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CUBACubains, Cubaines | ||||||||||
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CubainsCuba c'est près d'11,5 millions de Cubains à raison de 111 habitants au Km². La Havane, abrite près de 20% de la population. Les autres villes importantes sont Cienfuegos, 380'000 habitants, Santiago de Cuba, 370'000, Camagüey, 290'000, Holguín, 240'000, Santa Clara, 190'000, Guantánamo 180'000, et Matanzas qui dépasse encore les 100'000 habitants. Du point de vue ethnique, 51% des Cubains sont des Métis, 37% sont d’origine espagnole, 11% descendants des esclaves amenés sur l’île, particulièrement au XVIIe siècle. 1% proviennent de l’immigration chinoise au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. A cette époque, quelque 150'000 Chinois vinrent travailler dans les plantations. Plus tard, certains d’entre s'établirent en commerçants. Beaucoup épousèrent des Cubaines d’autres origines ethniques. A La Havane, Barrio China est encore un quartier chinois. Il n’existe pratiquement plus de descendants des aborigènes Taïnos, Siboneyes, Guanajuatabeyes, Arawaks ou Caribes présents sur l'île à la fin du XVe siècle. Depuis 1959, plus d'un million de Cubains ont émigré, principalement vers les Etats-Unis. Depuis plus de quarante ans, l'hémorragie a été importante, un Cubain sur dix serait un exilé direct. L'exil est toujours un déchirement mais il n'est pourtant pas certain que les exilés cubains de Miami seraient parmi les damnés de la terre. Ni camp de réfugiés, ni même de transit, tout Cubain qui arrivait à fouler le sol américain, d'une manière ou d'une autre, était considéré comme un héros. Il bénéficiait de l'asile politique dans la demi-heure qui suivait. Citoyen américain ils s'installaient généralement à Miami. Dans le sud-est de l'île, la baie de Guantánamo, les Etats-Unis occupent les terres situées de chaque côté du chenal d'entrée. Cette base navale américaine est dotée de terrains d'aviation, d'installations servant à l'approvisionnement, à la formation des nouvelles troupes, à la réparation des unités américaines ainsi qu'un camp de prisonniers. C'est la principale base navale des Etats-Unis dans les Antilles. C'est au cours de la guerre hispano-américaine qu'ils ont pris et fortifié une grande partie du port de la baie. L’amendement Platt permit aux Américains de s'y maintenir. En 1934, un traité entérine le droit des Etats-Unis de louer le site à Cuba. Les Américains ont continué d'occuper la base, malgré les relations tendues avec Cuba, après le début de la révolution cubaine. Un régime communiste exige des jeunes qu’ils participent à des activités en dehors du foyer. Les fondements de la famille cubaine, qui a toujours été très unie, en ont été quelque peu ébranlés par cet effritement de l’autorité parentale. Depuis 1974, le Code de la famille confère aux hommes et aux femmes des droits et des devoirs égaux en ce qui concerne les travaux domestiques et l’éducation des enfants. Grâce aux services de garderie et aux avantages de maternité, de nombreuses femmes sont entrées sur le marché du travail. Certains hommes ont du mal à accepter que les femmes veuillent travailler et ressentent même cela comme un abandon du foyer. Le taux de divorce est élevé à Cuba. La pénurie de logements y est sans doute aussi pour quelque chose et pourrait être un frein à l'harmonie. La construction n'est pas un secteur privilégié depuis les années 1960, il n’est pas rare que trois générations doivent se partager un appartement. A la campagne, des gens vivent encore dans des bohíos, huttes traditionnelles en bois de palmier et au toit en feuilles de palmier, comme les premiers habitants de Cuba. De nombreux couples sont obligés d’emménager chez les parents de la mariée après leur mariage. L’influence décroissante de l’Eglise catholique est, peut-être, aussi un facteur du bouleversement des familles. Cuba est un des rares pays très homogènes, sur le plan linguistique, du monde. Selon la Constitution de 1992, l’espagnol est la langue officielle de Cuba. Cette langue est parlée par plus de 90% des Cubains. Comme dans tous les pays d'Amérique latine, il comporte du vocabulaire d'origine africaine et, très marginalement, amérindienne. Les Cubains ont un débit rapide et ne prononcent pas toujours la consonne finale des mots. Cette habitude rend parfois la compréhension difficile. Il y a en fait deux registres bien différents d’espagnol à Cuba. Un, très décontracté, pour parler entre amis, entre intimes. Le second, plus châtié, pour marquer le respect. Chinois, portugais, créole et quelques autres langues immigrantes complètent le panel linguistique de Cuba. Des Cubains connaissent un anglais, souvent rudimentaire, employé dans les hôtels et les centres touristiques, ils restent peu nombreux. A l’époque coloniale, le pays n’a jamais été l’objet d’une évangélisation profonde. Si Fidel Castro n’a jamais rompu ses relations avec le Vatican ses échanges avec les milieux religieux se sont rapidement tendus. Début 1959, Cuba comptait environ 700 prêtres catholiques, souvent originaires d'Espagne. Plus de 500 d'entre eux ont quitté l'île, de gré ou de force. La loi de nationalisation de l'éducation confia à l'état le contrôle des écoles catholiques privées en 1961. Pendant une dizaine d'années les pratiquants se sont vus entravé l’accès à des emplois et à l’éducation. Vers le début des années 1970, les relations entre le gouvernement et les institutions religieuses ont commencé à s’améliorer. En 1976, la liberté de religion, avec quelques restrictions, est accordée. Un amendement constitutionnel généralisa la liberté de culte en 1992. La fête de Noël a été déclarée jour férié pour tous, après une interruption de trente ans, en janvier 1998, suite à la visite du pape. Les Cubains ont le droit de pratiquer ou de prêcher