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Arsenio García Dávila
Arsenio García Dávila est né à Catalina de Güines, dans une famille d'ouvriers agricoles.
Vers 1948, j'ai commencé à prendre conscience de la situation à Cuba.
J'ai vu beaucoup de misère et la faim, jusqu'au décès d'un enfant par manque d'un médicament que son père n'avait pas les moyens d'acheter.
Arsenio García a 15 ans quand sa famille se déplace à Artemisa.
Arsenio y fait la connaissance de Ciro Redondo, Julito Díaz et Ramiro Valdés qui ont les mêmes inquiétudes politiques.
Ils fondent une section jeunesse du Parti Orthodoxe, Arsenio fait partie du comité.
Son père retourne à Güines où il a obtenu du travail et Arsenio García perd de vue ses camarades.
La situation politique et sociale du pays se détériore après le 10 mars 1952, date du coup d'état de Batista.
La nouvelle de l'assaut des casernes de Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, en Oriente, se répand comme une traînée de poudre, à Cuba, au lendemain du 26 juillet 1953.
Arsenio apprend la participation de quelques compagnons d'Artemisa à ce coup de force raté de Fidel Castro.
La lutte armée lui semble aussi la seule solution et il tente dès lors d'entrer en rapport avec des groupes révolutionnaires.
Quelques jours après la libération des Moncadistes du Presidio Modelo, le 15 mai 1955, il demande à un ami de Güines, qui a étudié avec Fidel, de le mettre en rapport avec Castro.
Arsenio veut lui transmettre des informations qu'il juge importantes sur l’Organización Auténtica, l'Organisation Authentique.
Il est reçu par Fidel, en présence de Raúl, Almeida et Montané, qu'il informe de l'affaire.
Quelques semaines plus tard, Fidel quitte Cuba pour le Mexique, au moment où commencent à être créées des cellules du Mouvement 26 Juillet dans tout le pays.
Arsenio, avec d'autres jeunes, fonde celle de Güines.
Un jour je suis convoqué par la Direction du M-26-7, à La Havane.
C'est là que m'est confiée la plus importante mission, la plus grande responsabilité qu'il m'ait été donné :
je suis chargé de transporter au Mexique du courrier à l'intention de Fidel et quelque 10'000 dollars pour financer l'entraînement et les préparatifs de l'expédition qui marquera le début de la lutte armée dans la Sierra Maestra.
Au Mexique, Fidel l'invite personnellement à se joindre à l'entraînement qui commençait.
Arsenio sera un des 82 expéditionnaires du Granma.
Le 25 novembre 1956, c'est le départ de Tuxpan pour une semaine de traversée hasardeuse, dans le mauvais temps, jusqu'à l'échouage du 2 décembre à Las Coloradas.
3 jours après ce débarquement angoissant, à peine entamée la marche vers la Sierra, c'est l'attaque surprise de l'armée et le décès ou la capture de la majorité des expéditionnaires.
Quelques paysans ont permis à la petite vingtaine de rescapés de ce naufrage à se regrouper autour de Fidel.
Ces quelques hommes donneront naissance à l'Armée Rebelle qui renversera Batista juste un peu plus de deux ans après.
Dans la Sierra Maestra, j'ai pris part à différents combats jusqu'à ce que je sois envoyé, vers la fin 1958, dans la zone de Gibara, province d'Holguín, rejoindre le Quatrième Front Oriental Simón Bolivar.
J'étais alors capitaine, quelques jours après la victoire, Fidel m'a promu commandant.
Arsenio García Dávila devient Président des Tribunaux Révolutionnaires dans le Nord d'Est.
Il prend part, ensuite, à l'organisation de la Police Nationale Révolutionnaire dans cette région et à Camagüey, où il est envoyé avec Camilo Cienfuegos arrêter Hubert Matos et son Etat Major.
Il devient Commandant de la Police de La Havane et dirige la lutte contre les tentatives contre-révolutionnaires dans l'Ouest du pays.
Arsenio García passe membre fondateur des FAR, dont il est membre de la direction jusqu'en 1967.
De retour à la vie civile il exerce diverses fonctions dans les ministères de l'Agriculture et de la Construction.
En 1988 il prend sa retraite et écrit, avec d'autres compagnons de l'Armée Rebelle, l'histoire du Quatrième front Oriental Simón Bolivar.
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