![]() |
BENINVoyage, séjour, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|Climat Bénin | Béninois | Histoire béninoise | Situation politique | Situation économique | Culture béninoise | Bénin pratique | Bénin| | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Voyage au BéninLe 30 novembre 1975, le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin, République du Bénin, du nom d'un royaume qui s’était autrefois épanoui au Nigeria voisin. GéographieLa côte du Bénin est constituée d'une série de cordons littoraux battus par d'importantes déferlantes. La région côtière sur le golf de Guinée, 0 m, est une mince bande sablonneuse, quelques centaines de mètres de largeur, couverte de cocotiers. Elle est immédiatement suivie par une plaine côtière basse, de 2 à 5 Km de large, parsemée de marécages, lacs et lagunes. Elles se rejoignent souvent entre elles et sont reliées à la mer que par un mince chenal souvent ensablé comme à la hauteur de Cotonou. Les bancs de sable créent un accès difficile à une côte sans port naturel. Entre les lagunes et les premiers reliefs s’étend la Terre Barre, de barro, argile en portugais, composé de fer argileux et de bains marécageux. La dépression marécageuse d’argile noire de Lama, inondée durant la saison des pluies, est difficile à mettre en valeur. Le reste de la région, très cultivée, correspondant à l’ancien royaume du Dahomey. Le centre du Bénin est en grande partie recouvert d'une forêt sèche, quelques forêts plus anciennes subsistant. Une savane herbeuse, 200 à 400 m d'altitude, s'étend du Nord d'Abomey jusqu'aux sommets de l'Atakora. C'est Un plateau de silice argileux, aux sols pauvres et latéritiques, parsemé de quelques sous-bois. La savane arborée et les forêts-galeries dominent dans le Nord, au climat plus sec. La frontière septentrionale est constituée d’un plateau, de 480 m d’altitude moyenne, au sol rocailleux et stérile. Au Nord-ouest, les régions montagneuses de l'Atakora culminent à 658 m au mont Sagboroa. Ce massif, orienté au Nord-est constitue le réservoir d'eau du Bénin et du Niger. Au Nord-est, les plaines silico-argileuses du Niger sont très fertiles. Le Bassin du Niger comprend les fleuves affluents du Niger, le Mékrou, 410 Km, l'Alibori, 338 Km et le Sota, 250 Km. Le Bassin Côtier est constitué du fleuve Ouémé, 510 Km, et ses affluents. Il se jette dans le lac Nokoué, 138 Km², lagune de Cotonou. Le Kouffo, 190 Km, alimente le lac Ahémé, 78 Km², avant de se jeter dans le système lagunaire. Le Mono, 350 Km, marque partiellement la frontière avec le Togo en irriguant le Sud-ouest du pays. La capitale administrative du Bénin est Porto-Novo (6°29' N, 2°37' E). Une forêt tropicale humide, très dense, recouvrait autrefois le pays jusqu’aux lagunes. La région méridionale a été largement déboisée et mise en culture, sauf aux abords des fleuves, forêts-galeries. Aujourd’hui de grandes plantations de palmiers à huile là constituent. Les cocotiers entre mer et lagunes ont été plantés. Buffles, antilopes, panthères, singes, crocodiles et canards sauvages font partie de la faune du Bénin. L'approvisionnement en eau potable est un problème sérieux au Bénin. Il menace population et faune. Le déboisement excessif et la désertification sont deux autres centres des préoccupations écologiques du Bénin. Le Bénin est frontalier du Nigeria, 773 Km, du Togo, 644 Km, du Burkina Faso, 306 Km, et du Niger, 266 Km, soit 1'989 Km de frontières terrestres pour 121 Km de littoral. ClimatLa meilleure période pour faire un voyage au Bénin est la saison sèche, de novembre à mars. Sur la côte, à Cotonou, le ciel souvent nuageux le matin est dégagé l'après-midi. L'humidité, un peu moins importante que le reste de l'année, rend la chaleur moins étouffante. On peu se baigner toute l'année sur les très belles plages. Il faut faire attention à la barre, dangereuse par endroit. La température de la mer oscille entre 26°C, en août, et 29°C, avril, mai. Sur les plateaux situés plus au nord, Tchaourou ou Kandi par exemple, la chaleur impose une vie au ralenti en milieu de journée. Le thermomètre atteint souvent 40°C. L'air est sec et les nuits relativement fraîches. L'harmattan, brûlant, poussiéreux et chargé de sable, souffle du désert pendant toute la saison sèche. Les brumes sèches sont fréquentes, le matin, dans le Nord. Les parcs nationaux du Pendjari et du W, créé en collaboration avec les Niger et le Burkina Faso, situés à l'extrême nord du pays, sont accessibles de décembre à mai. Le meilleur moment pour les visiter est en fin de cette période. D'avril à octobre, c'est la saison des pluies. Elle est interrompue sur la côte par un intermède sec en août et septembre. Le ciel reste très nuageux et l'humidité, importante, pénible à supporter. Dans la moitié Nord du Bénin, la saison des pluies est ininterrompue mais moins abondante. Sur les hauteurs de l'Atakora, Nord-ouest, septembre et octobre sont particulièrement pluvieux. Dans le Nord la pluie tombe plutôt en fin d'après-midi et la nuit, dans le Sud, la nuit et le matin.