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Ernesto Fernandez Rodriguez
Ernesto Fernandez Rodriguez est un de ses nombreux expéditionnaires du Granma dont on perd toute trace après les débuts catastrophiques de la révolution cubaine de Fidel Castro.
Quelle que soit l’intensité politique du moment, Fidel ne négligea jamais la nourriture, un certain décorum et n'a jamais été insensible à un certain confort, pour lui tout au moins.
La veille de l’attaque de la caserne Moncada à Santiago de Cuba, en 1953, il demanda à Melba et à Haydée de préparer du poulet au riz pour les cent vingt attaquants, et de faire repasser leurs uniformes :
On ne fait pas un coup de force l’estomac vide et en guenilles.
En mai 1958, avant la grande offensive contre l’armée de Batista,
il adressa à Célia une lettre pour le moins décalée avec l'importance du moment :
Je n’ai pas de tabac, pas de vin, rien. Une bonne bouteille de vin espagnol, rosé et doux, est restée dans le réfrigérateur de la maison de Bismarck. Qu’est-elle devenue ?
L’histoire contemporaine n'a pas fourni l’occasion de faire leur propre révolution à beaucoup.
Nombre d’Européens considèrent la révolution cubaine comme leur révolution adoptive.
Elle promettait, il y a cinquante ans, un nouveau printemps des peuples.
C’est avec nostalgie que ces admirateurs d’antan contemplent aujourd’hui l’automne parfois pathétique du patriarche Fidel.
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