifs, des Polonais, des Syriens, des Ukrainiens, des Tsiganes, etc. Peu peuplée, l'Arménie jouit du soutien d'une très importante diaspora arménienne à travers le monde. La plus importante, 1,5 millions, dans la fédération de Russie, 1,2 millions en Amérique du nord, Canada et Etats-Unis, 900'000 en Afrique, 700'000 dans l'union européenne, 665'000 en Syrie, au Liban, 235'000, 4% de la population libanaise, ils constituent 2 des 18 communautés officielles et 200'000 en Amérique latine. La langue officielle est l'Arménien langue maternelle de près de 98% des habitants du pays. 1,3% des habitants parlent Kurde, 0,5% le Russe et 0,3% d'autres langues. Signalons que sur les 15'000 membres, environ, de la communauté assyrienne, 3'000 parlent encore l’araméen. Certaines communautés n'atteignent qu'un tout petit nombre de personnes, parfois moins de 10, les allemands 97 familles allemandes, qui continuent de parler Allemand, représente, à peine 430 locuteurs. L'arménien est une langue indo-européenne aussi parlée dans les régions voisines et, bien sûre, par la diaspora. Parmi les langues indo-européennes, l'arménien est l'une de celles qui a le mieux gardé sa forme primitive. Elle présente des similitudes avec le persan et, dans une moindre mesure, le grec. Cette langue a plus de 2'500 ans. Au cours des siècles, la langue arménienne s’est fragmentée en un grand nombre de variétés dialectales. On a longtemps distingué l'arménien classique, grabar, la langue des livres, par opposition à l'achkharabar, la langue du pays, le grand nombre de variétés dialectales parlées. Ils s'écartent sensiblement de la langue littéraire, surtout à partir du IXe siècle. 94,7% des Arméniens font partie de l'Eglise apostolique arménienne, la Haïasdaniaytz Yegueghetzi, ce qui signifie l'Eglise des Arméniens. 4% d'autres chrétiens et 1,3% de Yézidis, monothéistes avec des éléments de culte de la nature, représentent les religions minoritaires. L'espérance de vie est de près de 76 ans pour les femmes et de près de 68 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 1,713%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 1,32 bébés. HistoireC'est en Arménie historique, actuellement en Turquie, que se trouve le mont Ararat. C'est là que, d'après la Bible, le dix-septième jour du dix-septième mois, Noé s'échoue. Le petit fils de Noé, Hayk, donna son nom au pays. Il est le père des Hays, les Arméniens tel qu'ils se désignent. L'obsidienne, d'origine volcanique, fait la fortune du pays dès le début du paléolithique. Le sud du Caucase, l'Arménie primitive connaît, mille ans avant l'Occident, les prémices de la civilisation : domestication des animaux, utilisation des graines, travail des métaux. -3'500 : début de la culture kouro-araxienne. -2'600 : arrivée de populations nomades. -1'300 : l'Arménie primitive, le royaume d'Urartu, est envahie par les Assyriens. -1'165 : proto-arméniens dans la région de l'Euphrate. -950 : fondation du royaume d'Ourartou. Ecriture cunéiforme. -782 : fondation d'Erébouni, future Erevan, et par la même de l'Arménie, par le roi Arguichti 1er. -580-550 : le royaume d'Ourartou est balayé par les Mèdes, domination des Ervandides iraniennes. -520 : Inscription de Béhistoun indiquant les noms d'Arménie et d'Arméniens. -547 : début de la domination des Perses achéménides. -330 : conquêtes d'Alexandre le Grand. -300 : retour au pouvoir de la dynastie des Ervandides-Orontides sous influence culturelle hellénistique et la tutelle romaine. -190 : l'Arménie conquiert son indépendance des Séleucides avec la bénédiction de Rome. Antiochos III, l’un des successeurs d’Alexandre, annexe le pays, bien que battu par les Romains. -189 : Deux des généraux d'Antiochos, Artaxias et Zareh, se partagent l'Arménie en la divisant : la Grande Arménie à l'est et la Petite Arménie à l'ouest, en Turquie. A la mort de Zareh, Artaxias unifie l’Arménie et l'agrandit. -95 : début de l'empire d'Arménie, de la mer Caspienne à la Palestine et du Pont-Euxin à la Mésopotamie, sous l'égide de Tigrane II bientôt dit le Grand. -77 : construction du temple de Garni. -66 : Tigrane est battu par les légions romaines de Pompée. Après sa retraite de la Palestine, Tigrane le Grand installe environ 10'000 juifs en Arménien. L'Arménie devint un protectorat romain, alors que Tiridate était reconnu comme roi d'Arménie par Néron. Tiridate fonde la seconde dynastie des rois arméniens, les Arsacides. 