Bolivie

BOLIVIE            

Histoire, situation politique de la Bolivie      

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Histoire

De récentes découvertes archéologiques indiqueraient que la colonisation des Andes boliviennes par l'homme remonte à environ 21'000 ans.
-1400 à 200 : la civilisation Chavin, originaire des Andes péruviennes, s'étend jusque dans l'Altiplano.
-200 : début de la civilisation de Tiahuanaco, Tiwanakus, à l'extrême sud du lac Titicaca.
VIIe siècle : Tiahuanaco devient le centre du premier grand empire andin, celui des Aymaras.
XIIIe siècle : les Moxos, sud-est, et les Mollos, nord de l'actuelle La Paz, éclosent et s'éteignent.
1200 : disparition de la civilisation de Tiahuanaco probablement à cause d'une grande sécheresse.
XIIIe siècle : arrivée des Incas.
XVe siècle : apposée de l'empire des Incas.
Vers 1450 : les Quechuas arrivent dans la région Nord du pays et rattachent le territoire la Bolivie à leur propre empire inca.
1525 : arrivée des conquistadors espagnols.
1532 : capture de l'empereur inca Atahualpa par les Espagnols.
1535-1538 : sous la conduite de Pizarro, les Espagnols s'installent dans la région du haut Pérou.
1538 : Francisco Pizarro envoie son frère Gonzalo à la conquête de Charcas et Collao.
1544 : Intéressés par tous les objets en or que possèdent les indigènes, les Espagnols se mettent à la recherche des mines du pays. Beaucoup de colons arrivent alors pour profiter de cette richesse. Ils apprennent l'existence de la Cerro Rico, montagne à richesse, par un Indien du nom de Diego Huallpa. Cette montagne contient énormément d'argent d'où, entre 1545 et 1802, environ 40'000 tonnes de minerai seront extrait. La richesse de l'empire espagnol provient principalement de cet argent. Le système de la mita, travail obligatoire, engendra la déportation de 6 millions d'Indiens au cours de cette période. Des milliers des ces employés de force périront.
1546 : Fondation de la ville de Potosi, par Juan de Villarroel et Diego Centeno, au sud-ouest des plus importantes réserves mondiales d'argent. En quelques années, Potosí devint la plus grande ville des Amériques avec 160'000 habitants au XVIIe siècle.
1548 : 21 octobre, La Paz qui est fondée par Alonso de Mendoza sur ordre de Pedro de la Gasca.
1555 : Charles Quint décrète Potosi ville impériale.
1559 : création de l'Audience de Charcas, l'autorité judiciaire suprême du Haut Pérou, rattachée à la vice-royauté de Lima. La ville de La Plata, Sucre de nos jours, l'accueille. Il s'y discute notamment de la création d'un nouveau centre administratif depuis lequel les Espagnols pourront tout contrôler.
1561 : fondation de Santa Cruz dans le sud-est de Charcas, par Ñuflo Chávez.
1566 ; Tristán de Tejada et Juan Salinas arrivent à Trinidad, Beni.
1606 : Manuel Castro et Padilla arrivent à Oruro.
1779 : la région est rattachée à la vice-royauté du Río de La Plata administrée depuis Buenos Aires.
1750 : début du déclin de l'exploitation des mines de Potosi.
1780-1781 : les révoltes indiennes ébranlent le pouvoir.
1781 : 15 janvier, les Chayantas se révoltent violemment. Trois frères, Tomás, Damaso et Nicolás, prennent le contrôle de l'armée et font un siège à la mine de Aullagas. Túpac Catari encercle La Paz pour en bloquer tout accès durant 109 jours. 13 novembre, les chefs sont tués par les Espagnols. Des morceaux du corps de Túpac Catari seront pendu sur les places de chaque ville importante.
1809 : Pedro Domingo Murillo, un métis, appel à la révolte, soulèvements à Chuquisaca, Sucre, et à La Paz. Il proclame l'indépendance du Haut Pérou et est exécuté.
1810-1820 : la guérilla rurale harcèle les troupes espagnoles.
