Cuba

          CUBA


Histoire de Cuba, histoire cubaine

| Géographie | Climat Cuba | Cubains | Situation politique Cuba | Situation économique cubaine | Culture cubaine | Pratique | Cuba |

Histoire

-3500 : arrivée des premiers hommes sur l'île.
1492 : 27 octobre, Christophe Colomb aborde la Niña, la Pinta et la Santa María, dans la baie de Bariay, Orient. 28 octobre : dans le livre de bord on peut lire :
je n'ai jamais vu de plus beau pays, des feuilles de palmier si grandes qu'elles servent de toit aux maisons, sur la plage, des milliers de coquillages, une eau si limpide et toujours la même symphonie étourdissante des chants d'oiseaux. L’île est baptisée Cubanascan, son nom amérindien, premiers relevés cartographiques de Juan de la Cosa. L'archipel est habité par environ 100'000 Amérindiens, Taïnos, Siboneyes, Guanajuatabeyes, Arawaks et Caribes réputés anthropophages.
1508 : Sebastián de Ocampo est le premier européen à en faire le tour complet de Cuba.
1511 : débarquement de Diego Velázquez de Cuellar à Baracoa, nommé gouverneur de l’île. Cuba est envahie sous prétexte de christianisation. Fondation de Nuestra Señora de la Asunción. Le travail de recherche et d'exploitation de l'or et du cuivre, commence. La population indigène, de tempérament pacifique, est décimée par le dur travail de forçats, les maladies ou systématiquement massacrée.
1514 : fondation de San Salvador de Bayamo, Puerto Príncipe et Santiago de Cuba.
1517 : fondation de la Santísima Trinidad, Santi Spíritus et San Cristóbal de la Habana.
1519 : la Habana est transposée du Sud dans le Nord, au pied de la baie de Carenas.
1524 : les colons espagnols commencent à faire appel aux esclaves noirs. Il en arrivera plus de 750'000 avant l'abolition de l'esclavage. La plupart viendront de la partie sud de l'actuel Nigeria et du Bénin. Le créole ne s'est pas développé à Cuba, seul l'espagnol s'est implanté durablement.
Les réserves d’or sont épuisées. L'élevage, le tabac, la canne à sucre et les plantes tinctoriales se développent. Le sol de l'île, vierge et fertile, est source d'une croissance de la production accélérée. Le pays devint commercialement très actif.
1540 : la population aborigène est réduite à quelques centaines d'individus.
De 1540 à la fin du 16ème siècle, les richesses pillées au Mexique et en Amérique du sud, transitent par La Havane avant de gagner l’Espagne. Le voyage est périlleux en raison des tempêtes en mer et des pirates embusqués. La Havane devient une plaque tournante du commerce maritime.
1574-1578 : La Havane, fondation des premiers centres d'enseignement franciscains et dominicains. Ils sont réservés à l'élite espagnole.
1622 : les contingents d'esclaves, pour cultiver la canne à sucre et le tabac, augmentent.
1728 : 5 janvier, la Très Illustre Réelle Université pontificale de San Jerónimo, Muy Ilustre Real y Pontificia Universidad de San Jerónimo, est fondée par bulle du pape Innocent XII.
1748 : introduction du café.
Vers la seconde moitié du 18ème siècle, le butin en mer se fait plus maigre, la piraterie perd de son éclat. C’est l’époque de l’essor de la culture de la canne à sucre, du commerce du sucre. Cuba en devient le premier producteur mondial et s’enrichit. Son nom est associé au luxe et à la débauche. La Sainte Eglise possède environ 20% de l’île. La couronne d’Espagne, soutenue par le clergé, maintient fermement son emprise sur l’économie de production, du sucre et du tabac, cubaine. Elle gouverne par l’Armée et l’Eglise. Les Anglais réclament la fin de ce monopole, la liberté du commerce.
1762 : août, les troupes britanniques prennent La Havane, l'Espagne se trouve impliquée dans la Guerre des 7 ans, qui oppose la France et la Grande-Bretagne.
1763 : après onze mois d'occupation de l'Occident, le traité de Paris restitue Cuba à l'Espagne qui remet la Floride aux Anglais. La liberté du commerce est établie et le nombre des esclaves a doublé.
1791 : la révolte haïtienne a ruiné les plantations françaises de Saint-Domingue.
Le sucre cubain va connaître un formidable succès sur les marchés européens.
