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BIELORUSSIESéjour, voyage, vacances | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Voyage en BiélorussieGéographieLe pays est une vaste plaine glaciaire et possède un relief peu contrasté, en partie boisé. Lacs, marécages et collines ponctuent le paysage. L'altitude moyenne est de cent cinquante-neuf mètres avec un point culminant, dans l'est du pays, au mont Dzerjinski, à 346 m. Le plus bas point se situe sur les rives du fleuve Niémen, à 90 m. La capitale est Minsk, 53°62' N, 27°32' E. Principalement constituées de résineux, les forêts de Biélorussie couvrent 34% du territoire. Près de 30% de la plaine biélorusse est constituée de terre arable. Le pays est naturellement bien irrigué, grâce à près de 11'000 lacs et de nombreuses rivières. 1'150 Km² sont irrigués artificiellement. Au sud s’étendent les marais de Polésie. Parmi les plus grands fleuves figurent la Dvina occidentale, nord, Niémen et Dniepr, ouest. Le canal Dniépr-Boug permet l'accès à la Baltique et à la mer Noire. Une faible partie des 2'900 kilomètres de frontière biélorusses sont naturelles. Seules de courtes portions du Dniepr et du Bug occidental séparent respectivement la Biélorussie de la fédération russe et de la Pologne. Le pays est frontalier de la Russie, 959 Km, Ukraine, 891 Km, Lituanie, 502 Km, Pologne, 407 Km, et Lettonie, 141 kilomètres. La pollution des sols par l'utilisation des pesticides est importante. La partie méridionale du pays a été très gravement touchée par l'accident nucléaire de Tchernobyl. Le sol de la Biélorussie a absorbé 70% des radionucléides. Dans la zone très contaminée de Gomel les taux de césium 137 sont très importants et sa durée d'activité est estimée à plus de 30 ans. ClimatL'hiver biélorusse est froid avec des températures de plus en plus rigoureuses au fur et à mesure que l'on va vers le nord et, surtout, vers l'est. Le facteur climatique de la continentalité prime sur celui de la latitude. Au sud-ouest du pays la neige s'installe généralement à la mi-décembre pour disparaître aux premiers jours de mars. Au nord-ouest elle reste presque 4 mois et il faut attendre début avril pour que la neige cède la place à la boue. Pendant la période de dégel, l'époque de la rapoutitsa, les déplacements en dehors des grandes villes peuvent être problématiques. Le véritable printemps est court, il tient presque dans le mois de mai. Juin à peine arrivé et c'est déjà l'été. Les températures varieront peu jusqu'à la fin août. C'est en été, surtout en août, que tombent les précipitations les plus importantes, souvent sous la forme d'averses orageuses. Pendant cette période estivale, l'ensoleillement est assez satisfaisant. On peu parler d'automne en septembre et aux premiers jours d'octobre, ses douceurs dépassent rarement la première quinzaine de ce dernier mois. A partir de cette époque, le brouillard devient très fréquent, ceci jusqu'à la fin janvier. Le soleil est rare. Novembre et décembre sont certainement les plus mauvaises périodes pour se rendre en Biélorussie.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BiélorussesIl lui est en resté son appellation de Russie blanche au sens de libre. Le nombre de Biélorusses, à 68% urbains, est légèrement supérieur à 10 millions. Minsk, située sur la Svislotch, un affluent de la Bérézina, compte 1'7 millions d'habitants. Gomel est la deuxième ville de la Biélorussie avec moins d'un demi million d'habitants. Vitebsk, Grodna et Brest comptent entre 300'000 et 400'000 habitants. La densité de population moyenne est de 50 habitants au Km². La Biélorussie fut décimée au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est que dans les années septante qu'elle a retrouvé un niveau de population équivalent à celui de 1940. Les Biélorusses, peuple slave, constituent le 81,2% de la population totale. Les Russes sont la minorité la plus importante du pays avec 11,4%. On trouve encore 3,9% de Polonais, 2,4% d'Ukrainiens et d'1,1% d'habitants d'origines diverses. On compte des minorités biélorusses dans plusieurs pays : en Russie, 1,2 million, en Ukraine, 440'000, en Pologne, 200'000, au Kazakhstan, 180'000, en Lettonie, 105'000, en Lituanie, 63'000, en Ouzbékistan, 30'000, en Moldavie, 20'000, au Kirghizistan, 7'600, au Turkménistan, 5'200, ou en Azerbaïdjan, 4'700, par exemple. Le Biélorusse est langue officielle selon la constitution. Le russe est devenu langue co-officielle suite au référendum de 1995. Les langues, slaves, russe, biélorusse et ukrainienne ont jadis constituées une seule et même langue. Dès le XIIe siècle, elles se sont fragmentées jusqu'à devenir des idiomes distincts. Le biélorusse a subi les influences du polonais, du russe et des langues baltes. Le russe a été davantage influencé par les langues ouraliennes, surtout le finnois. L'ukrainien a évolué sous influence des langues turques. Les trois langues ont, aujourd'hui, d'importantes différences phonétiques, grammaticales et syntaxiques. Un unilingue russophone éprouvera beaucoup de difficultés à comprendre le biélorusse dans les communications informelles et la littérature. Si le texte est relativement technique ces difficultés s'estompent. Le biélorusse s'écrit généralement en cyrillique, des raisons historiques font pourtant en sorte