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Séjour au BelizeLe Belize, ex Honduras britannique, est indépendant du Royaume-Uni depuis le 21 septembre 1981. GéographieLe Nord du pays est une plaine sans relief et souvent marécageuse. Le Sud s'articule autour des basses montagnes, les monts Mayas qui culminent à 1'160 m au mont Victoria. Au large de la côte, ouverte sur la mer des Caraïbes, 0 m d'altitude, s'étire, sur environ 250 Km, la deuxième plus longue barrière de corail de la planète après l'Australie dans l'hémisphère sud. Belmopan (17°32' N, 88°18' O, 5 m d'altitude) a succédé à de Belize City comme capitale du Belize. La plus grande, et la plus peuplée des villes, reste le plus grand port du pays, Belize City. Les trois quarts du pays sont recouverts par la forêt tropicale humide. La mangrove borde la majorité du littoral et cerne de nombreuses îles qui émerge des récifs coralliens. Elle constitue la limite floue entre la terre et la mer. Les principaux fleuves sont le río Belize, au centre du pays, le río Hondo, au nord, qui constitue une partie de la frontière avec le Mexique, et le río Sarstoon, au sud, qui marque la frontière avec le Guatemala dans cette région. Le Belize regorge de plantes et d'animaux fascinants. Jaguars, cerfs, tapirs, fourmiliers et pécaris sont les mammifères les plus typiques. Colapses rosés, pics impériaux, toucans à bec caréné, aras, oiseaux chanteurs, magnifiques dindons ocellés semblables à des paons, aigrettes blanches, ibis, sont parmi les nombreuses espèces d'oiseaux qui peuplent le Belize. Iguanes, tortues de mer géantes, serpents, dont trois espèces très venimeuses, pour les reptiles sans oublier les tatous, complètent une faune pour la moins intéressante. Malheureusement, comme dans toute la région, la destruction des forêts progresse avec une grande rapidité. Pollution des eaux par les égouts, les effluents industriels et écoulements agricoles, et l'élimination des déchets sont source de soucis pour le pays. Le Belize, comme ses voisins, a créé des biotopes, comme celui du Rio Bravo qui recouvre 1'000² de forêt tropicale, de fleuves, de lacs et de sites archéologiques mayas. Le Belize est frontalier du Guatemala, 266 Km, et du Mexique, 250 Km, 516 Km de frontières terrestres et 386 Km de côtes. L'ex Honduras britannique se trouve à seulement 40 MN de l'Honduras, seul le golfe de l'Honduras les sépare. ClimatSur les cayes, la brise tropicale souffle en permanence dans les palmiers. Elle offre une ventilation naturelle qui contraste avec l'air étouffant du continent. Il n'existe pas de données fiables concernant l'ensoleillement au Belize. On peu espérer une moyenne de 4 à 6 heures de soleil par jour, selon qu'il s'agit de la saison sèche ou de la saison humide.
Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BéliziensLa population du Belize est constituée de 290'000 habitants, elle se concentre dans quelques centres urbainS. Belize City, environ 70'000 habitants, est la ville principale et le plus grand port du pays. Orange Walk et San Ignacio comptent, chacune, un peu plus de 13'000 habitants. Belmopan, district de Cayo, est, avec moins de 9'000 habitants, la capitale et la quatrième ville du pays. Dangriga près de 9'000 habitants, Corozal, 8'000, et Benque Viejo, un peu plus de 5'000, sont les trois autres centres urbains les plus importants du Belize. La faible densité moyenne de population de ce petit pays est de 11 habitants au Km². Le Belize est une fantastique mosaïque ethnique pour un si petit pays. Cet éventail multiethnique et multiculturelle est un objet de fierté pour la population bélizienne. 48,7%, de Mestizos forment la majeure partie des Béliziens. Métis d'origine espagnole et amérindienne, une partie est venue au XIXe siècle d'autres régions du Yucatán. Les Mestizos habitent principalement à l’intérieur des terres, dans les districts de Corozal, Orange Walk et Cayo. Les Créoles, 29,4%, vivent surtout dans les zones côtières. Cette appellation recouvre les descendant des esclaves, importés de la Jamaïque, pour exploiter les forêts et les métissés, et fiers de l'être, descendants d'esclaves africains et de flibustiers anglais. Les Mayas, 10,6%, survivent principalement dans les districts de Toledo, de Cayo près de la frontière du Guatemala, et de Corozal près du Mexique. Ce sont les Béliziens les plus démunis et les plus pauvres. Les Garifunas, 6,1%, sont originaires de l’île Saint-Vincent, Des esclaves importés d'Afrique en 1635 furent accueillis par les Amérindiens arawaks suite à un naufrage. Ils se sont baptisé eux-mêmes Black Karibs ou Garifuna. Les survivants des excès britanniques de 