Miguel Cabañas Perojo

Miguel Cabañas Perojo naît le 23 mai 1930 dans une famille pauvre de Consolación del Sur, rue Maceo près de la rue Martí. Il est le troisième fils de Crecencio Perojo et Mercedes Cabañas González qui ont eu trois garçons et deux filles. Miguel atteint le 6ème degré de l'école publique N°7, dirigée par Fernando Yánez, en travaillant dès qu'il le pouvait comme coursier ou mitron dans la boulangerie proche où il fait son apprentissage de boulanger dès sa scolarité terminée. En 1951 il gagne La Havane à la recherche d'un emploi.
Miguel Cabañas se tourne vers la construction. Malgré plusieurs semaines sans travaille, avec ses frères, ils parviennent encore à subvenir aux besoins de leur mère restée à Consolación. Il sera finalement engagé à l'hôpital grâce à Calixto García qui lui avait offert le gîte. Miguel était déjà très lié aux membres de la Jeunesse Socialiste. Dès le Coup d'Etat de 1952, son engagement et ses responsabilités augmentent au sein du parti. Miguel Cabañas multiplie ses visites sur le campus contigu à l'hôpital où il travaille. Il y fait la connaissance de Fidel et Raúl Castro, en établissant des contacts avec Bernabé Ordaz et d'autres militants. Il prend part au défilé des torches durant l'année du centenaire de la naissance de José Martí. Miguel Cabañas Perojo est à l'enterrement du premier martyr estudiantin Rubén Batiste qui dégénère en manifestation contre le régime. Il est pris dans la rafle policière du 23 septembre 1953 à l'Université de La Havane en compagnie d'Álvaro Barba, Fructuoso Rodríguez et Bernabé Ordaz, ils seront torturés.
Il est, sporadiquement, messager ou informateur de la presse révolutionnaire de Consolación del Sur. Lors d'un de ces voyages de retour vers La Havanne, il a une violente altercation avec le lieutenant Ferro, un des hommes de main du, tristement célèbre, capitaine Ventura Novo. Déjà plusieurs fois arrêté, Miguel Cabañas préfère se réfugier à l'ambassade du Panama. Le 7 avril 1954, il quitte Cuba pour le Guatemala d'où il se rend au Mexique. Sa situation économique est tellement précaire qu'il passe des jours sans manger. En mai 1954, déjà, il est emprisonné accusé d'attentats. Il est rapidement extradé vers Cuba où il est incarcéré avec les prisonniers moncadistes. Ses expériences des prisons cubaines font craindre à Miguel Cabañas d'y être torturé à mort, il s'en ouvre à son ami René Anillo. Celui-ci obtient, par l'intermédiaire d'une relation à l'ambassade mexicaine, l'asile politique au Mexique pour Miguel qui peut le rejoindre dès les premières semaines de 1956. Immédiatement incorporé aux expéditionnaires du Granma, il se retrouve, une fois de plus, incarcéré. Avec Pedro Carbó Servia, il est accusé de détention d'explosifs.
Embarqué sur le Granma, l'ex boulanger est chargé de la distribution des maigres rations lors de la traversée. Le 2 décembre il est parmi les premiers hommes à l'eau dans le marais du sud-est cubain et, en début de soirée du tragique 5 décembre à Alegria de Pio, il se retrouve avec José Smiths qui prend la direction du Sud. Au matin du 8 décembre, le petit groupe de 7 hommes totalement exténués arrive à la maison du paysan Manolo Capitán à Boca del Toro. Celui-ci s'empresse de les dénoncer et tout va s'enchaîner très vite.
Une rafale d'arme automatique blesse Miguel Cabañas Perojo et José Smiths qui se retrouvent devant le lieutenant Julio Lauret. Le Julio Lauret qui leur avait promis la mort, il y a quelques années, à La Havane. Il tiendra parole dans les heures à venir, non sans les avoir cruellement torturés ni oublié leurs 5 camarades.

Consolación del Sur Calixto García, Celia Sanchez, le Che, quelques années plus tard Fidel, Raul, Ramon Castro Fructuoso Rodríguez assassiné par les forces de l'ordre en 1958 Bernabé Ordaz bien des années après la mort de Miguel Cabañas Perojo Ventura Novo Fidel Castro et Rene Anillo à Mexico City, 29 août 1956 Miguel Cabañas Perojo Consolación del Sur, monument aux 82 expéditionnaires du Granma, particulièrement à Miguel Cabañas Perojo



Les 82 expéditionnaires du Granma                 Cuba