106 : Trajan réduit à nouveau l'Arménie au rang de province romaine. 294 : début de la christianisation avec saint Grégoire comme premier évêque, sous Tiridate III. 301 (314 selon d'autres sources) : l'Arménie est le premier état chrétien en religion d'état. Début du IVème siècle : fondation de la cathédrale d'Etchmiadzine. 387 : paix signée entre Rome et la Perse qui avaient transformé l'Arménie en champ de bataille. L'Arménie est partagée entre les deux empires. La plus grande partie, appelée dorénavant la Persarménie, passe sous domination perse. C'est la fin de l'Arménie historique. 400-430 : création de l'alphabet arménien par le moine Mesrop Machtots. 451 : bataille d'Avaraïr contre la Perse sassanide, les Arméniens, Vartan Mamikounian en tête, combattent à défendre foi et patrie. Les théologiens arméniens n'adhèrent pas au concile de Chalcédoine tenu sans eux. 552 : Concile de Dwin, l'Eglise Arménienne se sépare de Byzance et de Rome. 628 : reconquête de l'Arménie par l'empereur byzantin Héraclius. 642 : début des incursions arabes. 885 : Achot Bagratouni fonde la dynastie des Bagratides en redonnant l'indépendance à l'Arménie. Construction d'Ani, capitale de l'Arménie. 1045 : l'Arménie passe sous le joug byzantin. 1064 : arrivée des turcs seldjoukides, chute d'Ani. 1071 : victoire des Turcs sur Byzance à la bataille de Manazkert. Exode massif des Arméniens vers les territoires byzantins. 1073 : un état indépendant, la principauté de Cilicie qui devint la Petite Arménie, est fondé par le Prince Rouben Ier. 1198 : fondation du royaume arménien de Cilicie par Levon Ier le Magnifique. 1200 : reconquête de l'Arménie du Nord par les princes géorgiens Zakarian. 1230 : invasion Mongole. 1238 : destruction d'Ani par les Mongols. 1266 : 1ère invasion mamelouks en Cilicie. 1342 : faute d'héritier mâle, c'est une dynastie française, les Lusignan, qui règne sur la Petite Arménie et Chypre. 1375 : prise de Sis et chute de la Petite Arménie, dévastée par les Mamelouks égyptiens. 1387 : invasion de Tamerlan. 1393 : mort de Léon VI de Lusignan, le dernier roi arménien, en exil. 1453 : prise de Constantinople par les Turcs. L'Arménie est partagée entre Perses et Ottomans. 1461 : les Ottomans occupent l'Arménie lui laissant un certain degré d’autonomie ; pacte de l’Aman. 1511 : début de l'imprimerie arménienne à Venise. 1555 : le territoire arménien s'amenuise. 1604 : grande déportation des Arméniens en Iran. 1620 : les Ottomans amenuisent encore le territoire arménien soumis au pacte d'Aman. 1639 : réédition des opérations de 1620. 1666 : édition de la Bible Arménienne à Amsterdam. 1722 : campagne Russe dans le Caucase. 1724 : traité russo-turque partageant la Transcaucasie. 1746 : l'Arménie est partagée une nouvelle fois : l’ouest va à la Sublime Porte, les Ottomans, l’est aux Perses. L'Artsakh, Haut-Karabakh, hérite de son nom perse de Karabakh, le Jardin noir. 1827 ; l’Empire russe commença à avoir des vues sur le nord de l'Arménie. 1828 : la Russie s’empare de la région d’Erevan, Arménie orientale, qui devient une province russe, sous le nom d’Armianskaia Oblast, par le traité de Turkmentchaï. 1878 : fin des guerres russo-turques. Les sultans s'engagent a établir des réformes dans les provinces arméniennes par le traité de Berlin. 1884-1886 : les turcs réagissent à la résistance arménienne par de terribles répressions et des massacres, 150'000 Arméniens périssent. Les Arméniens autonomistes réclament la reconstitution de l’Arménie historique, avec à sa tête un gouvernement reconnu par les grandes puissances. Pour répondre à ce courant indépendantiste, le gouvernement turc envoie des émissaires dans les provinces afin d'inciter la population musulmane à se méfier des Arméniens, les accusant de conspiration avec l’ennemi historique, la Russie. Puis des campagnes de fanatisation sont organisées afin d'attiser la haine du peuple turque musulman contre les Arméniens infidèles chrétiens. Les manifestations des Arméniens réclamant, par exemple, une baisse des impôts, la liberté de culte ou d’enseignement, sont réprimées dans le sang. 1894 : début du massacre systématique des arméniens. 