1797, 40% de la population de l'époque, finirent par se réfugier sur les côtes du Belize, de l'Honduras, au Guatemala et au Nicaragua. Ils sont particulièrement présents dans le sud du Belize, Dangriga et Punta Gorda. Ces métis d'Africains et d'Arawaks ont développé une culture unique qui associe plusieurs traits des deux peuples. Le 9,7% de Béliziens restant est constitués de diverses minorités. La petite communauté d'origine anglaise est constituée des descendants des pirates autant que des loyalistes qui ont fuit l'Amérique du Nord lors de la guerre d'indépendance. Quelques habitants de lointaine souche espagnole vivent encore au Belize. Des amérindiens, d'origine Caraïbe, avaient trouvé refuge sur ces côtes difficiles d'accès. On trouve de petites communautés de commerçants chinois, de négociants syro-libanais ainsi que des Indiens indo-pakistanais restés au Belize par manque de moyens dans les années 1850-1920. Depuis quelques années, la population bélizienne a intégré des réfugiés politiques salvadoriens et guatémaltèques. Dans la campagne environnante de Belize City, vivent les colons mennonites. Les premiers 3'500 mennonites sont arrivés au Belize en 1958 et ils constituent aujourd’hui de prospères fermiers fournissant la plupart des produits alimentaires du pays. Ces sont les descendants de paysans suisses allemands forment la minorité ethnico-religieuse la plus surréaliste d'Amérique centrale. Souvent blonds, ils portent toujours chapeau de paille et larges bretelles sur chemises en coton. Les femmes se distinguent par leur longue jupe en drap violet et un fichu. Tous adeptes d'un rameau oublié du mouvement des anabaptistes ils s'expriment en Bernerdütch, un dialecte pour le moins particulier, peu répandu en dehors du canton de Berne en Suisse. Pacifistes, ces mennonites condamnent la guerre et la peine de mort et vivent dans de petites colonies agricoles aussi soudées qu'hermétiques. Ils sont arrivés au Belize après bien des étapes qu'ils ont du quitter par leur refus de payer certains impôts, de se faire imposer une autre langue que la leur, de porter des armes, de prêter serment. Le Belize protestant et anglophone est une anomalie en Amérique Centrale catholique et hispanophone. Précisons que la Constitution de 1981 ne traite pas clairement l’anglais comme langue officielle. Trois articles portent sur la langue et uniquement dans le domaine judiciaire. Il n’existe aucun groupe linguistique majoritaire dans le pays mais trois langues véhiculaires. Toutes catégories confondues, langues maternelle et seconde, le créole est parlé par plus de 70 % de la population, l’espagnol par 60 % et l’anglais par 46 %. Une majorité de Béliziens parlent à la fois le créole, l’espagnol et l’anglais, sans compter leur langue maternelle lorsque ce n’est pas l’espagnol. Les créolophones sont pour la plupart les descendants d’anciens esclaves. Le bileez kriol, qui fait figure de langue identitaire du Belize, est parlé par 24% de la population comme langue maternelle et par 46% comme seconde langue. Ce créole, à base d’anglais, est souvent difficile à comprendre, l'anglais classique prend là une musicalité typiquement caraïbe. Il prédomine le long de la côte ainsi que dans le centre et le sud du pays comme l'anglais. Les locuteurs de l’espagnol, environ 40 %, sont les plus nombreux si on ajoute qu'il est parlé comme seconde langue par 20% des Béliziens. Ils proviennent principalement des réfugiés guatémaltèques et salvadoriens et se recrutent dans les districts de Corozal, d’Orange Walk et de Cayo. L’anglais est connu comme seconde langue par au moins 25% des habitants même si tous les Béliziens devraient le connaître vu que c’est la langue scolaire. La plupart des Amérindiens parlent leur langue ancestrale, ketchí, nopán ou yucateco même si beaucoup d’autres ne parlent que l’espagnol. Le maya décroît et l'anglais s'infiltre. Les Mayas du Belize appartiennent à trois familles linguistiques. Ceux du Nord parlent yucateco et espagnol. A l'ouest, les Mayas nopans vivent dans le Cayo près de la ville-frontière de Benque Viejo del Carmen. Les Kekchis occupent la région de Punta Gorda, à la pointe sud du pays. Les Garífunas du Belize ont conservé leur langue. Le garífuna provient en grande partie de l’arawak auquel il se mêle des mots d'origine yorouba, swahili et autres langues bantoues, plus de 200 mots français, environ 120 mots espagnols et quelques 50 mots anglais. La plupart d’entre eux parlent le créole comme seconde langue et souvent l’espagnol en plus. Les germanophones mennonites parlent leur allemand mais écrivent en allemand standard. Si le critère est la langue maternelle, la répartition linguistique de la population bélizienne est la suivante : 35% espagnol, 24,3% créole, 5,6% garifuna, 9,3% ketchí, 3,2% nopán, 2,4% suisse allemand, 2,1% yucateco. 