![]() |
BANGLADESHVoyage, séjour, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|Climat bangladais| Bangladeshis |Histoire bangladaise |Situation politique | Situation économique |Culture |Pratique |Bangladesh| | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Voyage au BangladeshGéographieLa capitale, Dacca se situe à 23°46' N, 90°23' E. Le Bangladesh, pratiquement enclavé dans l'Inde, compte 4'246 Km de frontières terrestres, 4'053 Km avec l'Inde et 193 Km avec la Birmanie. Le littoral s'étend sur 580 Km. ClimatEntre fin février et fin mai, les températures sont très élevées. Elles atteignent leur maximum en avril et l'humidité les rend accablantes. Cette saison est aussi celle des nor'westers, orages soudains et violents souvent accompagnés de grêle. Ils éclatent en fin d'après-midi et peuvent se prolonger pendant la nuit. Les plus gros grêlons du monde, 1 Kg, sont tombés au Bangladesh le 14 avril 1986. La mousson arrive, normalement, en juin. Les précipitations, particulièrement abondantes en juillet, durent jusqu'en septembre ou octobre. L'est du pays reçoit les pluies les plus diluviennes, au sud comme à Chittagong, mais surtout au nord. Cette région fait passer alors le sud-ouest, voire Jessore, pour une contrée aride. Partout le taux d'humidité de l'air est très élevé. Le ciel est plombé. La chaleur est encore plus pénible, de jour comme de nuit. Dans ce pays amphibie, essentiellement occupé par l'immense delta où se mêlent les eaux du Gange et du Brahmapoutre, il devient difficile de distinguer où finit la terre et où commence l'eau. Les crues des deux grands fleuves et de leurs affluents provoquent régulièrement des inondations catastrophiques. La fin de la mousson est accompagnée de vents violents. Des cyclones viennent régulièrement semer la mort et la désolation dans le sud du pays. Ces catastrophes arrivent, principalement en octobre et novembre. Rien n'exclu qu'elles soit plus précoces, ou plus tardives. En 1989, un des cyclones les plus meurtrier des 50 dernières années, près de 150'000 morts, a frappé le 30 avril.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BangladeshisHormis les très petits pays tels que Singapour et Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde avec 1'012 habitants au Km². La population du Bangladesh est estimée à près de 150 millions d'habitants. Une grande part de la population à la 3/4 rurale est sans terre. Les 4 plus grandes villes sont Dacca, la capitale, avec plus de 10 millions d'habitants, Chittagong plus de 2 millions, Khulnâ 1 million, Rajshahi 600'000 habitants. Une très large majorité des habitants du Bangladesh est constituée de Bengalis, 98 %, descendants des Indo-Aryens. Ils ont commencé à émigrer de l’Ouest il y a des milliers d’années et se sont métissés avec les groupes indigènes. Les Bengalis, l'extrême avancée vers l'est des langues indo iraniennes, occupent les basses vallées du Gange et du Brahmapoutre. Environ 25 communautés ethniques minoritaires, qui ne représentent que 2% de la population, vivent au Bangladesh. Parmi les minorités ethniques figurent les Chakma et les Mogh, des peuples mongoloïdes vivant dans les collines des Chittagong. Les Santals descendent en grande partie d’émigrants venant de l’Inde actuelle. Les Biharis sont des musulmans non bengalis qui sont venus de l’Inde en 1947. La langue officielle du pays est le bengali. L'anglais est largement accepté dans les tâches administratives et dans le système éducatif. Le bengali, aussi appelé bangla, est la langue maternelle de 80 % de la population et la langue comprise et parlée de 98 % des Bangladeshis. Le Bangladesh est l'un des pays les plus homogènes au monde sur le plan linguistique. Le bengali a beaucoup emprunté de son vocabulaire au sanskrit. Le bengali est aussi parlé en Inde, au Népal et au Bhoutan. Il est, numériquement, la 5ème langue la plus importante du monde après le chinois mandarin, l'espagnol, l'anglais et l'arabe. Il s’écrit à l’aide d’un alphabet dérivé du sanskrit. Les langues minoritaires sont relativement nombreuses, mais la plupart sont en voie de disparition. Beaucoup de ces langues sont parlée dans le district de Chittagong. Nous nommerons, par exemple, le bengali chittagonien, 11,2 % et le sylhetti, 4 %. Les autres langues sont souvent parlées par moins de 1'000 locuteurs, parfois beaucoup moins : sadri, chakma, tangchangya, tippera, usui, mogh ou arakanais, birman, chin, darlong, garo, tripura, lushai, meitei, maru, pankhu, riang, shendu, khasi et santali. La religion d’État, l’islam, est pratiquée par 83 % de la population, la quasi-totalité des musulmans étant de rite sunnite. 