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Gabriel Gil Alfonso
Gabriel Gil Alfonso est un des huit condamnés à 10 ans de prison à la suite des événements du 26 juillet 1953 à Santiago de Cuba et Bayamo.
22 hommes sont tombés pendant les combats ou ont été assassinés immédiatement après ceux-ci.
Dix-sept personnes ont été capturées par les forces de l'ordre et mises à la disposition de la justice.
Huit ont été condamnées à dix années de prison :
Gabriel Gil Alfonso, Julio Díaz González, Fidel Labrador García, Rosendo Menéndez García, José Ponce Díaz, Ciro Redondo García, José Suárez Blanco et Ramiro Valdés Menéndez. Les deux femmes, Melba Hernández et Haydée Santamaria seront moins lourdement condamnées.
Neuf ont été relaxées par manque de preuve.
Fidel Castro a échappé, de justesse, à la condamnation à mort et c'est vu infligé 15 ans de prison.
Gabriel Gil est donc emprisonné en compagnie de Fidel Castro et de ses camarades à l'Ile des Pins.
Il accompagnera ces hommes au Mexique, quelques semaines après leur amnistie en mai 1955.
Gabriel Gil Alfonso est intégré à l'expédition du Granma.
Il est un des rescapés du catastrophique naufrage du 2 décembre 1956 et surtout de l'épisode d'Alégria de Pio intervenu 3 jours après.
Ce discret combattant de l'Armée Rebelle est l’un des rares survivants de cette page d'histoire au cinquantième anniversaire du débarquement du Granma.
Heureusement pour lui, Castro, comme le Che et les autres commandants rebelles, ont beaucoup appris des coûteuses erreurs sévèrement sanctionnées à Alegría de Pío.
Fidel était certes un chef politique brillant et charismatique mais sa formation militaire était aussi minable que celle de la grande majorité de sa troupe.
La guérilla était, en plus une tactique de guerre encore très peu usuelle dans les années 50.
Cela explique pourquoi il n'a opté pour elle, contraint et forcé, seulement après avoir débarqué au mauvais endroit et au mauvais moment.
Les troupes rebelles chevronnées qui sont descendues des montagnes deux ans après ne se seraient pas décomposées sous le feu de l'ennemi comme les bleus d'Alegría de Pío.
Deux ans de combat dans les montagnes ont transformé les idéalistes en guérilleros chevronnés.
De la mangrove à Alegría del Pío, les hommes de Fidel ont laissé une traînée de tiges de canne à sucre mâchouillées et suivi un paysan félon qui a amené l'armée au bivouac de Castro.
Fidel avait choisi un endroit inadéquat pour se reposer, fort mal placé les rares sentinelles et n'a pas prévu de solution de repli en cas de problème.
Aux premiers coups de feu, les rebelles se sont dispersés dans toutes les directions et Castro ne pouvait plus les regrouper.
Toutes ses erreurs lui ont fait perdre plus de 75% de ses hommes, seulement peut-on ajouter.
Au bilan final il est claire que grâce aux nombreuses maladresses des troupes gouvernementales près de 25% des hommes de Castro, y compris le fort peu aguerri Gabriel Gil Alfonso, se sont échappé du guet-apens.
Si Castro était venu à Cuba avec l'intention de mener une guerre de guérilleros, il n'aurait sûrement pas agi comme il l'a fait.
La guerre qu'il a lancée d'un marais était manifestement conventionnelle.
Le Che a appris du Granma comment ne pas lancer une guérilla.
Des guérilleros se doivent d'être organisés par un homme voir une poignée, sans appui ou connaissance de masse,
écrira le Che, le secret doit être absolu, pas la moindre information dans les mains de l'ennemi, devrait être la base même d'un tel mouvement.
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