49,6% de la population est catholique. Le 27% de protestants se divise en 7,4% de pentecôtistes, 5,3% d'anglicans, 5,2% d'adventistes du septième jour, 4,1% de mennonites, 3,5% de méthodistes, 1,5% de témoins de Jéhovah. Les autres religions représentent 14%, rituels mayas traditionnels, hindouisme, islam, shintoïsme, entre autre. 9,4% des Béliziens se déclarent sans religion. L'espérance de vie est de 70 ans pour les femmes et d'un peu plus de 65 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 2,569%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 3,68 bébés. L'accès économique aux aliments est limité et pose un problème d'insécurité pour un quart de la population. Les régimes et habitudes alimentaires connaît des différences entre classes ethniques et socio-économiques. L'allaitement est plus fréquent en zone rurale qu'en zone urbaine. On observe une introduction tardive d'alimentation de complément et de sevrage avec des implications importantes sur l'état de santé et l'état nutritionnel des enfants, particulièrement dans le département de Toledo. 6% des enfants en dessous de cinq ans souffrent d'insuffisance pondérale. Le département de Toledo affiche les taux les plus élevés de retard de croissance, 39% des enfants sont atteint. Le recensement national sur la taille des écoliers de 1996, fait ressortir que près de 15% des écoliers présentent un retard de croissance. L'anémie et les carences en vitamines A sont importantes au Belize. L'anémie atteint 19% des enfants de 2 à 8 ans et 52% des femmes enceintes. 24% des enfants souffrent de carences en vitamine A. Histoire-2800 : début du préclassique, les Mayas construisent des nas, huttes au toit de chaume que l'on rencontre aujourd'hui encore dans toute la région. Le niveau de vie augmente. -2500 : début de l'occupation de Cuello selon la découverte de poterie de fabrication soignée comprenant des jarres, des bols et des assiettes. Elle est décorée de motifs gravés simples. C'est les plus anciennes poteries trouvées dans toute la région maya. -1500 : début de l'occupation de Lamanai, crocodile submergé, près d'Indian Church au Belize. -800 : début du préclassique moyen. Le Belize abrite de riches villages. Le commerce se développe entre la côte et les hautes terres. Premières constructions des 700 édifices de Lamanai. -600 : fondation d'Altun Ha, eau de pierre. -300 : début du préclassique récent, période d'enrichissement progressif et de construction de grands temples comme celui de Lamanai qui compte 50'000 habitants. Fondation de Caracol. -200 : Altun Ha fait activement commerce avec des villes du Mexique central et du monde maya. 150 : abandon d'Altun Ha, pour des raisons obscures. 300 : début du classique ancien pendant lequel seront érigés les grands centres cérémonials. 550 : site d'Altun Ha réoccupé. 562 : Caracol défait Tikal est gagne son hégémonie sur le Belize et le Nord du Guatemala. Cette domination s'étendra sur un siècle. 150'000 Mayas peuplent Caracol. Le Caana, palais céleste, est la plus haute pyramide au Belize avec 42 mètres. 600 : début du classique récent, l'apogée de la culture maya de Tikal. 800 : le foyer de la civilisation maya commence à se déplacer vers le Nord du Yucatán. Altun Ha est définitivement abandonnée. 900-1200 : postclassique ancien, effondrement, encore mal expliqué, de la civilisation maya classique. 1200-1530 : les Mayas Itza se dirigent vers le Belize avant d'aller fonder une nouvelle capitale, Mayapan au nord du Yucatán. 1519 : première confrontation des Mayas avec l'empire aztèque. 1521 : les Espagnols conquièrent la capitale maya, Tenochtitlan, et contrôlent la plupart des anciens territoires mayas. Le Belize comptait 750'000 habitants avant l'arrivée des Espagnoles 1550 : presque tout le Yucatán est soumis à la couronne d'Espagne. Les Mayas sont soumis à la tyrannie des conquistadores, que dénoncera Bartolomé de Las Casas lors de la Controverse de Valladolid. L'Espagne ne s'y intéresse guère au Belize, déçue par l'absence de minerai. Des pirates anglais et écossais l'utilisent comme base de raids sur les richesses espagnoles prises aux colonisés. 1650 : Bartholomew Sharpe, pirate anglais, s'installe au Belize. 1660 : les premiers bûcherons britanniques font connaître le bois de campêche, colorant naturel du violet au noir, à l'Angleterre. Premières exploitations forestières. Les flibustiers, anglais et français, continuent de piller les nombreux navires échoués sur les non moins nombreux récifs du Belize. 