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BéninoisLe Bénin compte pas moins de 42 ethnies différentes qui constituent l'origine africaine de 99% de la population béninoise. La plus grande étant les Fons, Sud et Centre du pays, qui représentent près de la moitié la population béninoise. Les Adjas, très apparentés aux Fons, constituent le 2ème groupe du pays et occupent majoritairement le Sud-ouest. Les Yorubas, 10% de la population totale, sont principalement localisés dans le Centre et le Sud-est. Les Baribas et les Sombas sont les plus nombreux au Nord du pays. Sur la côte les Minas et Plas forment 2 petits groupes auxquels on ajoutera les Brésiliens. Anciens esclaves, aux patronymes portugais, revenus du Brésil à la fin du XIXe siècle. On citera : Aïzos, Holis et Toffins au Sud, Ouatchis, Guins, Houédas et Houlas dans Sud-ouest, Gouns dans le Sud-est, Mahis dans le Centre. Bétamaribés, Waabas et Yowas sont clairement regroupé au Nord-ouest du Bénin et les Batombus, Dendis et Fulbés plus disséminés dans le Nord avec une prédilection pour le Nord-est. Les Européens ne représentent que 5'500 habitants du pays. La plupart de ces ethnies ont leur propre langue même si la Constitution du 11 décembre 1990 proclame le français langue officielle. On compte près de cinquante langues dans le pays. Seules une vingtaine de langues sont parlées par plus de 60'000 locuteurs. Le fon est parlé par le quart des béninois. Yoruba, bariba, adja, goun se situent dans la fourchette 5-10%. De l'ayizo, près de 4%, on descend très vite vers le lama qui ne concerne plus qu'1% des béninois en descendant par le nago, ouémé, gen, ditamari, 2%, ouatchi, cabé, boko, pila, mahi, tofin et mokolé. Toutes les langues béninoises, sauf le haoussa chamito-sémitique, font partie de la famille nigéro-congolaise. La majorité des Béninois utilisent le français, le fon, le yorouba ou le bariba comme langue véhiculaire. Le prestige du français dans les domaines de la radio, de la télévision et du travail, rend son acquisition pratiquement indispensable, surtout en milieu urbain. Même analphabètes, les Béninois se donnent du mal à comprendre et articuler le français. On peut distinguer trois catégories de français. Le français standard est un français qui respecte scrupuleusement les règles de la langue. Dans la rue et au marché, c'est un français populaire, limite argotique, qui est utilisé, le français d'Afrique qui est surtout utilisé à Cotonou. Il est caractérisée par les erreurs dans l'attribution des genres, le problème du choix entre les verbes avoir et être dans la conjugaison aux temps composés, les énoncés nominaux et les interférences linguistiques. La troisième variété de français est le français snobé de Cotonou. Un français mal compris, destiné à épater, dans lequel on trouve des fautes systématiques et imprévisibles dans un style hyper correctif. L'emploi du subjonctif et l'utilisation délibérée de mots rares peuvent le rendre fort amusant. 50% des béninois ont conservé leurs croyances indigènes, 30% sont chrétiens et 20% musulmans. Ils pratiquent, en majorité, un vaudou marqué de fortes tendances syncrétiques avec le christianisme. Le vaudou est devenu la religion d’Etat en 1996. Les chrétiens, catholiques et protestants, vivent surtout dans le Sud. Les musulmans se trouvent dans le Nord du Bénin. L'animisme reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes. Le Bénin est le berceau du vaudou, culte voué à un ensemble de divinités présentes partout et en tout. Il puise ses rites moins dans la recherche spirituelle que dans la saisie des forces vitales qui se promènent dans l'univers et qui peuvent assurer la sécurité et l'amélioration de la vie des individus ou du groupe. La notion de péché n'existe pas, le concept étant plutôt tourné vers la transgression d'interdits. L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif, les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux. Les communautés des Yorubas Nagos, Fons et Mahis pratiquent rites et danses après les moissons, lors des sécheresses et des épidémies. Le rituel fait appel à des masques sculptés et est chanté en yoruba. Il rappelle l'histoire et les mythes du peuple Yoruba Nago. Des masques satiriques se moquent de certains comportements et attitudes. C'est la seule société masquée où les femmes peuvent jouer ce rôle. L'origine mythique du Gèlèdé est censée refléter le passage d'une société matriarcale à une société patriarcale. Le but est de calmer la colère des mères mythiques et les esprits des ancêtres. La tontine, pratique symbolisant l'esprit d'entraide des Africains, est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Les paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs, celui dont c'était le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, surtout très pratiquée dans les pays d'émigration, les membres d'une tontine mettent en commun une certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité. Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Toutes les relations sont basées sur la confiance ; on appartient à la même famille, au même village ou quartier. Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée, c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler. La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social, comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle d'assurance sociale ; aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident. Il est fréquent de voir la famille des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les repas ne sont pas pris en charge. L'espérance de vie est juste en dessous de 51 ans pour les femmes et d'un peu plus de 50 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 8,5%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 5,86 bébés. Ces chiffres illustrent parfaitement la mortalité excessive due au Sida, près de 10% de la population est infectée. Au Bénin, on trouve une formation sanitaire pour 5'133 habitants et un médecin pour 6'590 habitants. La situation est bien plus difficile en milieu rural qu'en milieu urbain. La couverture vaccinale est faible. 59% seulement des enfants de moins de 2 ans ont reçu les vaccins recommandés par l'OMS destinés à lutter contre les maladies endémiques les plus meurtrières. La situation nutritionnelle des enfants d'âge préscolaire est préoccupante. 