16 % est hindouiste, 1 % bouddhiste, chrétiens ou animistes. Parmi les différentes communautés ethniques minoritaires, beaucoup sont situées dans le Chittagong et dans la plaine du grand Dinajpur. Les communautés marma, chakma et tanchangya du Chittagong sont bouddhistes. Les communautés bawm, lushai et pankhu, animistes, se convertissent graduellement au christianisme. Hors Chittagong, les Garo sont aussi essentiellement chrétiens. L'espérance de vie est d'environ 62,5 ans pour les femmes et, étonnement, plus d'un an de plus pour les hommes. Le haut taux de mortalité infantile est de 6,26%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 3,13 bébés. Depuis 1992, le gouvernement essaye de promouvoir le contrôle des naissances pour ralentir la croissance démographique. Le succès est mince. L'empoisonnement des puits à l'arsenic est un gros problème des Bangladeshis. L’arsenic provient sans doute des sources himalayennes du Gange et du Brahmapoutre. Il repose depuis des millénaires dans les couches alluviales du delta. Le vrai coupable serait le temps. Les alluvions dans cette région sont plus épais et plus étendus que partout ailleurs. Les eaux souterraines mettent des centaines ou des milliers d’années à filtrer à travers ces dépôts. Durant tout ce temps, elles s’imprègnent d’arsenic. Les concentrations en arsenic sont très variables d’un puits à l’autre. Presque tous les puits contaminés pompent l’eau entre 20 et 100 mètres. Les moins profonds restent sains car il serait alimentés par de l’eau de pluie qui s’est écoulée rapidement à travers les couches sédimentaires. Les plus profonds captent l’eau de dépôts très anciens, depuis longtemps débarrassés du poison. HistoireLe Bengale, précocement converti à l'hindouisme, fit partie des grands empires de l'Inde du Nord. VIIIe siècle : les Pala conquièrent le Bangladesh et y développent le bouddhisme. 1200 : les musulmans débute la conquête de la région. XIVe siècle : établissement de fortes principautés musulmanes. Une langue commune aux hindous et musulmans surgit. L'ourdou restera la langue d'une grande partie du nord de l'Inde et du Pakistan. XVIème siècle : Portugais, Anglais et Français installent des comptoirs le long de la Hooghly. Fin du XVIe siècle : l'actuel territoire du Bangladesh est conquis par l'empereur mogol Akbar. La majorité de la population, bouddhiste, est convertie à l'islam. 1699 : presque la totalité de la région devint une division des Indes britanniques. 1757 : Robert Clive, de la Compagnie de l'Inde orientale, fait passer le Bengale, après la bataille de Plassey, sous l'autorité britannique. 1758 : défaite du général français Thomas de Lally-Tollendal à Madras. 1761 : reddition de Lally-Tollendal à Pondichéry. L'Angleterre domine tout le sous-continent indien du Pakistan jusqu'au Sri Lanka. 1857 : Calcutta capitale de la province du Bengale, une des plus importantes de l'Inde britannique. Le Bengale inclut l'actuel Bangladesh, le Bihâr, l'Orissa et s'étend jusqu'à Agra, la ville du Taj Mahal. Les autorités vont exploiter l'antagonisme entre hindous et musulmans. 1905 : partage du Bengale pour créer un Bengale oriental à prédominance musulmane. 1906 : création de la Ligue musulmane à Dacca. 1912 : annulation de la partition de 1905. 1947 : les Britanniques quittent l'Inde. Séparation du pays en deux entités, l'Inde hindoue et le Pakistan musulman. La partie occidentale de l'ancienne province du Bengale est attribuée à l'Inde sous le nom de Bengale occidental, aujourd'hui le Pakistan, et la partie orientale devint le Pakistan oriental, aujourd'hui le Bangladesh. Instauration d'un Etat du Pakistan, à prédominance musulmane, divisé en 2 provinces, Islamabad en est la capitale. Les deux Pakistan, Dominions du Pakistan, restent séparés par la langue, ourdou et bengali, la culture et 1'600 Km de territoire indien. L'islam est le seul lien unificateur. Les musulmans de l'Inde y affluent, 11 millions d'hindous émigrent vers l'Inde. Jusqu’ici l’histoire du Bangladesh s'est confondue avec celle de l’Inde. 1948 : un mouvement pour rétablir le bengali dans le Dominion commun se forme. 1949 : création de la Ligue Awami qui demande l'autonomie du Pakistan occidental. 1952 : 21 février, les étudiants de Dacca tentent de s'approcher pacifiquement de l'Assemblée du Pakistan oriental. La police ouvre le feu. 22 février, grève générale pour protester contre la répression policière. Les forces de sécurité pakistanaises ouvrent à nouveau le feu sur la foule. 1969 : Le général Yahya Khan devient chef du gouvernement d'Islamabad. 1970 : décembre, la Ligue Awani du Cheikh Mujibur Rahman, gagne les premières élections générales. Yahya Khan invalide le scrutin et instaure la loi martiale. La guerre civile est proche. 1971 : 26 mars, sécession du Pakistan oriental, appuyé par l'Inde. Loi martiale instaurée. L'armée pakistanaise pénètre dans l'Université de Dacca et exécute des milliers d'étudiants. 