qu'il est possible de l'écrire avec un alphabet latin, légèrement modifié, ou, beaucoup plus rare, l'alphabet arabe utilisé par la confidentielle communauté tatare du XIIIème siècle. La langue russe a conservé au Belarus un rôle de langue interethnique. C'est une langue dont le prestige dépasse celui du biélorusse. Une langue hybride appelée le trasyanka, assez fluctuant selon les régions, a tendance à se développer. Le trasyanka est principalement un mélange de biélorusse et de russe mâtiné de polonais, d'ukrainien et de lituanien. Le pays compte quelques langues minoritaires comme le polonais, l'ukrainien, le lituanien, le lettons, le yiddish. L'estimation de l'importance des langues au Belarus est très délicate. En 1994, une enquête officielle affirme que 12% de la population, seulement, maîtrise parfaitement le biélorusse. 38% des citoyens biélorusses emploieraient quotidiennement le biélorusse. La même année une étude déclare que 60,5% des citoyens se déclarent de langue maternelle biélorusse et 36,4%, russe. En 1998, une enquête révèle qu'à Minsk 1 % des familles seulement utilisent le biélorusse comme langue de communication intrafamiliale. 29 % déclarent recourir à un mélange de biélorusse et de russe. Pourtant, cette année là, 81,2 % des Biélorusses considèrent le biélorusse leur langue maternelle, Savoir précisément la proportion des locuteurs du biélorusse tient du défis. 80% des habitants sont orthodoxes orientaux. Le 20% de la population restante se divise entre Catholiques romains, Protestants, pentecôtistes et baptistes, Juifs et Musulmans. Les Biélorusses ont toujours été tolérant aux autres religions. Les relations interethniques religieuses ont rarement été autres que paisible. La Biélorussie fut sur la frontière du paganisme et de la chrétienté avant d'être sur celle du catholicisme et de l'orthodoxie. Son église orthodoxe reconnaissait le Pape et les dogmes catholiques, avant l'annexion russe de la fin du XIIXème siècle. L'espérance de vie est de près de 75 ans pour les femmes et d'un peu plus de 63 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 1,337%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 1,39 bébés. La politique de traitement des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, un quart du territoire national contaminé, mobilisait 23% des ressources budgétaires nationales au début des années 1990 pour 6 % aujourd’hui. La situation reste pourtant très grave et on peut évoquer une catastrophe nationale. L’alliance des radionucléides et du plomb, utilisé pour éteindre l’incendie, a provoqué des retards mentaux et des maladies gastro-intestinales. Le césium 137 s’accumule dans les tissus musculaires. 70% des 2000 enfants contrôlés récemment dans la zone très contaminée de Gomel souffrent de pathologies cardiaques. La concentration de césium dans les reins provoque des dysfonctionnements graves dès le bas âge. Il s'accumulé dans les muscles de l’oeil et déclenche des cataractes. En 1997, à Svetlovici près de Gomel, 25% des 13-15 ans étaient touchés. Pendant la grossesse, le placenta des futures mères stocke le césium qui irradie le foetus à la naissance. Le bébé est nourri au lait maternel contaminé. Une des pathologies variées qui en découle est le sida de Tchernobyl, une déficience immunitaire. Histoire862 : Conte des Années Passées, première mention de la principauté krivitche de Polotsk. Xe siècle : Polotsk, centre prédominant des territoires biélorusses, concurrençant Novgorod et Kiev. 988 : Christianisation de Kiev par le prince Vladimir. 1044-1066 : Polotsk, construction de la cathédrale Sophia, symbole de puissance indépendante. 1067 : bataille sur le Niémen. Première mention de Minsk. 1142 : première mention historique de Gomel. 1161 : Lazar Bogsha, crée la croix d'Euphrosinia, objet de culte le plus respecté de Biélorussie. 1240 : les Mongols envahissent la région, ravagent le duché de Kiev, sans toucher à la Biélorussie. 1253 : Novogorodek capitale du grand-duché de Lituanie sous la tutelle duquel le Belarus est passé. 1323 : Vilnius remplace Novogorodek comme capitale. La langue administrative du grand duché est le Biélorusse. D'aucun sont convaincu que nous sommes à l'âge d'or de la Biélorussie. 1410 : Gruenwald, les armées de la Pologne et du grand duché écrasent les chevaliers teutoniques. 1432, 1434, 1447 : chartes royales établissant l'égalité des seigneurs catholiques et orthodoxes. 1468 : lois de Kazimir, premières législation et code de procédure du grand duché de Lituanie, écrites en Biélorusse, dans lesquelles la punition est individualisée. 1498 : Polotsk est franchisée. 1499 : Minsk est franchisée. Début du 16e siècle : première imprimerie biélorusse à Vilnay. 1517 : les 95 thèses de Luther vont précipiter la Réforme protestante. 1519 : édition de la première bible en biélorusse à Prague, traduite par Francisk Skorina. 1569 : Union de Lublin, le grand duc de Lituanie et le roi de Pologne sont le même homme. Arrivée des Jésuites à Vilnya, début de la Contre Réforme. 1577 : Mogilev est franchisée. 1581 : Pinsk est franchisée. 1597 : Vitebsk est franchisée. XVIIe siècle : le royaume de Pologne et de Lituanie s'étend de la Baltique à la mer Noire. A l'est, il frôle Moscou. Polonisation de l'élite biélorusse, tentatives du clergé catholique de convertir les orthodoxes Biélorusses au catholicisme romain. 