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Armando Rodriguez Moya
Peu avant 6 heure du matin, il est claire que le Granma est définitivement bloqué.
Les hommes, dont Armando Rodriguez Moya, sautent à l'eau chargés de leur seule arme personnelle et commence à progresser, l'eau boueuse parfois au-dessus de la taille.
Comment est-il possible de partager l'opinion de Ramón Bonachea et Marta San Martín, dans leur étude de l'insurrection cubaine ?
Ils affirment que Castro applique son plan d'urgence dès la nouvelle de l'échec du soulèvement de Santiago de Cuba.
On sait que la position du Granma n'était pas clairement établie mais l'erreur ne pouvait pas être aussi importante.
Dès le 30 novembre, la route du yacht s'infléchi progressivement au nord-est.
Le bateau vise clairement la côte Est de l'Oriente plutôt que la côte Sud.
Castro a certainement enterré ses intentions d'une attaque sur Niquero, mais il a mis son plan d'urgence en application après l'échouage du Granma.
Il aurait sauvé des vies précieuses en débarquant ses hommes à un emplacement comportant un accès bien plus court et bien plus sûre à la Sierra Maestra.
La ferme de Mongo Pérez, le premier point de rassemblement prévu et fixé, avant le départ du Mexique, par Fidel Castro, est située à Purial de Vicana, à environ 8 kilomètres de la côte Sud.
L'histoire a démontré que c'était un excellant point de départ pour une marche dans la Sierra Maestra.
Celia Sánchez, chef des forces du M-26-7 de Manzanillo, a favorisé un atterrissage près de Pilón, de El Macho ou de La Magdalena.
Elle attendait Castro et ses rebelles avec du matériel et des hommes armés près de Niquero, la seule cible stratégique potentiel dans cette zone.
La côte Est est beaucoup plus éloignée de la montagne et située son flanc.
Un débarquement sur la côte Est ne se justifie que par une opération planifiée sur celle-ci.
Les hommes de Batista auront tout le loisir et la facilité de couper la route de ces hommes sur le chemin de la Sierra.
Armando Rodriguez Moya et la grande majorité de ses camarades sont surpris pour leur baptême du feu lors d'une pause, alors qu'ils progressaient dans une certaine insouciance.
La débandade est totale, Armando Rodriguez Moya fait partie des hommes dont on connaît à peine l'existence avant et dont on n’entendra plus jamais parler après le 5 décembre 1956.
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