1720 : arrivée des premiers esclaves africains pour l'exploitation des riches ressources forestières du pays. Les Baymens, surnom des Britanniques, vont se livrer au lucratif commerce de l'acajou. L'Espagne suivie par le Guatemala revendiqueront le Belize sans s'y être jamais implantés. 1763 : le traité de Paris permet aux Britanniques de poursuivre leurs exploitations forestières dans les territoires adjacents à la baie de l'Honduras, aucune frontière précise n'est réellement fixée. 1779 : les Espagnols prennent le territoire, et capturent de nombreux Baymens et leurs esclaves. 1783 : l'Espagne agrandit les territoires autorisés à la coupe du bois, les Anglais s'engagent à quitter la côte des Miskitos, Nicaragua. 1784 : retour des Baymens et de leurs esclaves. 1786 : le droit de couple s'étend à l'acajou et descend jusqu'à la rivière Sibun, en échange de la protection anglaise des galions, contenant les fruits de leurs pillages, de la piraterie. 1797 : les Garifunas, descendants d'Indiens Caribes et d'esclaves enfuis, sont victimes du nettoyage ethnique britannique et de la déportation de Saint-Vincent vers Roatan. 1798 : bataille de St George's Cay au large du Belize. Les Baymens et leurs esclaves infligent une sévère défaite aux Espagnols. Pour protéger leur territoire, enclavé dans la zone d'influence de l'Espagne, ils devront souvent faire appel à la Couronne britannique. XIXe siècle : exportations de bois de coupe et d'acajou, puis ventes d'armes et de matériel aux rebelles mayas du Yucatán dopent l'économie du Belize. Le pays accueillera un flot de réfugiés blancs et mestizos, puis mayas. 1802 : débarquement des premiers Garifunas libres de l'île de Roatan où 5'000 avaient été déportés. 1821 : indépendance des pays frontaliers du Belize. 1834 : après plusieurs révoltes, les Britanniques affranchissent les esclaves du Belize. 1844 - 1917 : les Britanniques feront venir 41'600 travailleurs indiens de l'Inde. La plupart sont retournée dans leur pays dès leur contrat expiré. 1862 : la Grande-Bretagne incorpore le Belize à son empire, le Belize devient colonie, le Honduras britannique. De nombreux ressortissants du Commonwealth britannique, mennonites, Syro-Libanais, Chinois et anciens esclaves noirs commencent à arriver dans cette colonie sous peuplée. 1893 : la colonie britannique voit ses frontières reconnues par le Mexique. 1899 : les Britanniques renoncent à Roatan et à leurs colonies sur le continent au profit de l'Honduras et du Nicaragua espagnols. Ils gardent le Honduras britannique. 1931 : un ouragan fait plus de 2000 morts. 1933 : le Guatemala réaffirme ses revendications sur le Honduras britannique. 1954 : droit de vote pour tous les adultes. Accession au pouvoir du Parti Uni du Peuple, PUP, centre-gauche, il sera l'artisan de l'indépendance. 1961 : un raz de marée emporte un bon tiers de Belize City, la capitale politique et économique. Déplacement du gouvernement à Belmopan. 1963 : statut d’autonomie, de l'Honduras britannique, au sein de la Couronne britannique. 1968 : découverte, à Altun Ha, d'une tête de jade de 4,5 kilos : le Dieu Soleil Kinich Ahau. C'est la plus grosse pièce de jade jamais trouvée dans le monde maya. 1970 : Belmopan devient officiellement la capitale du Belize. 1973 : le Honduras britannique change de nom : Belize. 1981 : septembre, indépendance du Belize dans le cadre du Commonwealth. Elle est intervenue suite à un accord entre la Grande Bretagne et le Guatemala, lequel renonçait à ses prétentions sur le pays. Des troupes britanniques resteront en place pour assurer le respect des frontières du pays. 1983 : le Belize s'oppose à l'annexion du Sud de son territoire par le Guatemala. 1984 : le PUP est battu aux élections par le Parti Démocratique Uni, UDP, conservateur. 1987 : Miami, premières négociations entre le Guatemala et le Belize sur les revendications territoriales guatémaltèques. 1989 : retour au pouvoir du PUP. 1992 : le Guatemala met un terme, momentané, à ses visées expansionnistes. Reconnaissance de l'indépendance et de l'intégrité du territoire bélizien. 1994 : saisie de des Nations unies, par le Guatemala, au sujet d'un contentieux territorial qui l'oppose au Belize. Il déclare ne pas avoir reconnu l'indépendance du Belize et réclame un accès à la mer des Caraïbes. Début du retrait des troupes britanniques du Belize. 1998 : Saïd Moussa et le PUP remportent une victoire écrasante aux élections. Ils s’engagent à combattre le narcotrafic, le chômage, à construire des logements et à supprimer la TVA. 2000 : l'ouragan Keith laisse 3'000 personnes sans abri et provoque pour 260 millions de Dollars américains de dégâts dans les îles, notamment sur Ambergris Caye. 2002 : Cuba et le Belize signent un accord pour la promotion commune de leurs tourismes. 