1654 : guerre contre avec la Russie. 1668 : signature de la Paix Eternelle russo-polonaise. 1696 : Varsovie remplace le biélorusse par le polonais dans les documents officiels. Introduction de l'alphabet latin dans l'écriture biélorusse. XVIIIe siècle : la Biélorussie se retrouve au centre des guerres et des invasions cosaques russes. Une partie de la population sera décimée et le pays dévasté. 1772 : une partie du Belarus passe sous domination russe. 1776 : les franchises royales des villes biélorusses sont abolies. 1794 : Tadeush Kosciusko mène le soulèvement contre la Russie. 1795 : suite aux partages successifs de la Pologne, 72, 73, 95, la Biélorussie passe, avec l'aide de l'Autriche sous contrôle complet de la Russie. 1812 : Campagne de Russie et retraite de Russie, sous les ordres de Napoléon. Novembre, passage de la Bérézina. La Biélorussie est dévastée par la politique de la terre brûlée commune aux armées tsaristes et impériales. Le pays en restera plongé dans la misère tout au long du XIXe siècle. 1830 : début de la dépolonisation de la Biélorussie par Le tsar Alexandre Ier qui enchaînera avec une politique de russification. 1859 : le russe est déjà langue officiel de la Biélorussie, un décret interdit l'enseignement et la publication en biélorusse. De nombreux Biélorusses vont émigrer en Sibérie et aux Etats-Unis. Les rivalités entre les élites polonisées et russifiées et l'émergence d'une nouvelle classe dirigeante d'origine paysanne favorisera la formation du sentiment national biélorusse. 1861 : abolition du servage en Russie. 1863-1864 : soulèvement anti-tsariste en Pologne, Lituanie et Belarus avec Kalinovsky en tête. 1882 : naissance de Yanka Kupala, poète et prophète national biélorusse et Colas de Yakub, poète. Début du XXe siècle : urbanisation et exode rural. 1914 : la moitié du territoire biélorusse tombe aux mains des Allemands qui tentent de susciter un sentiment national anti-polonais et anti-russe. 1915 : ouverture de la première école en biélorusse avec la complicité des Allemands. 1917 : avril, abdication de Nicolas II. Octobre, révolution, le régime soviétique est instauré dans la petite part du pays restée en secteur russe. 1918 : traité de Brest-Litovsk et retraite des troupes allemandes. Mars, proclamation de la République Démocratique Biélorusse. Elle est immédiatement écrasée par les bolcheviks. 1919 : 1 janvier, Smolensk, naissance de la République socialiste soviétique de Biélorussie. 1921 : mars, le traité de Riga, met fin aux hostilités entre polonais et soviétiques en partageant la Biélorussie sur le tracé de 1772. 1922 : janvier naissance de l'URSS. 30 décembre, la partie soviétique, 55'200 Km², de la Biélorussie devient république fédérée de l'URSS. La Constitution reconnaît 4 langues nationales : biélorusse, russe, yiddish et polonais. Les biélorusses apprécient la politique de Lénine en matière de minorités. 1924 et 1926 : la Russie soviétique restitue des territoires biélorusses, le pays atteint 125'200 Km². 1928 : Staline remporte la guerre de succession qui l'oppose à Trotski depuis le décès de Lénine le 21 janvier 1924. Fini des idées léninistes au sujet des minorités nationales, retour au tsarisme. 1930 : débuts des purges de staliniennes, emprisonnement de beaucoup des intellectuels et arrêt de la biélorussification. Travaux forcés, déportations, exécutions vont se multiplier. 1939 : l'Allemagne s'empare de la Biélorussie occidentale en vertu du pacte Ribbentrop-Molotov. 1941 : juin, opération Barbarossa : Biélorussie envahie, 2 millions de personnes, le quart de la population en majorité civile, seront massacrées. 209 villes, 9'200 villages détruits ou ravagés. 1942 : décès de Yanka Kupala. 1944 : les nazis battent en retraite, la production industrielle du pays a chuté de 80% et Minsk a perdu les 80% de sa population en 4 ans. 1945 : avril, le Belarus obtient un siège aux Nations Unies en tant que membre fondateur. 1953 : mort de Staline. La terreur et les travaux forcés diminuent sensiblement. La russification perdure et s'accentua avec Nikita Khrouchtchev. 1986 : 26 avril, Tchernobyl, la Biélorussie avait reçoit 70% des retombées radioactives. 1988 : découverte du charnier de Kouropaty, près de Minsk. 30'000 victimes, abattues en 1937-1938, d’une balle dans la tête par les troupes staliniennes. 1990 : 26 janvier, le biélorusse est accepté comme langue officielle de la Biélorussie par le Soviet suprême. Le nom des rues en russe est remplacé par des noms biélorusses. Mars, les nationalistes, Front populaire de Biélorussie, font leur apparition au Parlement. 1991 : 25 août, déclaration son indépendance par la Biélorussie. Le communiste Stanislas Chouchkevitch devient Président. 8 décembre, le Belarus, la Russie et l'Ukraine forment la Communauté des États indépendants, CEI. A Minsk, les présidents de Russie, Boris Eltsine, d’Ukraine, Leonid Kravtchouk, et du parlement de Biélorussie, Stanislas Chouchkevitch, proclament que l’URSS a cessé d’exister en tant que sujet du droit international et réalité géopolitique. 1994 : janvier, le Soviet suprême destitue Chouchkevitch, remplacé par le général Metchislav Gribe. Mars, nouvelle Constitution. 