7'000 civils sont massacrés dans leurs maisons, 27'000 tués dans les rues de Dacca. Avril, l'ONU estime que 30 millions de réfugiés, plus de la moitié de la population, sont sur les routes et fuient vers l'Inde. Arrestation et emprisonnement de Mujibur Rahman. Un cyclone fait entre 200'000 et 500'000 victimes au Bangladesh. 3 décembre, l'Inde envoie des troupes au Bangladesh. 16 décembre, les troupes pakistanaises se rendent, le Pakistan oriental est indépendant, la République populaire du Bangladesh est née. Trois millions de Bangladeshis sont morts pour cette indépendance. 20 décembre, Zulfikar Ali Bhutto succède au général Yahya Khan. 1972 : 17 janvier, accord d'assistance avec l'Inde, aide au redressement économique de l'URSS. Juillet, accord signé à Shimla entre le Pakistan et le Bangladesh. Libération de Mujibur Rahman par le président pakistanais Ali Bhutto. Il est nommé premier ministre. Le Bangladesh est admis au sein du Commonwealth d'où se retire le Pakistan. 1974 : le Pakistan reconnaît le Bangladesh. Inondations, destruction des rizières, famine et inflation. 1975 : janvier, Mujibur Rahman dissout le Parlement et instaure un régime présidentiel à parti unique. Août, coup d'état militaire, Mujibur Rahman est renversé et exécuté. Khandahar Mustaq Ahmed, ex ministre de Rahman, prend le pouvoir. Les tentatives de coups d'état se succèdent. Novembre, coup d'état militaire, le général Zia Rahman prend le pouvoir. 1977 : Zia proclamé premier ministre, l'Islam devient le premier principe de la constitution. 1978 : le général Zia est président. 1981 : assassinat de Zia. 1982 : le général Hossain Mohammad Ershad succède à Zia. 1983 : Ershad rétablit la démocratie. Il est élu Président. 1986 : Ershad sort vainqueur d'élections émaillées d'actes de violence. 70'000 Chakmas fuient la répression vers l'Inde. Les tribus chakmas, qui vivent dans les Chittagong Hill Tracts, à l'est du Bangladesh, subissent depuis de nombreuses années un génocide silencieux, perpétré en toute impunité par les forces armées bangladaise. 1987 : grèves et manifestations contre le pouvoir, instauration de l'état d'urgence. 1988 : l'Islam devient la religion d'Etat. Septembre, terribles inondations au Bangladesh, 31 millions de personnes sans abri, deux milliards de dollars de dégâts. 1990 : décembre, démission d'Ershad suite à des mouvements de protestations. 1991 : février, victoire du Parti National du Bangladesh, BNP, conduit par la veuve de Zia Rahman, la bégum Khaleda Zia, qui devient Premier Ministre. Le système parlementaire est rétabli. Le rôle du président est réduit au seul rôle de Chef de l'Etat. Son règne sera marqué par une forte progression des mouvements islamistes. La situation politique du Bangladesh deviendra encore plus instable. Le général Ershad est emprisonné accusé de corruption, il sera condamné à vingt ans d’emprisonnement. 1994 : fuite en Suède de l'écrivain Taslima Nasreen accusée de blasphèmes. 1996 : 27 mars, démission de Khaleda Zia et annulation des élections législatives boycottées par l’opposition. 12 juin, élections législatives remportées par la Ligue Awami, avec l’appui du Jatiya Party. Hasina Wajed, son chef, devient premier ministre. 1997 : la question du partage des eaux du Gange avec l’Inde trouve une solution négociée. 2 décembre, traité de paix avec les minorités tibéto-birmanes des Chittagong Hill Tracts qui réclament leur autonomie depuis 1975. 1999 : le Bangladesh, troisième rang mondial pour sa contribution en hommes destinés aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, reçoit un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. 2000 : mars, ratification par le Bangladesh du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Bill Clinton en visite officielle dans le pays. 2002 : janvier : 20 millions d'enfants de moins de 5 ans ont été vaccinés contre la polio. Mars, un incendie ravage 2'000 maisons d'un bidonville de Dacca. 21 juin, démission du président Chowdhury. Le BNP l'accuse d'avoir manqué de respect envers le fondateur du parti, Zia Rahman. Le Chef de l'Etat n'a pas assisté à une cérémonie commémorant l'assassinat de celui-ci. Le président du Parlement Jamiruddin Sircar assure l'Intérim. 6 septembre, le seul candidat, Iajuddin Ahmed proche du BNP, est élu président. 2003 : janvier, 7,7 millions de dollars, accordés par le Canada, à la gestion des ressources en eau du pays. Une semaine de froid, plus de 600 personnes meurent de froid. Juillet, un ferry, d'une capacité de 400 personnes qui transportait une cargaison illégale, selon la police, sombre et noie plus de 1'000 personnes. Les pluies violentes de la mousson et une mer démontée ont provoqué le naufrage d'au moins 20 chalutiers. 