1824 : Ayacucho, Pérou, victoire décisive d'Antonio José de Sucre, un lieutenant du Commandant révolutionnaire Simon Bolivar, sur les partisans de l'Espagne.
1825 : 6 août, indépendance après 15 ans de guerre. 11 août, le Haut Pérou devient la République de Bolivie. 29 décembre, Sucre est élu président à vie de la Bolivie. Le pays connaîtra près de 200 coups d'état ou changements de gouvernements jusqu'à nos jours.
1826 : la constitution, rédigée par Simón Bolívar, est adoptée. C'est Simón Bolívar et Antonio José de Sucre qui ont permis à presque toute l'Amérique du Sud d'obtenir l'indépendance.
1827 : le général Antonio José de Sucre abdique et est expulsé du pays.
1830-1850 : 20 ans de prospérité liés à l'exploitation de la quinine.
1836 : la République de Bolivie est provisoirement unie au Pérou, en confédération, par Santa Cruz.
1839 : échec de la tentative de réunir le Bolivie et le Pérou par déclaration de guerre du Chili.
1850-1950 : la Bolivie connaîtra un coup d'Etat par an.
1850 : déclin des mines de Potosi.
1868-1878 : 10 ans de prospérité liés à l'exploitation du guano et du salpêtre.
1879-1883 : guerre du salpêtre contre le Chili. Le désert d'Atacama est l'objet de conflits entre le Chili et la Bolivie, il est revendiqué par chacun en raison de ses riches gisements de nitrate.
1879 : le Chili s'empara du port bolivien d'Antofagasta, c'est la guerre.
1880 : début de l'exploitation de l'étain.
1883 : la Bolivie et son allié le Pérou sont vaincus par le Chili.
1884 : le territoire bolivien est, officiellement, dépouillé de ses possessions sur la côte, province d'Atacama, elle perd tout accès à la mer et la majorité de ses mines de nitrate.
Fin du XIXe siècle : augmentation mondiale du prix de l'argent. Elle ramène une stabilité économique et politique en Bolivie.
1895-1915 : 20 ans de prospérité liés à l'exploitation du latex.
Début 20e siècle : l'étain remplace l'argent en tant que principale exportation, gros investissements internationaux. Simon I Patino devient l'homme le plus riche d'Amérique Latine.
1901-1903 : guerre de l'Acre avec le Brésil.
1903 : la Bolivie perd l'Acre et la partie occidentale du Mato Grosso.
1932-1935 : désastreuse guerre du Chaco contre le Paraguay.
1935 : la Bolivie perd une partie du Chaco, 200.000 km², au profit du Paraguay. La Bolivie a subi d'énormes pertes humaines. Cette division a eu pour effet de réduire à la misère les autochtones des deux côtés de la frontière. Un peu plus d'un siècle après la proclamation de son indépendance, la Bolivie a perdu la moitié de son territoire.
1939 : le lieutenant-colonel Gualberto Villarroel dirige un gouvernement dictatorial.
1945 : 14 novembre, admission de la Bolivie aux Nations unies.
1946 : juillet, Gualberto Villarroel, le militaire progressiste qui voulait s'attaquer au pouvoir des propriétaires de mines, est renversé et pendu à un réverbère.
1950-1970 : plus de 2'400 officiers boliviens recevront une formation à l'école de l'armée américaine de la zone du Canal de Panama.
1950-1982 : succession de gouvernements militaires et civils. Troubles sociaux nombreux et nationalisation des mines.
1951 : le MNR gagne les élections mais les militaires interdisent l'accès au pouvoir d'Estensoro.
1952 : avril, insurrection ouvrière et paysanne, le Mouvement nationaliste révolutionnaire, MNR, de Victor Paz Estensoro, accède au pouvoir. La construction des voies ferrées pour l'exportation des produits, les besoins financiers de l'Etat et la baisse de la valeur des matières premières ont conduit le pays à s'endetter. Au train de vie luxueux d'une minorité répondait la misère du peuple. Les mines seront nationalisées, le suffrage universel sera adopté et une réforme agraire lancée. Progressivement le régime s'écartera du peuple, le MNR se divisera.
