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Juan Almeida Bosque
Juan Almeida Bosque est né à La Havane, le 17 février 1927.
A l'Université de La Havane, Juan Almeida fait connaissance avec Fidel Castro Ruz et est incorporé, le 10 mars 1952, à la lutte révolutionnaire.
Le 26 juillet 1953, il prend part à l'assaut de la caserne de Moncada, Santiago de Cuba, il est arrêté et condamné à 10 années de prison à l'Ile des Pins.
Il y est emprisonné le 13 octobre 1953, le même jour, 83 ans après, que José Martí.
Amnistié le 15 mai 1955, le 12 juin, il est membre fondateur du Mouvement du 26 Juillet, M-26-7, le moteur de la révolte contre la dictature de Batista à Cuba.
Le 9 février 1956, Juan Almeida quitte Cuba pour le Mexique avec les frères Castro.
Le 2 décembre 1956, le peloton du capitaine Juan Almeida se met à l'eau juste après l'avant garde du capitaine Smith.
Il est suivi de Fidel Castro et de son Etat Major dont fait déjà partie Ernesto Guevara, Che Guevara.
Le peloton du capitaine Raúl Castro fermera la marche.
Ce débarquement fait baisser l'enthousiasme d'un ton.
Enfoncés dans la boue, les hommes se rendent vite compte qu'ils ne sont pas à l'endroit prévu en plus des 2 jours de retard.
Ils sont plongés dans l'eau tiède et boueuse d'un épais marais de palétuviers inextricablement enchevêtrés.
3 jours plus tard c'est la catastrophe d'Alegria de Pio.
Juan Almeida Bosque ne sera plus accompagné que d'un groupe hétéroclite quand il rejoindra enfin Fidel Castro 15 jours après Alegria de Pio.
Le plus important, en nombre, après la dislocation de la colonne rebelle, et quel groupe :
Che Guevara, le futur Che, Camilo Cienfuegos, celui qui sera devenu le plus populaire de tous les Barbudos au début 59, Ramiro Valdez, Reynaldo Benitez, Rafael Chao et Francisco Gonzalez.
Dans la Sierra Maestra il prend part à de nombreux combats et le 27 février 1958,
le commandant Almeida est promu chef de la colonne 3, Mario Muñoz Monroy.
La colonne 3 doit progresser de front avec la 2 de Raúl Castro.
Dès le 1 janvier 1959, Juan Almeida occupe les plus hautes responsabilités dans les Forces Armées Révolutionnaires et la direction politique de Cuba.
Il passe rapidement de chef de la Direction Motorisée du M-26-7 à chef des Forces Aériennes de l'Armée Rebelle et chef de l'Armée cubaine à la disparition du commandant Cienfuegos.
En 1966 il suit les cours et est diplômé du Centre Académique Supérieur des FAR.
Dès le Premier Congrès du Parti Communiste de Cuba, il est nommé membre du Comité Central et du Bureau Politique.
Député à l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, il devient vice-président du Conseil d'Etat.
Almeida est aussi Président de la Direction Nationale de l'Association des Combattants de la Révolution cubaine.
En 1993, il est Vice-président de la Commission Nationale pour la Commémoration du Centenaire de la Guerre d'Indépendance et la Chute au Combat de José Martí et Antonio Maceo.
Le 27 février 1998, Juan Almeida Bosque est promu Héros de la République de Cuba et devient membre première classe de l'Ordre Gómez Maximal, en plus de toutes ses autres médailles et décorations.
Non content d'être, après Fidel et Raúl Castro et les deux commandants légendaires morts, le Che et Camilo Cienfuegos, le populaire des révolutionnaires cubains, haut dignitaire militaire et politique,
Juan Almeida Bosque est un artiste aux multiples facettes.
Il est auteur de nombreux livres, Le Seul Citoyen, Général en Chef Maximal Gómez, Presidio, Exile, Débarquement,
La Montagne, Par les Poitrines du Turquino, Attention ! Compte !, Quelque Chose de Nouveau dans Le Désert, la Sierra Maestra et Plus Loin, L'Aurore des Héros et, surtout,
Contre l'Eau et le Vent, Prix Marie des Amériques en 1985.
Ajoutons encore plus de 50 poèmes publiés dans le Granma, on est un artiste ou on ne l'est pas !
Le littéraire se dispute la gloire avec le musicien qui accumule plus de 300 oeuvres, beaucoup d'entre elles avec une vaste diffusion nationale.
La diffusion internationale reste plus confidentielle et est réservée à quelques initiés.
La créativité musicale de Juan Almeida Bosque est principalement tournée vers la musique populaire cubaine.
Une musique populaire dansante qui présentent, selon certains, un haut degré d'élaboration technique et des textes inspirés...
A Cuba il vaut mieux réfléchir quelques secondes avant d'exprimer une opinion et même exprimer une opinion, enthousiaste cela va de soi, que de se taire.

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