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BAHAMASVacances, séjour, voyage | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Climat Bahamas | Bahaméens | Histoire | Situation politique | Situation économique | Culture bahaméenne | Pratique | Bahamas | | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Vacances aux BahamasGéographieLes îles sont de plus en plus arides en descendant vers le Sud. La végétation y est principalement constituée d'arbustes et de cactées. Les îles du nord et de l'ouest sont dominées par les pins et agrémentées de palmiers nains, des palmiers sabals et de fougères. Les côtes occidentales sont le domaine des mangroves. On dénombre plus de 1'370 espèces de plantes, 120 espèces endémiques comme l'acajou des Bahamas. Les fleurs abondent telles les grosses grappes violettes du lilas des Indes. Le mahoe bleu, une variété endémique d'hibiscus, passent du jaune au rouge flamboyant. L'archipel ne compte plus que 13 espèces de mammifères endémiques, toutes en voie de disparition. Il s'agit presque uniquement de chauves-souris. L'unique mammifère terrestre indigène est le hutia, un petit rongeur. Bétail, ânes et chevaux rendus à l'état sauvage depuis la disparition des exploitations de sel, peuplent les îles du sud. L'archipel abrite 44 espèces de reptiles. Les Bahamas n'ont pas de frontières terrestres et sont bordées de 3'542 Km de côtes. ClimatDe décembre à février, il fait parfois un peu frais pour passer sa journée sur la plage lorsque le vent souffle fort. Il est donc peut-être préférable de partir en vacances aux Bahamas entre avril et août. C'est durant cette période que tombe l'essentiel des pluies qui ne risquent pas de gâcher votre séjour. Elles tombent surtout en fin de journée ou pendant la nuit, sous forme de grosses averses. La partie méridionale de l'archipel peut être touchée par un ouragan. Ils sévissent en général en septembre et octobre mais atteignent plus rarement les Bahamas que le reste des Antilles. Déjà tiède, 24-25°C, pendant les mois d'hiver, la mer est très chaude en été. Sa température peu atteindre 29°C au mois d'août.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BahaméensLa population des Bahamas est constituée d'un peu plus de 300'000 résidents. La population est très inégalement répartie et urbaine, la densité moyenne est de 21,4 habitants au Km². Près de 70% de la population de vit sur l'île de New Providence, 207 Km². Nassau, sa capitale tentaculaire et surpeuplée, ressemble à une ville américaine. Grand Bahama, 1'373 Km², abrite un peu plus de 15% des Bahaméens. La troisième île, en terme de population, est Abaco avec moins 5%. Andros, la plus grande, 5'957 Km², ne compte que 8'000 habitants. Ragged Island, un district administratif, ne recense que 90 individus. Les Bahaméens sont souvent désignés par le terme de Mulatto, Mulâtres, du fait du métissage important qui les caractérise. D'importantes disparités sociales affectent une population bahaméenne constituée à 85% de noires, principalement descendants d'esclaves arrivés des Etats-Unis, et métisses. Les 12% de blancs et 3% d'asiatiques et hispaniques forment, principalement, la classe économiquement dominante. La population blanche est descendante des premiers colons anglais, des puritains du XVIIème siècle, de loyalistes fuyant la Révolution américaine et de sudistes américains défaits en 1865. Ni la Constitution ni aucune loi ordinaire évoque une langue officielle. Aux Bahamas, toutes les communications formelles se font en anglais standard. Au Parlement, dans l'Administration et au tribunal, seul l'anglais écrit est admis pour l'oral le créole est parfaitement toléré. Langue des affaires et de la vie quotidienne, l'anglais est connu pratiquement de tous. Pourtant 85% des Bahaméens parlent le créole bahaméen, Bahamian Creole English ou Bahamian dialect. C'est une langue issue d'une base lexicale anglaise, d'une grammaire et d'une syntaxe africaines. Cette langue n'est pas intelligible pour un