Bolivie

BOLIVIE            

Economie et culture bolivienne      

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Economie

La Bolivie reste un des pays de l'Amérique latine où le revenu par habitant est le plus faible. Les années 1990 ont été marquées par de grandes réformes libérales. La Bolivie a adhéré au Mercosur, en tant que membre associé, et signé un traité de libre échange avec le Mexique notamment. Compagnie aérienne, téléphonie, chemins de fer, électricité, et pétrole ont été privatisés. La croissance du PIB a brusquement ralenti en 1999, en partie en raison d'une politique budgétaire d'austérité et de la situation mondiale, particulièrement les retombées de la crise asiatique. Ces restrictions ont freiné la mise en oeuvre des programmes de lutte contre la pauvreté.
Les richesses naturelles sont sont principalement constituées de : gaz naturel, étain, pétrole, zinc, tungstène, antimoine, plomb, argent, or, fibres textiles, bois de construction et hydroélectricité.
L'agriculture emploie près de la moitié de la population active pour 13% du PIB, la productivité est très faible. Les principales cultures boliviennes sont les pommes de terre, la canne à sucre, le coton, le café, le maïs, le riz et le blé. Soja, sucre et café sont largement exportés. Le bois est une importante source en devises au même titre l'élevage et ses dérivés. Cochabamba et la région qui l'entoure, le Chaparé, est le grenier à blé du pays. La zone la plus riche du pays, entre canne à sucre, coton, et élevage de bovins, entoure Santa Cruz. Si la coca se cultive légalement dans les vallées des Yungas, pour l'usage traditionnel, avec interdiction de la transformer en cocaïne, elle est aussi cultivée illégalement dans la région du Chaparé et constitue une grande partie du revenu agricole, occulte. Le Gouvernement coopère activement, et de manière musclée, avec les Etats-Unis afin de supprimer ses plantations.
L'industrie génère 28% du PIB. Les gisements de minerai sont importants et variés et constituent une des premières industries de la Bolivie. L'exploitation minière est une activité économique de premier plan en Bolivie, qui fut pendant longtemps l'un des principaux producteurs d'étain au monde. En 1952, ses trois principales exploitations minières d'étain furent regroupées et nationalisées au sein d'une société d'Etat, la Corporación minera de Bolivia, Comibol. La Bolivie est aujourd'hui le cinquième producteur d'étain, le neuvième d'argent et le quinzième de zinc. Le volume de pétrole et de gaz naturel produit est en augmentation depuis les années 1960. La Bolivie ne communique pas ses chiffres sur ce sujet mais serait autosuffisante dans le domaine des produits pétroliers. Elle exporte plus du double du gaz qu'elle consomme. L'industrie agroalimentaire, l'artisanat et le textile constituent les autres secteurs industriels de la Bolivie.
Sucre est le siège des activités commerciales et industrielles du pays. 40% des exportations, légales, boliviennes vont vers le Brésil, 13,9% vers les Etats-Unis, 8,7% vers la Colombie, 6,3% vers le Pérou et 4,5% vers le Japon. Les importations proviennent du Brésil, 29,7%, de l'Argentine, 17,6%, des Etats-Unis, 10,8%, du Chili, 7,7%, et du Pérou, 7,3%. Les services représentent 59% du PIB. Comparé aux pays voisins, la Bolivie reçoit peu de visiteurs étrangers, 350'000 en 2000. Les voyageurs sont majoritairement originaires d'Amérique du Sud. 24'500 français ont visité la Bolivie en 2002, juillet et août étant les mois les plus chargés.
Le Boliviano (BOB), divisé en 100 Centavos, a perdu plus de 25% sur le $ américain ses 5 dernières années, même si l'inflation est redescendue à 4,9% en 2004. L'année fiscale clôture au 31 décembre.