n’importe quelle religion. On constate même un regain d’intérêt pour la vie spirituelle. De plus en plus de jeunes se tournent vers la religion. Les catholiques représentent la majorité de la population cubaine, dont 33% se déclare pratiquante. Protestants, témoins de Jéhovah, juifs, et Santeria sont également représentés. La petite communauté juive de Cuba a été constituée au XVIe siècle par des Juifs séfarades fuyant l’Inquisition. Au début du XXe siècle, des Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est sont venu se joindre à eux. La Santería, la Voie des saints, un mélange de rites catholiques et africain Yoroubas, se pratique depuis toujours à Cuba. La religion Yorouba vient du Nigeria et du Bénin. Tolérés dès les lendemains de la révolution, la Santería compte certainement plus d'adeptes que le catholicisme pur. Lorsque les esclaves africains arrivèrent à Cuba, l’Eglise catholique essaya de leur inculquer les rudiments de la religion et de les baptiser. Les Africains firent des rapprochements entre le Dieu créateur catholique, entouré de saints qui intercèdent auprès de lui en faveur des hommes et le créateur Oludamare et ses orishas qui aident les fidèles à trouver et à accomplir leur destinée. Les babalaos, prêtres, aident les Santeros, croyants du Santería, à résoudre leurs problèmes de santé, d’argent, d’amour ainsi que les ennuis qu’ils pourraient avoir avec la loi. Pour se protéger des maladies et des maléfices, les Santeros portent des amulettes et n’hésitent pas à sacrifier un pigeon ou un poulet. Les fêtes religieuses, célébrées avec danses, tambours et chants, comprennent des offrandes propres à chaque cérémonie. Pendant que les Santeros dansent, un fidèle entre en transe et devient le porte-parole du orisha pour le groupe. Il transmet messages et conseils. Il existe une langue secrète, le lucumi, langue liturgique de la Santería. La Santería est surtout présente dans l'Oriente, à La Havane et Matanzas. Avec les incertitudes du lendemain, elle a considérablement augmenté son influence, gagnant même les Blancs. Il n'y a aucune contradiction à être bon catholique et adepte de la Santería en même temps. L'espérance de vie est de près de 80 ans pour les femmes et de 75 ans pour les hommes. La longévité à Cuba est supérieure à ce qu'elle est aux Etats-Unis. Certains attribuent ce résultat au fait que la consommation de matières grasses animale y est beaucoup plus faible, pauvreté oblige. Cuba possède un taux de médicalisation élevé. Il y a plus de médecins et de dentistes par habitants à Cuba que dans aucun autre pays d’Amérique latine. Les tentatives d'émigration, souvent téméraires, vers la Floride causent de nombreux morts. Le taux de mortalité infantile est tombé à 0,633%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 1,66 bébés. Le rationnement a été introduit, en 1962, pour assurer une juste répartition des denrées alimentaires. Le libreta devait garantir à tous une distribution égalitaire de sucre, riz, haricots et huile de cuisson. Les pénuries ont persisté pour de nombreux aliments. L’effondrement de l’Union soviétique a mit fin à l’importation de céréales et de grains pour nourrir bétail et volaille. Lait, oeufs, poulet, viande sont depuis plus rares. Le manque de carburant entrave, en plus, le bon déroulement des récoltes. Les pénuries restent courantes malgré une certaine amélioration et les Cubains s'adonnent au marché noir en se livrant, dans la mesure du possible, aux cultures vivrières. Grâce à l’amélioration du réseau de santé, le taux de mortalité infantile est passé de 6% en 1958 à 0,71% en 1997. La vaccination a aussi permis d’éradiquer le tétanos, la poliomyélite et la malaria. Malheureusement de nombreux médecins et professionnels de la santé ont quitté le pays et seuls les Cubains aisés ont les moyens d’acheter des médicaments importés. Cuba reçoit annuellement 5'000 étrangers qui viennent subir des procédures médicales spécialisées, telles que les traitements au laser et les greffes d’organes, pour des maladies aussi diverses que le cancer et les troubles neurologiques chroniques. Les disponibilités énergétiques alimentaires, DEA, ont fortement augmenté entre 1963-64 et 89-91. Une chute considérable des disponibilités alimentaires a marqué les années 92-95. Une reprise graduelle des DEA se manifeste depuis 1996. Traditionnellement, l'alimentation des Cubains est constituée de riz, haricots, viande de porc ou de volaille, banane, yucca, sucre et café. On observe actuellement une tendance croissante de la consommation de fruits, légumes, graisses et sucre. Le pourcentage d'enfants recevant l'allaitement maternel exclusif jusqu'au troisième mois est de 43,7% pour les garçons et 48,7% pour les filles, 5% supérieur à la campagne sur le milieu urbain. La prévalence de la malnutrition chez les enfants en âge préscolaires est de 5%, ce qui fait de Cuba l'un des pays, en voie de développement, le plus à l'avant-garde. Les zones rurales et la région Occidente sont légèrement plus touchées. L'indice de masse corporelle, IMC, met en évidence que jusqu'à 18 ans les filles ont des valeurs supérieures, au-delà des 19 ans la médiane des garçons dépasse celle des filles. Chez des adultes, environ 9% des femmes et 6% des hommes ont une déficience énergétique chronique. L'excès de poids et l'obésité sont présents chez 37% des femmes et 32% des hommes. L'anémie ferriprive est la carence en micros nutriments la plus répandue à Cuba. Elle touche plus particulièrement les femmes en age de procréer et les enfants en bas age. La majorité correspond à une anémie légère. Un Plan national pour la prévention et le contrôle de l'anémie ferriprive est actuellement en cours et prévoit l'enrichissement en fer des aliments et autres mesures de santé publique. | |||||||||||
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