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BOLIVIESéjour, vacances, voyage | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Voyage en BolivieLa République de Bolivie, República de Bolivia, est indépendante de l'Espagne depuis 6 août 1825. GéographieL'occident est traversé par deux cordillères parallèles d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau. Le haut plateau de l'Altiplano est le plus élevé du monde après le Tibet, à une altitude moyenne de 3'800 mètres. Il couvre 20% du territoire national. C'est sur ce plateau que se trouvent les villes de La Paz, à 3'800 m, capitale administrative et siège du gouvernement de près d'1,2 millions d'habitants (16°30' S, 68°10' E), Oruro, et Potosi. La partie septentrionale, la zone des mines, concentre l'essentiel, 70%, de la population bolivienne et la majorité de l'industrie du pays. Le Salar de Uyuni, Sud de l'Altiplano, département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde. A extrémité sud de l'Altiplano, le lac Titicaca, près du lac Poopo, à cheval entre le Pérou et la Bolivie, est le plus haut lac navigable du monde à 3'080 m. La cordillère Royale, 500 Km de long, 30 Km de large, compte 300 sommets de plus de 5'000 m dont l'Illampu, 6'500 m, le Huáyna Potosí et l'Illimani qui domine La Paz. Les massifs de la cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts. A l'ouest de l'Altiplano s'étend la cordillère Occidentale, aride, et ses sommets volcaniques tels que le Nevado Sajama, point culminant de la Bolivie à 6'542 m, les Payachatas, les Bañados de Izozog ou le Licancabur derrière la Laguna Verde. Les Andes se marient à l'Amazonie dans les Yungas, vallées profondes, boisées et bien irriguées. C'est une région à la végétation luxuriante, entre 1'800 et 2'700 m. Sucre, un peu moins de 150'000 habitants, la capitale constitutionnelle, Cochabamba et Tarija sont situées sur ses terres fertiles qui font de la région le grenier de la Bolivie. L’est est constitué des vastes plaines alluviales de l'Oriente qui occupent 67% de la surface de la Bolivie. Le Nord est une zone de plaines torrides à la végétation luxuriante. Elle constitue aujourd'hui le principal espoir économique du pays. Santa Cruz, plus d'un million d'habitants, est la locomotive du progrès bolivien. Le Pantanal, la plus grande réserve de faune et de flore du monde, se trouve dans l'Oriente bolivien. Au sud, les terres qui font parties du bassin du Rio Paraguay, le point plus bas à 90 m, y sont d'avantage défrichées. Au sud-est de l'Oriente s'étendent les plaines du Chaco, les llanos, riches en pétrole. Cette zone sèche et plate s'étire jusqu'au Paraguay et en Argentine. La faible densité de population laisse la place à un étonnant échantillon de variétés rares de faune et de flore. Les vallées et les plaines du Nord et du Nord-est sont drainées par plusieurs affluents de l'Amazone, le río Beni et son affluent principal, le Madre de Dios, 1'500 Km, et par le Guaporé, 1'700 Km, une partie de la frontière avec le Brésil, par le río Mamoré et le río Madeira. Le río Pilcomayo, 1'500 Km, le principal cours d'eau du Sud de la Bolivie, s'écoule à travers les plaines du Chaco et se jette dans le río Paraguay, 2'500 Km. Le bassin des lacs Titicaca et Poopó constitue une partie essentielle du réseau hydrographique du pays alimenté par le río Desaguadero. Les forêts couvrent une importante superficie du territoire. Un accord a été passé en 1989 avec la Conservation International Foundation pour aider à la préservation des ressources naturelles. Il existe actuellement une vingtaine de parcs et de zones protégées en Bolivie. Ces espaces de la biosphère représentent 100'000 Km². Peu de sites sont gardés ou balisés pour les randonneurs. Pour la plupart d’entre eux, il ne faut pas s’y aventurer sans guide et il sera préférable d’y aller avec une agence. C’est dans ces parcs que se trouvent les merveilles cachées de la Bolivie : orchidées, condors, toucans, plantes d’un autre âge et 6'000. La Bolivie est frontalière du Brésil, 3'400 Km, du Pérou, 900 Km, du Chili, 861 Km, de l'Argentine, 832 Km, et du Paraguay, 750 Km, 6'743 Km de frontières terrestres, pas de littoral maritime. ClimatD'avril à octobre-novembre, c'est la saison sèche. Les précipitations, particulièrement rares