En 2003 on estimait le nombre de raccordements téléphoniques à un peu plus de 400'000 pour 1,4 millions de cellulaires. 270'000 internautes sont desservis par 7'080 fournisseurs d'accès (.bo). 171 radios AM, 73 FM, 77 ultra courtes et 48 chaînes TV (et répétiteurs de réseau) animaient les ondes en fin des années 1990. 60'282 Km de routes (seulement 3'979 goudronnées), 16 aéroports goudronnés (4 pistes de plus de 3'000 m) et 1'049 aéroports non goudronnés (1 piste de plus de 3'000 m), 10'000 Km de voies fluviales et 3'519 Km de voies ferrées, non électrifiées, constituent le réseau de communication bolivien. Si la Bolivie ne possède pas de port maritime, elle accède facilement à Puerto Aguirre, au Paraguay sur le Parana, à la frontière du Brésil et de la Bolivie. La Bolivie jouit aussi d'accès hors taxe aux ports maritimes de l'Argentine, du Brésil, du Chili et du Paraguay.
Actuellement 64% des boliviens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage, dans les zones urbaines, dépasse, officiellement, 9%.
L'économie a terriblement souffert de l'instabilité politique chronique et du manque d'accès à la mer de la Bolivie. Dans les années 1980, l'inflation, la fluctuation sauvage des cours de ce qui était le Peso bolivien et l'aggravation de la dette externe, ont enfoncé l'économie bolivienne. Elle se remet peu à peu, même si la dette extérieure de la Bolivie est encore très importante. La plupart des problèmes actuels de l'économie reposent sur le manque d'investissements depuis des années, la faiblesse de l'activité nationale en prime. Le commerce extérieur, basé sur les matières premières qui dépendent des fluctuations mondiales se répercute sur la vulnérable économie bolivienne. La découverte de nouveaux gisements de gaz et de pétrole et de nouvelles formes de distribution, comme le gazoduc avec le Brésil, sont une bonne espérance d'amélioration.


La Bolivie reste un des pays de l'Amérique Latine où le revenu par habitant est le plus faible Bolivie, zones, systèmes, de production agricole Bolivie, proportion en % de cultures permanentes et de terres arables La productivité de l'agriculture bolivienne est très faible Les conditions sont difficiles sur l'Altiplano Elevage de lamas en Bolivie La coca se cultive légalement dans les vallées des Yungas Sortie de la mine en Bolivie Extraction du sel en Bolivie Industrie du bois L'industrie de l'artisanat, le travail des enfants est courant en Bolivie Le Boliviano a perdu plus de 25% sur le $ américain ses 5 dernières années Route bolivienne Aéroport bolivien Train en Bolivie Parana Population active en Bolivie L'agitation sociale est importante en Bolivie

Culture

En Bolivie, la culture et les traditions indiennes sont toujours très vivaces. Les Boliviens entretiennent des liens mystérieux avec la nature, les dieux sont omniprésents. Nous même côtoyons la culture bolivienne tous les jours sans nous en douter. L’expression C'est le Pérou ! ou c'est pas l'Pérou ! est une référence directe aux mines de Potosi, le gisement d'argent le plus fabuleux de tous les temps, qui se situait, à l'époque, dans le Haut-Pérou. Quand nous pensons musique andine, ce sont des airs de la Bolivie qui nous tournent dans la tête, du passage du condor, El Condor Passa, à la racoleuse Lambada qui sont, bel et bien, descendus de l'Altiplano bolivien. Plus concret encore ? La papa bolivienne n'est autre que la pomme de terre originale, la mère, osons dire la Pachamama, de toutes les pommes de terre.