anglophone, qui ne reconnaît même pas les mots anglais utilisés dans ce créole. Le créole est souvent utilisé dans le seul but de ne pas se faire comprendre des étrangers. L'anglo-bahaméen, pas le créole bahaméen, est très particulier par rapport à l'anglais standard. Il est mêlé d'anglo-britannique et d'anglo-américain de la Caroline du Sud avec un accent bien insulaire qui varie d'une île à l'autre. Le vocabulaire est issu de l'anglais populaire de l'Angleterre et des anciennes colonies américaines, en plus d'emprunts aux langues africaines et à l'espagnol. L'anglo-bahaméen reste relativement intelligible pour les anglophones. Le créole jamaïcain et le créole haïtien sont aussi parlés aux Bahamas mais on ne connaît pas bien le nombre exact de Jamaïcains et d'Haïtiens résidant. Des évaluations officieuses suggèrent 20 % à 25 % des étrangers, ce qui en ferait la minorité la plus importante des îles, sans compter les clandestins. Le créole jamaïcain ne diffère pas beaucoup du créole bahaméen. Le créole haïtien fait partie des créoles français. 600 locuteurs parlent le chinois mandarin. La langue amérindienne des Arawaks peuplant les îles Bahamas avant l'arrivée des Européens, le taino, c'est éteinte avec ce peuple. Les Bahaméens sont baptistes, 35,4%, anglicans, 15,1%, 13,5% catholiques, pentecôtistes, 8,1%, adeptes de l'Eglise de Dieu, 4,8%, méthodistes, 4,2%. Les autres chrétiens sont, 15,2%, 2,9% n'ont pas spécifié de religion ou se déclarent sans, 0,8% pratiquent une autre religion, bouddhisme en particulier. Le Christianisme est la religion principale des îles. Les baptistes forment la plus grande communauté. L'obeah est la croyance traditionnelle qui régit les relations entre le monde des vivants et celui des esprits. Parent des pratiques vaudou ou de la santería, il est nettement moins effrayant. Nombre de prêtres anglicans n'hésitent pas à associer l'obeah aux rites classiques. La plupart des Bahaméens se montrent d'ailleurs très croyants et conservent souvent une Bible à portée de main. Les affaires religieuses sont régulièrement la une des journaux, bien avant les événements internationaux. Le pays se targue de posséder le plus grand nombre d'églises par habitant au monde. L'espérance de vie est d'un peu plus de 69 ans pour les femmes et d'un peu plus de 62 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 2,521%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 2,2 bébés. La mortalité excessive due au SIDA a comme conséquence une espérance de vie faible et une mortalité infantile élevée pour un pays aux hôpitaux très bien équipés. Les enfants nés de parents non bahaméens ou d'une mère bahaméenne avec un père non bahaméen n'acquièrent pas automatiquement la citoyenneté bahaméenne. Histoire1492 : 12 octobre, Christophe Colomb aborde une île qu'il baptise San Salvador, il s'agirait en réalité de l'île de Samana Cay. Livre de bord : Nous n'avions nous pas terminé les formalités de la prise de possession de l'île que des individus ont commencé à arriver sur la plage ... Ils sont amicaux et calmes. Ils ne portent aucune arme, sauf de petites lances. Ils devraient faire de bons et d'habiles serviteurs ... Je crois qu'ils peuvent être facilement christianisés, car ils ne semblent posséder aucune religion. S'il plaît à notre Seigneur, j'amènerai, à mon départ, six d'entre eux devant Vos Altesses. 14 octobre : Ces individus sont peu habiles au maniement des armes. Vos Altesses le verront d'eux-mêmes quand je vous amènerai les sept que j'ai capturés. Lorsqu'ils auront appris nos langues je les ramènerai ici à moins que Vos Altesses ordonnent que toute la population soit détenue à la Castille ou tenue captive ici. Avec 50 hommes, vous pourriez en faire tous vos sujets et leur ordonner de faire ce que bon vous semble. 1495 : les conquistadors s'installent, déportation d'Indiens, comme esclaves, sur Hispaniola, Haïti. 1513 : Juan Ponce de Leon fait route vers l'archipel à la recherche de la légendaire fontaine de jouvence. Il sera dérouté par le Gulf Stream vers la Floride... 