2005 : 20 janvier, violents mouvements populaires suite à la mise en place de nouvelles taxes. PolitiqueLe chef de l'Etat de cette monarchie parlementaire est le souverain britannique représenté par un gouverneur général. Suite aux élections législatives, le chef du parti majoritaire ou le chef de la coalition est habituellement nommé Premier Ministre par le Gouverneur général. Le Premier Ministre recommande les ministres qui sont nommés par le Gouverneur. Le Cabinet des ministres, dirigé par le Premier ministre, détient la majeure partie du pouvoir exécutif. L'Assemblée nationale du Belize est bicamérale. Le Sénat et formé de 12 membres désignés par le Gouverneur général. 6 conformément à l'avis du premier ministre, trois conformément à l'avis du chef de l'opposition. Un sénateur est nommé sur proposition et conformément à l'avis du Conseil des églises du Belize et de l'association évangélique des églises, un de la chambre de commerce et de l'industrie du Belize et du bureau des meilleures affaires de Belize et le dernier selon l'avis du congrès national des syndicats et du comité de coordination civil des sociétés. Les sénateurs sont nommés pour un mandat de cinq ans. La Chambre des représentants comprend 29 sièges. Les membres sont élus au suffrage direct pour cinq ans. Le Belize est divisé en 6 districts : Belize, Cayo, Corozal, Orange Walk, Stann Creek et Toledo. C’est en anglais se sont rédigées et promulguées les lois du Belize. Les débats parlementaires se déroulent en principe en anglais. Ils peuvent être entendus en créole et en espagnol. L’anglais est la langue des documents officiels, des documents administratifs et des publications de toutes sortes. La Cour suprême est la plus haute instance juridique, basé sur les lois anglaises, du Belize. Le premier juge est nommé par le Gouverneur général conformément à l'avis du Premier Ministre. Le juge entend les parties en cause aussi bien en anglais qu’en espagnol ou en créole. Tous les juges parlent généralement les trois langues véhiculaires du pays. La sentence est impérativement rendue en anglais, la langue officielle. Une plus grande décentralisation est encore en cours. Une commission multipartite, ouverte à la société civile, est au travail en vue d’une réforme politique. Le gouvernement a reconnu le droit des Mayas sur leurs terres traditionnelles, sur lesquelles des concessions d’exploitation de pétrole ont été attribuées. L’opposition demeure accaparée par sa réorganisation. Le Belize, actif au sein de la Caricom, aspire à devenir une passerelle entre la Caraïbe anglophone et ses voisins hispanophones. Il a adhéré au Système d’intégration centraméricaine (SICA) en 2001. Le principal problème extérieur du Belize reste le Guatemala, qui revendique la moitié de son territoire. Les relations avec les Etats-Unis sont souvent conflictuelles. Le Belize apparaît sur la liste, établie par le département d'Etat des Etats-Unis, des principaux pays impliqués dans le narco-trafic. Les producteurs colombiens passent par le Belize pour exporter leur marchandise illicite vers les Etats-Unis et le Mexique. EconomieBien que l'agriculture n'utilise qu'une faible partie de la terre arable, elle est l'une des principales activités économiques du pays. De grandes firmes internationales y ont puisé pendant des années leurs matières premières comme Hershey pour le cacao ou Coca-Cola pour les agrumes. Le Belize exporte du sucre, de la mélasse, des agrumes, du jus d'orange concentré, des bananes, du bois, du poisson et des langoustes. La culture de riz, de fèves et de maïs est pratiquée à des fins de subsistance. Elle emploie 27% de la main d'oeuvre disponible pour fournir 17,7% du PIB. La mer est une importante ressource du Belize, la pêche est gérée et contrôlée de façon à préserver les ressources à long terme. L'exploitation forestière autrefois importante a fortement chuté. Le Belize est un petit producteur de cannabis pour le commerce international aux yeux des Etats-Unis. L'industrie est peu présente au Belize. Elle génère 15% du PIB seulement et ne fourni que 18% des emplois. Le développement de l'industrie est encouragé par des réductions d'impôts. Elles se créent surtout dans les domaines des chantiers navals, du béton, de la production de farines animales, de l'embouteillage, des cigarettes. Les industries du textile et l'agroalimentaire, sont épaulées par l'industrie dérivée du tourisme et de la construction. Un programme de construction de 10'000 logements