Comme au temps Pachacutec, chaque village a son costume, ses couleurs, ses motifs. La Bolivie est riche de manifestations folkloriques d'une particulière authenticité. L'authenticité se doit à l'isolement de certaines régions, la richesse à la diversité géographique. Dans le Nord de l'Altiplano, chaque communauté a sa danse et ses costumes. Les Auki-Auki tournent en dérision le conquérant espagnol, les Uyusiris dansent en jupes de paille ou de totora sous un poncho sombre, par exemple. Dans le Chuquisaca et le Potosi deux danses originales marquent : la Wisphala et le Pujllay. L'une des manifestations la plus célèbre d'Amérique latine est le carnaval d'Oruro. La Diablada et la Morenada dominent cette fête parmi une foule de groupes folkloriques où chaque danse relate un épisode de l'histoire du pays. Le marché bolivien est un lieu d'échanges et de culture. Contrairement à d’autres pays où le côté touristique l’emporte, les mercados bolivianos concentrent les différentes strates de la société du pays, ses vases communicants, ses traditions mais aussi ses contradictions. A Tarabuco on découvre, dans le monde des Quechuas, un des marchés les plus célèbres de Bolivie. Une fois par semaine le village est envahi par une foule en poncho rouge rayé, montera en forme de casque espagnol noire, robe noire des femmes, tétar en forme de casquette pour les jeunes filles à marier. On danse au son des charangos et des zamponas. Le marché de Punata occupe toute la ville de plus de 10'000 habitants. Chaque place ou quartier possède une spécialité.
La Bolivie est le berceau de la kena, de la zampoña et du charango, la musique andine, la vraie. Dans les plaines inhospitalières, selva, de l'Oriente, flûtes et percussions interprètent une musique lancinante aux tonalités monotones. La musique, et les danses, se font légères, autour des instruments à cordes, dans les vallées riantes et calmes. Chuquisaca et Potosi sont le royaume de la musique indienne. Guitare, harpe, violon, est charango, petite guitare des indiens, y règnent en maître. Evitez l'achat de charangos fabriqués en quirquincho, tatou des Andes. Les douaniers de votre pays d'origine sauront vous expliquer la rareté de cet animal et vous convaincre par la confiscation de l'objet. L'homme de l'Altiplano s'exprime à travers les flûtes, zampona, wankara, bombo, quena, pinquillo, pututo, influencé par la solitude et les paysages lunaires. Dans les années 1990, la musique contemporaine de la Bolivie, née dans les tranchées du Chaco, arrive à sa reconnaissance mondiale. Cette reconnaissance est le fruit du travail des Los K’jarkas, Musica de Maestros et Los Jairas. Yayo Joffré, Gilbert Favre, Alfredo Dominguez, Ernesto Cavour, Fernando Jimenez, parmi les plus éminents, ont enfilé le poncho des Los Jairas. Kaoma, groupe brésilien, acquit une renommée mondiale en 1989 ; rouleau compresseur marketing, jupettes sexys et mélodie entrainante. Un des disques les plus vendus de l’histoire : la Lambada. Un procès plus tard, les droits d’auteurs revinrent au groupe Los K’jarkas de Cochabamba, stars de la musique andine en Amérique latine.
Le cinéma bolivien gagne régulièrement des prix aux quatre coins du monde avec un film tous les trois ans, en moyenne. Bourses et aides diverses permettent de compenser les faibles moyens financiers disponibles en Bolivie pour la culture. Les salles de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz sont bien équipées. La cinémathèque de La Paz, les maisons de la Culture, les Alliances françaises et l’Institut de Coopération espagnole de Santa Cruz diffusent, eux, les bons films.
Sucre a été surnommée le Paris des Andes pour ses richesses architecturales.