1895 : 25 décembre, 3'000 Arméniens sont brûlés vifs dans la cathédrale d'Ourfa. Dans les années qui suivent, jusqu'en 1898, par ordre du sultan Abdul Hamid II, près de 300 000 Arméniens de la Cilicie sont exterminés. Lors de Première Guerre mondiale, les atrocités turques à l'encontre des Arméniens s'accroissent. Les Arméniens de Turquie ont été mobilisés dans l'armée turque pour combattre la Russie. 1915 : janvier, 200'000 militaires arméniens, soupçonnés de traîtrise, sont fusillés par les Turcs. Avril, des Arméniens de la ville de Van s'insurgèrent et instaurent un gouvernement provisoire arménien. Tous les intellectuels arméniens sont arrêtés et exécutés. Les dirigeants de Jeunes Turcs, Enver, Talaat et Djemal, décident de déporter l’ensemble de la population arménienne dans les déserts de la Mésopotamie. 23 mai, Grande-Bretagne, France et Russie, admettent avoir connaissance des exactions turques. Août, les Arméniens de la Cilicie et de l’Anatolie occidentale sont, à leur tour, déportés. A la fin de l'été 1915, tout l'est de la Turquie est vide de sa population arménienne. 15 septembre, Talaat Pacha ministre turc de l'Intérieur, envoie ce télégramme officiel à la direction du Parti Jeunes Turcs de la préfecture d'Alep : Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici. Il n'hésite pas à déclarer : J'ai accompli plus pour la résolution du problème arménien en trois mois qu'Abdul Hamid ne l'a accompli en trente ans !. Un million d'Arméniens périssent par les armes, la moitié de la population arménienne ottomane. Les victimes des massacres et des famines se chiffrent à deux millions pendant le Génocide de 1915... 1918-1920 : l'Arménie dite orientale, russe, accède à une éphémère indépendance. 1920 : 10 août, le traité de Sèvres attribue un territoire de 70'000 Km² à l'Arménie et prévoyait un foyer national arménien en Cilicie, sous protectorat français. 22 septembre, Mustafa Kemal pénètre en république d’Arménie, aidé par les Azéris et les bolcheviks. 2 décembre signature d'un traité de paix entre l'Arménie et la Turquie. Le gouvernement arménien renonce à l’application du traité de Sèvres et rétrocède nombre de territoires. En décembre, l'Armée rouge entre à Erevan. L'Arménie devient république socialiste soviétique. 1921 : Les frontières de la Transcaucasie sont fixées par un traité d'amitié, le traité de Kars, entre la Turquie et la Russie. L'Arménie perd le Nakhitchevan et le Karabakh au profit de l'Azerbaïdjan. 1922-1926 : 60'000 Arméniens quittent la l'Arménie pour la France. 1923 Le Traité de Lausanne annule celui de Sèvres. Les régions turques de la Thrace et de l'Anatolie orientales sont autorisées à former leur propre état mais l'Arménie restera soviétique. Cette fois-ci, la répression turque s'abattra sur les Kurdes, les anciens alliés des Turcs contre les Arméniens. Pendant la deuxième guerre mondiale 280'000 Arméniens périssent aux cotés des Russes. Pour d'autres raisons que la reconnaissance que pouvait leur inspirer Staline qui ne les avait pas épargné... 1947 : Départ de milliers de français vers l'Arménie soviétique. 1973-1984 : terrorisme Arménien contre les intérêts turcs. 1988 : début du mouvement Karabakh et de la guerre du Karabakh. 26 février, 1 million d'Arméniens défilent à Erevan pour réclamer au Soviet Suprême le rattachement du Karabakh, peuplé à 75% d'Arméniens, à l'Arménie. 27 février, pogrom antiarménien à Soumgaït. 360'000 Arméniens fuient l'Azerbaïdjan, 180'000 Azéris quittent l'Arménie. Juillet, le parlement du Haut Karabakh vote son rattachement à l'Arménie. 9 septembre, malgré les troupes soviétiques, 100'000 arméniens jurent fidélité au drapeau de l'Arménie indépendante, sur la place de l'Opéra d'Erevan. 7 décembre, un séisme ravage le nord du pays : officiellement 25'000 morts et 500'000 sans abri. 1989 : déclaration d'indépendance. 1990 : le MNA, Mouvement National Arménien, gagne les élections. Août, le parlement adopte la déclaration d’indépendance de l’Arménie. 1991 : 21 septembre, l’Arménie proclame son indépendance, par référendum. 2 septembre : Les Arméniens d'Azerbaïdjan proclament unilatéralement l’indépendance du Haut Karabakh. Les autorités azerbaïdjanaises avaient répondu aux revendications nationalistes du Haut Karabakh par l’abolition du statut d’autonomie de cette enclave où vivent une majorité d'Arméniens. 