1520 : les 50'000 autochtones de l'archipel sont morts des maladies apportées par les Européens, décimés par la famine ou asservis au nom du christianisme. Les Espagnols quittent Baja Mar. Les Bahamas sont sans propriétaire, ni gouvernement reconnu. Les pirates adhèrent à cet archipel désert qui permet de fuir en se faufilant entre les pièges nautiques pour celui qui les connaît et de se cacher. De nombreux galions espagnols croisent au large des Bahamas sur la route de l'Espagne, calent chargée de trésors. Beaucoup s'échoueront sur les récifs seuls ou attaqués par les pirates. 1648 : guerre civile anglaise, persécutions religieuses dans les colonies. Les puritains des Bermudes sont contraints de partir. Les premiers Britanniques, à la recherche d'une terre plus tolérante, accostent Abacos. Des rivalités politiques décident quelques-uns de poursuivre plus au sud vers la Cigale, Eleuthera, du grec liberté, aujourd'hui. Le navire s'échoue à l'arrivée, coulant vivres et munitions. Un petit groupe gagna Jamestown, en Virginie, sur une embarcation de fortune. Ils vont y fonder la première république indépendante du Nouveau Monde et créer la Company of Adventurers for the Plantation of the Islands of Eleuthera, Compagnie des aventuriers pour la plantation des îles d'Eleuthera. 1670 : la couronne britanniques annexe officiellement les Bahamas offertes par Charles Ier d'Angleterre à son ministre de la Justice. 1703 : destruction de Charles Town, fief principal des pirates, par une flotte franco-espagnole. Les pirates instaurent la Privateer's Republic, du nom des navires commandés par des capitaines indépendants. Edward Teach, Barbe Noire, s'institue magistrat. Henry Morgan et Anne Bonney, une des très rares femmes élues capitaine sur un bateau pirate, sillonnent ces eaux traîtresses. 1714 : signature du traité d'Utrecht, qui déclare les pirates hors la loi, par les Britanniques. Cela ne les empêche nullement de continuer à attaquer les navires, de piller les villes et les plantations des Caraïbes et des Carolines pendant encore un siècle. 1776 : guerre de l'Indépendance, les Américains occupent Nassau. 1782 : l'Espagne s'empare des îles. 1783 : traité de Paris, l’archipel redevint une colonie britannique. Beaucoup de loyalistes immigrent vers les Bahamas depuis les Etats-Unis, la population triplera en trois ans. Ils introduisirent dans l'archipel l'esclavagisme et la culture du coton. Ils tenteront de créer des plantations sur le modèle de celles des États-Unis. Le sol ne convient guère et elles péricliteront en quelques années. Début du XIIXème siècle : un ancien capitaine de navire est nommé gouverneur par les Britanniques. Il mettra un terme à aux agissements des Pirates, prononçant les mots qui deviendront la devise du pays : Expulsis Piratis - Restituta Commercia, pirates expulsés, commerce restauré. Les Bahamas perdent toutefois leur principale source de revenu. Les habitants survivront en chassant les tortues ou en exploitant le sel et surtout... en provoquant le naufrage des bateaux croisant dans leurs eaux. 1807 : interdiction du commerce des esclaves par la Grande-Bretagne. 1834 : abolition de l'esclavage, le coton bahaméen perd sa compétitivité par rapport à celui des Etats-Unis esclavagistes. La Royal Navy contrôle les navires et libère les esclaves des Bahamas. Nombre de colons quittent l'archipel laissant leurs terres à leurs anciens esclaves. Ces derniers vivront tant bien que mal de la pêche et de l'agriculture. Le sol est épuisé, le déclin de l'économie affaibli une population qui sera décimée par l'épidémie de choléra du milieu du siècle. 1919 : 11 novembre, début de la prohibition aux États-Unis, les trafiquants de rhum feront transiter leur marchandise par les Bahamas avant de l'introduire aux Etats-Unis. Nassau se transformera en une gigantesque réserve de rhum. La ville investira ces revenus pour se développer et les hôtels se multiplieront. Le premier casino accueille, vite, gangsters, mordus du jeu et célébrités. 