au coeur de l'hiver, tombent, le plus souvent, sous la forme de brèves giboulées de grésil. Les températures, parfois chaudes l'après-midi, baissent brusquement au coucher du soleil. L'extrême sécheresse de l'air permet de supporter le froid, vif quand le vent se met de la partie. La pureté des cieux, l'excellente visibilité, rendent les paysages boliviens particulièrement saisissants. Les températures augmentent vite quand l'altitude diminue. Dans le bassin bien abrité de Cochabamba, 2'500 mètres d'altitude, on enregistre des écarts de 7 à 10°C avec La Paz. L'hiver est aussi la saison sèche dans les plaines du Sud-Est et du Nord. Au sud-est, le Chaco bolivien a un climat voisin de son équivalent paraguayen. A partir du centre du pays, un climat de type amazonien prédomine de plus en plus, à mesure que l'on remonte vers le nord, comme à Concepción. La saison sèche est moins marquée. Il fait très chaud dans la journée, un peu moins en juin et juillet pendant lesquels les nuits peuvent même être fraîches. L'été, de novembre à mars, est la saison pluvieuse, excepté dans le sud des Andes, en bordure de la frontière chilienne qui est une des régions les plus arides de la planète. En altitude, les températures diurnes ne sont pas beaucoup plus élevées que celle enregistrées en hiver. Les minimas sont eux sensiblement moins rigoureux. Dans les plaines, dès Santa Cruz, la chaleur est forte et l'atmosphère d'autant plus étouffante que l'on descend dans le bassin amazonien.
Soleil : nombres d'heures par jour - Pluies : hauteurs en mm/nombres de jours
BoliviensLes Boliviens sont majoritairement d’origine amérindienne, 55 %, elle est composée de 30% de Quechuas, 25% d'Aymaras, 30% de Métis et 15% de Blancs à majorité originaires d'Espagne. Les premiers habitants de la Bolivie, qui s'installèrent sur les rives du lac Titicaca, sont, sans doute, des Arawaks venus d'Amazonie. Les Urus et les Chipayas seraient leurs descendants directs. Les Aymaras qui vivent plutôt sur les hauteurs, La Paz est très marquée par la culture Aymara, et les Quechuas des vallées sont les descendants des brillantes civilisations de Tiahuanaco et incas. Les terres basses étaient peuplées par les Tupi-guanaris, Chiquitanos et Chiriguarros, les Panos et les Arawaks. On trouve encore quelques Guaranis, des Mojeños et des Chimanes. Les termes de Blancs et de Métis ont prioritairement, en Bolivie, une signification socioculturelle. Blanc fait plus référence à un statut socio-économique qu'à la couleur de la peau. Métis, Mestizos, Cholos, désignent en priorité des hommes, d'origine indigène, blanche ou métissée, bilingues qui ont gravi l'échelle sociale. L'affirmation générale que la Bolivie compte 3 langues officielles est une erreur. Aucune langue n'est déclarée officielle, pas même l'espagnol, même si dans les faits, la langue de l'Etat est l'espagnol. L'espagnol est l'unique langue de la législature, de la justice, de l'Administration, de l'éducation, des médias, etc. La Constitution de 1994 ne compte que 3 articles qui font référence à la langue. Un article se contente de proclamer le principe de la non-discrimination, notamment en matière linguistique. Un article donne droit à un interprète aux indigents qui ne parlent pas l'espagnol. Notons que le code de procédure pénale de 2001 et moins discriminatoire et permet le recours à un interprète à toute personne qui ne comprend pas la langue espagnole. Le troisième article reconnaît constitutionnellement les droits des communautés indigènes en matière de culture et de langue. Il n'implique aucune obligation concrète de la part de l'Etat. 43% des Boliviens sont de langue maternelle espagnol et nombreux sont ceux qui ne parlent que le Quechua ou L'Aymara. La Bolivie compte une bonne quarantaine de langues, presque tout amérindiennes. La plupart ne comptent que fort peu de locuteurs. 4 langues amérindiennes sont parlées par plus de 10'000 : le quechua, 36,4 %, l’aymara, 22,5 %, le guarani, 0,2 %, et le chiquito, 0,2 %. Quelques langues sont parlées par quelques milliers de locuteurs, mais la majorité des langues autochtones de la Bolivie est en voie d’extinction, il n’est pas rare de ne dénombrer que quelques dizaines de locuteurs. La Bolivie compte environ 28'000 germanophones ; des colons mennonites présents depuis quelques décennies. Le pays est à 100% chrétien, Cochabamba, est parfois appelée le Vatican des Andes. 