27% de ses enfants sont en retard de croissance et 8% des enfants de moins de 3 ans montrent une prévalence de la maigreur. La malnutrition chronique, taille, touche autant les garçons que les filles, malnutrition aiguë, maigreur, touche plus les garçons. Les départements les plus touchés sont le Borgou, l'Atacora et le Zou. On note, pourtant, une émergence du surpoids et de l'obésité chez certains enfants est adultes, un reflet des influences extérieures. Les carences en micronutriments, fer, iode et vitamine A principalement, constituent le problème de Santé Publique majeur du Bénin. En ce qui concerne la carence en fer, 82% des enfants âgés de 6-59 mois sont anémiés et 64% des femmes. La carence en iode importante, le goitre, très localisée, peut atteindre 69% des femmes dans le Mono. Dans le Nord et dans le Sud, 83% et 64% des enfants de 1 à 3 ans, sont touchés par la carence en vitamine A. HistoireXIVe siècle : les premiers royaumes sont mis en place dans la partie sud de la région. Fin du XVe siècle : arrivées au Bénin des premiers Portugais et Hollandais. XVIe siècle : les Adja quittent la ville de Tado, rives du Mono au Togo, pour s’établir à Savé et à Allada. Fondation du royaume d'Allada. Début du XVIIe siècle : installations de comptoirs commerciaux contrôlés par les Anglais, les Danois, les Portugais et les Français sur la côte, la Côte des Esclaves. 1625 : scission parmi les héritiers d’Allada fondation des royaumes d’Adjatché et d'Abomey. 1645 : fondation du royaume du Dan Homé, Dahomey, par Houegbadja à partir d’Abomey, qui en devient la capitale. Le Dahomey devient la puissance dominante de la région par la traite des Noirs. Le royaume du Dahomey joue l’intermédiaire avec les comptoirs européens de la côte. 1650 : construction d'un fort à Ouidah par les Anglais. 1664 : première installation de capucins bretons à Juda, Ouidah. 1704 : la France est autorisée à construire un port à Ouidah. 1752 : les Portugais s’installent à Hogbonou. 1782 : Hogbonou, la capitale du royaume d’Adjatché, est rebaptisée Porto-Novo par les Portugais installés dans le comptoir négrier de Ouidha. 1807 : abolition du commerce négrier qui sera péniblement remplacé. Les rancoeurs resteront tenace dans la région. Le roi Guézo du Dahomey développera, dans la première moitié du siècle, la culture du palmier à huile pour répondre à la demande européenne. Il introduira de nouvelles cultures d’origine américaine : maïs, tomate, arachide, tabac. 1851 : la France signe un traité commercial et d’amitié avec le chef de Porto-Novo, vassal du roi Glélé du Dahomey. 1863 : établissement du premier protectorat français avec le Roi de Porto-Novo à la recherche d’aide face au roi d’Abomey et aux Anglais. Glélé d’Abomey autorise les Français à s’établir à Cotonou. 1868 et 1878 : la région de Cotonou, entre Ouidah et Porto-Novo, est cédée à la France par 2 traités. 1882 : accord de protectorat, la France envoie un "Résident français" assister le roi de Porto-Novo. 1892 : défaite de Béhanzin, successeur de Glélé, qui tentai de reconquérir la région française. 1894 : janvier, capture de Béhanzin déporté en Martinique. 22 juin, les établissements français sont regroupés sous le nom d'Etablissement de la Colonie du Dahomey et ses dépendances. Dans le Nord, le royaume bariba de Nikki, qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle, avant l’expansionnisme du royaume nigérian d’Ilorin, opposera une vive résistance à la colonisation française. 1864 : 23 juillet, convention franco-allemande sur la frontière entre le Dahomey et le Togo. 1898 : 14 juin, un accord franco-britannique précise les frontières du Dahomey et du Nigeria. 1904 : 18 décembre, le Dahomey est incorporé à l’Afrique Occidentale française, AOF. Entre deux guerres : la scolarisation est importante, notamment dans le Sud, grâce aux missions religieuses. Le pays est l'un des principaux foyers politiques et intellectuels de l’AOF. De nombreux partis politiques sont fondés tandis que se développe une presse d’opposition au système colonial. Seconde Guerre mondiale : le Dahomey rallie la France libre. 1958 : 4 décembre, la République du Dahomey est autonome au sein de la Communauté française. 1960 : 1 août, le Dahomey devient un état indépendant sous la présidence d'Hubert Maga. Entrée aux Nations unies. 25 novembre, adoption de la Constitution. 11 décembre, élections législatives. Victoire du Parti dahoméen de l’Unité, PDU, réunion du Parti des nationalistes du Dahomey, PND, de Sourou Migan Apithy, et du Rassemblement démocratique dahoméen, RDD, d'Hubert Maga. Les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud, se disputent le pouvoir, les 12 années à venir seront difficiles. 1963 : octobre, grèves et manifestation, le 28, l’armée renverse Hubert Maga sous les ordres du colonel Christophe Soglo. Décembre, Sourou Migan Apithy devient président de la République, Justin Ahomadebgé Premier ministre et vice-président. 1964 : 5 janvier, adoption par référendum de la nouvelle Constitution. 1965 : 29 novembre, démission de Sourou Migan Apithy. Formation du gouvernement confiée au président de l’Assemblée nationale, Tahirou Congacou. 22 décembre, prise du pouvoir par Soglo. 1967 : 17 décembre, coup d’Etat militaire mené par le commandant Kouandété. Un gouvernement est constitué avec à sa tête le lieutenant-colonel Alley. 1968 : 26 juin, suite au boycott des élections, le Comité militaire révolutionnaire, CMR, investit le Dr Emile Derlin Zinsou. 1969 : 10 décembre, le lieutenant-colonel Kouandété écarte Zinsou. Un triumvirat militaire gouverne. 1970 : mars, élection présidentielle, annulée en avril. 7 mai, formation d’un Conseil présidentiel de trois membres, M. Apithy, M. Maga et M. Ahomadebgé, dont la présidence sera tournante. M. Maga inaugure le système pour deux ans, suivi par M. Ahomadebgé. La Constitution est suspendue. 