Dès le début du XIXe siècle, les différends entre Espagnols et Créoles s'exacerbent. Les autorités locales doivent faire face aux aspirations d'indépendance des peuples de l'Amérique espagnole.
1795 : Nicolás Morales, un Noir libre, prend la tête d'un mouvement pour l'obtention de l'égalité raciale et l'abolition des mesures gouvernementales qui défavorisent les pauvres.
1820 : Cuba est au premier rang des producteurs de canne à sucre. L’importation de chinois est commanditée par les Cubains eux-mêmes afin d’éviter l’insurrection entre noirs et blancs sur l’île.
Dès 1830, le gouvernement espagnol se fait de plus en plus répressif, ce qui va susciter un vaste mouvement indépendantiste parmi les colons blancs.
1841 : le gouvernement espagnol adopte la première Loi scolaire de l'île.
1848 : les Etats-Unis proposent 100 millions de $ à l'Espagne pour Cuba. L'offre est repoussée.
1850 : les autorités entreprennent une réforme et une extension de l'enseignement.
1857 : l'Ecole normale commence à fonctionner.
1868 : Carlos Manuel de Céspedes, riche propriétaire d'un domaine sucrier, franc-maçon, libère ses esclaves et appelle ses compatriotes à la révolte. Constitution de groupes de manzanilleros et la guerre de Dix Ans commence. Des expatriés cubains vivant aux États-Unis viennent en aide aux rebelles durant les premiers affrontements. Les insurgés s'emparent de la partie Est de l'île et réclament la libération des esclaves. La guerre d'indépendance s'enlise.
1874 : Carlos Manuel de Céspedes, auteur de la première Constitution cubaine, n’a plus qu’une poignée de partisans, trahi, il est assassiné.
1878 : 10 février, signature du pacte de Zanjón ; amnistie et importantes concessions aux insurgés. 200'000 morts après 1868, Madrid reste maître de l'île. Elle finira par supprimer toutes les libertés obtenues. Fondation du Parti de l'union constitutionnelle, du Parti autonomiste et du Parti libéral.
1886 : abolition de l’esclavage à Cuba.
1890 : le marché du sucre n’évolue plus. Les Etats-Unis sont les seuls clients du sucre à Cuba.
Un arrangement avait été conclu entre Espagnols et Américains : les Américains acceptaient une aide en hommes et en argent des Espagnols pour mener leur guerre d’indépendance et en contrepartie laissaient Cuba sous tutelle espagnole.
1892 : José Martí fonde le Parti Révolutionnaire Cubain avec l’intention de libérer Cuba.
1893 : proclamation de l'égalité des Blancs et des Noirs. Fondation du Parti réformiste.
1895 : 24 février, la lutte reprend, seconde guerre d'indépendance, à l'instigation de José Martí, d'Antonio Maceo et du général Máximo Gómez. Le financement des armes et munitions est assuré par des collectes de fonds auprès des travailleurs exilés aux Etats Unis. 19 mai, José Martí, le héros national et l'apôtre des luttes indépendantistes, tombe au champ d'honneur à Dos Ríos. Antonio Maceo, lieutenant général de l'armée mambise, réalise, avec grande prouesse, une marche de l'Orient à l'Occident contre le million d'Espagnols du capitaine Valeriano Weyler.
1898 : 15 février, le Maine, vaisseau de la marine américaine, explose dans des circonstances encore non éclaircies dans le port de La Havane. L'Espagne est accusée de l'avoir torpillé. Avril : après des provocations répétées de l’Espagne, les Américains voient dans la guerre d'indépendance l'occasion de s'emparer de Cuba et déclarent la guerre à l'Espagne. Les révolutionnaires cubains étaient proches de la victoire. 10 décembre : le Traité de Paris met fin au conflit, l'Espagne cède Cuba, Porto Rico, Guam et les Philippines aux États-Unis. Un gouvernement militaire américain est mis en place. Sur le million de soldats espagnols, 800'000 sont morts au combat, de maladie ou ont préféré les conditions de vie meilleure à Cuba.
A l'aube du XXe siècle, la majorité des Cubains est exclue de l'accès à l'éducation et à la culture.