Les artisans savent faire honneur à l'esprit de créativité du patrimoine culturel de la Bolivie. Les boutiques de Santa Cruz et la rue Sagarnaga, La Paz, présente un échantillon de ce qui se fait de mieux dans le pays. Les plus belles pièces des reproductions de peinture baroque, des poteries ou des sculptures en bois de Chiquitos, ne se trouvent pourtant, souvent, que sur leur lieu de production. L’artisanat textile bolivien, aguayo, a failli disparaître suite au pillage ethnologique américain et canadien. Les extravagants tissus de Tarabuco, les surréalistes de Potolo et les élégants tissus de Macha, Potosí, sont en vente à la Casa Capellanica à Sucre et à l’Ingenio San Marcos à Potosí. Ll’uchu, bonnet, aymara est plus simple mais couvre plus la tête que le quichua, plus beau qui reste au-dessus du front. La concurrence est féroce sur les pulls d'alpaga, les prix s'en ressentent. Les plus belles répliques de peinture baroque sont produites à La Paz et à Cochabamba. Des artistes qui ont restauré San Javier, Concepción et Santa Ana proposent des pièces taillées en bois de la meilleure facture. Les sculptures d'Aymaras et Quichuas côtoient d’étonnants jeux d’échecs en bois précieux de l’Amazonie. La Bolivie possède une panoplie de masques digne de ses danses. Le marché aux bijoux de la plaza de los Heroes, La Paz, offre, paradoxalement, un plus beau choix de bijoux en argent que Potosí. Les tilinchos, figurines en céramique, miniatures de personnages sont propres à la Bolivie.
La fiesta boliviana représente toute la richesse culturelle du pays. La liste bolivienne des fêtes, sans les fêtes villageoises qui nous mèneraient bien en dessus de 365, et jours fériés est tout à fait impressionnante :
  • 1er janvier : on fête la nouvelle année, rien de plus normal.
  • 24-31 janvier : fête du dieu Ekek’o, feria Alacitas à La Paz, il suffirait d'acheter des miniatures de ce que l'on souhaiterait obtenir au cours de l’année et on l'obtiendrait, à tenter.
  • Vendredi au mardi gras : carnaval, avec une mention spéciale pour celui d’Oruro.
  • 10 février : fête des mineurs à Oruro et Potosí.
  • 2e semaine de mars : Pujllay, le carnaval de Tarabuco, qui remet ça.
  • 19 mars : Saint-Josephe.
  • 23 mars : fête de la Mer, on ne va pas rater ça ? Même si on n'en a pas.
  • 15 avril : fêtes de Tarija.
  • Avril-mai, années paires : biennale latino-américaine de musique baroque de Chiquitos, Santa Cruz, Béni et Missions.
  • 1er mai : fête du travail, on ne va pas s'en priver même si on le cherche ?
  • 3 mai : fête de la Sainte-Croix.
  • 13 mai : fête de Saint-Antoine de Padoue.
  • 25 mai : fête de Sucre, défilé militaire et discours, plus martial.
  • 21 juin : dans les ruines de Tiahuanaco, fête du solstice, impressionnant.
  • 23 et 24 juin : fête de la Saint-Jean.
  • 29 juin : fête de la Saint-Pierre.
  • 16 juillet : fête de La Paz avec défilé militaire, c'est vrai qu'en Bolivie, les militaires ont été, sont, pour le moins actifs.
  • 25 juillet : fête de la Saint-Jacques, Pierre, jacques et Jean arrivent dans le désordre en Bolivie.
  • Fin juillet-début août : carnaval universitaire à La Paz. La faculté célèbre le folklore bolivien.
  • 5 août : fête de la Vierge à Copacabana.
  • 6 août : fête nationale.
  • 15 août : Urkupiña, à Cochabamba. La Bolivie est paralysée comme pendant le carnaval.
  • 16 août : fête des Chiens. Les chiens sont décorés de rubans et de papiers métallisés ce qui ne les enchante pas forcement.
  • 17 août : jour du drapeau national.
  • Dernière semaine d’août : Chutillos, à Potosí. 3 jours de danses du Nord Potosí.
  • 5 au 13 septembre : fête de la Nativité à La Paz.
  • 8 septembre : fête de Rosasani à Copacabana.
  • 9-10 septembre : Virgen de la Candelaria, à Sucre.
  • 14 septembre : fête de Cochabamba.
  • 24 septembre : fête de Santa Cruz.
  • Octobre : festival latino-américain de la Culture à Sucre et à Potosí.