1972 : 26 octobre, le commandant Mathieu Kérékou destitue le Conseil présidentiel et prend le pouvoir. Les trois anciens présidents sont emprisonnés et seront libérés en 1981. Décembre, création du Conseil national de la révolution CNR. 1974 : 30 novembre, déclaration officielle d’adhésion au marxisme-léninisme. 1975 : 30 novembre, le Dahomey prend la dénomination de République populaire du Bénin à l’initiative du gouvernement militaire révolutionnaire présidé par le colonel Kérékou. Le vaudou, religion traditionnelle bien implantée dans le Sud, est interdite. 1977 : 16 janvier, tentative de coup d'État appuyée par des mercenaires, dont Bob Denard, échoue, le régime se durcit davantage. 26 août, la nouvelle Constitution instaure un régime à parti unique. 1979 : les candidats du parti remportent les législatives. 1980 : 6 février, Kérékou élu président par l’Assemblée nationale révolutionnaire. 1984 : 31 août, réélection de Kérékou. 1987 : le FMI impose un prélèvement supplémentaire de 10% sur les salaires, le gel des embauches et mises en retraites forcées. Crise économique, agitation des étudiants, contestation des militaires. 1988 : printemps, 2 complots militaires déjoués. Septembre, création d’une Cour de Sûreté de l’Etat. 1989 : durant les années quatre-vingt, la situation économique du Bénin n’a cessé de se dégrader, tandis que se durcissait la répression antidémocratique. Le FMI impose un programme d’ajustements des structures économiques. Novembre, grèves massives des étudiants et des fonctionnaires, qui réclament le paiement des salaires et des bourses. Décembre, après 17 ans de régime marxiste, sous la pression de la rue et des créanciers, le Président Kérékou abandonne le marxisme-léninisme. 1990 : 19 au 28 février, Monseigneur de Souza, archevêque de Cotonou, préside la Conférence des forces vives de la Nation, 488 délégués. 9 mars, Création du Haut Conseil pour la République, HCR, qui compte quatre des ex-présidents : Hubert Maga, Justin Ahomadebgé, Emile Derlin Zindou et Tahirou Congacou. Il détient le pouvoir législatif. 12 mars, Nicéphore Soglo nommé Premier Ministre. 2 décembre, un référendum adopte la Constitution instaurant régime présidentiel et multipartisme. 1991 : 2 février, législatives. 24 mars, Nicéphore Soglo est élu Président de la République avec plus de 67 % des suffrages exprimés, suite aux élections organisées sous le signe du multipartisme. La Journée nationale du vaudou, rétabli, est fixée au 10 janvier de chaque année. 1993 : 7 juin, installation de la Cour constitutionnelle. 1995 : 28 mars, élections législatives. Victoire des opposants à Nicéphore Soglo. Novembre, arrestations de militaires suite à des rumeurs de tentative de coup d’Etat. 1996 : les ajustement structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI ont ravivé le mécontentement. 18 mars, Kérékou remporte les élections présidentielles. 1999 : 30 mars, les élections législatives donnent 42 sièges sur 83 à la Renaissance du Bénin, RB, dirigé par Rosine Soglo, épouse de l’ancien président. Ces élections marquent l’échec du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès, MADEP, du président Kérékou. Notons que certains députés, les transhumants, ne sont pas d'une fidélité sans faille au grès de l'humeur du jour. 2001 : 24 mars, le Président Mathieu Kérékou, soixante sept ans, remporte les élections présidentielles avec 84,06% des suffrages... Arrivé en tête du premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il bénéficie de son désistement et de ceux des deux candidats suivants qui qualifient le scrutin de mascarade. 26 juin, adoption par les députés d’une loi d’amnistie pour les infractions commises pendant les dernières élections présidentielles. 25 juillet, interdiction de la transhumance politique, le changement de parti, en cours de mandat. 2002 : 11 février, le Parlement limite les pouvoirs exceptionnels du président Kérékou. PolitiqueLe Président est le Chef de l'Etat et le Chef du Gouvernement, il est élu au scrutin populaire pour un mandat de cinq ans renouvelable. Le Président forme le Conseil des ministres. Le pouvoir législatif du Bénin est uni caméral. L'Assemblée nationale est constituée de 83 sièges. Les députés sont élus, pour quatre ans, au scrutin populaire direct. Plus de 10 grands partis et environ vingt formations plus petites sont présentes au Bénin. Le Bénin est divisé en douze départements: Alibori, Atacora, Atlantique, Borgou, Collines, Couffo, Donga, Littoral, Mono, Ouémé, Plateau, Zou. Le pouvoir judiciaire est constitué de la Cour Constitutionnelle, la Cour suprême et la Haute Cour de Justice. Le français est constitutionnellement la langue de l'Etat. Cela signifie que seul le français est admis au Parlement, tant dans les débats que dans la rédaction et la promulgation des lois. Dans les tribunaux, plusieurs langues nationales sont permises à l'oral, surtout le fon, le yorouba et le bariba. Dans les documents écrits, seul le français est utilisé. Le juge rend officiellement ses sentences en français, mais le tribunal traduit la sentence en une autre langue lorsque cela est jugé nécessaire. Dans l'Administration gouvernementale, les fonctionnaires répondent généralement dans la langue locale au citoyen. Les documents écrits ne sont disponibles qu'en français. Le 12 juillet 2005, la Cour internationale de justice de La Haye a défini la frontière définitive entre le Bénin et le Niger au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou. Neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize, dont celle de Lété, au Niger. Les conflits frontaliers avec le Nigeria ont aussi été tranchés. Deux villages restent source de conflit le