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Oscar Rodriguez Delgado
Oscar Rodriguez Delgado est assassiné, le 8 décembre 1956, par les forces de la dictature de Fulgencio Batista, suite à sa capture après les événements d'Alegria de Pio survenus le 5, trois jours après le débarquement des forces rebelles du Granma à Cuba.
En janvier 1959, les guérilleros barbus de Fidel Castro rentrent triomphalement dans La Havane, quelques heures après la fuite de Batista, surchargé de plus de 40 millions de dollars, vers une contrée moins agitée.
La révolution avait gagné la bataille la plus facile, celle des armes.
Un immense espoir de justice sociale envahissait des millions de femmes et d’hommes d’Amérique latine.
Les réussites du régime en matière d’éducation et de santé sont connues, ses échecs dans le domaine des libertés, de l’agriculture et de l’économie aussi.
La volonté du commandant en chef de se mêler de tout, de tout diriger, de vouloir en savoir plus que les meilleurs experts dans les domaines les plus divers, expliqueraient les plus grands échecs et certains succès du régime de Fidel Castro.
En janvier 1998, près de quarante ans plus tard, à la veille de l’arrivée du pape, une immense image du Sacré-coeur de Jésus se déploie place de la Révolution à La Havane,
en face d’un portrait mural géant de Che Guevara et sous les yeux de la statue colossale de José Marti, le père de la patrie.
Les Cubains s’apprêtent à accueillir Jean Paul II parce que Fidel Castro le leur avait suggéré, une suggestion de Fidel a plus de poids qu'un ordre ferme de n'importe qui à Cuba.
Ils pensent aussi pouvoir demander quelques améliorations pratiques, à l'occasion de la visite du représentant officiel du Créateur en personne.
Force est de constater que 7 ans ont passés, au lieu des 7 jours, y compris un jour de repos, qui ont permis la création de tout, et la demande qui barrait l'image n'est pas encore exaucée :
Seigneur, faites que nos parents de Miami nous envoient des dollars ; que les steaks et les poissons se multiplient et remplacent la masse viandesque qu’on nous donne avec notre carte de rationnement.
Certes la tâche n'a jamais semblée facile mais qu'espérer quand Dieu le père et, plus grave encore, le commandant en chef ont échoués ?
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