176 pêcheurs sont portés disparus. Août, Sheikh Hasina, ancien Premier Ministre, et 5 autres personnes, dont l'ancien commandant de la Marine, sont inculpés de détournement de fonds. Novembre, 713 prisonniers étrangers sont toujours incarcérés bien qu'ils aient purgé leur peine, ils n'ont ni argent, ni papiers pour rentrer chez eux. 1'449 prisonniers étrangers sont détenus à Dacca. Décembre, les pirates ont pillé au moins 278 chalutiers et coulé 11 d'entre eux au cours des trois derniers mois. La sécurité est absente de la zone côtière de Sundarbans. 2004 : juillet, Humayun Kabir Balu, rédacteur du quotidien Daily Janmabhumi et président du Club de presse Khulna est assassiné. 13 journalistes du Club de presse Satkhira ont reçu des lettres de menaces de Janajuddha, Guerre du Peuple. Les pluies torrentielles ont provoqué de graves inondations. 33 millions de sinistrés, les deux tiers du pays sont sous les eaux, 40 % de la capitale Dacca, les dégâts sont évalués à 6,6 milliards de dollars. Le Programme Alimentaire Mondial, PAM, craint une catastrophe humanitaire majeure. Août, 20 à 30 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire d'urgence selon le gouvernement. Forte augmentation du nombre de pneumonies. 2 attentats à la bombe contre des cinémas de la ville de Sylhet. Plusieurs grenades ont été jetées parmi la foule à Dacca lors d'un meeting du principal parti d'opposition, la Ligue Awami, 20 morts et des centaines de blessés. Cet attentat déclenche une grève générale à Dacca. Violentes manifestations dans tout le pays, des véhicules et le train reliant Dacca à Chittagong ont été incendiés. Septembre, explosion d'une bombe sur le marché principal de Gazipur. La Ligue Awami accuse le gouvernement de l'arrestation de plus de 4 000 de ses sympathisants. 2005 : 17 août, 434 bombes de faible puissance ont explosé presque simultanément dans la quasi-totalité des principales villes et localités du pays. 5 septembre, le Bangladesh, un des pays les plus pauvre du monde, offre 1 million de dollars aux USA frappé par le cyclone Katarina. PolitiqueLe chef de l'état est le Président. Les fonctions du Président étaient juste protocolaires avant la 13ème modification à la Constitution. Il est élu par Parlement National pour un mandat de 5 ans. Le rôle du président devient significatif quand le Parlement est dissous et un gouvernement provisoire installé. Le Président se charge de le diriger dans l'organisation d'élections. Le chef du gouvernement est le Premier Ministre. Il est désigné par le Président à la suite des élections législatives. Le dirigeant du parti qui a gagné le plus de sièges est habituellement choisi. Les membres du Cabinet sont sélectionné par le Premier Ministre et nommé par le Président. Le Parlement National, Jatiya Sangsad, est monocaméral. Les 300 sièges sont pourvus par le vote universel populaire dans le cadre de circonscriptions électorales territoriales. Les membres remplissent des mandats de 5 ans. Le Bangladesh est organisé en Divisions (bibhags, বিভাগ), Districts (zila ou jela, জেলা), Upazila ou Thana, selon la dénomination des gouvernements successifs, Paridshad et villages. Les Divisions administratives sont Râjshâhî, Dacca, Sylhet, Khulnâ, Barisâl, Chittagong. Le système légal est basé sur le droit coutumier Anglais. L'organe judiciaire supérieur et la Cour Suprême. Les juges sont nommés par le Président. Le Bangladesh est membre du Commonwealth depuis son indépendance, admis en 1974 aux Nations Unies et membre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Après plus de trente années d'indépendance, le Bangladesh n'a pas vraiment réussi à se doter d’une véritable Constitution démocratique. Le pays a subi de fréquents changements de gouvernement, de nombreux coups d'Etat militaires, souvent sanglants. Le principe fondateur, le nationalisme bengali laïc qui a guidé la Constitution de 1972, a disparu. Le pays est déchiré entre des partis islamiques de droite et une classe politique incompétente. La culture politique parlementaire est rudimentaire. Il faudrait que les autorités cessent d'oublier les minorités nationales. Au Bangladesh, elles sont considérées comme des minorités religieuses. La Constitution interdit la discrimination raciale, ethnique ou religieuse mais elle n'est ni expressément interdite, ni sanctionnée par le Code pénal. La sécurité des minorités n'est pas garantie par l'Etat. Les membres de ces communautés ne peuvent guère accéder aux emplois de la fonction publique et encore moins à des postes de responsabilité. L'article 29 de la Constitution prévoit pourtant l'égalité des chances pour tous dans les emplois publics. La situation économique et sociale de toutes les minorités ethniques, religieuses et tribales, ainsi que sur leur participation, inexistante, à la vie publique sont un fait. Sans parler des dispositions de l'accord de paix, 1997, relatif aux Chittagong Hill Tracts qui tardent à être appliquées. La situation des minorités ressort de droits appelés les droits de l'Homme. Rien ne s'améliorera avant que les droits fondamentaux ne soient garantis par la Constitution et que la