long de la frontière avec Burkina Faso. Le Bénin accuse aussi le Togo de déplacer des bornes de frontière. EconomieL’agriculture contribue pour à 36,3% du PIB. Dans les régions les plus reculées du Nord, les béninois vivent exclusivement de cultures de subsistance. Près de 90% de la production agricole est fournie par de petites exploitations. Maïs, manioc, sorgho, igname, mil, patate douce, arachide et haricot constituent les cultures vivrières. Les cultures d’exportation sont principalement constituées de palmier, huile de palme et coeurs de palmiers, coton, café, cacao dans le sud du pays et arachide dans le Centre et le Nord. Le bétail occupe une place importante. Dans les savanes du Nord pâturent les troupeaux de bovins conduits par les Peuls. Le Bénin a peu développé la sylviculture. La quasi-totalité des près de 5 millions de stères coupées est utilisée comme bois de chauffe. De même, la majeure partie des 40'000 tonnes de poissons pêchés dans les rivières, les lacs et les lagunes est destinée à la consommation intérieure. La pêche en mer est peu pratiquée par manque d’équipement. L'industrie ne génère que 14.3% du PIB autour de l'industrie textile, la transformation des produits alimentaires, les matériaux de construction et le ciment. Les entreprises du secteur agroalimentaire sont tournées vers l'huile de palme et de graine de coton, la bière et le textile. Le gouvernement encourage le secteur agroalimentaire sur la voie du développement de nouveaux systèmes de production et de transformation des produits agricoles. Les 700 barils/jours de pétrole sont la principale ressource minière du Bénin. Le petit champ pétrolifère de Sémé, au large de Cotonou, a été mis en exploitation en 1982. Les ressources minières comprennent le minerai de fer, le chrome, le diamant, le calcaire et des phosphates, mais seuls le calcaire et le diamant font l’objet d’une exploitation. Le calcaire de la région de Pobé est exploité pour la fabrication du ciment et des diamants, de qualité industrielle, sont exportés. L’énergie provient principalement du Ghana, mais la baisse de production d'Akosombo a fortement touché le Bénin. La Banque Ouest Africaine de développement a accordé un crédit pour l’achat de 2 turbines à gaz destinées à fournir de l'énergie au Togo et au Bénin. Les petites centrales thermiques électriques, fonctionnant au gazole, ainsi qu’un complexe hydraulique, assurent difficilement le complément. Les services sont la source de 49.4% du PIB. Afin d'attirer les investissements étrangers, le Bénin met l'accent sur le tourisme, et encourage les nouvelles technologies de l'information et de communication. Le Bénin dispose de quatre banques commerciales, basées à Cotonou. L'inflation était de 2,4% en 2004. Le Franc CFA (XOF), est divisé en 100 Centimes, il est sous l'autorité de la Banque Centrale de l'Ouest Central Africain. Entre 2000 et 2004, il a perdu plus de 25% de sa valeur face à l'USD. L'année fiscale clôture au 31 décembre. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à 66'500 pour plus de 236'000 cellulaires. 70'000 internautes sont desservis par 879 fournisseurs d'accès (.bj). 2 radios AM, 9 FM, 4 ultras courtes et 1 chaîne TV animent les ondes. 6'787 Km de routes (1'357 goudronnées, y compris les 10 Km d'autoroute), sont parfois difficilement praticables ou fermées en saison des pluies. 1 aéroport goudronné, Cotonou, ne possède pas de piste de plus de 3'000 m. 4 aéroports non goudronnés desservent les villes d’Abomey, Natitingou, Kandi et Parakou. Le grand port du Bénin, Cotonou, est aussi celui du Niger enclavé. Il y fait transiter une grande partie de ses importations et exportations comme le minerai d’uranium. Ces marchandises transitent par camions de Cotonou à Parakou. 150 Km de la Niger, frontière Nord, sont navigables. 578 Km de voies ferrées, en activité, relient Cotonou à Parakou. Sur la côte, le réseau ferré est connecté à celui du Togo et du Nigeria mais en grande partie hors service. Actuellement le tiers, au moins, des habitants du pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le Bénin ne fournit pas de chiffre sur la main d'oeuvre disponible et le taux de chômage. Dans la vie économique, le français occupe une place presque exclusive, notamment à l'écrit. L'anglais suit de très loin. Les communications informelles orales se déroulent souvent en fon, en yorouba ou en bariba. La privatisation de certaines entreprises, nationalisées au cours des années soixante-dix, est prévue dans le cadre d’un programme de réformes économiques financées par la Banque mondiale et le FMI. Amorcé en 1991, ce programme vise à comprimer les dépenses publiques en réduisant notamment le nombre de fonctionnaires. La politique 2001 de privatisation devrait continuer dans les télécommunications, l'eau, l'électricité, et l'agriculture malgré les hésitations du gouvernement. Le club de Paris et les créanciers bilatéraux ont soulagé la dette extérieure, tout en encourageant des réformes structurales plus rapides. La France a annulé 34 millions d'USD de la dette béninoise et rééchelonné le reste sur 23 ans. Comme dans les autres pays de la zone Franc, la dévaluation du Franc CFA, en janvier 1994, a surtout affecté les revenus urbains, nombreux dans le Sud. Le Bénin est membre de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), organisation visant à promouvoir la coopération économique et le développement. CultureLe royaume du Dahomey est célèbre pour ses toiles appliquées. Créées à la cour, elles furent surtout consacrées, du XVIIIème au XIXème siècle, à la célébration des grands noms et des hauts faits des monarques fons. Elles ont souvent été offertes aux nations étrangères avec lesquelles le royaume entretenait des