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Ramiro Valdés Menéndez
Ramiro Valdés Menéndez, commandant de la Révolution, est né à Artemisa le 28 avril 1932.
Ramiro a, à peine, 21 ans quand, volontaire pour occuper un poste d'avant-garde, choisi pour prendre la poste 3 de la caserne de Moncada, il est le premier à pénétrer dans la place.
Après avoir rompu la chaîne qui empêchait l'entrée, avec ses compagnons José Ponce et Jesus Montané, il sera aussi le dernier à ressortir, blessé, de la caserne.
Il fait partie des 27 assaillants arrêtés et jugés par le Tribunal d'Urgence Santiago de Cuba.
Après quelque temps à la prison de Boniato, il est transféré au Presidio de l'Ile des Pins où fût emprisonné José Martí, bien des années plus tôt.
Le Presidio est dur, au jeune d'Artemisa : il est isolé avec Oscar Maire, Ernesto Tizol, Agustín Cartaya et Israël Tápanes, dans le quartier destiné aux malades mentaux, pour avoir entonné l'Hymne National à la visite de Batista au pénitencier.
L'amnistie le libère, lui et ses compagnons, en mai de 1955.
La tête de Ramiro Valdés Menéndez résonnera encore longtemps des cris des prisonniers maltraités qui remplissaient les cellules, pestilentes et inhumaines.
Ramiro reprend ses activités révolutionnaires, retourne en prison avant de rejoindre le Mexique, à sa libération, afin d'aider à organiser et à former les futurs expéditionnaires du Granma.
Le 2 décembre 1956, Ramiro Valdés Menéndez, 24 ans, est chef de groupe et second de Raúl Castro, le chef du peloton d'arrière garde, lors du débarquement des rebelles dans une mangrove au Sud-ouest de Cuba.
Lors de l'attaque surprise de la garde rurale, à Alegria de Pio, le 5, Ramiro n'est pas avec son peloton, occupé à distribuer de maigres rations aux hommes épuisés.
Mitrailleuse en main, Ramiro Valdés fait face à l'adversaire avec la rage du désespoir.
Les coups de feu s'espacent et finissent par cesser, Ramiro se retrouve seul, munitions épuisées.
Il est bientôt en compagnie du médecin argentin de l'expédition, Ernesto Guevara, Juan Almeida, Chao et Benítez.
Ils se réfugient dans une grotte où, selon le Che, ils décident de laisser se calmer la chasse de l'armée et jurent de combattrent jusqu'à la mort.
Après des jours sans repas ni repos, totalement exténués, ils parviennent à rejoindre Fidel Castro à Cinq Palmiers, à Cinco Palmas.
La joie est intense de tomber dans des bras amis, de voir que le commandant en chef de la Révolution est vivant.
Tous se remettront en marche, dans quelques jours, pour continuer la lutte depuis la Sierra Maestra.
Ramiro Valdés Menéndez est intégré à la colonne 1, la colonne mère pour les hommes de la Sierra.
Il montra en grade, commandant, dans la colonne 4 et sera affecté à la création de la colonne 8, Ciro Redondo, sous le commandement direct du commandant Ernesto Che Guevara, dont il est le second.
C'est le départ vers l'Occident, la colonne 8 rejoint la province de Las Villas, qu'elle conquiert depuis la Sierra de l'Escambray.
Au triomphe de la révolution, janvier 1959, Ramiro Valdés Menéndez poursuit sa trajectoire dans les plus hautes sphères du pouvoir cubain.
Chef militaire de la région centrale, il succède à Che Guevara à la tête de la forteresse La Cabaña à La Havane.
A la fondation de l'organe de la Sécurité de l'Etat il en occupe le quartier général.
Ministre de l'Intérieur, de 1961 à 1968 et de 1979 à 1985, après avoir été Vice-ministre des FAR et
collaborateur direct du commandant en chef à l'organisation du travail du gouvernement en plus d'autres responsabilités dans différents ministères.
Il est nommé Vice-premier ministre en charge du secteur de la construction dans les années 70.
Toutes ces fonctions accomplies tandis qu'il était Vice-président du Conseil des Ministres et du Conseil d'Etat, jusqu'en 1986, membre du Conseil d'Etat jusqu'en 1997 avant d'en être réélu membre en mars 2003.
Ramiro Valdés Menéndez et député de l'Assemblée nationale depuis 1976.
Le Premier Congrès du PCC se tient à La Havane du 17 au 22 décembre 1975.
Il débute par le rapport central présenté par Fidel Castro, document qui sera largement discuté et analysé.
L'assemblée des communistes cubains débat des plans de développement économique, revient sur les erreurs commises,
le système de direction de l'économie et trace les grandes lignes du développement social et politique.
Fondateur du Parti Communiste de Cuba, il est membre du Comité Central depuis 1965.
A l'issue de ce premier congrès il est élu membre du Bureau Politique, en compagnie de :
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Fidel Castro Ruz
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Raúl Castro Ruz
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Juan Almeida Bosque
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Osvaldo Dorticos Torrado
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Guillermo Garcia Frias
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Armando Hart Davalos
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Sergio del Valle Jimenez
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Blas Roca Calderío
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José Ramón Machado Ventura
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Carlos Rafael Rodríguez Rodríguez
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Pedro Miret Prieto
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Arnaldo Milián Castro
Le Deuxième Congrès du PCC se tient au Palais des Conventions de La Havane du 17 au 20 décembre 1980,
le Troisième Congrès du PCC, toujours à La Havane, du 4 au 7 février 86.
Ramiro Valdés Menéndez abandonne sa charge de membre du Bureau politique en 1991.
De 1986 à 1996, il occupe la direction de l'entreprise COPEXTEL, depuis 96, la Présidence du Groupe Industriel pour l'Electronique du SIME.