95% des boliviens sont catholiques et 5% protestants. Les Jésuites s'étaient fortement implanté, dans les régions difficiles d'accès de l'Amazonie, jusqu'à leur expulsion. De tout temps, les esclaves ont été tenus d'avoir les mêmes idées que leurs maîtres. La religion catholique est devenue celle des indiens. Ils ne se sont jamais fait au christianisme, ingurgité à coups de trique. Le christianisme prêche l’hégémonie de l’homme sur les éléments naturels. En Bolivie l’homme subit des tremblements de terre, des sécheresses, des inondations, il est difficile de croire à ce Dieu tout-puissant des Espagnols, incapable de dominer la nature. Les indiens adorent le Soleil, la Lune, la Terre. Les religions anciennes, et ce qui est appelé la magie, ont gardé un impact considérable au sein des populations les plus soumises aux éléments naturels. La magie est quasi-monopole des Kallahuayas, une tribu du Nord du lac Titicaca. Les guérisseurs, curanderos, sillonnent les campagnes pour vendre, très cher, un peu d’espoir. La Terre Mère, Pachamama, représente la fécondité et la source des biens matériels. Elle fait l’objet de l’adoration des indiens qui la considèrent comme un être vivant. Cette divinité est censée répondre aux besoins de ses enfants qui la comblent d’offrandes, la mesa. Des objets rares ou chers, des gourmandises, sont brûlés en plein champ. Il existe une cohabitation bizarre entre le paganisme et le catholicisme. On priera pour soigner son enfant en consultant le curandero. L'espérance de vie est légèrement supérieure à 68 ans pour les femmes et juste inférieur à 63 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile, très élevé, est de 5,311%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 2,94 bébés. L'état nutritionnel des enfants âgés de moins de cinq ans s'était bien amélioré entre les années 1989 et 1994 en ce qui concerne le retard de croissance et l'insuffisance pondérale. Il existe de fortes disparités concernant les niveaux de malnutrition entre les régions. Le retard de croissance est supérieur à 30% dans le tiers des départements de Bolivie. Les départements de Potosí et Chuquisaca ont les prévalences d'insuffisance pondérale et de retard de croissance les plus élevés. 35% des écoliers souffrent d'un retard de croissance, les garçons de 6 à 9 ans sont les plus affectés. La situation la plus grave, 40%, se situe dans 18 provinces rurales des départements de Potosí, Cochabamba et Chuquisaca. Ces provinces connaissent parallèlement un taux de pauvreté et d'illettrisme très élevés. Les infrastructures, les services essentiels, les potentialités de production agricole et d'élevage y sont presque inexistants. 19% des adolescents de 12 à 17 ans de La Paz souffrent de retard de croissance selon une étude de 1993. Le Taux Total de Goitre, TTG, carence en iode, parmi les écoliers âgés de 6 à 18 ans est passé de 61% en 1981 à 21% en 1989 et, pour les enfants de 8 à 10 ans, 5% en 1994. La carence en Vitamine A est la principale carence en micro nutriments. La prévalence de cécité crépusculaire des enfants âgés de 1 à 5 ans dans les zones défavorisées du pays varie entre 2 et 5%. Les rares, partielles et anciennes études sur la consommation alimentaire, qui portent sur les villes les plus peuplées, confirment des résultats antérieurs de faibles niveaux de consommation énergétique. Le niveau de sécurité alimentaire se caractérise par une production d'aliments insuffisante. L'importation et l'aide alimentaire engendrent une importante, bien qu'en baisse, dépendance externe. Au problème des disponibilités, s'ajoute celui de l'accès de la population à la consommation alimentaire. En Bolivie, au fort taux de pauvreté, les services de base et les infrastructures sont insuffisantes, notamment dans les zones rurales. La décentralisation administrative, entamée en 1996, met l'accent sur le développement des provinces les moins développées afin de mettre en oeuvre des programmes d'éducation, de santé, de sécurité alimentaire, ainsi que le développement des systèmes d'information sociale. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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