10 juillet, Alexander Lukashenko remporte une victoire écrasante, 80% des voix, sur le premier ministre sortant Vyacheslav Kebich. Il est élu premier président de la République du Belarus. Décembre, premier sommet de la CEI à Minsk. 1995 : référendum, de l'autoritaire Loukachenko, afin d'assoire son pouvoir et satisfaire à sa nostalgie de Union soviétique. Largement entérinées par la population à une forte majorité. 1996 : 24 novembre, adoption de la révision de la Constitution de 1994. Loukachenko et Eltsine ont signé un traité d'Union économique entre la république du Belarus et la fédération de Russie. 1997 : 2 avril, signature à Moscou du traité d’Union russo-biélorusse. 1999 : 8 décembre Lukashenko et Eltsyn signe le Traité sur la création de l’Union russo-biélorusse. 2000 : 16 janvier, ratification du traité de la formation d'un état commun russo-belarus. 2001 : 9 septembre, réélection de Lukashenko à la présidence de la République du Belarus. PolitiqueLe 3 juillet est fête nationale. Cette date commémore la libération de Minsk des Nazis en 44... La branche exécutive est sous la coupe exclusive du Président, élu pour un mandat de 5 ans, qui nomme Premier ministre et ministres. L'assemblée nationale bicamérale comprend le Conseil de la République de 64 sièges et la Chambre les représentants, 110 sièges. Le Conseil est constitué de 56 membres élus par les Conseils régionaux et 8 membres désignés par le Président, tous pour un mandat de quatre ans. Les membres de la Chambre sont élus au suffrage universel pour quatre ans. La Biélorussie est divisée en six régions, voblastsi, une voblasts, et une municipalité autonome, horad : Brestskaya, Homyel'skaya, Hrodzyenskaya, Mahilyowskaya, Minskaya, Vitsyebskaya, Horad Minsk. Le système légal est basé sur le système de loi civile. Les juges de la Cours suprême sont nommés par le Président. La moitié des juges de la Cours constitutionnelle sont nommé par le Président, l'autre moitié par la Chambre des représentants. Elu en 1994, le Président Loukachenko a modifié la Constitution du pays par référendum en 1996 et instauré un régime présidentiel fort sans véritable séparation des pouvoirs. La situation des libertés publiques n’a cessé de se dégrader depuis cette date. Quatre personnalités opposantes au régime, Zakharenko, Gontchar, Krassovsky et Zavadsky, ont disparu en 1999 et 2000. En juin 2001, le Professeur Bandajevsky, scientifique de renommée internationale qui avait mis en évidence l’influence des faibles doses de radioactivité sur la santé humaine et critiqué la politique conduite par les autorités biélorusses pour traiter les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl dans les territoires contaminés, a été condamné à huit ans de réclusion. Réélu en septembre 2001 à l’issue d’un scrutin critiqué par l’OSCE, le Président devait achever son second, et dernier, mandat en 2006. En 2004 un nouveau référendum a permis au Président de proroger ses pouvoirs et de se présenter au futur élections présidentielles. En automne 2005, à l’approche des élections législatives, les autorités biélorusses se livrent à un harcèlement systématique de la société civile. Depuis la création de l'ONU, la Biélorussie y dispose d'un siège, un des trois siège détenus par l'URSS. Les rapports sont difficiles avec les pays occidentaux. La situation des Droits de l’Homme, avec le manque de richesse naturelle, vaut à la Biélorussie un certain isolement sur la scène internationale. Depuis 1996 le régime biélorusse est engagé dans une dérive autoritaire. La liberté d’expression et à la liberté des medias y est une vue de l'esprit, la violation des droits syndicaux une réalité. L’accord de Partenariat et de Coopération signé en 1995 avec l’Union européenne est suspendue. L’assistance européenne se cantonne exclusivement au soutien direct du processus de démocratisation ou à des projets humanitaires. Le statut d’invité spécial à L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est suspendu. Le Belarus est aujourd’hui le seul Etat européen à ne pas être membre de l’organisation. Quatorze Etats membres de l’UE ont appliqué des mesures restrictives en matière de délivrance de visas à l’encontre des hauts responsables biélorusses, entre 2002 et 2003. Ces mesures ont était levées après le retour d’un bureau de l’OSCE à Minsk expulsé en 2002. Chaque étape d’un éventuel rapprochement du Belarus avec Union européenne et conditionné à des progrès concrets vers plus de respect des principes démocratiques et des libertés fondamentales. Près de 15 millions d’euros pour 2005-2006, seront répartis entre le soutien à la démocratisation, l’aide aux ONG, le soutien à l’enseignement supérieur et l’assistance aux territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl. En 2003 et en 2004, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU a adopté une résolution sur la Biélorussie qui enjoint notamment le gouvernement biélorusse de s’assurer que les cas de disparitions forcées font l’objet d’une enquête approfondie et impartiale. Elle enjoint le gouvernement de libérer les scientifiques et autres individus détenus pour des raisons politiques et de respecter les normes internationales en matière d’élections libres et démocratiques. Un faisceau d’indices conduit à penser que des mesures avaient été prises au plus haut niveau de l’Etat