relations. Depuis la conquête du royaume par les français en 1894, la toile appliquée a été consacrée à l'évocation de thèmes plus variés, la vie quotidienne. Elles sont la source d'inspiration de nombreux créateurs contemporains. Le roi Agadja, 1708-1740, a introduit cet art à la cour du Dahomey. Lors d'une campagne dans le Wémè, Agadja aurait admiré à Gbozoummè des adeptes du vodoun Tedoe. Il décida de les faire venir à la cour pour qu'ils l'habillent des couleurs de l'arc-en-ciel. La prise du port de Ouidah en 1727 marque l'explosion de l'art de la toile appliquée. Les artistes de la cour eurent à leur disposition une gamme variée de toiles unies, base essentielle de l'applique. L'applique est la technique fondamentale de la toile appliquée. Elle consiste à coudre une toile sur une autre. Pour les artistes, des principes visuels entrent en jeu. On découpe la forme des sujets puis on les dispose sur un fond. L'artiste prend grand soin du bord extérieur de la toile de fond dont les limites sont traitées comme un cadre de peinture. Il est possible de comparer la toile appliquée à une véritable écriture. Elle fonctionne par signifiant et signifié et souvent se fonde sur la similarité du son et de la forme pour faire naître un mot. La littérature est représentée, notamment par Olympe Bhêly-Quenum et Jean Pliya. A l'arrivée des français sur la Côte des esclaves et le Dahomey, une riche culture littéraire fondée sur l'oralité existait déjà. En ce qui concerne l'écriture, l'auteur et critique littéraire Adrien Huannou relève que la création du journal L'Echo du Dahomey en 1905 a précédé la publication d'ouvrages à proprement parler littéraires. Le premier roman publié par un Béninois date de 1929. Il s'agit de L'Esclave de Felix Couchoro. Dix ans plus tard, c'est au tour de Paul Hazoumé de publier un roman historique intitulé Doguimici. Il faudra attendre les années cinquante pour une écriture plus critique et hostile à l'entreprise coloniale de la France. L'Afrique révoltée d'Albert Tévoédjrè date de 1958. Les années 1960 sont marquées par une critique de la société et une dénonciation du néocolonialisme. A la suite du coup d'état de 1972 la littérature s'engage pour ou contre la révolution. Jérôme Carlos arrive sur la scène littéraire. Les années 1980 sont marquées par un élargissement des thèmes abordés auparavant et par le succès d'un certain nombre de nouveaux venus tels que Moudjib Djinadou, Edgar Okiki Zinsou, Dominique Titus, Albet Gandonou et plus récemment encore Arnold Sénou. La littérature féminine remonte aux années 1980 avec la parution de l'autobiographie de Gisèle Hountondji, la poésie de Colette Sénami Agossou Houeto. La Bibliothèque nationale du Bénin se trouve à Porto-Novo. Bénin rime avec musique. Les danses et chants ne font pourtant que partie intégrante de cérémonies bien précises. En dehors vous ne serez confronté qu'au résultat d'une incitation mercantile de quelques organisations touristiques. Il arrive que, à la nuit tombée, sur la place du village, les gens dansent au son du djembé et du balafon ou écoutent le griot accompagné de sa kora. Il faut parler au pluriel des musiques. Chaque musique est un dialecte, et chaque instrument est accordé à son propre dialecte. La musique, comme la danse, traduit la complète communion de l'homme et de la nature, on traduit simplement la vie. Elle sert aussi à transmettre des messages. L'instrument de musique a partout une valeur symbolique. Il représente la cosmogonie, l'acte sexuel, l'accouchement ou la vie et chacun reconnaît la valeur de chaque détail ainsi que sa signification profonde. Les chants de travail qui rythment les activités des champs sont à l'origine du jazz. La musique ne se cantonne plus à la brousse. Les griots, à la fois sorciers et poètes, chantent depuis la nuit des temps les louanges des princes. Ils s’accompagnent de la kora, instrument à 16, 21 ou 28 cordes. Sa forme rappelle celle du luth mais la caisse de résonance est une calebasse tendue d'une peau de chèvre. Le balafon est une sorte de xylophone, il se compose de lames de bois montées sur un châssis. Des calebasses percées de trous, disposées en dessous, servent de caisses de résonance. Les djembés, tam-tams sont de différentes tailles. Dans les grandes villes, la population a fêté l’indépendance sur les rythmes venus de Cuba. Les instruments, les sonorités de l’Amérique noire et ceux propagés par la world music, ont beaucoup de succès. Quelques spécialités culinaires béninoises se doivent d'être goûtées. La Gari, à base de farine de manioc, est émincée finement et saupoudrée sur du riz, des spaghettis ou dans la sauce. Le Fufu, igname pilé, est une pâte au goût léger et agréable. La Moyo, sauce à base de tomate, oignon et piment, accompagne souvent le poisson. L'Akassa, une pâte de maïs, ou de mil, fermentée, l'Akpan, des boulettes de maïs, et la Pâte, une pâte de maïs, sont trempés dans une sauce. On trouve dans la région de Pakarou et dans le Mono, au sud-ouest, un fromage à la croûte rouge qui fait penser à de la mozzarella. Au Bénin le fromage est frit et trempé ensuite dans une sauce pimentée. Excellent ! Depuis plus d'un siècle, les femmes peuhles du Bénin fabriquent du fromage selon un procédé curieusement méconnu du reste de l'Afrique de l'Ouest. Ce procédé repose sur la cuisson du lait et l'utilisation d'un coagulant végétal. Le fromage, d'abord lavé et bouilli, est consommé frit. Ces deux procédés, de fabrication et de consommation, assurent au produit une qualité bactériologique évidente. L'eau de Possotomé, très bonne, possède des vertus thérapeutiques. Elle est captée dans le village du même nom au Sud-ouest du pays. On la trouve en bouteilles plastiques capsulées, dans toutes les