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Juan Manuel Marquez Rodriguez
Fidel Castro a laissé une cinquantaine d'hommes à Tuxpan, il n'y avait vraiment plus la moindre place sur le Granma, sorti du chantier en 1943 et pratiquement pas entretenu depuis.
Le 27 novembre 1956, au levé du soleil, le bateau trouve enfin des eaux un peu plus calme au Nord-ouest de la péninsule du Yucatán.
Le Granma est mis cap plein Est, Fidel espère encore rattraper le temps perdu, les hommes tentent de se remettrent de plus de 24 heures de gros temps.
Le 28 novembre, à 17 heure, Castro donne l'ordre de prendre un cap Sud-est.
Ce changement brusque de cap rend évident que Fidel n'a pas prévu de débarquer près de La Havane ou dans l'Occident de Cuba.
A l'aube du 30 le Granma se trouve le long de l'Ouest de l'île de Gran Cayman.
De par l'état de la mer, la nette surcharge du bateau et du moteur hors fonction, le Granma navigue à 7,2 noeuds de moyenne au lieu des 10 noeuds, minimum, prévus, il a deux jours en retard.
Plus grave encore, les militaires cubains sont au courant du départ de Castro du Mexique.
Le matin du 30 novembre, à 5 heure, l'Armée de l'Air cubaine se lance à la recherche d'un yacht blanc d'une soixantaine de pieds battant pavillon mexicain.
Le débarquement est d'ores et déjà voué à la catastrophe, l'état major des rebelles le sait.
Juan Manuel Marquez se retrouvera séparé de son groupe, capturé par l'armée, torturé sauvagement et exécuté le 15 décembre 1956.
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