pour dissimuler les véritables circonstances des disparitions et à soupçonner que des hauts responsables de l’Etat pourraient être personnellement impliqués. Une Union avec la Russie est toujours en projet. Depuis 1994, un processus de rapprochement avec la Russie est en cours. L’intégration est aujourd’hui avancée en matière commerciale, union douanière, et dans le domaine de la défense. Les deux pays ont signé en décembre 1999 un traité d’Union qui prévoit de poursuivre ce processus avec l’adoption d’un Acte constitutionnel et la formation d’une Union économique et monétaire. Le projet connaît aujourd’hui des difficultés. En 2002, la Russie a récusé le principe d’une Union sur un pied d’égalité souhaitée par la partie biélorusse. Les deux pays peinent à s’accorder sur ce qui doit constituer la priorité dans la construction de l’Union. La Biélorusse met l’accent sur une construction qui servirait les ambitions politiques de son Président, la Russie met en avant ses intérêts économiques et stratégiques. Un différend gazier oppose les deux pays. La coupure des livraisons de gaz à la Biélorussie pendant 24 heures en février 2005, illustre les difficultés du dialogue. EconomieLes richesses naturelles sont constituées de : forêts, dépôts de tourbe, petites quantités de pétrole et de gaz naturel, granit, pierre à chaux dolomitique, marne, craie, sable, gravier, argile. L'agriculture contribue au 11% du PIB, avec 14% de la main d'oeuvre, principalement par la production de céréales, pommes de terre, légumes, betteraves à sucre, lin, boeuf, lait, porc, volaille. La Biélorussie est aussi un exportateur de champignons et de baies des bois. 290 types d'herbes médicinales sont présente dans le pays et commencent à être mises en valeur et exportées. Suite à l'accident ukrainien de 1986 on ne peut qu'espérer que les contrôles des pays importateurs soient sérieux. La Biélorussie a préservé une des principales forêts d'Europe, une vraie fortune, appelée le vert en or. Une grande partie du Belarus est un des poumons de l'Europe. La mise en place d'une exploitation raisonnée de ses ressources est en cours du côté industrielle et touristique. La part de l'industrie est de 36.4% du PIB, en fournissant 34.7% des emplois. Elle s'articule principalement autour des machines outils, tracteurs, camions, engins de terrassement, motos, télévisions, fibres chimiques, engrais, textiles, radios, réfrigérateurs. Le bâtiment et le secteur agro-industriel devraient être privatisées. La participation étrangère à la privatisation est encouragée dans le cadre des sociétés mixtes. En 1997, le constructeur allemand MAN a créé un joint-venture qui doit produire 3'000 camions par an avec le fabricant de camions biélorusse MAZ. Les tracteurs Bieloruss sont très répandus en Europe de l'Est. Sa production d'engrais potassés, la pétrochimie, les textiles, tissus de lin en particulier, jouissent aussi d'une bonne réputation. L'exportation de calculateurs, motos et articles d'horlogerie est importante. 80 pays importent la production de 300 entreprises industrielles biélorusses. Il y a plus de 4'000 gisements de 30 types de minerais dans la République du Belarus. Les réserves de ces différents gisements sont estimées entre 20 et 115 ans d'exploitation selon les cas. Le pays est particulièrement riche en matériaux : granits, pierre à chaux, marne, argile, terre grasse, composés de sable gravier. Les dépôts de tourbe du Belarus s'élèvent à 4,4 milliards de tonnes, 320 millions de tonnes sont extraites annuellement. Ces minerais et matières premières satisfont la demande interne et nourrissent des espoirs d'exportation. Les services sont eux la source de 52.6% du PIB avec 51.3% des forces de travail. L'inflation était de 17,5% en 2004, loin en dessous des années 96-97 avec 53% et 65%. Le Rouble Biélorusse (BYB), est théoriquement subdivisé en 100 Kapiejkas. En 2005, il n'existait ni pièce ni billet pour les Kapiejkas. En 2000, 876 Roubles valaient 1 $, en 2004, il en fallait 2'160. L'année fiscale clôture au 31 décembre. En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à plus de 3 millions et plus d'un million de cellulaires. 1,39 millions internautes sont desservis par 5'308 fournisseurs d'accès (.by). 28 radios AM, 37 FM, 11 ultras courtes, 47 chaînes TV (plus 27 répétiteurs de réseau) animent les ondes. 79'990 Km de routes (69'351 goudronnées), 50 aéroports goudronnés (2 pistes de plus de 3'000 m), 83 aéroports non goudronnés (2 pistes de plus de 3'000 m), 1 héliport, 1 port fluvial international (Mazyr), 2'500 Km de voie fluviales, emploi limité, et 5'512 Km de voies ferrées, 874 électrifiées, constituent le réseau de transport. 