Déclaration universelle des droits de l´homme des Nations unies ne soient mise en oeuvre. Le rapport d'Amnesty International 2005 sur le Bangladesh est pour le moins inquiétant. Incapacité du gouvernement à endiguer la violence contre les groupes minoritaires, arrestation arbitraires, exécutions, liens entre délinquants et responsables politiques, corruption institutionnalisée, impunité des responsables d’atteintes aux droits humains... La corruption au sein du système de justice pénale reste une préoccupation majeure. Une Commission anticorruption a été instaurée en novembre 2004. Au moins 147 personnes ont trouvé la mort durant l’année écoulée à la suite d’échanges de tirs entre une branche spéciale des forces de sécurité et des suspects de droit commun. Il est à craindre que les victimes, généralement tuées dans des endroits isolés après leur arrestation, n’aient été abattues sommairement. Les partis d’opposition ont affirmé que leurs militants étaient souvent pris pour cible. La séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire n'existe pas. La violence s'aggrave : attentats contre des membres de l’opposition, dans des endroits publics. Les investigations manquent de rigueur et restent vaines. Le Premier ministre a laissé entendre que des membres de l’opposition auraient pu commettre des actes violents contre leur propre parti dans le but de ternir l’image du gouvernement. En octobre, des membres du BNP auraient lancé une attaque contre une réunion publique à Rangpur. Comme les années précédentes, des défenseurs des droits humains sont menacés de mort et victimes d’attentats. Attaques contre des intellectuelles et des journalistes restent impunies. Violences perpétrées contre les hindous. Les organisations non gouvernementales (ONG) considérées comme opposées à la politique du gouvernement sont victimes d’actes de harcèlement des autorités. Les violences perpétrées, contre hindous et ahmadis, restent largement impunies. Des membres de tribus sont tués, d’autres violés ou soumis à des violences sexuelles, des centaines d’habitations sont incendiées. Personne n’est traduit en justice. De nombreux actes de violence contre les femmes ont été signalés, notamment des agressions à l’acide et des meurtres liés à des demandes de dot. Des milliers de personnes ont été détenues, pendant plusieurs semaines, à la suite de plusieurs vagues d’arrestations lors de grèves générales et de manifestations antigouvernementales. Plus de 120 personnes ont été condamnées à la peine capitale. Sept hommes, dont trois policiers, reconnus coupables de viol et de meurtre ont été exécutés. EconomieL'agriculture constitue 21.2% du PIB principalement par la production de riz, jute, thé, blé, canne à sucre, pommes de terre, tabac, légumes secs, produits oléagineux, épices, fruits, boeufs, lait, volailles. Bien que plus de la moitié du PIB, 57,7%, soit généré par le secteur des services, près des deux tiers, 63%, de la main d'oeuvre, du Bangladesh est employée dans le secteur de l'agriculture, le riz, 4ème producteur mondial, étant le produit le plus important. L'industrie génère 27.1% du PIB avec vêtements, textiles en coton, jute, conditionnement du thé, papier journal, ciment, engrais chimiques, sucre. La sous productivité des entreprises de l'état et des installations portuaires insuffisantes, des retards dans l'exploitation des sources propres d'énergie, le gaz naturel, et les réserves d'énergie insuffisantes sont les principaux handicaps de l'industrie bangladaise. L'exportation étendue de la main d'oeuvre vers l'Arabie saoudite, Koweït, les Emirats arabes unis, Oman, Qatar et la Malaisie procurent plus de 1,7 milliards de $ US de devises au Bangladesh. L'inflation était de 6% en 2004. Le Taka (BDT), s'érode régulièrement face au Dollar US, même si cette érosion a une nette tendance à se calmer. L'année fiscale clôture au 30 juin. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 740'000 et 1,365 millions de cellulaires. 243'000 internautes se débrouillent avec 1 fournisseur d'accès (.bd), 12 radios AM, 12 FM, 2 ultra courte, 15 chaînes TV animent les ondes bangladaises. 