1933 : fin de la Prohibition, Nassau replonge dans le marasme dans un monde dans la Dépression. 1939-1945 : les États-Unis louent de vastes espaces pour leurs bases militaires. Le tourisme connaît un nouvel élan avec l'arrivée des soldats américains venant se reposer au soleil. Les riches Américains et Canadiens souhaitant passer l'hiver au soleil redécouvrent l'archipel, encouragés par les nouveaux gouverneurs, le duc et la duchesse de Windsor. 1950 : signature d'un accord entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour l'établissement de stations d'observation satellite des engins téléguidés. 1955 : secteur libre-échange établi, Freeport, nouveau tourisme vers les banques extraterritoriales. 1959 : développement de l'aviation et révolution cubaine favorisent le tourisme au Bahamas. La base aérienne américaine de Nassau est agrandie pour recevoir des gros porteurs. Aménagement du port pour faciliter l'accès des bateaux de croisière. Des campagnes publicitaires se chargent de convaincre les touristes occidentaux en quête d'une nouvelle destination, de paradis fiscal. L'élite blanche profite de ces revenus tandis que les Noirs demeurent toujours aussi pauvres, début de tensions sociales. 1964 : autonomie interne des Bahamas. 1967 : le Parti Libéral Progressiste, électorat noir, remporte les élections législatives, son dirigeant, Lynden Pindling, devient Premier Ministre. Fin de la domination des Blancs. 1973 : 10 juillet, proclamation de l'indépendance. Le PLP tente d'instaurer des réformes qui font fuir les étrangers et vaciller l'économie. 1992 : août, le Mouvement National Libre remporte les élections législatives. Son dirigeant, Hubert Ingraham, devient premier ministre. Le chômage chronique et la corruption du pouvoir, mis en cause dans un trafic de drogue international, avait sapé l'assise de Pindling. 1997 : mars, élections générales, Perry Christie, successeur de Pindling, n’obtient que 6 sièges sur 40 à l’Assemblée. Le redressement des Bahamas, depuis août 92, explique ce succès. 1999 : Dennis et Floyd dévastent les Bahamas, maisons, routes et infrastructures sont détruits. 2001 : la plupart des dégâts sont réparés, le tourisme tourne à plein régime. PolitiqueLe Commonwealth des Bahamas est une démocratie parlementaire constitutionnelle. Le détenteur de la couronne britannique est à la tête de l'Etat. Il est représenté par un gouverneur général, rémunéré sur ses propres deniers. Notons qu'en 2002 le Gouverneur a été nommée vu que c'est une dame anglaise, est-elle de fer ? Le chef du gouvernement, le Cabinet, est le Premier Ministre, normalement le chef du parti, ou de la coalition, majoritaire aux élections parlementaires. Il est nommé par le Gouverneur général. Le Premier Ministre recommande les ministres au Gouverneur général. Le gouvernement peut dissoudre Sénat ou, et, Chambre à tout moment. Les réunions du Cabinet se déroulent souvent en créole bahaméen, mais le moindre écrit est en anglais. Le parlement du Bahamas est constitué de deux chambres. Le sénat, corps de 16 membres, est désigné par le Gouverneur général sur les conseils du Premier Ministre et du chef de l'opposition, pour cinq ans. La Chambre de l'Assemblée est constituée de 40 sièges. Les membres sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans. Les Bahamas sont constituées de 21 districts : Acklins et Crooked Islands, Bimini, île Cat, Exuma, Freeport, Fresh Creek, Governor's Harbour, Green Turtle Cay, Harbour Island, High Rock, Inagua, Kemps Bay, Long Island, Marsh Harbour, Mayaguana, New Providence, Nichollstown et Berry Islands, Ragged Island, Rock Sound, Sandy Point, San Salvador et Rum Cay. Les lois sont discutées en créole, adoptées et promulguée en anglais. Le système légal est basé sur le droit coutumier anglais. Il est constitué des cours de magistrats, de la Cour d'appel et de la Cour Suprême. Les procédures peuvent se dérouler en créole ou en anglais, mais la