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Reinaldo Benítez Nápoles
Reinaldo Benítez Nápoles, 1928-1997, révolutionnaire cubain originaire de Bayamo, a participé à l'attaque de la Moncada de Santiago de Cuba.
Il est fait prisonnier, jugé, condamné et envoyé à l'Ile des Pins.
Quand nous sommes arrivés, nous avons été traités comme des prisonniers de droit commun.
Nous avons du enfiler un uniforme bleu, la chemise devait être fermée jusqu'au dernier bouton.
Parfois, nous recevions des coups.
Dès leur amnistie concrétisée le 15 mai 1955, après un peu moins de deux ans de prison.
Les hommes du groupe de Castro sont chargés d'évangéliser les quatre coins de Cuba à la cause révolutionnaire.
Léster Rodríguez part, directement, pour la province de l'Oriente,
Gustavo Arcos pour Las Villas, José Pepe Suárez vers Pinar del Río et
Reinaldo Benítez doit rejoindre Camagüey.
Le Mouvement du 26 Juillet est réellement fondé le 12 juin 1955.
Cet acte est la première pierre de la stratégie que les prisonniers moncadistes ont mis au point, ensemble sous la direction de Fidel Casto, pendant leur incarcération.
Il marque le début de la restructuration et d'une certaine unité des forces contestataires cubaines.
Nous avons rapidement été rejoints par de nombreuses nouvelles recrues, des sympathisants de la première heure, les instigateurs de la campagne en faveur de l'amnistie et les collaborateurs liés de la distribution de la première édition de L'Histoire m'Affranchira.
Reinaldo Benítez Nápoles rejoint rapidement le Mexique pour y suivre l'entraînement en vue d'un débarquement armé à Cuba.
Reinaldo Benítez est contacté par son ami Camilo Cienfuegos qui lui confie sa décision de rejoindre la lutte armée.
Fidel et Raúl Castro refusent cette candidature de dernière minute, tout est déjà en place.
Camilo insiste énergiquement auprès de Benítez afin de rencontrer Fidel.
A la suite d'un long entretien Fidel intègre, de lassitude, Camilo Cienfuegos aux expéditionnaires du Granma.
Camilo n'est pas membre du M-26-7 et ses seules qualités sont une cicatrice à la jambe, due à un coup de feu essuyé dans une manifestation à La Havane, et sa bonne volonté.
L'amitié du plutôt effacé Reinaldo Benítez Nápoles vient de changer le cours de l'histoire ; elle intègre Camilo Cienfugos, le futur Seigneur de l'Avant-garde au processus révolutionnaire.
Le 25 novembre 1956, Reinaldo et Camilo sont deux hommes de troupe, parmi d'autre, à bord du Granma qui met le cap sur Cuba, surchargé d'hommes et d'armes.
Trois jours après un débarquement pour le moins raté, l'ambiance est à la confiance et à la détente parmi les soldats de la petite troupe rebelle en cette fin d'après-midi à Alegria de Pio.
C'est l'affolement quand les tirs de la garde rurale fauchent brutalement les premiers camarades.
Reinaldo Benítez voit son ami Camilo trottiner assez calmement vers lui, l'arme en main et la tête baissée sous les balles qui sifflent juste en dessus.
Il s'adresse à lui sur le ton de la plaisanterie : Reinaldo, crois-tu que si nous disparaissons dans les airs les gardes nous oublierons ?
Reinaldo, les nerfs à fleure de peau, lui crie que non et qu'il faut se battre pour survivre.
Il entrevoit l'étincelle d'un sourire, fugace, dans l'oeil de Camilo.
Les tirs fusent de partout et Cienfuegos est égale à lui-même : l'air insouciant, le sourire aux lèvres.
Il ne va pas tarder à démontrer, aux rares qui le verront, que sous sa façade de joyeux fêtard que l'on ne désire pas vraiment avoir à ses côtés dans un moment critique, il y a le plus sûre des appuis.
Si Reinaldo Benítez ne va pas tarder d'être l'un des fondateurs de l'Armée Rebelle avec Camilo Cienfugos, c'est bien grâce à Camilo.
Lors de l'attaque de la Plata, l'homme qu'il a fait intégrer de justesse a peut-être fait tourner la nouvelle débâcle annoncée de Fidel en victoire.
Le joyeux drille, Camilo Cienfuegos, n'hésite pas se lancer sous les balles, forcer l'entrée d'un des bâtiments l'arme au poing et en sortir, les bras en l'air, les quelques gardes qui s'y étaient retranchés.
Camilo avait déjà prouvé ses qualités avant l'attaque de cette caserne mais là il a démontré à tous une valeur inhabituelle.
Quelques jours plus tard, la garde rurale est très proche des rebelles qui ne peuvent plus se déplacer sans attirer leur attention.
Le ravitaillement commence à manquer.
Camilo et Julito Díaz, de l'avant-garde de la petite troupe, vont aller se servir au milieu des lignes ennemies.
Camilo a suggéré à Julito d'aller se servir dans le campement des hommes de Batista, ils l'ont fait.
Ils ont pris des vivres en écoutant les conversations des soldats et nous ont rejoint silencieusement.
Reinaldo Benítez Nápoles sera intégré dans la colonne N°1, José Marti.
Cet homme, toujours discret, a déjà apporté sa contribution, une des plus importante, à la victoire de Fidel Casto : son ami Camilo Cienfuegos.
Il s'éteindra doucement en 1997.
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