est en cours et a insufflé une vigueur bienvenue à ce secteur. Les services sont eux la source de 67.3% du PIB avec 55% de la main d'oeuvre. Le tourisme et ses satellites apportent maintenant plus de devises que tous les autres secteurs combinés. Il est en constant développement et ses recettes ont doublé en dix ans. Le Belize a dû réamorcer l'économie du pays. Le développement de l'agriculture ainsi que d'une industrie adaptée, le respect de la forêt restante par une législation claire, ont donné naissance à un tourisme vert. L’inflation est très faible depuis 1997, elle a été de 2,9% pour 2004. Le Dollar bélizien (BZD) est indexé sur le Dollar américain : 2 BZD = 1 USD. L'année fiscale clôture au 31 mars. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 33'300 et 60'400 cellulaires. 30'000 internautes sont desservis par 2'613 fournisseurs d'accès (.bz). 1 radio AM, 12 FM estimées et 2 chaînes TV animent les ondes du Belize. 2'872 Km de routes (488 goudronnées) constitue le réseau routier. 5 aéroports goudronnés (1 piste de plus de 3'000 m) et 38 aéroports non goudronnés (1 piste de plus de 3'000 m), 1 seul port maritime (Belize City), 825 Km de voies fluviales accessibles aux petits bateaux uniquement, complètent l'infrastructure des transports. Le train est inconnu au Belize. Actuellement 33% des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage frôle, officiellement, 13%. L'économie du Belize s'appuie essentiellement sur la petite entreprise privée. Après le tourisme et la mer, les principaux apports de devises viennent des citrons, du sucre de canne, des bananes, et des vêtements. Les politiques monétaires et fiscales, lancées en septembre 1998, ont amené une croissance de 6% de moyenne annuelle entre 1999 et 2004. La législation fiscale a été réformée ; suppression de la taxe à la valeur ajoutée de 15%, remplacée par une taxe de 8% sur les ventes. Les soucis principaux sont le déficit commercial et la dette extérieure considérable. Les rentrées financières attendues par la privatisation du port et à la libéralisation des télécommunications ne suffiront pas à combler le déficit public. L'objectif principal à court terme demeure la réduction de pauvreté avec l'aide internationale. CultureIndéniablement la culture maya des villes souveraines imprègne l'ambiance profonde de tout le Yucatán. L'histoire de ce peuple est un patchwork d'épopées, toujours aux frontières de la légende, qui baignent dans les brumes mystérieuses de la forêt tropicale humide. Son architecture qui a connu une incroyable variété de styles fascine. Les Mayas ont réalisé d'immenses complexes religieux sans jamais utiliser de vraies voûtes ni recourir à la roue ou aux outils métalliques, qu'ils ignoraient. L'architecture maya était toujours étroitement liée à la position des astres. Les fenêtres et les portes servaient d'observatoires célestes d'une extraordinaire précision. Tous les rituels mayas étaient aussi codifiés qu'incontournables pour des raisons très pratiques. Les affrontements entre les villes, du jeu au champ de bataille, ne pouvaient laisser aucune place à la pitié, le déshonneur ultime. Une autre architecture, pour des raisons très différentes, dégage une ambiance propre au milieu de la jungle tropicale. L'architecture importée par les Conquistadores, les Franciscains et les Dominicains, s'est adaptée aux conditions locales. Les églises sont simples et parfois semblables à des forteresses. Une poignée d'hommes décidés a soumis un peuple fier mais divisé. Quelque part c'est au Belize, dans ce petit oublié et sauvage, que l'on approche le plus ce sentiment. Ne manquez pas l'occasion d'écouter les musiciens des rues jouant des marimbas, grands xylophones en bois, ou de la guitare. La musique est au Belize une symbiose de cultures musicales aux origines pour le moins variées. Pays jeune, petit et pauvre, le Belize n'a jamais développé un véritable art culinaire. Il a emprunté aux cuisines anglaise, lourd handicap au départ, caraïbe, mexicaine et nord-américaine. Les plats traditionnels sont rarement au menu des restaurants. On trouve pourtant une nourriture de qualité dans le pays. La base alimentaire est articulée autour des haricots rouges et du riz, le rice and bean, riz bouilli servi avec des fèves, reste le mets traditionnel. Il s'accompagne couramment de poulet, boeuf, porc ou poisson et légumes, épices, lait de coco et de rondelles de banane plantain frites. On peut avoir l'occasion de déguster des plats plus exotiques ; gibier, paca ou tatou. N'hésitez pas. Belikin a un monopole de fait du marché de la bière avec la Belikin Export. Les alcools forts préférés au