16 octobre : Levon Ter Petrossian devient le premier président d’Arménie élu au suffrage universel. 1992 : 2 mars, admission de la République d'Arménie à l'ONU. La France est le premier pays à installer une Ambassade à Erevan. 1993 : naissance de la République Autonome du Karabakh. Les combats s’intensifient : blocus, bombardements et vagues de réfugiés. Le conflit est marqué par une vaste offensive arménienne qui aboutit à l’occupation de la partie occidentale de l’Azerbaïdjan séparant l’Arménie du Haut-Karabagh. Elle provoque le déplacement de centaines de milliers de réfugiés et le départ de presque tous les Azéris d’Arménie. 1994 : mai, les arméniens ont pris l'avantage au Karabakh, signature d'un cessez le feu. 1995 : 5 juillet, nouvelle constitution pour la République Arménienne. Novembre, début des négociations sur la république autoproclamée du Haut Karabakh. Elles butent très vite sur le problème du couloir de Latchin qui sépare, au sud-est, le Haut Karabakh de l’Arménie. Depuis le début des combats en 1988, 15'000 personnes ont été tuées et un million d’autres déplacées. L'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir pratiqué un nettoyage ethnique tant en Arménie que dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan. Pour l'Azerbaïdjan, l'Arménie est un pays agresseur, qui occupe militairement 20% du territoire de l'Azéri et qui a forcé plus d'un million d'Azéris à quitter leurs villes ou leurs villages. L'indépendance du Haut Karabakh n'a été reconnue que par l'Arménie et l'enclave ne reçoit aucune aide internationale. Son budget est alimenté à 40 % par les subventions d'Erevan, la plupart des investisseurs étrangers se tiennent prudemment à l'écart. 1996 : le président Ter Petrossian est réélu, dès le premier tour. Le déroulement et les résultats du scrutin sont violemment contestés par l’opposition. 1998 : démission de Ter Petrossian. Mars, Robert Kotcharian premier ministre de Ter Petrossian, devient Président de la République Arménienne, grâce au soutien d'anciens membres du gouvernement et de l'opposition. 1999 : l’alliance Miasnoutioun, créée par le ministre de la Défense Vazken Sarksian et l’ancien dirigeant communiste Karen Demirtchian, remporte les législatives. L’instabilité politique s’accroît. Octobre, Vazken Sarksian et Karen Demirtchian sont assassinés par un commando au cours d’une session parlementaire. L’entourage du président fut soupçonné d’avoir participé à cette opération. Elle serait liée aux négociations menées sur la question du Haut Karabakh. Premier ministre et président du Parlement reprochaient au président de faire trop de concessions à l’Azerbaïdjan. 2000 : mai, le successeur de Vazken Sarksian, Aram Sarksian, son frère, est limogé et remplacé par Andranik Markarian, chef du parti d’opposition Unité, ancien dissident soviétique. 2001 : 18 janvier, reconnaissance du Génocide arménien par le parlement Français. 30 janvier, le président Chirac promulgue la loi reconnaissant le génocide arménien. La loi turque condamne, lourdement, ceux qui se posent en défenseur de la cause arménienne. PolitiqueL'Arménie siège au Conseil de l'Europe. Elle a des représentants, entre autre, à l'ONU, Genève et New York, l'Union Européenne à Bruxelles, l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Vienne et l'OTAN à Bruxelles. L'Arménie est dotée d'un régime républicain unitaire semi-présidentiel. Le président doit garantir le bon fonctionnement du législatif, de l'exécutif et du juridique. Il est le Commandant Général des armées, le garant d'indépendance, de l'intégrité territoriale et de la sécurité du pays. Il est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le Président ne peut exercer que 2 mandats. Le Gouvernement détient le pouvoir exécutif, il est dirigé par le Premier Ministre. Les administrations locales sont placées sous l'autorité du gouvernement. L'Assemblée nationale est constituée de 131 députés élus au scrutin mixte, majoritaire et proportionnel. Les députés sont élus pour une durée de 4 ans. Le Président a le droit de dissoudre le Parlement. L'Arménie se compose d'unités administratives territoriales de 10 provinces et une cité : Aragatsotn, Ararat, Armavir, Geghark'unik', Kotayk', Lorri, Shirak, Syunik', Tavush, Vayots'Dzor, Erevan. Les