27,1% des habitants du pays, au moins, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômeurs enregistrés est de 2%, les ouvriers sans emploi est très nettement supérieur. L'augmentation des stocks d’invendus, 40% des entreprises biélorusses déficitaires, accumulation d’arriérés de salaires, chômage déguisé, récession persistante dans le secteur agricole nuancent les résultats annoncés par le gouvernement. Si le déficit budgétaire semble maîtrisé, la situation des finances publiques demeure fragile en raison de la détérioration des rentrées fiscales. L’inflation élevée résulte d’une augmentation des salaires supérieure aux gains de productivité et à la tendance structurelle du Rouble à la dépréciation. L’investissement demeure faible et strictement domestique. Le secteur bancaire sous capitalisé ne peut jouer un rôle efficace. En dépit de l’évolution du taux de change favorable aux exportations, Le déficit commercial élevé est le reflet du manque de compétitivité des entreprises et de l’augmentation du prix des matières premières. D’une manière générale, les réformes structurelles restent bloquées. Le dialogue avec les IFI est difficile, le FMI n’a plus d’accord de prêt avec la Biélorussie depuis 1995. La Banque mondiale a défini, pour la période 2002-2004, une stratégie d’assistance pays, avec un crédit plafonné à 140 millions $. La perspective d’Union économique et monétaire avec la Russie a conduit la Biélorussie à engager quelques réformes : Automne 2000, unification des taux de change. 2003, baisse de la TVA de 20 à 18% et simplification de l’impôt sur le revenu. La Russie et la Biélorussie ont prévu la mise en circulation d’une monnaie commune en 2008. Cet accord s’accompagne d’un prêt de stabilisation de la balance des paiements de 100 millions de $ à la Biélorussie par la banque nationale de Russie. D’une manière générale, l'évolution économique de la Biélorussie reste étroitement dépendante de celle de la Russie, principal partenaire commercial, investisseur et fournisseur énergétique du pays. CultureLe costume traditionnel des femmes est constitué d'une large jupe sans fermeture, une longue chemise blanche copieusement brodée et un gilet noir. Un long tablier décoré personnalise le costume. Une couronne de fleurs coiffe les nattes. Les hommes portent une longe et large chemise, brodée au col et aux poignets, fermée par des lacets rouges. Le large pantalon est enfilé dans les bottes. Un court gilet est porté à l'occasion des fêtes. La danse, imprégnée de ses racines baltes, polonaises et russes, a une grande importance dans les festivités. Les quadrilles et mazurkas sont de traditions polonaises, la danse en rond, chorovod, est typiquement slave. L'un des groupes musicaux les plus connus de la CEI a fait son apparition dans les années 70. Pesniari chante en biélorusse et a révolutionné le rock, à l'Est, par un style unique basé sur le folklore biélorusse. La Biélorussie est le pays du bois, il est présent partout. L'artisanat du bois est très répandu. Des figurines en bois finement sculptées représentent personnages, animaux sauvages, héros ou personnages des contes populaires et des fables. La matriochka biélorusse est une poupée russe. La matriochka biélorusse est plus jeune, fine et longiligne que sa grande soeur russe. Des sculptures en bois sont installées dans les jardins publics, carrefours et espaces de jeux pour les enfants. Ces compositions gigantesques reproduisent travail des bûcherons, fêtes populaires ou sujets familiaux. L'artisanat de la céramique est aussi présent que varié. Vaisselle ou jouets, pièces uniques réalisées à la main, en terre cuite sont peints ou crus, vernis ou pas. Ils représentent des sujets religieux, historiques, littéraires ou folkloriques. Les tapis biélorusses n'ont pas la finesse des turkmènes et sont moins prisés. Tissés à la main, ils sont généralement en laine. Leur aspect folklorique et coloré mérite dégage une chaleur certaine. La Biélorussie est un pays agricole. Les traditions paysannes jouent un rôle important dans l'artisanat moderne. De nombreux métiers se perpétuent à partir de matières céréalières. On dit que les biélorusses ont les yeux bleus grâce au lin et les cheveux blonds à cause de la paille. C'est vrai pour les cheveux et les yeux, c'est vrai aussi que la paille et le lin sont omniprésents, Les figurines en paille représentent des paysans, habillés en costumes folkloriques de lin, ou des animaux. Les figurines et les poupées en lin, un artisanat unique, sont la fierté des Biélorusses. L'artisanat de l'osier est aussi connu en Biélorussie, depuis des siècles, qui excelle dans le travail du rotin. Si il fallait citer un artiste biélorusse connu de la planète entière ce serait, sans l'ombre d'une hésitation, Moyshe Segal. Marc Chagall, est né le 7 juillet 1887 à Vitebsk. Il ne reste pas grand chose de la ville triste et joyeuse décrite par le peintre dans son autobiographie romancée. A la destruction, par les nazis, des quartiers juifs a succédé l’urbanisme dévastateur des années staliniennes. Invité en URSS en 1973, Chagall refusera de retourner sur les lieux de son enfance. On mange, et boit, très bien en Biélorussie. La cuisine est copieuse, simple et saine. Elle prend du temps, ressemble à la cuisine de nos grands-mères. Beaucoup de plats à base de pâte, de viandes, lard et saucissons. Les légumes sont marinés et mijotés, le pain est noir, dense mais moelleux. La reine de la cuisine biélorusse est la boulba, la pomme de terre juste devant les champignons. Vodka ou bière locale accompagnent les repas. La vodka biélorusse est moins forte que certaines de ses voisines mais souvent plus parfumée, particulièrement par des herbes. Les Belorus, Nastoika, President et autres Zubrovka méritent un détour. On compte environ 900 publications en Biélorussie. Les journaux locaux sont majoritairement rédigés en biélorusse, mais on trouve des journaux ou