sentence est prononcée obligatoirement en anglais. EconomieLes maigres richesses naturelles sont constituées de : sel, aragonite et bois de construction. L'agriculture constitue 3% du PIB, avec 5% de la main-d'oeuvre, sur 1,2% de la superficie territoriale. Elle produit principalement des citrons, des légumes et des volailles. L'industrie génère 7% du PIB en fournissant 5% des emplois. L'industrie et l'agriculture réunies ne contribuent qu'à un dixième du PIB et ne montrent que très peu de croissance. Ceci malgré les incitations gouvernementales dans ces secteurs pour tenter de pallier un minimum à la dépendance au tourisme provenant des Etats-Unis. Les services sont source de 90% du PIB. Le tourisme constitue, à lui seul, plus de 60% du PIB et utilise directement ou indirectement la moitié de la main-d'oeuvre disponible de l'archipel. Une augmentation permanente de la capacité d'accueil, la construction de nouveaux hôtels, centres de vacances et résidences, ont permis une augmentation du PIB ces dernières années. Le ralentissement économique des USA et les attaques de 11 septembre 2001 ont freinés ce secteur entre 2001 et 2003. 82 % des 3,4 millions de touristes annuels provient des Etats-Unis. De plus, les Américains ne font plus que visiter les îles, nombreux sont ceux qui viennent y vivre, notamment leur retraite. Les services financiers constituent le deuxième secteur important de l'économie de bahaméenne et comptabilisent environ 15% du PIB. Les décrets gouvernementaux, depuis décembre 2000, de nouveaux règlements sur le secteur financier, ont poussé beaucoup d'entreprises internationales à délaisser le pays. Le développement du e-commerce depuis les Bahamas est récent. Il est fort et pourrait, très bientôt, représenter une part importante des revenus bahaméens. L'inflation était de 1.2% en 2004. Le cours du Bahamian Dollar (BSD), est calqué sur celui du Dollar Américain au cours de 1 pour 1. L'année fiscale clôture au 30 juin. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 131'700 pour 121'800 cellulaires. 84'000 internautes sont desservis par 302 fournisseurs d'accès (.bs). 3 radios AM, 5 FM, pas d'ultra courte et 2 chaînes TV animaient les ondes en 2004. 2'693 Km de routes (1'546 goudronnées), 29 aéroports goudronnés (2 pistes de plus de 3'000 m), 34 aéroports non goudronnés, 1 héliport, 3 grands ports (Freeport, Nassau, South Riding Point), constituent les infrastructures de transport. Actuellement aucune donnée n'est disponible sur le nombre des Bahaméens vivant en dessous du seuil de pauvreté. On peu le supputer élevé. Le taux de chômage dépasse, officiellement, 10%. La croissance économique rapide qui a marqué les années 1980 a faibli au début des années 1990, du fait d'une baisse des revenus touristiques. Depuis le milieu de 1995, les nouveaux investissements importants dans le secteur touristique ont contribué à la relance de l'emploi. Les dégâts causés en 1999 à l'infrastructure routière et touristique par les ouragans Floyd et Irène ont été pratiquement tous réparés. Le pays dispose d'un atout de taille, sa fiscalité. Les Bahamas sont, pour l'essentiel, un territoire dans lequel les entreprises ne sont pas imposées. L'impôt sur le revenu et les droits de succession sont ignorés. Les recettes proviennent principalement de la perception de droits de douane sur les importations, amendes, taxes sur le transport aérien et droits à payer pour l'obtention de divers permis. L'absence d'imposition contribue à attirer les investissements étrangers et le secteur banquier extraterritorial. Les Bahamas hésitent à remplacer ces recettes douanières par des impôts sur les revenus et à la consommation. Elles ne peuvent donc pas faire partie de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et n'ont pas adopté le tarif extérieur commun de la Communauté des Caraïbes (CARICOM). Les Bahamas ont pourtant signalé leur intention d'adhérer à l'OMC et, en juillet 2000, le Conseil général leur a accordé le statut d'observateur. En 