buvettes et épiceries. La Béninoise, la bière nationale, n'est pas très alcoolisée est assez correcte. Le Sodabi, alcool de palmier à plus de 70°, est vendu au dé à coudre sur les marchés et dans les buvettes. Le Tchapalo est une boisson fermentée à base de maïs. Le Tchoukoutou, Tchouk, Souloum, la bière de mil est fabriquée chez l'habitant et est mise en vente publique. Les débits occasionnels sont reconnaissables sur la route par une jarre à Tchouk. La radio et la télévision émettent à partir de Cotonou, en 18 langues nationales. Dans ce pays que l’on appelle le quartier latin de l’Afrique, le boulevard Saint-Michel est la principale artère de Cotonou, la presse d’opinion a connu un essor important avec la libéralisation des années quatre-vingt-dix. Daho-Express, détenu par le gouvernement, est l’un des quotidiens les plus lus avec un tirage d’environ 10'000 exemplaires. La presse écrite ne paraît qu'en français. En 2002 le Bénin était classé en 21ème position au niveau de la liberté de la presse par Reporters sans Frontières. Il se trouvait en 27ème position en 2005, devant le Royaume-Uni ou l'Italie et l'Espagne 39èmes. Dans les écoles, les langues nationales ne sont pas enseignées. Les quelques expériences tentées en ce sens ont été abandonnées. La piètre qualité de l'enseignement serait due au nombre élevé d'enseignants non qualifiés et au manque de contrôle pédagogique. De plus, la connaissance du français de la part des enseignants laisse souvent à désirer. Les trois écoles normales d'instituteurs du primaire de Lokossa, Natitingou et Parakou ont été fermées en 1990 à la suite de restrictions budgétaires. L'Ecole normale supérieure pour les enseignants du secondaire de Porto-Novo a aussi été fermée. Le Bénin s'est doté d'une Charte culturelle qui met l’accent sur la promotion des langues nationales. L'Etat béninois reconnaît l’impérieuse nécessité de développer les langues nationales, vecteurs de ses cultures et instrument privilégiés du développement culturel et social. Le système formel d'éducation en République du Bénin comporte cinq ordres d'enseignement. L'enseignement maternel dure 2 ans. II a été créé en 1976 et l'expérience reste encore peu développée. Cet ordre d'enseignement concerne les enfants de la tranche d'âge comprise entre 3 et 5 ans. L'enseignement primaire s'étend sur 6 ans. II regroupe les enfants de 6 à 11 ans. L'enseignement secondaire s'étale sur 7 ans. L'enseignement moyen technique et professionnel dure 7 ans. Les élèves concernés par cet ordre d'enseignement sont répartis en gestion, industrie, santé, agriculture, économie familiale et sociale, mécanique et menuiserie. L'enseignement supérieur comporte dix-huit entités réparties en Facultés, Instituts et Ecoles. Une dizaine de milliers d’étudiants suivent des cours d’enseignement supérieur à l’université nationale du Bénin, fondée en 1970 à Cotonou. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans est de 40.9%, 26,5% pour les femmes et 56,2% pour les hommes. PratiqueLa vaccination contre la fièvre jaune est un passage obligatoire avant de partir en Afrique intertropicale. Quelques cas de choléra de type A ont été déclarés dans le sud du pays. Le nord du Bénin, département de l'Atacora et du Borgou, est affecté chaque année par des épidémies de méningite qui touchent la zone sahélienne du continent. Jusqu'à preuve du contraire, il faut considérer que la rage est présente partout au Bénin. Le paludisme est la première maladie infectieuse mondiale, environ 2 millions de morts par an dont la majeure partie en Afrique. Le risque est présent dans tout le Bénin. Les maladies vénériennes sont fort répandues, le Sida en tête. Emportez des préservatifs, ils ne sont pas partout disponibles et leur qualité n'est celle de l'Europe. Attention aussi aux tatoueurs, perceurs d'oreilles, barbiers... Il faut refuser toute piqûre effectuée avec un matériel dont la stérilité n'est pas parfaitement établie. Prenez des vêtements légers et pratiques, une veste pour les soirées, un anorak. Les épaules nues ne sont pas choquantes mais il est préférable d'éviter shorts et minijupes. Prévoir des chaussures de marche et des vêtements de couleur neutre pour visiter les réserves. Le Bénin est un pays de cultures et de traditions anciennes très vivaces. Il est impératif de faire preuve de discrétion et de réserve en matière de religion et ne pas photographier à la sauvette des manifestations ou marchés traditionnels. Ne photographiez ou filmez pas, sans autorisation. Pour les personnes, une rétribution peut être demandée. La photographie des infrastructures publiques est interdite : aéroports, gares, bâtiments administratifs, etc. Respectez les différents cultes, comme dans le Nord où la religion musulmane prédomine. Evitez de consommer de l'alcool d'une façon ostentatoire pendant le ramadan. L'usage de stupéfiants est interdit. La répression de la conduite sous l'emprise de la drogue, notamment de cannabis, est sévère. Les délits de moeurs dans lesquels sont impliqués des Européens sont sévèrement réprimés. La loi béninoise punit les actes impudiques entre des personnes de même sexe ou avec un mineur de moins de 21 ans. Ne vous attardez pas dans les zones frontalières du Nigeria afin d'éviter la rencontre de trafiquants. Evitez, le port, les voies ferrées du centre ville et les plages, de Cotonou la nuit, le jour n'y est déjà pas sans risque. Le Bénin est un pays très pauvre, étaler ses richesses est un appel au vol. Il est conseillé de ne pas prendre plus de deux douches par jour. Lavez mains et pieds aussi souvent que possible. Couvrez bien les pieds en évitant soigneusement les matériaux synthétiques. Evitez absolument l'eau du robinet. A Cotonou elle est traitée et annoncée