207'486 Km de routes, moins de 10% sont goudronnées, 15 aéroports goudronnés (1 piste de plus de 3'000 m) et 1 aéroport non goudronnés, 2 ports (Chittagong, Mongla Port), 8'372 Km de voie fluviales, dont 2'575 utilisables par les cargos et 2'706 Km de voies ferrées non électrifiées, constituent le réseau des transports. Actuellement 45% des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté avec un taux de chômage 40%, compris le chômage partiel. Dans les freins majeurs de la croissance il faut inclure les fréquents cyclones. Les inondations à répétition qui submergent le pays sont une des causes principales du sous-développement croissant. La situation géographique, avec la réunion de deux des plus grands fleuves du monde, le Gange et le Brahmapoutre est incontournable. La majorité du territoire est sujet aux inondations et les campagnes sont plus densément peuplées que certaines villes des Etats-Unis. Les paysans sont les principales victimes de ces inondations, et tout le golfe du Bengale s'effrite au fil des ans. La rapide augmentation des disponibilités en main d'oeuvre ne peut plus être absorbée par l'agriculture et ne facilite pas la gestion du pays. Des solutions existent, mises en oeuvre aux Pays-Bas notamment. Les moyens demandés sont énormes et la communauté internationale à les yeux tournés ailleurs. En attendant, des dizaines de millions de bengladeshis s'entassent dans des bidonvilles et le pays est la proie des éléments. Les réformes économiques sont bridées par les conflits politiques et la corruption à tous les niveaux du gouvernement. Le progrès est également bloqué par l'opposition de la bureaucratie, les unions du secteur public et d'autres groupes de pression directement concernés. L'avenir politique du pays reste indéterminé même si il semble moins compromis qu'à une époque. CultureLa finesse du tissage et des broderies fait la renommée du pays depuis des siècles. Fleurs, animaux et dessins géométriques compliqués ornent les soieries brodées au métier à tisser, les jamdanis. Jadis destinées à la maison impériale, elles sont toujours confectionnées aujourd'hui. Les broderies qui racontent l'histoire des villages sont particulièrement prisées. Les Bangladais aiment la poésie. Ils sont fiers de leurs poètes et affichent leurs photos dans les restaurants et les magasins. Le lauréat du Nobel de littérature en 1913 est un Bangladeshi : Rabindranath Tagore, écrivain, artiste et philosophe. Amar Shona Bangla, mon Bengale doré, est devenu l'hymne national du Bangladesh. Selon Tareque Masud, le Bangladesh est un pays fluvial et c'est quelque chose que l'on peut entendre à travers sa musique. Les Shahjahan Miah, chants mystiques, sont la musique traditionnelle et religieuse du Bangladesh. On ne manquera pas d'écouter les orgues à bouche rituels des Murung. La musique traditionnelle d'une minorité tibéto-birmane de l'est du Bangladesh. La France a développé une politique de coopération dans les domaines culturel et scientifique, avec le Bangladesh. Elle est inscrite dans le cadre d’un accord de coopération culturel signé le 10 mars 1987. Elle porte, entre autre, sur des actions de coopération universitaire, programme de thèses co-dirigées, et la mise en valeur du patrimoine. On note, par exemple, une mission archéologique à Mahasthangar et un programme d’échanges avec le musée Guimet. Sur le plan artistique, la priorité est donnée aux arts plastiques. Particulièrement par des échanges d’expositions d’artistes bangladais en France et d’artistes français à Dacca. Le soutien au cinéma d’auteur bangladais, au travers du Fonds Sud cinéma, s’est magnifiquement illustré avec L’oiseau d’argile de Tareque Masud, sélectionné à Cannes. Les journaux du Bangladesh paraissent généralement en bengali et en anglais. La plupart des stations de radio émettent en bengali. Radio Bangladesh, Bangladesh Betar, de Dacca diffuse non seulement en bengali et en anglais mais aussi en hindi, en ourdou et en népali. Il n'existe pourtant guère de programmes à l'intention des minorités. Reporters sans frontières classaient le Bangladesh en 118ème position, au niveau de la liberté de la presse, en 2002, juste devant le Pakistan. 151ème en 2005, juste derrière le Pakistan. De nombreuses caractéristiques du système éducatif du Bangladesh sont héritées du système éducatif britannique et indien. La structure éducative bangladaise comprend cinq années de primaire, trois années d’éducation secondaire de base et deux années d’éducation secondaire supérieure. Il existe trois types d’écoles primaires : les écoles gouvernementales, les écoles non gouvernementales, privées, répertoriées et les écoles communautaires. Le bengali est la langue utilisée pour l’enseignement. Dans les écoles privées d'autres langues peuvent être utilisées, l'anglais étant alors très largement privilégié. Les programmes officiels sont normalisés dans tout le pays. Environ 20% des écoles primaires sont gérées par le secteur privé. Elles sont, par la même, réservées à la catégorie privilégiée. Dans ces écoles, les cours peuvent se donner en anglais, sauf pour les cours de bengali obligatoires et les cours de religion donnés en arabe. Dans les écoles secondaires, le bengali est la langue utilisée pour l’enseignement. Les programmes officiels jusqu’à la huitième année sont identiques pour tous les élèves. L’enseignement secondaire, high schools, comporte à la fois une composante d’enseignement général et une spécialisation. Les neuvième et dixième années se déroulent soit dans la filière scientifique soit dans la filière des humanités. Toutes les écoles secondaires à l’exception de trois d’entre elles, trois écoles secondaires supérieures, appartiennent au secteur privé. Toutes les écoles enseignent l'anglais comme seconde langue. On compte neuf universités financées par des fonds publics. Les universités et leurs collèges dispensent leur enseignement soit en bengali soit en anglais. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est très faible, 43,1%, 54,9% des hommes et 31,8% des femmes. PratiqueL'usage et le commerce de drogues ou d'armes à feu sont formellement interdits. L'importation de revues, cassettes audio ou vidéo à caractère pornographique est sévèrement punie par la loi. L'introduction sur le territoire d'un appareil électrique fait l'objet d'une déclaration obligatoire et entraîne une taxation, 50 à 75%, de la valeur à neuf de l'article. Aucune limite d'importation de devises, déclaration obligatoire des sommes supérieures à 5'000 Dollars US. Les paiements se font en Dollars ou en Takas. Les cartes de crédit sont acceptées par les hôtels et les restaurants de standing. L'importation d'alcool est limitée à 1 litre, sauf pour les possesseurs de passeport du bangladesh. L'entrée des animaux domestiques dépend de la délivrance préalable d'une autorisation d'importation par le Ministère bangladais de l'Agriculture obtenue auprès de l'Ambassade, d'un certificat de bonne santé datant de moins de trois jours et d'un certificat de vaccination. Depuis le 1er avril 2002, les ressortissants étrangers qui quittent le Bangladesh doivent présenter un quitus fiscal aux autorités d'immigration. Il est établi par le deputy commissioner of taxes et doit être sollicité 3 jours, au minimum, avant le départ. De nombreuses personnes ne sont pas soumises à cette formalité. Ils devront cependant remplir un formulaire d'exemption à leur départ. Cette liste est longue et, entre autre, les personnes ayant passé moins de 90 jours continus au Bangladesh sont exemptées. Depuis fin février 2003, tout voyageur quittant le Bangladesh est soumis à une taxe de voyage dont le montant est déterminé en fonction de la destination et du mode de transport utilisé. Le moins cher est de quitter le pays par voie terrestre, un peu moins de 10 $ US. Pour 60% de plus vous pourrez emprunter les voies maritimes ou vous envoler vers un pays du SAARC, Inde, Pakistan, Sri Lanka, Népal, Maldives et Bhoutan. Pour un autre pays d'Asie on n'est pas loin de quadrupler la taxe terrestre. Pour les autres continents, par voie aérienne, on quintuple le prix de base. Les catégories suivantes de voyageurs sont exemptées du paiement de la taxe de voyage : les diplomates et leur famille, les enfants de moins de 2 ans, le personnel navigant des compagnies aériennes, les pèlerins, les passagers en transit de moins de 72 heures et les personnes handicapées. Les voyages sont formellement déconseillés dans plusieurs régions. La Mangrove de Sundarban, la plus grande mangrove du monde, sert d'abri à un certain nombre de bandits et de pirates. Faites appel aux services d'une agence de voyage reconnue pour vous y rendre. Les voyages non accompagnés dans les Chittagong Hills Tracts restent déconseillés et formellement déconseillées les randonnées pédestres. Les déplacements dans cette région et dans le Sud Est du pays sont assujettis à une déclaration aux autorités. Parfois elles en refusent l'accès ou imposent une escorte de police. De récents enlèvements recommandent d'éviter la région de Bandarban, Sud Est. Evitez les manifestations de rue et les rassemblements politique. L'opposition appelle régulièrement à des grèves générales, hartal, et à des manifestations qui peuvent donner lieu à de violents incidents. Lisez les journaux, nombreux titres en anglais, afin d'éviter absolument de se déplacer dans les quartiers concernés par les manifestations. L'insécurité urbaine n'est pas négligeable. Les vols sont le fait de petits groupes, souvent munis d'armes qu'ils n'hésitent pas à utiliser. Les étrangers ne sont pas spécialement visés. Il est primordial de rester calme, de ne pas résister ni même de protester. Ne pas emprunter les transports publics, rickshaws ou baby taxis en ville et les bus, dès la tombée de la nuit. Des bandes organisées peuvent rançonner les véhicules, même de jour, la protection de la police est aléatoire. Dès le début de la mousson le niveau des eaux commence à monter, y compris à Dacca. Des flaques peuvent y atteindre près d'un mètre de profondeur et occasionnent de forts encombrements. Des inondations sont probables, avec des préavis très courts, en fonction des pluies non seulement au Bangladesh mais aussi en amont. Il est fréquent que les routes soient coupées. Les déplacements par voie terrestre durant la mousson doivent être entrepris avec précaution et un véhicule approprié, en tenant compte des dernières informations