1999, à Toronto, les participants ont convenu de nommer les Bahamas à la vice-présidence du Groupe consultatif sur les économies de petite taille de la ZLEA. Jusqu'à cette date les Bahamas n'avaient pas participé activement à la création de cette Zone de libre-échange des Amériques. Les Bahamas ont été rayées de la liste des pays non coopératifs par le Groupe d'action financière contre le blanchiment de capitaux. La croissance globale, à court terme, repose principalement sur le tourisme, qui lui dépend très fortement de la croissance des USA. CultureJunkanoo, représente l'événement majeur de la culture bahaméenne. Cette fête se déroule entre Noël et Nouvel An. Cloches, sifflets et tambours envahissent les rues. Elle attire des milliers touristes, pourtant elle est surtout célébrée par les Bahaméens. Les principales manifestations commencent avant le lever du jour dans Bay Street, Nassau, le 26 décembre. La Caribbean Muzik Fest dure une semaine fin mai ou début juin. Elle propose reggae, soca, junkanoo et spectacles de danse des plus grands talents des Caraïbes. Les médias écrits, exclusivement en anglais, comptent deux quotidiens nationaux, The Nassau Guardian, le matin, et The Tribune, l'après-midi. Freeport News est un quotidien de Freeport. L'hebdomadaire The Bahama Journal est disponible dans l'ensemble des îles, et le tabloïd The Punch paraît tous les jeudis. La presse américaine est très présente. On trouve principalement USA Today, The New York Times, The Wall Street Journal et les journaux de Miami quotidiennement. Certains journaux canadiens et britanniques sont aussi disponibles. Ils sont plus difficiles à trouver et beaucoup plus dispendieux. Reporters sans frontières ne s'est pas intéressé aux conditions de liberté de la presse aux Bahamas ou bien il considère qu'elle est précisément calquée sur celle des Etats-Unis. Channel 13, présente des nouvelles locales en anglais, des feuilletons, des émissions d'intérêt public et retransmet des sessions parlementaires. La télévision par satellite permet l'accès à des chaînes du Canada, des Etats-Unis et de plusieurs pays d'Europe. La Broadcasting Corporation des Bahamas exploite quatre stations de radio. ZNS-1 diffuse de la musique contemporaine et des talk-shows. ZNS-2, AM, de 06:00 à midi, a une vocation religieuse et éducative. ZNS-FM est axée sur la musique contemporaine et le sport. ZNS-3 ne diffuse que dans le nord des Bahamas, une programmation comparable à celle de ZNS-1. On compte quelques stations de radio privées sur les ondes à Nassau. La langue employée est généralement l'anglais, le créole bahaméen n'est pas exclu. Près du quart des écoles primaires et secondaires sont des établissements privés. La langue d'enseignement est l'anglais dans ce système d'éducation calqué sur celui de la Grande-Bretagne. Les Bahamas accordent une importance particulière à l’expression orale dans la langue maternelle. Pour l'obtention du Bahamas Junior Certificate (BJC), les élèves du secondaire doivent maîtriser les matières fondamentales telles que la langue anglaise, les mathématiques, l'éducation religieuse, les sciences générales, la littérature anglaise et les études sociales. 96 % des jeunes Bahaméens terminent l'école primaire et 58 %, l'école secondaire. Le College of The Bahamas, fondé à Nassau en 1974, dispense des programmes menant au baccalauréat. L'Université des Antilles, University of the West Indies, le Collège de formation en hôtellerie des Bahamas, Bahamas Hotel Training College, et l'Institut technique et professionnel des Bahamas, Bahamas Technical and Vocational Institute, offrent un enseignement supérieur. Quelques universités américaines offrent des programmes aux Bahamas. L'Université de Miami et l'Université Nova du Sud-Est donnent des cours en anglais durant la soirée ou le week-end. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est de 95.6%. Pour vous plonger dans l'atmosphère des Bahamas vous pouvez lire Iles à la dérive, d'Ernest Hemingway. L'écrivain a séjourné durant la Seconde Guerre mondiale à Bimini et transmet, à travers cette fiction, un regard plein de vérité sur cette île. Une plongée dans le monde des pirates, acteurs majeurs de l'histoire des Caraïbes est un plaisir, avec les aventuriers et les boucaniers d'Amérique de Louis Garneray. Ian Fleming adorait les Bahamas. Il y planta le décor de plusieurs de ses romans, dont James Bond contre Docteur No, et son célèbre épisode à Great Inagua. PratiqueLes visiteurs provenant de zones infectées par la fièvre jaune doivent être vaccinés. Le taux d'infection par le V.I.H. est particulièrement élevé aux Bahamas. Les principaux risques de santé sont : déshydratation, insolation, infections fongiques, tétanos. Les hôpitaux sont très bien équipés et très chers, n'hésitez pas à contracter une assurance de rapatriement sanitaire. Il est conseillé d'éviter les quartiers de Nassau peu fréquentés par les étrangers. La détention de stupéfiants est sévèrement punie. Les motos surfs sont nombreuses et, en l'absence de réglementation, dangereuses. Les Bahamas peuvent être touchées par des ouragans entre juin et septembre. Le bus est réservé à Nassau et Freeport, où des jitneys privés, minibus, sillonnent la ville sans desservir l'aéroport. Il n'existe aucun transport en commun sur les Family Islands. Les grands loueurs de voitures internationaux sont présents à Nassau et Freeport. Les agences sont plus rares sur les Family Islands. Vous devez être âgé d'au moins 21 ans, 25 chez certaines compagnies, pour pouvoir louer un véhicule. A Freeport et à Nassau, on peut également louer des motos, des scooters et des vélos à une seule vitesse. Tous les véhicules se conduisent à gauche ! Les taxis ne manquent pas à Nassau ou à Freeport, il suffit de les héler dans la rue. Sur les Family Islands, vous devrez les commander. Les ferries ne sont pas nombreux. Le Bahamas FastFerries, seul ferry rapide de l'archipel, relie Nassau à Eleuthera. Des bateaux taxis circulent entre Nassau et Paradise Island. Des bateaux du gouvernement desservent également les îles peu éloignées l'une de l'autre, North et South Bimini, Mangrove Cay et South Andros, ou Crooked et Acklins Islands, par exemple. Les bateaux postaux partent deux fois par semaine de Potter's Cay Dock à Nassau pour effectuer une tournée dans les îles habitées sous contrat avec l'Etat. Les traversées, nocturnes en général, durent de 6 à 24 heures. Tous les bateaux sont lents et peu fiables. Louez un bateau dans une marina... Seul l'avion permet de circuler facilement entre les différentes îles. Les horaires changent souvent à la dernière minute. Tous les vols passant par Nassau, vous aurez un peu l'impression de multiplier les allers-retours. Louer un petit avion à plusieurs peut s'avérer rentable et vous faire gagner du temps. Attention, on est sur le territoire du 110 V/60 Hz question électricité. Il est d'usage de laisser un pourboire, 10 à 15 % dans les restaurants. De nombreux hôtels et restaurants facturent d'emblée le service, 15 %. Un pourboire supplémentaire sera alors un remerciement particulier. Nassau et Grand Bahama appliquent une taxe hôtelière de 10 %, les Family Islands, de 8 %. Les Bahamas comptent plus de 4'000 Km de tombants, des grottes sous-marines et les trous bleus, sortes de puits qui ouvrent directement sur une cavité immergée. Les eaux sont d'une limpidité exceptionnelle et chaudes toute l'année, nous sommes au paradis de la plongée, avec ou sans bouteille. La faune aquatique abonde, les massifs coralliens, représentent pas loin du 5 % de tous les coraux du monde. De nombreuses épaves de bateaux et d'avions, et même un train reposent dans ses fonds marins. Certains Bahaméens vous affirmeront qu'Atlantis est engloutie au large des Biminis. Le must se trouve le long des à-pics proches des Bahama Banks. Les îles offrent un vaste choix d'activités aquatiques : planche à voile, ski nautique et le surf, entre autres. L'archipel est idéal pour la voile. Les eaux bahaméennes sont propices à la pêche au bonefish. On peut, bien sûre, pratiquer la pêche au gros, les eaux foisonnant de merlans bleu et blanc, de dorades tropicales et de thons. 