potable mais restez prudent. Veillez à ce que vos boissons arrivent non décapsulées et prohibez les glaçons. Les fruits pressés devant vous sont un régal sans risque. Ne pas oublier que, si une boisson peut être stérile, le verre ne l'est pas forcement. Il faut boire beaucoup, plusieurs litres par jour, le risque de déshydratation et de colique néphrétique est important. Les crudités posent un réel problème, elles peuvent être souillées par ce que nous appellerons pudiquement l'engrais humain. Les viandes ne posent pas trop de problèmes. Il suffit de s'assurer qu'elles sont bien cuites. Pas de problème non plus pour les poissons de mer et d'eau douce. Quel dommage de s'abstenir d'une calebasse de lait d'une vache sahélienne, c'est délicieux, faites bouillir le lait pendant de longues minutes. Un comprimé d'Hydroclonazone ou de Micropur Forte n'en changera pas le goût. Les moustiques sont actifs toute la nuit, toute l'année, au Bénin. Les hyménoptères, guêpes, abeilles, frelons, sont particulièrement agressifs. Pour éviter ses bestioles, ne portez ni vêtements colorés, ni parfum. Les serpents, scorpions et araignées peuvent être dangereux, ne jamais toucher un serpent, même s'il paraît mort. Les contacts avec tous les animaux sont à éviter, aussi sympathiques puissent-ils paraître. La liste des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme est longue et la rage présente. Les grandes routes, qui relient Cotonou au Nigeria, au Togo, au Niger et au Burkina Faso, sont dans un état satisfaisant. Il est conseillé de vérifier l'entretien des véhicules de location pour lesquels un permis de conduire international et un contrat d'assurance local sont obligatoires. L'approvisionnement en carburant ne pose pas de problèmes si l'on fait preuve d'un minimum de prévoyance. Dans le Nord il est plus fréquent que les stations services soient en rupture de stock. La vétusté de nombreux véhicules et notamment des poids lourds ainsi que le non-respect des limitations de vitesse augmentent les risques d'accidents. La signalisation défaillante, pour ne pas dire inexistante, des véhicules rend la conduite de nuit encore plus périlleuse que de jour. En cas d'accident, conduire la victime à l'hôpital ou chez le médecin le plus proche et surtout avant que la population ne réagisse. En cas de réaction violente des témoins de l'accident, quitter les lieux et s'arrêter au premier poste de police pour déclarer l'accident. Il est formellement déconseillé de circuler de nuit sur les routes et les pistes. La nuit, sur la route littorale Cotonou-frontière avec le Togo et sur l'axe nord-sud Cotonou-Parakou, peuvent sévir, sur certains tronçons, des bandes appelées coupeurs de route. Beaucoup de routes sont fermées pendant la saison des pluies. Pour les déplacements à l'intérieur du pays, on peut utiliser l'autocar. Africa Lines vient de révolutionner les moyens de transports béninois. Elle offre des bus climatisés, avec radio, voire TV pour les grandes distances, propres et moins chers que le taxi-brousse. Ponctuels lors de leur mise en service, il semblerait qu'ils se soient mis au rythme africain. Des retards de 2 à 3 heures sur l'horaire deviennent la norme. Pour les destinations non desservies, il y a toujours le taxi-brousse, minibus de 12 à 20 places, ou taxi-pousse, à 5 places, reconnaissable à sa plaque blanche et au signe taxi. Pour vous déplacer dans les villes, le moyen le plus pratique et le plus économique est la mototaxi ou zemidgen, qui signifie emmène-moi vite en fon. La course coûte autour de 0,15 euros le jour à presque le double la nuit alors qu’elle commence 0,2 euros pour un taxi collectif. Il y a une tendance à moduler le prix selon la couleur de la peau, un léger hâle vous assurera déjà quelques économies. Les trains sont aussi lents, moyenne 50 Km/h, que pittoresques et le moyen de transport le moins cher. 2 lignes seulement : Cotonou-Bohicon-Dassa-Savé-Parakou est un train express quotidien. Les mardi et jeudi il y a le train de nuit couchette, il faut compter 10 heures de trajet. La ligne Cotonou-Porto-Novo est provisoirement fermée. Un voyage en train restera un moment inoubliable. Les transports aériens sont peu développés, comme le reste des structures touristiques, une seule petite compagnie, Trans-air Bénin, assure les liaisons Cotonou-Natitingou et Cotonou-Parakou. Il est d'usage de laisser 10% de service sur les notes. Dans un marché, un bazar, divisez le prix initial par 2 ou 3, parfois plus. Ailleurs, vous obtiendrez au moins 20% sur le prix affiché, quand il l'est. Les principaux attraits touristiques sont la Venise africaine, Ganvié, et ses cases sur pilotis, les villages, les marchés comme celui de Dantokpa, le vaudou, les fêtes animistes, Awilé, les parcs nationaux, les villes de Porto-Novo et Abomey. Les côtes du golfe de Guinée sont très poissonneuses. On trouve des espadons, thons, thiofs, capitaines, barracudas, caranges, merlus entre autres. Quelques clubs de pêche sportive ont pignon sur plage. Les passionnés du moulinet ou de la canne comme les amateurs de poisson frais y seront particulièrement bien accueillis. Plusieurs types de pêche sont pratiqués selon les régions : pêche au lancer, dite surf-casting, à la traîne, au gros. Au Bénin, les plages sont paradisiaques et la mer diaboliquement attirante. La dangereuse barre et de violents courants font plusieurs victimes chaque année. Les rouleaux sont aussi, par endroits, très forts. Une attention est à porter sur les requins, les murènes, dans les rochers, et les raies très venimeuses. Les bains de rivière sont déconseillés, vu les risques de crocodiles et de bilharziose, qui se soigne très bien aujourd'hui. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||