1964-1982 : alternance de coups d'Etat militaires et de régimes d'exception.
1964 : novembre, coup d'état militaire du lieutenant général René Barrientos Ortuño, suite à une insurrection de mineurs.
1966 : René Barrientos Ortuño est élu président.
1967 : octobre, capture, près du village de Vallegrande, d'Ernesto Che Guevara. Il sera exécuté sommairement, quelques jours plus tard, à La Higuera dans le sud du pays.
Fin progressive du mouvement de guérilla.
1969 : mort du président René Barrientos Ortuño.
1971 : création d'une Assemblée du Peuple, courte période de pouvoir de la gauche.
Août, Coup d'état mené par le colonel Hugo Banzer Suárez.
1978-1980 : durant ces trois années, plusieurs coups d'État ont lieu. Les élections de 1978, 1979 et 1980 sont marquées par la fraude.
1978 : une grève de la faim déclenchée par deux femmes de mineurs, met fin à la dictature.
1979 : le colonel Natush abandonne le pouvoir à Lydia Gueiler Tejada, la première femme élue à la présidence de la Bolivie. Elle entrera, très vite, en conflit avec les extrémistes et l’armée
1980 : coup d'état sanglant mené par le général Meza. Début de la chute des cours de l'étain.
1981 : Luis García Meza est expulsé du gouvernement pour non-respect des droits de l'homme et trafic de drogue, plus tard, il sera accusé de meurtre.
1982 : Guerre contre la coca avec le soutien américain. 10 octobre, retour à la démocratie avec le gouvernement de gauche d'Hernan Siles Zuazo, leader du Mouvement de la gauche révolutionnaire, MIR, installé à la présidence par le pouvoir militaire.
1983 : octobre les pays du Pacte andin appuient le plan du Pérou pour que la Bolivie ait un accès à la mer à travers les ports péruviens.
1985 : juillet, Paz Estensoro, le leader historique de la révolution de 1952, revient au pouvoir. Etablissement de relations diplomatiques avec la Chine. Inflation de 11'750%.
1986 : l'armée stoppe la marche des mineurs sur La Paz.
1987 : suite à la crise économique des années 80, le Peso est remplacé par le Boliviano.
1989 : élection de Jaime Paz Zamora à la présidence.
1990 : début de l'engagement du pays dans la voie du libéralisme économique, les mines seront privatisées ainsi que de nombreuses entreprises publiques. Le coût social sera très lourd.
1991-1992 : la Bolivie réduit sa dette extérieure à 341 millions de Dollars. Privatisation de plus de soixante entreprises publiques. Signature d'un traité avec le Pérou qui supprime les barrières douanières sur près de 6'000 produits.
1992 : 20 janvier un décret reconnaît le droit de recevoir une éducation bilingue dans les régions où l'on parle le quechua, l'aymara et le guarani.
1993 : juin, Gonzalo Sanchez de Lozada, entrepreneur minier, président et Victor Hugo Cardenas, premier vice-président indien du continent. Lois de reconnaissance des droits autochtones.
1994 : marche vers La Paz des producteurs de coca, ils demandent une alternative à leur production. L’article premier de la nouvelle Constitution définit le pays comme une République libre, indépendante, souveraine, multiethnique et multiculturelle. L’article 171 énonce que les droits sociaux, économiques, et culturels des populations indigènes sont reconnus et protégés, spécialement ceux concernant les terres communautaires d'origine, en garantissant l'usage et l'exploitation durable de leurs ressources naturelles, leur identité, leurs valeurs, langues, coutumes et institutions.