24 réserves abritent 230 espèces d'oiseaux. Great Inagua est la plus spectaculaire avec le plus grand nombre de flamants de l'hémisphère Nord. Très américanisée, Nassau, a le charme du contraste entre son architecture ancienne et sa vitalité moderne. Elle n'est plus le village chéri des pirates. Le centre des affaires touristiques, sur le front de mer, déborde d'activité à l'arrivée des bateaux. Des demeures du XVIIIe et XIXe siècles subsistent dans le quartier historique. Les principaux bâtiments officiels donnent sur Parliament Square. Paradise Island, reliée à Nassau par un pont, est le royaume des plages et des complexes hôteliers de grand luxe. Le Royal Victoria Garden abrite 300 espèces de plantes tropicales. Bay Street est la rue des vanniers. Datant du XVIIIe siècle, le Queen's Staircase est un passage creusé dans la corniche au sud de la ville, 500 esclaves y travaillèrent pendant 16 ans, jusqu'à l'abolition de l'esclavage. Grand Bahama est la deuxième île la plus fréquentée de l'archipel et attire surtout les Américains en hiver. Organisée autour du jeu, du duty free et des bains de soleil, elle n'en possède pas moins quelques charmes naturels : plages, épaisses forêts de pins cubains et faune abondante. Freeport/Lucaya, ultramoderne et aseptisée n'a pas conservé grand-chose d'authentique. Le Grand Bahama Museum est consacré à l'histoire de l'île depuis les Indiens Lucayes. L'immense Lucayan National Park couvre le plus important réseau de grottes sous-marines du monde, des trous bleus, une forêt de palétuviers, des bras d'eau navigables et des plages exceptionnelles. Eleuthera, île mince comme un fil, a attiré les grands de ce monde, séduits par ses hôtels chics et ses plages de sable rosé. L'activité touristique s'est déplacée sur un îlot voisin particulièrement pittoresque, Harbour Island. Dunmore Town, village loyaliste vieux de 200 ans et à visiter. Profitez de Pink Sands Beach et de ses fabuleux sites de plongée. Les 160 Km de côte d'Eleuthera sont ponctués de panoramas spectaculaires et de villes intéressantes. La chaîne insulaire des Abacos comprend Abaco, l'île principale et des douzaines de petits îlots, les Abaco Cays. C'est un paradis du yachting. La population est essentiellement concentrée à Marsh Harbour ou sur l'un des quatre Loyalist Cays, îlots où s'installèrent les puritains qui fuyaient les persécutions pendant la révolution américaine. Pas de grands hôtels mais cottages et petites auberges chaleureuses disséminées sur les plages ou le long des marinas. Walker's Cay est l'un des hauts lieux de la pêche au gros de l'archipel. Elbow Cay, recouvert de taillis et de pins, semble appartient aux lézards et aux chats sauvages. L'unique village de cet îlot, Hope Town, est dominé par un phare de 37 m de haut. Ce hameau pittoresque s'est bien gardé de céder au développement touristique. Il a conservé une centaine de maisons à l'ancienne peintes de couleurs vives et ses deux ruelles sont interdites aux voitures. Il abrite plusieurs musées, dont le Wyannie Malone Museum, consacré aux Indiens Lucayes et aux colons loyalistes et le minuscule Cetacean Museum. Les îles d'Ernest Hemingway, les Biminis, se situent à 80 Km de Miami. Ces petites îles parfaitement plates font moins de 30 Km². North Bimini, Bimini, mesure 11 Km de long et à peine 366 m de large. South Bimini, inhabitée, ressemble à un gros caillou. C'est à Alice Town, sur Bimini, que tout se passe. Les eaux des environs foisonnent de poissons. Les plongeurs pourront suivre la Bimini Road, qui conduirait à la fameuse cité perdue d'Atlantis ou longer le Bimini Wall, un tombant de 1'219 m. Les Family Islands, attirent moins les touristes et vivent davantage au rythme des Caraïbes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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