magazines en russe à travers tout le pays. Depuis 1995, on assiste à une baisse importante de l'utilisation du biélorusse dans les journaux, la radio et la télévision. Les médias électroniques sont diffusés en biélorusse et en russe, ainsi qu'en anglais et en d'autres langues. Quelques stations de radio diffusent à la fois en biélorusse et en russe comme Radio Dva-AM, Radio 103.7-FM et Radio Minsk. Radio B/A-FM et Radio FM 101,2 sont en russe, Radio Racyja en biélorusse. Radio Poland-5 diffuse en biélorusse et en plusieurs autres langues : anglais, espéranto, tchèque, slovaque, allemand, russe, ukrainien et lituanien. En ce qui a trait à la télévision, Le Canal de la télévision biélorusse, Belarusian Television Channel, diffuse généralement en biélorusse. Quelques plages horaires sont réservées à des émissions en russe, polonais, ukrainien, tatar, etc. La plupart des Biélorusses préfèrent les émissions en provenance de la Russie. Dans la partie occidentale de la Biélorussie, les téléspectateurs reçoivent des émissions de la Lituanie et de la Pologne. Les médias audiovisuels sont tous inféodés au pouvoir politique et tous les moyens dont disposent les autorités sont mis en oeuvre pour étouffer la presse indépendante. Saisies de tirages, fermetures d'imprimeries, confiscation de matériel, menaces de fermeture de médias, agressions et intimidations de journalistes, font partie du décor. Selon Reporters sans Frontières, le président Alexandre Loukachenko ferait partie des prédateurs de la liberté de la presse. En 1996, le président a signé un décret ordonnant que tous les rédacteurs en chef des journaux soutenus par l'Etat soient dorénavant des fonctionnaires officiels et deviennent, au plan local, des membres du conseil du gouvernement. En fait, les émissions de télévision provenant des stations russes représentent la seule source d'information indépendante dans les médias et constituent une source fréquente d'irritation pour le gouvernement de Lukachenko. Reporters sans Frontières classait là Biélorussie 124ème en 2002 et 144ème, entre le Bahreïn et Djibouti, en 2005. De façon générale, le russe prévaut dans les pratiques scolaires. Le russe est la langue d'instruction pour quelque 69% d'étudiants, à Minsk, ce pourcentage atteint les 89%. L'enseignement primaire est dispensé en russe dans 50% des établissements, en biélorusse dans plus de 40% et bilingue dans près de 9% des établissements. Dans les établissements d'enseignement supérieur, 65% des étudiants étudient en russe, près de 8% en biélorusse et 27% dans les deux langues. On compte 33 établissements post-secondaires en Biélorussie, dont l’Université de Biélorussie, l’Université du district d’Homel, l’Université du district de Hrodna, l’Académie biélorusse d’agriculture et l’Académie biélorusse des sciences. Le bilinguisme biélorusse russe est surtout généralisé pour les établissements qui forment des professeurs de lycées généraux. En fait, l'éducation supérieure en Biélorussie est devenu multilingue après l'introduction de la langue biélorusse pendant le régime soviétique. La langue d'enseignement dans les universités a tendance à être principalement le russe peut-être du fait que l'enseignement supérieur s'est développé sur le modèle russe. La langue russe jouit aussi d'un prestige plus grand et les plus grandes universités du pays enseignent en russe. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans serait de 99,6%. PratiqueUn visa, y compris pour un transit, est obligatoire. Il est à nouveau impossible de se le faire délivrer à l'entrée du pays. Un dossier doit être déposé directement au service consulaire de l'ambassade de Biélorussie ou envoyé par l'intermédiaire d'une agence touristique spécialisée et agréée. Le voyageur en transit en Biélorussie depuis la Russie ou en partance pour la Russie doit également présenter un visa russe. Les formalités vers ces pays ayant une fâcheuse tendance à revenir à une époque que l'on pouvait espérer révolue, n'hésitez pas à contacter les ambassades respectives. Les vérifications de police et de douane sont particulièrement longues et tatillonnes au passage de la frontière entre la Pologne, la Lituanie et la Biélorussie. Les peines appliquées aux infractions, ou considérées comme telle par un fonctionnaire local, à la législation douanière en matière de transit et d'importation de marchandises est assez particulière. La douane, après une requête au tribunal d'instance, peut procéder à la vente des marchandises saisies, dans un magasin spécialisé, sans attendre une décision sur un éventuel recours aux instances supérieures. Les denrées périssables sont, elles, immédiatement mises en vente. Un remboursement de la valeur déclarée dans les documents est possible sur décision d'un tribunal biélorusse, oubliez !... Evitez le Sud-est Belarus, proche de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, gravement touché par la catastrophe de 1986. Il faut absolument s'abstenir de consommer baies et champignons de ces régions. Dans les villes, il est recommandé d'éviter de sortir seul, la nuit tombée, en dehors du centre. Evitez de vous comportez trop ostensiblement en visiteur. Il est indispensable de contracter une assurance de rapatriement. Les infrastructures sanitaires sont insuffisantes, vétustes et