  • 1er octobre : fête du rosaire, La Paz.
  • 20 octobre : fête de La Paz. Oui La Paz aime faire la fête.
  • 2 novembre : fête des morts.
  • 10 novembre : fête à Potosí.
  • 18 novembre : fête du Béni.
  • 8 décembre : immaculée conception.
  • 25 décembre : Noël.
  • Les dates des fêtes du Gran Poder, La Paz, sont fixées 3 à 4 mois avant, authentique, fascinant.
La cuisine bolivienne est excellente et représentative des produits boliviens. Les piments sont présents dans la plupart des recettes comme la pomme de terre. Elle est la base de la nourriture des peuples andins et on en dénombre une bonne centaine d’espèces. L'el ají de papalisa de Cochabamba est un incontournable. Les céréales des Andes, quinoa, millmi, sont délicieuses en soupe ou avec du lait. La Bolivie est, avec le Mexique, un des maîtres du pain latino américain. Découvrez les marraquetas, empanadas, bollos, sarnitas, cuñapés et autres. Les plats nationaux sont des plus typiques. L'empanada salteña est une rissole à base de viande de poulet, pommes de terre, olives et oeufs. On peut y ajouter des oignons, des petits pois ou d'autres légumes. La sajta de pollo, poulet et piments, et la picante del pollo, poulet bouilli et poêlé est cuit dans son jus, accompagné de frites ou de chuño et de salade aux piments, compètent le paragraphe des volailles. Le chuño est de la pomme de terre séchée à froid, utilisée dans la soupe chairo et dans d'autres plats traditionnels. Ají de lengua, langue de boeuf et piments, Anticuchos, brochettes de coeur de boeuf et piments, pacumutu, brochettes de viande, le piqué macho, pour les amateurs de piments, et montado de lomo, oeufs frits sur un bifteck, servi avec du riz et des plantins frits, sont, normalement issus du boeuf. Les plates à base de porc s'articulent autour du fricassé, porc et maïs, le lechon al horno, cochon de lait rôti accompagné par du camote, patates douces et des plantins frits, et des chicharrones, porc grillé. La parillada est constituée de divers morceaux de viande et abats grillés au feu de bois. La parillada finit de cuire à table sur de petits barbecues portatifs.
La Cruzeña est une des meilleures bières du continent. Les vins de Concepción et de Kohlberg sont, peut-être, les meilleurs vins de Bolivie, trop méconnus sur le vieux continent. Le jumechi est un alcool de canne à sucre. La chicha cochabambina, meilleure que la péruvienne, est une liqueur très forte à base de maïs fermenté, la boisson préférée des boliviens. A Santa Cruz, une chicha sans alcool, somó, est délicieuse bien fraîche. Les Boliviens apprécient aussi l'api, une boisson chaude, sucrée et épaisse à base de maïs violet, de cannelle et clou de girofle pour le petit déjeuner, vraiment énergétique. L'aloja est une boisson sucrée à base de céréales, blé, maïs ou quinoa. La Viscachani, surtout la version gazeuse, est la meilleure des eaux minérales boliviennes. La Papaya Salvietti, très rafraîchissante, est une boisson gazeuse sucrée. Gardé pour le dessert, le singani, la grappa bolivienne, se déguste principalement sous forme de cocktail, certains sont musclés.
Vous baisserez très sérieusement votre consommation de cigarettes à votre arrivée à La Paz. Vous pourriez même arrêter définitivement en trekking sur le chemin des Incas. S'il vous reste quelques molécules d'oxygène à éliminer, les Derby, Astoria ou Camba défient toute concurrence au niveau prix. A Tarabuco, les Maytukus, à la cannelle, sont des cigarettes artisanales en vente au marché du dimanche. Les internationales sont tout aussi économiques, même importées à dos de Lamas.
