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Fernando Sanchez Amaya Pardal
Poursuivis par l'aviation ennemie depuis leur arrivée dans les eaux cubaines, les rebelles marchent sur un terrain difficile depuis trois jours, rations épuisées.
Les plantations de canne à sucre leur fournissent leur seules couverture et nourriture.
Bien des hommes mâchent des tiges de canne pendant qu'ils marchaient et laissent, derrière eux, les déchets de ce ravitaillement improvisé.
Ils ne savent pas que leur guide, Tato Vega, les a trahis.
La garde rurale n'a aucune peine à suivre cette traînée de morceaux de canne à sucre à moitié mâchée.
Il ne reste qu'à l'armée à préparer un guet-apens sur la route en direction d'Alegría de Pío, La Esperanza, que les rebelles devraient suivre.
Le 5 décembre, en fin d'après-midi, ils sont sous le feu de l'ennemi à Alegría de Pío.
Fidel et quelques membres de son Etat Major on déjà bondi sous le couvert des cannes à sucre toutes proches.
Castro essaye bien de réorganiser ses hommes, d'organiser une retraite mais l'attaque surprise les a dispersés aux premiers coups de feu.
Chacun essaye de trouver un abri, face à des attaquants mal localisés, en ordre dispersé.
Bien qu'ils aient pris les rebelles par surprise, les 140 hommes de la garde rurale n'en ont abattu que trois à la première salve, gêné par l'abondante végétation et leurs positions en contrebas du groupe castriste.
Les 78 hommes restant auraient pu être regrouper et contre-attaquer si Fidel Castro avait fixé un point de replis, avant le début du bivouac, au cas ou.
Dans le feu de l'action ni Fidel, ni aucun de ses officiers, ne parvient à organiser une retraite ou un redéploiement.
La panique se répand parmi les soldats et les officiers, la majorité, Fernando Sanchez Amaya Pardal y compris, étant là confrontés à leur baptême du feu.
Le Che, officier sanitaire, raconte : Je me rappelle qu'Almeida, puis un autre capitaine, sont venus près de moi pour obtenir des ordres, mais il n'y avait là personne pour les donner.
Le capitaine Juan Almeida était sous les ordres directs de Fidel Castro.
La position de Castro dans le champ de cannes ne lui permet pas de communiquer avec ses chefs de peloton.
Pour rejoindre sa position, les rebelles doivent traverser un chemin qui les expose au feu ennemi.
Seul le capitaine Almeida revient à son groupe et essaye d'organiser une défense sur sa propre initiative.
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