Belize sont issus de la canne à sucre : rhum et aguardiente. Quelques fêtes sont propres au Belize : Le 9 mars, le Baron Bliss Day, célèbre l'arrivée de cet Anglais qui accosta, dans les années vingt, au Belize auquel il légua toute sa fortune. Une importante régate est organisée à Belize City. Le 24 mai, le Commonwealth Day. Les 10 et 21 septembre, la fête nationale du Belize, le 10, célèbre la bataille de la caye Saint George en 1798, où les Britanniques ont défait les Hispanique. La fête se poursuit jusqu'au 21, jour de l'Indépendance. Notons le caractère particulier de ces festivités en pleine Amérique latine et dans un pays où les hispanophones sont 50% plus nombreux que les anglophones. Le 19 novembre, le Garifuna Settlement Day, commémore l'arrivée au Belize des Garifunas. Les Britanniques ont introduit les médias au Belize. Les premiers journaux furent anglophones. Aujourd’hui, la plupart des journaux sont en anglais : Amandala, Ambergris Caye, Belize Observer, Belize Mail, The Belize Reporter, The Belize Times, The Guardian, The San Pedro Sun, Washington Post Belize. Des périodiques sont en en espagnol. La tradition dans l’utilisation exclusive de l’anglais pour la radio vient des soldats britanniques qui avaient apporté leurs propres stations de radio. La situation a beaucoup changé, ces dernières années. A défaut de contrôler les ondes hertziennes et protéger l’anglais, il est apparu plus pratique d’ouvrir les ondes aux autres langues, plutôt que de se laisser envahir par les radios étrangères. C’est une façon d’assurer l’identité du pays. Radio Belize est la plus grande station radiophonique et elle est étatique. Elle diffuse principalement en anglais, selon le modèle de la BBC britannique. Plusieurs émissions sont, néanmoins, diffusées en espagnol et en créole quotidiennement. On peu souligner des émissions d’une demi-heure également diffusées en kekchi, en mopan et en garinafu. Si la station privée de religion chrétienne My Refuge diffuse ses émissions surtout en anglais, la station Estereo Amor ne diffuse presque qu’en espagnol. Le Canal 5, Channel 5, appartient aussi à l’Etat et diffuse surtout en anglais. Quelques émissions sont en créole ou en espagnol. Les Béliziens sont très fiers de ce multilinguisme. L'anglais est la langue d'enseignement, dans un système très britannique sans que la loi ne précise en quelle langue doit se dispenser l’enseignement. Les enfants reçoivent leur instruction en anglais dès la première année du primaire. L’objectif est parler correctement et écrire correctement cette langue. Le taux d'alphabétisation du Belize est l'un des plus élevés d'Amérique latine. Pourtant, seule une minorité, 46%, ayant terminé le secondaire sauront maîtriser la grammaire anglaise, la prononciation et les expressions idiomatiques. L’anglais n’est que très marginalement la langue maternelle des Béliziens et, en dehors du cadre scolaire, les élèves ne trouvent personne avec qui parler cette langue. Aussitôt dans la rue ils utilisent le créole ou l’espagnol. L'espagnol est devenu obligatoire dès le second cycle du primaire. La conversation en espagnol est considérée comme un élément essentiel en raison de la position géographique du Belize. C’est une langue que les élèves apprennent plus facilement que l’anglais. Certaines communautés amérindiennes et quelques groupes de Garifunas tentent d’intégrer leur langue dans l’enseignement primaire, notamment dans le but d’alphabétiser les enfants dans leur langue maternelle. Ces tentatives sont restées au stade de l’expérimentation. De leur côté, les mennonites ont fait introduire l’allemand comme matière d’enseignement en plus de l’anglais. C'est l'allemand qui leur sert de langue véhiculaire et langue d'enseignement, alors qu’ils parlent entre eux un plattdeutsch. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est de 94.1%. PratiqueAucune vaccination n'est exigée à l'entrée au Belize. Risque de paludisme en dehors des centres urbains. Dès le crépuscule, toute l'année, les moustiques se ruent à l'attaque, particulièrement sur les côtes. Ils n'ont que la permission de minuit. Dans les zones rurales soyez prudents avec les serpents. Les morsures sont rares mais certaines sont potentiellement très dangereuses. A Belize City, l'eau du robinet est potable mais soyez fou, restez prudents. Les ouragans sont fréquents et dévastateurs, juin à novembre. Risque de raz de marée côtier particulièrement dans le sud. Les conditions de sécurité sont aléatoires dans la capitale économique, Belize City. Il est préférable de prendre un taxi plutôt que de se promener à pied et hors des axes principaux de la ville. N'affichez