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René Bedia Morales
La nuit du 30 novembre est une nuit de joie à bord du Granma.
La radio de bord vient de capter un message ; pour la première fois, les uniformes vert olive sont dans la rue.
A Santiago de Cuba, Frank Pais a organisé un soulèvement pour appuyer le débarquement du Granma, le peuple santiagais est en lutte.
Il y a juste deux petits soucis : le soulèvement sera bien vite étouffé et le bateau à 2 jours de retard sur l'horaire prévu.
Autre moment de liesse, dans la nuit du 1 au 2 décembre, quand Roberto Roque est remonté à bord du Granma.
Les hommes entonnent l'Hymne du 26 Juillet et crient nous allons gagner !, la raison est avec nous !.
L'ambiance est au un pour tous, tous pour un, comme le préconise Fidel Castro.
Il y a juste deux petits soucis : les réserves de carburant, déjà au plus bas, le sont un peu plus et l'aube s'est rapprochée d'une heure.
Le 5 décembre 1956, c'est la panique à Alegria de Pio on n’est pas loin du chacun pour soi, Fidel en tête.
René Bedia Morales, vétéran de Moncada, est pris, le 8 décembre, il sera assassiné par l'armée gouvernementale de Batista.
René Bedia Morales ne connaîtra pas la joie de la victoire sur la dictature en janvier 1959.
Les rebelles prendront le pouvoir mais pas le contrôle du destin de Cuba.
La lutte se poursuit pour maintenir l'indépendance et la souveraineté face aux intérêts yankees.
La vie est dure pour le peuple cubain soumis à plus de quatre décennies de blocus.
Pour la majorité elle est pourtant bien moins dure que dans les années 60, particulièrement du côté de l'éducation et de la santé.
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