1995 : janvier, demande l'entrée au sein du MERCOSUR. 18 avril, l'état de guerre est établi durant 90 jours dans tout le pays suite à l'échec des négociations entre les syndicats et le Gouvernement pour mettre un terme aux grèves et à l'agitation civile. 18 juillet, le Gouvernement proroge l'état de guerre de 90 jours. Luis García Meza, ancien président, extradé au Brésil où il doit purger 30 ans.
1997 : 6 août, élection à la présidence du général Hugo Banzer Suarez, au pouvoir entre 1971 et 1978, que ses opposants continuent d'appeler le dictateur.
1998 : un tremblement de terre raye de la carte Mizque et Totora. Bilan 250 morts.
2000 : jamvier-avril, suite à la privatisation de l'entreprise de distribution des eaux de Cochabamba, une série de protestations surviennent à l'encontre du gouvernement. Il décrète la loi martiale, arrête les leaders de ces protestations et interdit à toutes les stations de radio d'émettre. 10 avril, les troubles civils et la pression du peuple cessent lorsque le gouvernement fait marche arrière sur sa décision de privatisation. Fondation du MIP qui prône la création d'un Etat pour les Aymaras.
2001 : Echec de la politique coca zéro, qui visait à éradiquer les plantations de coca. Les cultures de coca sont très étendues dans le pays et sont considérées comme un produit de valeur, historique et traditionnel. Hugo Banzer Suárez ne parvient pas à enrayer les graves problèmes économiques et sociaux du pays. Août, élection de Jorge Quiroga Ramírez.
2002 : août, le libéral Gonzalo Sanchez de Lozada est élu président face à Evo Morales. Juste avant les élections l'ambassadeur des États-Unis, Manuel Rocha, menace les Boliviens que s'ils votent pour Evo Morales les différentes aides provenant des Etats-Unis seraient supprimées et qu'ils fermeraient leurs marchés à la Bolivie. Malgré les menaces Evo Morales a reçu 21% des voix, très près de Sánchez de Lozada.
2003 : quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethniques de longue date font que la police et des travailleurs ont presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Trente personnes sont mortes durant la révolution. Le gouvernement reste au pouvoir mais à perdu sa popularité.
2004 : les principales organisations amérindiennes et paysannes du pays ont créé un Pacte de l'unité afin de faire front commun. Elles exigent la tenue d'une assemblée constituante afin de récrire la Constitution de 1967.
2005 : 6 mars, craignant que le pays devienne ingouvernable, le président Mesa a présenté sa démission au Congrès bolivien. Suite à l'adoption du projet de loi sur les hydrocarbures, notamment, il accepte de rester au pouvoir. 15 mars, voyant que les barrages routiers étaient maintenus et que l'accord avec le Congrès commençait à se défaire, le président Mesa demande aux parlementaires d'approuver de nouvelles élections pour le 28 août 2005. 18 mars, le président Mesa convient qu'il serait irresponsable de sa part de démissionner. Juin, une nouvelle crise politique abouti à la démission Carlos Mesa. Les manifestants réclament la nationalisation des entreprises d'hydrocarbure et refusent la volonté de Santa Cruz de devenir indépendante de la Bolivie. Durant ces manifestations, les routes ont été bloquées dans tout le pays, la nourriture s'est faite rare à La Paz et les prix ont flambé. 9 juin au soir, le congrès place Eduardo Rodríguez à la tête du pays. Il a trouvé un successeur acceptable, l'armée n'est pas intervenue et les institutions ont tenu le coup. Une réserve de gaz naturel a été découverte très récemment dans le sud du pays. Pour exporter ce gaz, certains proposaient de le faire passer par le Chili, le chemin le plus facile. En raison des ressentiments remontant aux guerres du XIXe siècle elle a été très critiquée. L'agitation a provoqué plusieurs morts et de nombreux blessés.