manquent cruellement de moyens. Il est vivement recommandé de ne pas consommer l'eau du robinet très fortement polluée. La signalisation routière est souvent sommaire, mais l'approvisionnement en carburants est satisfaisant. La circulation de nuit, même sur les grands axes routiers, peut être déconseillée. Il est fréquent que le chauffeur biélorusse consomme plus que son véhicule, une grande vigilance est nécessaire sur tout le réseau routier. Si vous vous rendez en Biélorussie avec votre propre véhicule il est obligatoire de souscrire une assurance auprès de Belingostrakh, à la frontière. Le réseau ferroviaire est vétuste. Il y a peu de vols intérieurs dans des avions souvent anciens au confort spartiate. Il n'est pas certain que les procédures de maintenance soient scrupuleusement respectées. La compagnie Belavia assure depuis mai 2003 deux vols directs Paris-Minsk-Paris par semaine, mardi et vendredi. Des appareils américaine en leasing sont fréquemment affectés à cette liaison. Minsk, centre industriel et culturel, abrite l’Académie des sciences de la Biélorussie, l’Université nationale fondée en 1921, un conservatoire national de musique, des compagnies d’opéra et de ballet, ainsi que plusieurs théâtres et musées. La ville conserve les ruines d’une forteresse, une cathédrale catholique datant de 1615, des églises orthodoxes et une tour de 1750 qui ont échappé à la destruction de 1941. Gomel, port sur la Soj, abrite l’université d’Etat de Gomel. Elle fut successivement intégrée à la Russie kiévienne, la Lituanie, la Pologne avant d’être annexée par la Russie en 1772. Elle est très proche de Tchernobyl, malheureusement. Vitebsk, ville portuaire et carrefour ferroviaire, fondée au XIe siècle est avant tout la ville d'origine de Marc Chagall. Grodna, fondée au Xe siècle, sur le Niémen est situé près de la frontière polonaise. Parmi les bâtiments historiques que compte la ville le palais, fin XVIe siècle, du roi de Pologne Stephen Bathory est fort bien conservé. Brest, sud-ouest de la Biélorussie, est à la fois carrefour ferroviaire, centre de commerce et ville industrielle. Le traité de Brest-Litovsk y fut signé le 3 mars 1918. Avant tout la Biélorussie est une destination privilégiée pour les chasses aux gibiers comme le bison, le sanglier, le cerf, l’élan ainsi que le grand tétras ou tétras lyre, etc. En avril, la chasse aux tétras est ouverte. D'août à décembre, chasse au grand gibier : cerf, biche, élan, chevreuil, bison, sanglier, loup, renard. La bécasse, bécassine, gelinotte et oie se chasse en septembre et octobre. En 1925 a été créé une réserve naturelle de 1'200 Km², le lieu idéal pour la chasse des espèces qui se trouvent sur ce territoire de Sibérie poli Arctique. C’est un complexe écologique vierge, traversé du nord au sud par la Bérézina, recouvert à 80% de forêt primaire. La meilleure manière de l'apprécier le pays est de visiter son patrimoine forestier. Le parc national de Belavezhskaya Pushcha est le parc le plus célèbre. Des pins de plus de 200 ans dominent la futaie. Certains chênes ont près de 700 ans. La zone de chasse favorite des grands ducs de Lituanie, des rois polonais et des Tsars abrite 400 bisons en plus de 300 autres espèces d'animaux. Vous y découvrirez aussi : La Belaya Vezha, tour blanche, des Krivitches. Le château du comte Tyshkevich qui a participé à la révolte polonaise du XIXème contre le Tsar. Des alignements du néolithique, des parties d'une des routes de chasse préférée des tsars. Le complexe résidentiel de Viskuli des anciens chefs de l'URSS, où fut signée la désintégration de l'URSS en décembre 1991. La réserve naturelle de Berezinsky est une bande, de 60 Km sur 20 Km, de la source de la Bérézina au lac Palik. C'est les marais de fairyland, 43'000 hectares de faune et de flore uniques en Europe. Ces marais relient la Baltique à la mer Noire, le centre névralgique de la route qui a pu relier les Vikinges et les Grecs. Depuis 1994 elle fait partie de la liste de l'UNESCO des réserves biogénétiques et a obtenu, en 1995, la récompense européenne de la protection de l'environnement. Le musée de la nature présente la faune la plus typique du secteur. On peut y voir les animaux sauvages dans leur cadre naturel depuis des abris équipés pour 2-3 amateurs de photo chacun. Le parc national de Narochansky est connu comme le pays des lacs. Le lac Naroch est certainement le plus magnifique. Il est entouré de forêts de pin et de plages de sable. Ce lac, comme ses voisins, est très poissonneux, peuplé d'anguilles, truites, brochets et bien d'autres espèces. Le parc national des lacs de Braslav est un écosystème aquatiques uniques avec une faune très diversifiée. La ville de Braslav, une des plus vieille du Belarus, y a été fondée au XIème siècle. Les églises, palais, domaines à y visiter sont nombreux et variés. Les riches polonais du début du XXème siècle considéraient Braslav comme leur Nice locale. Le parc national de Pripyatsky, au centre du Polesye, et parcourus de petites rivières entre ses 30 lacs. Il abrite une population unique de mammifères, oiseaux, reptiles et poissons. La flore est particulièrement remarquable et abrite pas moins de 200 espèces de mousse. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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