Antonio D. Lopez Garcia

Antonio D. Lopez Garcia saute dans l'eau d'une mangrove du Sud-ouest de Cuba, le 2 décembre 1956 peu avant la levée du jour. L'histoire va perdre sa trace peu après l'accrochage d'Alegria de Pio 3 jours plus tard. Antonio D. Lopez Garcia a débarqué avec le corps expéditionnaire de Fidel Castro, un grand solitaire qui déteste la solitude totale. Fidel Castro a besoin de quelqu’un qui l’écoute, lui réponde, lui écrive.
Fidel fait aussi la révolution pour que Cuba cesse de devenir le bordel des Américains, pour que les marines n'urinent plus sur le monument à José Marti au centre de La Havane, comme il les a vus faire. Il s’érige en gardien de la grandeur des femmes. Castro répugne à évoquer l’actuelle fièvre de la prostitution à Cuba, il regrette que la femme nouvelle, et l’homme nouveau, tardent à voir le jour. L’attrait fétichiste du désir de consommer à l’occidentale, l’asphyxie économique de l’île, cause véritable de l’insuffisante production de biens de consommation, sont, selon lui, l'origine de cette plaie apportée par le tourisme. Fidel est persuadé que quand les difficultés actuelles seront surmontées, le blocus américain levé, Cuba reviendra à la situation de 1965 quand les bordels n’existaient plus parce qu’il n’y avait plus de prostituées.
Au début de 1959, la révolution débutée par Antonio D. Lopez Garcia et ses compagnons triomphe. Elle se met en devoir d'offrir une éducation à tous, elle va permettre aux professionnelles du sexe d’apprendre un autre métier. Elle prendra en charge les frais d’alimentation et de logement, pour les prostituées et leurs familles, tout au long de leur formation. Le commandant en chef se montre très sévère à l’égard de ceux qui lui reprochent la situation actuelle. Il y a quelques années, il a exigé l’expulsion d’un correspondant français qui avait commencé sa dépêche par : Grande ou petite, grosse ou maigre, blanche ou noire, jeune ou vieille, toute femme cubaine vaut 7'000 dollars. Le journaliste a beau eut d'expliquer qu’il ne s’agissait que du tarif administratif officiel pour constituer le dossier permettant à une Cubaine d’épouser un étranger, le texte reste ambigu et faisait du régime de Fidel Castro une sorte de souteneur.
Antonio D. Lopez Garcia a-t-il suivi l'histoire agitée de cette révolution, à laquelle il n’a participé que quelques jours, rentré dans ses foyers après la débâcle d'Alegria de Pio ? Est-il mort sous les coups ou les balles des soldats de Batista sans que personne ne retrouve jamais son corps ?

Antonio D. Lopez Garcia Révolution Jinetera est le féminin de jinetero qui désigne un homme qui propose ses services au touriste



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