Les feuilles de coca sont en vente libre sur les marchés. Leur consommation est courante, par les Indiens en particulier. Elles marquent le lien qui unit les Indiens à Pachamama. En Hallpay, offrande, elles soulignent le lien qui unit les Indiens à la nature. Plus pratiquement, si mâcher de la coca ne produit, de loin pas, les effets qu'elle produit transformée en fins cristaux, elle permet d'éloigner le mal des montagnes, si violant dans les Andes, et surtout de masquer la faim si courante en Bolivie.
Le Bolivien est joueur et pratique volontiers le sapo qui consiste à lancer des jetons dans la bouche d'un crapaud en étain. Il semble que ce jeu soit originaire de Potosí. Le cachos, une équivalence du poker à cinq dés que l'on joue aussi en Bretagne ou au Vietnam, par exemple, est très prisé. Ce que les Boliviens appellent le jeu des jeux, le tinku, est loin d'être un jeu. Ce combat rituel du Nord de Potosí ferait fuir quiconque est un peu sensé, même avec une ceinture de champion du monde de boxe toute catégorie autour de la taille. La Bolivie est devenue le pays du renouveau du football en Amérique latine. Elle a retrouvé sa fierté grâce à des gamins pauvres sauvés des rues de Santa Cruz formés par un ambitieux programme de réinsertion sociale. Ils sont aujourd'hui les piliers de l'équipe nationale. L'Académie de football Tahuichi Aguilera, de Santa Cruz, et l'équipe nationale sont entré dans l'histoire contemporaine de la Bolivie en qualifiant le pays pour la Coupe du Monde 1994. Le Président français a personnellement défendu la Bolivie pour qu'elle puisse jouer à La Paz, à près de 4'000 mètres, les éliminatoires de la Coupe du Monde 1998. En remerciement, les Boliviens l'ont décoré de la plus haute récompense : le Condor des Andes. Le football est sans doute le meilleur moyen de lancer une conversation avec la population locale.
Tous les médias boliviens, écrits ou électroniques, sont en espagnole. L'Agence de presse gouvernementale, Dirección General de Comunicación Social, est épaulée par l'Agencia de Noticias Fides, du groupe Fidès, et Jatha. La Razon, quotidien national de La Paz, est parmi les plus forts tirages de Bolivie. Nueva Economica El Diaro, un quotidien conservateur fondé en 1904, tire à environ 55'000 exemplaires. Los Tiempos, quotidien de Cochabamba, tire à moins de 20'000 exemplaires. El Deber, de Santa Cruz de la Sierra, est lui à moins de 15'000 exemplaires quotidiens. La situation de la liberté de la presse s’était améliorée en 2002 avant de s'effriter à nouveau. Dans l’ensemble, la situation de la liberté de la presse peut être qualifiée de juste satisfaisante. La couverture des conflits sociaux reste difficile, voire dangereuse, pour les professionnels de l’information. Les journalistes soupçonnés de soutenir une cause non gouvernementale peuvent être pris à partie par les forces de l’ordre. Les tentatives d’intimidation, agressions et menaces, peuvent être suivies d'une interpellation justifiée par l'absence de papiers, papiers malheureusement volés ou perdus quelques jours avant. La dénonciation d'affaires de corruption au sein de la police est particulièrement mal perçue. La sympathie envers les petits producteurs de coca, qui n'ont guerre de choix, est l'assurance d'ennuis de tous ordres. Il arrive aussi que des journalistes étrangers se fassent voler leurs appareils, on peu comprendre, et leurs notes, plus troublant. L’utilisation partisane de la chaîne de télévision publique, Televisión Boliviana Nacional, ou les protestations élevées par la Chambre des députés contre le quotidien La Razón qui venait de révéler l’augmentation du budget de cette Assemblée, témoignent des difficultés à atteindre une parfaite culture démocratique. Reporters sans frontières classait la Bolivie au 48ème rang de la liberté de presse en 2002 et 76ème en 2004.