assemblées de provinces sont élues tous les 3 ans. La Cour Constitutionnelle est garante de la Constitution et des lois, elle veille à la constitutionnalité des décisions prises par l'Exécutif et le Législatif. Elle est peut décider de l'interdiction d'un parti politique. Les cours de juridiction générales sont les cours de premier cas. Il existe une Cour d'appel et une Cour de cassation et des cours militaires. L'établissement de cours extraordinaires est interdit. Le Président est le garant de l'indépendance des corps juridiques. Il est le chef du Conseil de Justice. Les juges ne peuvent être démis de leur fonction et sont nommés jusqu'à l'âge de 65 ans. L'Arménie est la république caucasienne la moins favorisée. Elle est petite, montagneuse, enclavée, pratiquement sans richesses naturelles et son agriculture est pauvre. Chrétienne, elle a des relations souvent difficiles avec son voisinage musulman. L'Arménie conteste le statut de région autonome sous tutelle Azérie du Haut Karabakh, se qui entraîne des relations hautement conflictuelles avec l'Azerbaïdjan. Avec l'installation d'un régime islamiste à Téhéran, les relations avec l'Iran s'étaient dégradées. Aujourd'hui, elles tendraient à se renforcer avec la construction du gazoduc reliant les deux pays. Les relations avec la Turquie sont très conflictuelles de par le négationnisme turc concernant le génocide arménien. EconomieL'agriculture est le seul secteur où la production a augmenté, 39%, dans les années 90. L'Arménie dispose d'une superficie de terres arables de plus de 17% de son territoire. Le rendement potentiel des terres est réduit par l'insuffisance des quantités d'engrais utilisées depuis plus de dix ans. L'irrigation est nécessaire pour assurer la productivité et la construction de système d'irrigation était parmi les premiers projets de la république Soviétique dans les années 1920. Malheureusement, les systèmes d'irrigations sont mal entretenus, aujourd'hui, seulement 75% des 287'000 hectares irrigués le sont efficacement. 45% de la population active travaille dans l'agriculture qui pèse 23% du PNB. En 1990 l'Arménie a été la première république Soviétique à promulguer une loi de privatisation des sols et de terres cultivées. Un grand effort a été entrepris dans le secteur de l'agro-alimentaire afin d'assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays. Plus de 98% de la production agricole est imputable aux entreprises privées. En 1999 l'Arménie produisait 266'000 tonnes de pommes de terre, 485'000 tonnes de légumes, 117'000 tonnes de betteraves à sucre, 200'000 tonnes de céréales, orge, blé, 170'000 tonnes de fruits, 119'000 tonnes de raisin, 105'000 tonnes de viande, 491'000 tonnes de lait et 561'000 tonnes d'oeufs. L'agriculture arménienne a été profondément touchée par la sécheresse de l'été 2000. L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières, cuivre, aluminium, ou or. Le pays ne possède pas de ressources pétrolières et des prospections sont menées. L'essentiel des industries est concentré à Erevan, la capitale. Elle est constitué de machines outils de découpage du métal, joints de machines, moteurs électriques, pneus, camions, produits chimiques, instruments de microélectronique, développement de logiciel, taille de diamant, joaillerie, tricot, bonneterie, chaussures, soie, transformation de produits alimentaires, eau-de-vie fine. L'industrie génère 36.1% du PIB avec 25% des forces de travail disponibles. En 1990 l'Arménie n'a produit qu'1% de ses besoins en énergie, le reste étant fourni par la Russie pour 50% et d'autres républiques de l'Union Soviétique. Le tremblement de terre de 1988 a détruit la plus grande usine conventionnelle thermoélectrique et a provoqué la fermeture de la centrale nucléaire par mesure de sécurité. L'Arménie a plongé dans une crise énergétique extrêmement grave. Ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de l'énergie, les Arméniens ont du prendre la grave décision de redémarrer la centrale nucléaire de Metsamor afin de pallier au déficit énergétique. Des dépôts, estimés à 100 millions de tonnes, de charbon ont été récemment identifiés. Les services sont eux la source de 41.1% du PIB avec 30% des forces de travail. L'inflation était de 3,5% en 2004. Le Dram (AMD) reste assez stable face au Dollar en s'affermissant quelque peu en 2004 face au cours de 2000. L'année fiscale clôture au 31 décembre. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 562'600 et 114'400 cellulaires disponibles à Erevan. 150'000 internautes pour 2'206 fournisseurs d'accès (.am), 9 radios AM, 6 FM, 1 ultra courte, 3 chaînes TV. 100% de la population reçoit les chaînes arméniennes et russes de programmes TV. 8'431 Km de routes (8'161 goudronnées), à partir d'Erevan, en utilisant les bus interurbains, il est possible de rejoindre toutes les régions de l'Arménie, la Géorgie, le Karabakh, la Russie et l'Iran. 16 aéroports, 11 goudronnés (2 pistes de plus de 3'000 m), 2 aéroports sont internationaux : Erebuni à Erevan et Shirak à Giumri. 845 Km de voies ferrées, 828 électrifiées, ce réseau relie l'Arménie à la Géorgie, Poti, Batoumi, Tbilissi, à l'Azerbaïdjan par deux lignes et à la Turquie avec une ligne. Les trois dernières lignes (Azerbaïdjan et Turquie) sont fermées depuis le blocus économique. Seule la Géorgie permet un accès ferroviaire avec la Russie et l'Europe. Le paiement des salaires est très en retard, particulièrement dans le secteur étatique. Les fonds expédiés de l'étranger constituent un complément, difficile à évaluer, important des revenus. Actuellement la moitié des habitants de l'Arménie vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage était de 30% en 2003. Depuis 1994 l'Arménie s'est lancée dans d'importantes réformes économiques, combattant l'inflation et privatisant les PME, ce qui a eu des répercussions positives avec une forte croissance entre 1994 et 1998. En 1999, plus de 85% des petites entreprises et 75% des moyennes et grandes entreprises avaient été privatisées, souvent sans susciter les apports d'investissements étrangers indispensables pour moderniser les installations et les technologies et créer des emplois. En 1998, la crise économique qui a secoué la Russie a touché de plein fouet l'économie arménienne, augmentant l'inflation de 10% et sinistrant une industrie vieillissante. L'Arménie est toujours dépendante de la Russie en terme de communication et son réseau de télécommunications reste à rebâtir. L'insuffisance des transports et d'accès aux marchés demeurent les principaux obstacles au développement. L'Arménie est un pays sans littoral, les liaisons routières et ferroviaires directes vers l'Azerbaïdjan et la Turquie sont fermées et le pays n'a qu'une seule liaison ferroviaire allant aux ports de Poti et de Batoumi, en Géorgie. Les marchandises doivent être transbordées pour être expédiées vers les marchés d'exportation de la CEI et d'ailleurs. Il s'agit d'une opération coûteuse, longue et difficile à organiser, qui accroît le coût des importations et sape la compétitivité des exportations. Le marché intérieur, exigu, ne cesse de se contracter et le pouvoir d'achat est limité. Dépourvu de marchés d'exportation, le pays n'a pas de débouchés suffisants pour une large part de sa production agricole et ne peut pas exploiter d'économies d'échelle dans le cadre des investissements dans les agro-industries et l'industrie manufacturière qui sont indispensables pour stimuler l'emploi et accroître les revenus des ménages et les revenus agricoles. Le cadre juridique à l'intérieur duquel opère le secteur privé a été nettement amélioré ces dernières années mais demeure incomplet. En fait, le climat institutionnel est encore loin d'être propice aux investissements et aux entreprises privées. CultureL'art arménien a trouvé sa meilleure expression dans l'architecture et l'enluminure. Ainsi, l'Arménie s'est constituée un patrimoine architectural fait de monastères, églises et chapelles grâce à l'implantation de la religion chrétienne. La plupart d'entre eux ont des dimensions modestes, mais l'harmonie des proportions, le tracé simple des lignes du pourtour creusé de niches peu profondes leur confèrent un aspect monumental. Cette simplicité des contours extérieurs contraste avec la complexité de la disposition intérieure. L'un des plus beaux exemples d'architecture chrétienne reste la cathédrale d'Etchmiadzine fondée peu après l'an 480 et remaniée plusieurs fois. Les oeuvres les plus originales, les plus typiquement arméniennes, sont les stèles funéraires des Vème-VIIème siècle et