pas votre richesse de manière ostentatoire. Circulez la nuit à plusieurs et de ne vous attardez pas dans les rues et les bars mal famés. La consommation d'alcool n'autorisée que dans les bars. La consommation de stupéfiants, marijuana incluse, est interdite et lourdement sanctionnée par des peines de prison. La prostitution est illégale. Le bus est économique et pratique. Une seule compagnie de bus sillonne toutes les grandes routes du Belize. La majorité des bus béliziens sont d'anciens cars scolaires nord-américains. Il existe un réseau de circulation, par bateaux à moteur, entre Belize City et Caye Caulker, Ambergis Caye. La location de voitures, pour toute personne âgée de plus de 25 ans et sous réserve d'être spécialement assuré, est un moyen efficace pour visiter le pays. Il n'y a que deux bonnes routes, la Western Highway et la Northern Highway, il est donc conseillé de voyager en 4x4. La signalisation routière est rare, excellente occasion de prendre contact avec les habitants de la région que vous traversez. L'essence se trouve assez facilement, mais prévoyez de faire le plein si vous prenez la route en dehors des grands axes. L'aéroport international, Philip SW Goldson International Airport (BZE), est à quelques kilomètres au nord de Belize City. Plusieurs aéroports à pistes courtes permettent les liaisons intérieures. A Belize City il s'agit du Municipal Airstrip (TZA), sur la côte à 2,5 km du centre-ville. Il existe de très nombreuses compagnies aériennes desservant toutes les petites villes du pays. Le Belize se parcourt surtout en petits avions. C'est le moyen de transport le plus rapide et le plus fiable. Tropic Airways et Maya Airways sont les deux compagnies principales et leurs flottes semblent bien entretenues. Prévoyez de petites coupures pour vos menues dépenses, changer un gros billet relève de l'exploit. Ne quittez pas le pays avec des Dollars Belize, personne n'en veut. L' USD, les cartes de crédit et les chèques de voyage sont acceptés par la majorité des hôtels, restaurants et tour-opérateurs. Aucun pourboire n'est attendu, sauf dans les établissements de luxe. Pour l'achat d'objets artisanaux et autres souvenirs, le marchandage est de règle, le prix indiqué excède largement le prix attendu. Le touriste sur entraîné dans le Souk d'Alger et le Bazard de Constantinople peu nourrir de légitimes espoirs. Un adaptateur au 110 volts à fiches plates est indispensable dans le cas où vous désireriez employer un appareil électrique personnel. Le tourisme, vert surtout, se développe rapidement mais le Belize reste très largement une destination hors des sentiers battus. Les pays qui ne sont pas des Etats policiers, voir dictatoriaux, aux risques sécuritaires limités à la petite délinquance de pauvreté sont rares, très rares. Dans le Petén, la forêt recèle de nombreux sites mayas, difficilement accessibles. Les incontournables Xunantunich, Lamanai ou Altun Ha, par exemple, ne sont pas à négliger pour autant. La barrière de corail bélizienne est la deuxième en ordre de grandeur après celle d'Australie. Cette destination est un site exceptionnel pour la plongée et le snorkelling. Le touriste désireux de passer quelques jours à se baigner, plonger, pêcher ou ne rien faire dans un cadre exceptionnel sera entouré d'une eau turquoise à 25°C. La réserve de Crooked Tree à 53 Km au nord-ouest de Belize City est un réseau de lagons intérieurs, de marécages et de cours d'eau. D'octobre à mai, elle sert de refuge à des milliers d'oiseaux. Le parc de Guanacaste, 20 ha de forêt tropicale à 3 km au nord de Belmopán, permet de découvrir de nombreux oiseaux exotiques et très belles espèces d'arbres. Le royaume du singe noir hurleur est Community Baboon Sanctuary. Une réserve étalée autour du village de Bermudian Landing. Tout au nord du pays, à 1 h de voiture de Orange Walk, la réserve naturelle de Shipstern. Dans la zone côtière des mangroves, 200 espèces de papillons sont à admirer. Mountain Pine Ridge est une réserve naturelle de 780 km de long au coeur des monts Mayas, forêts, grotte du río Frío, chutes de Hidden Valley. La réserve de Cockscomb, sud du Belize, près de Dangriga est un parc ouvert de 8 h à 17 h avec la possibilité de dormir sur place. C'est l'unique réserve au monde de jaguars. Ne ratez pas San Pedro Columbia, un village maya au pied des montagnes mayas, à deux kilomètres des ruines de Lubantum, Les Indiens Kekchi, cousins des Mayas, y ont conservé leur langue et leurs coutumes. L'extraordinaire fête qui s'y déroule le 5 août vaut le voyage. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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