Evidement, de nombreuses médailles et décorations couvrent le torse de ce Héros de la République de Cuba, étoile d'or, membre de l'Ordre de la Plage Girón
Depuis quelques années, le retour intrigant du commandant de la révolution Ramiro Valdés Menéndez à des positions clef, avec d'importantes fonctions exécutives dans le gouvernement, pose un sérieux défi à la succession de Raúl Castro à son frère Fidel, selon un expert des affaires cubaines.
L'ex diplomate cubain Juan Benemelis n'hésites pas à affirmer au New Herald :
Ramiro Valdés est une importante figure dans le processus de succession et de transition qui sera développée à Cuba, après Fidel Castro, et joue déjà ce rôle.
Assaillant de la caserne Moncada et expéditionnaire du Granma, Valdés peut être considéré comme un des hommes de la ligne dure du régime.
Il a activement participé à la création des Services Secrets cubains et a été Ministre de l'Intérieur pendant l'époque la plus répressive du régime cubain, 1961 à 1969.
Ramiro Valdés occupe une deuxième fois cette charge de 1978 à 1986, à la fin de ce mandat il est aussi remplacé au Bureau Politique du Parti, tout en restant membre du Comité Central.
Début 2003, Valdés revient de manière surprenante au Conseil d'Etat et sort progressivement de l'anonymat des années précédentes, pendant les quelles il a accumulé un important pouvoir économique à la tête d'un groupe de l'électronique, un des plus puissants holdings étatiques cubaines.
Son inimité notoire avec Raúl Castro va singulièrement compliquer le processus de succession.
Existe-t-il des raisons internes puissantes qui obligent Fidel Castro à apporter de nouveau à Ramiro Valdés, un homme qui bénéficie depuis toujours de sa confiance absolue, son soutien ?
Analyste discret et systématique des arcanes du castrisme, Benemelis écarte, d'un éclat de rire, la croyance généralisée que la direction cubaine est un monolithe solide derrière Fidel.
Il y a toujours existé des luttes entre divers groupes du pouvoir que Fidel a su manier subtilement, en manipulant l'un contre d'autres.
Quand Fidel disparaîtra, les conflits éclateront au grand jour.
A Cuba il existe un pouvoir territorial, qu'exercent les chefs du Parti dans chacune des provinces.
Nommés par Castro, ils agissent comme de véritables baillis au pouvoir absolu.
Les chefs du Parti détiennent le pouvoir économique, politique et social et cela compte très lourd au moment d'une succession.
Ils sont structurés comme des gangues.
Ils sont des groupes de pouvoir qui se déplaceront d'une région à une autre, avec leurs hommes de confiance, quand ils seront transférés.
Conscient de cette réalité, la stratégie du successeur désigné, Raúl Castro, a été de placer, ces derniers mois, des gens de sa confiance aux commandes du Parti dans les provinces.
A la disparition de Castro, une période de luttes entre les différents groupes du pouvoir, précédera immanquablement la période de transition.
Bien que les analystes du sujet cubain aient prévu une infinité de scénarios possibles, Benemelis affirme que quel qu'il soit :
Il n'y aura pas de réponses pour résoudre les problèmes immédiats que va présenter la population au gouvernement de la succession.
Les syndicats joueront un rôle important aussi, parce qu'ils canaliseront les demandes.
Les mouvements syndicaux sont contrôlés, de très près, par Fidel Castro, tout comme le reste de la société cubaine.
Malgré cela, la conscience revendicatrice du syndicalisme traditionnel y reste vive.
Les syndicats, bien que contrôlés par le régime, sont les seules structures cubaines où l'idée d'une supposée démocratie existe encore.
Les premières élections, syndicales après la mort de Fidel Castro, iront à celui auquel les syndicats auront lié les mains.
Benemelis souligne l'importance que les hauts chefs militaires auront dans la succession par le rôle qu'ils jouent dans ce qu'il qualifie de pouvoir territorial.
L'armée n'est pas un bloc derrière Raúl, il y a autant de groupes que de sensibilités idéologiques.
Un autre facteur à considérer dans la période de succession est l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire dans la mesure où cet organisme aura à sa charge légitimer le successeur institutionnellement.
Si Raúl pense que Fidel lui a déjà donné cette légitimité, et que cela suffit, il se trompe très lourdement.
Dans cette Assemblée existent divers lobbies, avec pouvoir et argent, que Fidel a déjà de plus en plus de mal à contrôler.
Ce sera là le lieu du débat principal et son Président sera l'arbitre dont chacun aura besoin.
En fond de cette scène où se déplacent les figures importantes du régime, Benemelis affirme que la dissidence jouera un rôle essentiel le futur cubain.
Celui qui ne pactisera pas avec la dissidence aura un handicap insurmontable dans la politique extérieure, tellement nécessaire au redressement économique.
Quel que soit le successeur, Raúl Castro ou Ramiro Valdés, il devra pactiser avec elle et je crois que la dissidence est disposée à pactiser la transition, à de rares exceptions près.
Raúl Castro n'est plus le vainqueur désigné, Fidel auprès du Che et de Camilo, ce qui, dit en passant, risque fort de mettre une sacrée animation au Walhalla des révolutionnaires.
Raúl ou Ramiro Valdés, voir Juan Almeida ou même Guillermo García, un seul de ses hommes aura-t-il l'énergie de passer sous les fourches caudines des syndicalistes, en traitant avec la dissidence, et de s'en relever pour faire face aux chefs militaires et aux clans communistes régionaux ?
Au premier abord on peu se dire que les 12 travaux d'Hercule serait un petit entraînement léger incontournable pour celui qui aspire à succéder à Fidel.
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