Site de Chavin, Bolivie Porte du soleil des Tiwanakus Vers 1450, les Quechuas arrivent dans la région Nord du pays et rattachent le territoire la Bolivie à leur propre empire inca 1532, capture de l'empereur inca Atahualpa par les Espagnols 1544, les Espagnols apprennent l'existence de la Cerro Rico, montagne à richesse, par un Indien du nom de Diego Huallpa Marthyre de Túpac Catari le 14 novembre 1781 Pedro Domingo Murillo Antonio José de Sucre Simon Bolivar Antofagasta, Chili, ancien port bolivien Simon I Patino 1932-1935, désastreuse guerre du Chaco contre le Paraguay Gualberto Villarroel Victor Paz Estensoro René Barrientos Ortuño Ernesto Che Guevara, éxécuté à La Higuera, octobre 1967 Bolivie, La Higuera Banzer et Pinochet, bons amis Lydia Gueiler Tejada Luis García Meza Hernan Siles Zuazo Jaime Paz Zamora Gonzalo Sanchez de Lozada Victor Hugo Cardenas

Politique

La Bolivie est une république fédérale, régie par la constitution du 2 février 1967, révisée en août 1994. Le vote est obligatoire à 21 ans, 18 ans pour les gens mariés.
Le Président, élu pour un mandat de 5 ans au suffrage universel, est chef de l'Etat et chef du gouvernement qu'il nomme. Le Président et son Vice-président sont élus sur le même bulletin. La Paz est le siège des pouvoirs exécutif et législatif.
Le Congrès national, Congreso nacional, est bicaméral. Le Sénat, Camara de Senadores, est constitué de 27 membres. Les Sénateurs sont choisis sur la représentation proportionnelle des listes de parti pour un mandat de cinq ans La Chambre des députés, Camara de Diputados, est constituée de 130 députés. 68 sont élus directement dans leurs circonscriptions, 62 sont choisis sur la représentation proportionnelle des listes de parti pour des mandats de cinq ans.
La Bolivie est divisée en neuf départements, administrés par des préfets nommés par le président.
  • Beni, 213'654 Km², environ 360'000 habitants.
  • Chuquisaca, 51'524 Km², environ 660'000 habitants.
  • Cochabamba, 55'631 Km², environ 1,6 millions habitants.
  • La Paz, 133'985 Km², environ 2,6 millions d'habitants.
  • Oruro, 53'588 Km², environ 380'000 habitants.
  • Pando, 63'827 Km², environ 45'000 habitants.
  • Potosí, 370'621 Km², environ 850'000 habitants.
  • Santa Cruz, 244'658 Km², environ 2 millions habitants.
  • Tarija, 37'623 Km², environ 415'000 habitants.
Les départements sont divisés en provinces, 99, administrées par des sous-préfets, également nommés par le chef de l'Etat. Les provinces sont subdivisées en cantons, le pouvoir local.
Le système légal est basé sur le modèle espagnol et sur le code napoléonien. La Cour suprême est composée de 12 membres élus par le Congrès et représente le pouvoir judiciaire supérieur. Sucre est la capitale de la république ainsi que le siège de la cour suprême de justice. Dans les départements, il existe des cours de district locales.
La loi sur les hydrocarbures, qui détermine le niveau de redevances et de taxes que doivent payer les investisseurs étrangers, essentiellement américains, demeure la principale source de conflit. La Bolivie possède aussi les deuxièmes réserves de gaz naturel d'Amérique du Sud. Les désaccords sur la gestion et la distribution de ces richesses alimentent des tensions politiques. Le ras-le-bol des indiens boliviens se fonde sur des siècles d’expérience. La paix sociale est fragile. Les inégalités se renforcent en Bolivie où 64% des habitants vivent au-dessous du seuil de pauvreté. L’exportation des richesses naturelles n’a jamais amélioré la situation des pauvres et permis la modernisation du pays. La population bolivienne rejette un modèle économique qui, comme partout en Amérique latine, a aggravé la corruption, ruiné les populations et augmenté l’exclusion sociale. Des groupes et syndicats lancent des grèves, dressent des barrages ou organisent des marches pour pousser le gouvernement à céder à leurs revendications. Ils s'opposent, notamment, à l'éradication de la coca, au relèvement du prix des carburants et à la ZLEA. La décentralisation, pour offrir une plus grande autonomie aux départements, devient une des revendications essentielles des protestations. Evo Morales, un indien aymara anciennement cocalero, producteur de coca, d'extrême gauche, recueille de plus en plus de soutient. Les défenseurs des droits de l'homme sont toujours harcelés et emprisonnés en Bolivie. Selon un rapport de l’Onu, de nombreux autochtones sont victimes de pratiques esclavagistes, allant de l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants au travail servile, voire même au servage. La Bolivie fait partie de la Communauté andine.

Sénat bolivien Chambre des députés bolivienne Bolivie, Beni Bolivie, Chuquisaca Bolivie, Cochabamba Bolivie, La Paz Bolivie, Oruro Bolivie, Pando Bolivie, Potosi Bolivie, Santa Cruz Bolivie, Tarija Démonstration de force de la police de La Paz Guerre du gaz sur l'Altiplano La paix sociale est fragile en Bolivie 64% des boliviens vivent au-dessous du seuil de pauvreté, le peuple se révolte Evo Morales, aymara, ex cocalero, extrême gauche. Futur président de la Bolivie ?
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Née à La Paz cette sculpteur réalisa 163 expositions individuelles et participa á de nombreux événements et Biennales d’art. Le 9 septembre 1955 elle mourut á Lima, Pérou.


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