météorologiques. Informations qui vous permettront aussi de prévenir le risque important un cyclone. L'irrespect du code de la route est courant et va jusqu'à rouler, de nuit, sans la moindre lumière. Il faut éviter de circuler la nuit. Le permis de conduire international est requis pour les étrangers. Durant la saison des orages, imprévisibles, soudains et d'une rare violence, de la mi-avril à la fin du mois de mai, il est vivement déconseillé d'emprunter bateaux ou ferries sur les voies fluviales et encore moins dans la baie du Bengale. Collisions et déraillements ne sont pas rares. Les trains, toujours bondés, ne présentent aucune garantie de sécurité. Retards et annulations de vols, nationaux ou internationaux, de la compagnie Biman sont fréquents. Ils sont causés par des incidents techniques ou par les mauvaises conditions météorologiques. Le brouillard est fréquent pendant la saison hivernale à l'aéroport de Dacca. Il est souvent cause de bouleversements horaires. GMG est la seule compagnie concurrente autorisée à ce jour. Aucune vaccination n'est exigée pour les voyageurs en provenance d'Europe, sous réserve, les réglementations sont très volatiles au Bangladesh. Tétanos, hépatite A et B, typhoïde, rage, poliomyélite, diphtérie ainsi qu'un traitement antipaludéen sont vivement conseillés. Prévoir de confortables quantités de lotion anti moustiques. L'essentiel des problèmes de santé sont liés à l'eau, abondante, et à l'alimentation responsables de diarrhées bactériennes, hépatites A et E, et fièvre typhoïde. Consommer de préférence des aliments bien cuits et des boissons en bouteilles capsulées. L'eau du robinet doit être filtrée et bouillie. Il est recommandé de faire preuve d'une vigilance particulière à la grippe aviaire. Aux recommandations alimentaires déjà évoquées on se doit de porter une vigilance particulière à la cuisson des volailles et des oeufs. Il faut se laver régulièrement les mains avec du savon ou un soluté hydro alcoolique qu'il est conseillé d'emporter dans ses bagages. Le virus de la dengue est présent. Il existe trois degrés de dengue, de la plus bénigne à la variante mortelle, dite dengue shock Syndrom. Son vecteur est quatre variétés de moustiques actifs durant la journée. Leurs oeufs prolifèrent à plus de 23°C à la surface des eaux stagnantes. Il n'existe ni vaccins, ni thérapeutique antivirale, il faut : Porter des vêtements longs, utiliser des moustiquaires, se protéger par des répulsifs sur la peau et les vêtements, éviter toute source d'eau stagnante dans son environnement, vases de fleurs, récipients dans les jardins, fontaines, etc. Le moustique porteur de la dengue est particulièrement actif entre les mois d'octobre et de janvier. Le Bangladesh est classé en zone 3 pour le paludisme. Une chimioprophylaxie antipaludéenne adaptée est à prévoir. Aucune unité hospitalière fiable et équipée n'est disponible dans le pays. Le moindre problème médical sérieux nécessite une évacuation sanitaire vers Bangkok ou Singapour. Il est indispensable de souscrire une assurance de rapatriement sanitaire. De mars à octobre, prévoyez des vêtements très légers en coton ou en lin et de décembre à février, des vêtements légers et un lainage. Le Bangladesh est un pays musulman avec une tendance conservatrice, voire intégriste dans certaines régions. Il est préférable de se vêtir avec discrétion. Les femmes seront attentives à se couvrirent les épaules, particulièrement si elle sont seules dans la rue. Adoptez une attitude respectueuse des us et coutumes locaux, notamment sur les questions touchant la religion. L'alcool ne peut être consommé que dans les hôtels et restaurants recevant habituellement des étrangers. Demandez l'autorisation avant de photographier les personnes. Il est d'usage de laisser 10% de service sur la note. Les principaux sites qui seraient à visiter sont : les sites bouddhistes de Paharpur et Itakhola, la ville mosquée de Bagerhat, le delta du Gange, la mangrove de Sundarban, les plantations de thé de Sylhet, les plages de sable fin de Cox Bazar, les collines de Chittagong. Plus d'une centaine d'explosions de faible puissance ont secoué tout le pays le 17 août. Une organisation islamiste a revendiqué cette action. La situation ne semble pas encore présenter de danger particulier pour les communautés étrangères qui ne sont pas spécifiquement visées. Les mesures de sécurité ont été sévèrement renforcées. Il convient d'obéir immédiatement et sans discussion aux signaux des forces de l'ordre. L'avertissement habituel d'éviter les attroupements et celui d'éviter les déplacements nocturnes sont vivement rappelés. Les ambassades demeurent à la disposition de leurs ressortissants résidants ou de passage au Bangladesh pour toutes informations complémentaires sur la situation et son évolution. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||