les khatchk'ars. Les croix de pierres, des stèles ornées d'une croix sculptée orientée vers le couchant. L'art s'est également développé à travers les céramiques ou les enluminures que dessinaient les moines. L'enluminure, la miniature, est le second domaine important de l'art arménien. La commande d'un manuscrit est un acte de piété comparable à la fondation d'une église. Ces manuscrits étaient par la même abondement et très soigneusement illustrés. La littérature n'est pas en reste et s'est développée, aussi bien à l'intérieur du pays qu'en dehors, grâce à la diaspora arménienne. Avant l'ère chrétienne existait une tradition orale dont on peut saisir de faibles échos dans les rares fragments de chants et poèmes épiques qui nous sont parvenu comme la Naissance de Vahagn. La littérature naît au Ve siècle avec l'alphabet national. D'emblée elle connaît deux merveille avec Eznik de Kolb auteur de Contre les Sectes et de l'historiens Moïse de Khorène auteur de l'Histoire de l'Arménie qui va des origines à 428. La perte de la souveraineté n'étouffe pas la production littéraire. Le Livre des Lamentations de Grégoire de Narek, poète liturgique, marque le début du grand essor littéraire des XIIe et XIIIe siècles. La poésie profane apparaît au XIIe siècle. Elle fut illustrée par des poètes troubadours, achougs, tels que Frik, Nahabed Koutchak, Sayat-Nova de Tbilissi auteur de vers en persan et en turc. Au XIXe siècle, la littérature arménienne subit l'influence des mouvements européens. Nationalisme et patriotisme inspirèrent les poètes, Tourian par exemple, et les romanciers, Abovian, Raffi, Toumanian. Le dramaturge Soundoukian inaugure le théâtre social. Au XXe siècle, la littérature de l'Arménie soviétique a donné des écrivains de valeur, tels les poètes Avedis Issaakian, Chiraz, Davoyan, et le romancier Démirdjian. Il existe une littérature de l'exil qui s'efforce de maintenir les traditions nationales, usant souvent du thème de l'exil et de la nostalgie. Le répertoire traditionnel des populations nomades s'est maintenu grâce aux musiciens ambulants. Ceux-ci chantaient en s'accompagnant du kamantchek, vielle à quatre cordes frottées, du saz, luth à quatre cordes, instruments que l'on retrouve fréquemment dans les pays voisins, de même que le kanun, cithare, le santur, psaltérion, la thâr, luth à cinq cordes, le parakapsuk, cornemuse, le duduk, flûte, le zurna, hautbois, le dool, tambour, le daf, tambourin, et le nagara, timbale en poterie. Tous ces instruments sont d'origine très ancienne et caractérisent la musique de l'Asie centrale et du Moyen-Orient. Les chants les plus anciens sont construits sur trois, quatre ou cinq notes inscrites dans un seul tétracorde. Le chromatisme est très répandu, le mode le plus utilisé est sans doute d'origine persane. Les intervalles ascendants de la mélodie sont toujours plus grands que les intervalles descendants. Il n'existe pas une cuisine arménienne, mais plusieurs. Chaque région a ses propres spécialités. Les familles gardent jalousement leur façon de faire et souvent les recettes se sont adaptées au pays d'accueil de la diaspora. La cuisine arménienne, comme toutes les cuisines traditionnelles, demande beaucoup de travail. La langue littéraire arménienne est la langue d'enseignement en république de l'Arménie. Un examen d'entrée dans les établissements d'enseignement secondaires spécialisés, professionnels et supérieurs, ainsi que pour les rapatriés, les réfugiés, les non Arméniens et les étrangers résidant sur le territoire de la république d'Arménie est exigé. L'arménien était la langue d'enseignement en 1999 dans 98,1% des cas. 1,7 % d'élèves suivaient des cours en russe et 0,2 % dans une autre langue. Un certain nombre de langues étrangères sont enseignées dans les écoles d'Erevan : allemand, anglais, français, géorgien, grec, arabe, persan et italien. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est de 98,6%. PratiqueUn visa est obligatoire pour l'Arménie. Il est possible de l'acquérir sur le site, en anglais, du ministère des affaires étrangères arménien pour la somme, pas très modique, de 60 $US "environ" (ceci dit des sites vous le proposeront pour 120 $US...). Les contrôles douaniers sont sévères. L'importation de bijoux, y compris les alliances, de devises et de marchandises est très réglementée. Un formulaire rempli à l'entrée du territoire est conservé jusqu'à la sortie. L'exportation de tout objet culturel, même de faible valeur, est soumise à une autorisation préalable. En Arménie, on parle arménien. L'occasion d'y rencontrer des francophones y est infinitésimale mêmes si cela existe, pour l'anglais les chances augmentent clairement mais sans plus. La quasi totalité de la population parle couramment le Russe. L'Arménie est en proie à une forte augmentation de la criminalité liée généralement à des affaires mafieuses. En principe elle ne concerne pas le tourisme ordinaire. Une certaine augmentation de la petite délinquance, à ce jour encore très limitée, est à déplorer. Rien d'incompréhensible à ce fait vu les conditions de vie en Arménie. Eviter les zones frontalières avec l'Azerbaïdjan. Des incidents se produisent régulièrement à la frontière du nord est, dans la région de Tavoush. Les mines anti-personnelles constituent un réel danger à l'est, dans la région de Siounik. Les frontières avec la Turquie et l'Azerbaïdjan sont fermées. Le Haut Karabakh et à plus forte raison les territoires occupés d'Azerbaïdjan constituent une zone dangereuse qui ne fait pas officiellement partie de l'Arménie. L'entité sécessionniste n'est reconnue par aucun pays hormis l'Arménie. De manière générale, les abords immédiats de toutes les zones frontalières sont fortement déconseillés. Le pays se trouve sur une zone d'activité sismique importante. Si les séismes ne sont pas très fréquents ils y sont importants. Les conditions d'hébergement sont rudimentaires hors de la capitale. Les installations sanitaires sont déficientes et l'approvisionnement en eau irrégulier. Les principaux attraits touristiques sont grandioses à plus d'un titre et, surtout, encore à des années lumières du tourisme de masse. Erevan est l’une des villes les plus anciennes du monde. Une inscription cunéiforme gravée en 782 av JC indique que le roi Argichti construisit cette forteresse et la nomma Erebouni, origine étymologique du nom d’Erevan. La ville est étagée entre 950 et 1'200 mètres d'altitude, et s'adosse aux gorges du fleuve Hrazdan. La ville est en pleine mutation, Erevan prend de plus en plus un aspect de capitale à l'occidental. L’Arménie a la réputation de bien accueillir ses invités et cela est d’autant plus vrai à Erevan. Le centre ville est agréable, vous y trouverez toutes les commodités : marchés, boutiques, excellents restaurants, galeries d’art, night-clubs, salles de concerts. Le lac Sevan est suspendu à 1'918 mètres d'altitude. Il a une surface de trois fois le lac Léman. Les rives sont couvertes de sable blanc et vous pourrez vous baigner assez facilement depuis une des quelques plages qui y ont été aménagés. Il est dominé par le Geghama d'où le point de vue est inoubliable. Sur l'île au Oiseaux, devenue presqu’île, trône le monastère de Sevanavank construit sous le règne du roi Ashot Erkat, exemple typique de l’art architectural arménien moyenâgeux. Le temple de Garni, construit sous le roi Tiridat Ier en 77 avant JC, est l’unique monument hellène de l’Arménie. Le temple consacré à Mithra s’est écroulé en 1679 lors d’un séisme. Il a été restauré dans les années 1970 en utilisant les éléments authentiques demeurés sur place. Les parties manquantes ont été ajoutées en tentant de respecter les méthodes de constructions. Zvartnots, la cathédrale a été construite entre 641 et 643 sur la décision du Catholicos Nerses III. C’est à cet emplacement que le roi Tridat rencontra Grégoire l’illuminateur. Elle est dédiée aux anges, les zvartunk, apparus en songe à Grégoire. Un séisme, 930, aura raison du monument. Etchmiadzine a été fondé par le Roi Vagarshak, 117-140, sur les ruines de Vardkesavan, une cité des IIIème et IIème siècle avant JC. Dés 301, Vagarshapat devient le centre religieux du pays en abritant le siège du patriarche suprême de l'Eglise Arménienne. La cité a été régulièrement détruite lors des invasions successives. Cette cité fortifiée fut un temps la capitale de l'Arménie. La ville en elle-même présente peu d'intérêt, vous y viendrez donc pour la cathédrale, les nombreuses églises, le monastère. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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