Depuis 1994 une loi encadre l'éducation bilingue et interculturelle. Des mécanismes de participation populaire en éducation, comme les assemblées scolaires, les organisations territoriales de base et les Conseils éducatifs des peuples indigènes, ont été mis en place. Un Conseil national de l'éducation essaye de gérer un ambitieux programme. Il est formé par un représentant de chaque Conseil départemental, un représentant de chaque Conseil éducatif des peuples indigènes, un représentant de la Confédération syndicale des enseignants de Bolivie, un représentant des municipalités de tout le pays, un représentant de l'Université bolivienne, un représentant des universités privées, un représentant de la Confédération des professionnels de Bolivie, un représentant de la Centrale ouvrière bolivienne, un représentant de la Confédération des chefs d'entreprises privées, etc. La structure du cursus scolaire comprend deux secteurs. L'éducation formelle est organisée pour toute la population bolivienne. L'éducation alternative est organisée pour ceux qui n'ont pas pu accéder à l'éducation formelle. L'apprentissage d'une deuxième langue est obligatoire, l'espagnol pour les indigènes, une langue indigène pour les hispanophones. Depuis ces réformes, les communautés locales sont en grande partie responsables de la gestion des écoles. Elles ne disposent que de peu de moyens. La principale difficulté est la complexité du système qui impose un seul schéma éducatif appliqué à plus de 2'000 communautés. Les limites lexicales de plusieurs langues autochtones et la qualité dans la formation des enseignants constituent aussi de gros soucis. Le système, longuement élaboré par les bureaucrates du gouvernement, fonctionne relativement bien dans les zones urbaines mais n'apparaît pas au point dans les zones rurales. Dans les faits, les enfants indigènes qui fréquentent une école urbaine n'apprennent généralement que l'espagnol. La plupart des écoles du pays sont situées en zone urbaine, là où les enfants indiens sont les moins nombreux. Dans les campagnes, il est encore rare que les Amérindiens reçoivent une instruction dans leur propre langue, l'espagnol étant la seule langue utilisée dans pratiquement toutes ces écoles. En vu plus large, si les hispanophones s’en tiennent à la seule langue espagnole, les élèves d'une autre langue maternelle sont toujours tenus d'apprendre une autre langue. Les avancées les plus significatives concernent les Quechuas, les Aymaras et les Guaranis. La politique interculturelle de la Bolivie est l'une des plus intéressantes de toute l'Amérique latine mais elle n'a pas les moyens de sa politique.
Les instances officielles prétendent que 87.2% des boliviens de plus de 15 ans savent lire et écrire. Selon l'UNESCO, le taux d'analphabétisme des adultes est de 16,3 %. Le niveau moyen d'instruction n'est que de quatre ans, 70 % des enfants de moins de neuf ans ne sont pas scolarisés. On peu affirmer qu'en Bolivie, un des pays les plus pauvres de l'Amérique du Sud, plus de la moitié des Boliviens sont quasiment analphabètes.

El Condor Passa Papas boliviennes Les Auki-Auki tournent en dérision le conquérant espagnol Marché de Tarabuco, Bolivie La Bolivie est le berceau du zampoñas La Bolivie est le berceau du charango Los K’jarkas de Cochabamba, la Lambada c'est eux Amargo Mar, 1984, du réalisateur bolivien Antonio Eguino L’artisanat textile bolivien, aguayo, a failli disparaître suite au pillage ethnologique américain et canadien Tilinchos, figurines en céramique, miniatures de personnages Carnaval d’Oruro Ruines de Tiahuanaco Urkupiña, à Cochabamba Gran Poder, La Paz Anticuchos, brochettes de coeur de boeuf et piments Marché de La Paz, section alcools forts, voir TRES fort Bolivie, les Derby, Astoria ou Camba défient toute concurrence au niveau prix Tinku féminin aramaya Jacques Chirac a été décoré du Condor des Andes La liberté des médias est encore fragile en Bolivie Ecole bolivienne Niveau d'alphabètisation en Bolivie
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