1902 : 20 mai, Cuba obtient son indépendance, Estrada Palma est élu Président. L’égalité entre les noirs et les blancs n’est toujours pas respectée, les noirs restent exclus au gouvernement. La nouvelle constitution de Cuba a été rédigée à Washington et complétée par l’amendement Platt. Il donne aux Etats-Unis le droit d’établir des bases navales, comme celle de Guantánamo, et d'intervenir militairement dans les affaires intérieures de l'île. Le couteau sous la gorge, menacé d’occupation prolongée, les Cubains ne peuvent que s’incliner. Les hommes d’affaire américains se précipitent pour acheter raffineries de sucre et usines de cigares, casinos et hôtels fleurissent. La Havane deviendra, très vite, la capitale latino-américaine du jeu, de la prostitution et de la corruption. Cuba continuera à être sous la dépendance de Washington jusqu'à la révolution castriste, les dictateurs recevront, à plusieurs reprises, le soutien des Etats-Unis. On peut relire José Marti :
Je risque tous les jours ma vie pour mon pays. L'indépendance de Cuba doit empêcher que les Etats-Unis s'étendent jusqu'aux Antilles. Telle est ma mission. Tout ce que j'ai fait et ferai va dans ce sens.
1906 : insurrection, nouvelle occupation américaine.
1909 : 28 janvier, les troupes américaines quittent l'île sauf Guantanamo.
1912 : vague de manifestation des Afro-Cubains contre la discrimination raciale, les Américains envoient des troupes sur l’île, 3'000 morts.
1917 : 7 avril, Cuba entre en guerre aux côtés des Alliés. 6-7 novembre, la révolution bolchevique fait des adeptes parmi les étudiants cubains.
Lendemains de la Première Guerre mondiale : augmentation des difficultés économiques.
1921 : élection contestée du Président Gerardo Machado y Morales.
1925 : le premier parti marxiste-léniniste voit le jour. Le leader universitaire Julio Antonio Mella, son chef, est obligé de s’exiler au Mexique où il sera exécuté par les sbires de Gerardo Machado.
1929 : Gerardo Machado y Morales instaure une dictature répressive et sanguinaire tout en laissant aux Etats-Unis la main mise sur la production de sucre, empêchant l’île de diversifier ses cultures.
1933 : une grève nationale entraîne le renversement du dictateur Machado par le progressiste Ramón Grau San Martín. Un gouvernement provisoire est formé avec à sa tête l'opposant Antonio Guiteras Hólmes. Vote des femmes, journée de travail de huit heures, nationalisation de l’électricité. Franklin Roosevelt abroge l’amendement Platt en échange de Guantánamo pour une durée illimitée.
1934 : janvier, le sergent Fulgencio Batista y Zaldívar, 1901-1973, qui avait participé au coup d'Etat de 1933, soutenu par l’ambassadeur américain, prend le contrôle de Cuba. Grau San Martín est resté 100 jours au pouvoir. Guiteras Hólmes, qui continue à dénoncer l’impérialisme américain, est assassiné. Pendant la majeure partie de la période allant de 1933 à 1959, Cuba sera dirigée par Fulgencio Batista avec l'appui du gouvernement des Etats-Unis.
Seconde guerre mondiale : la corruption règne plus que jamais à Cuba. La mafia américaine est chez elle à La Havane.
1940 : Batista remporte les élections de que de nombreuses personnes considèrent comme truquées. Première constitution démocratique.
1941 : décembre, le gouvernement cubain déclara la guerre à l’Allemagne, au Japon et à l’Italie.
1944 : Ramón Grau San Martín, candidat d’une large coalition de partis, gagne les élections présidentielles. Alors que Batista s'exile aux Etats-Unis, fomenter un coup d'Etat, un jeune avocat du nom de Fidel Castro fait beaucoup parler de lui.
1945 : Cuba devint membre de l’Organisation des Nations unies.
1948 : Carlos Prio Socarras est élu président.
1952 : 10 mars, nouveau coup d'Etat de Fulgencio Batista avec l'appui de l'armée et soutenu par les syndicats et les communistes. Il se proclame président et suspend la constitution. Son régime sera celui de l'arbitraire et de la corruption généralisée de l'élite dirigeante. La mainmise des capitaux étrangers sur l'économie du pays s'accentue encore. Les Américains contrôlent 90% des mines de nickel et des exploitations agricoles, 80% des services publics, 50% des chemins de fer et, avec le Royaume-Uni, toute l'industrie pétrolière. Une opposition non institutionnalisée se développe autour de certains intellectuels. Un cercle révolutionnaire se crée à La Havane, autour de Fidel Castro Ruz.
1953 : 26 juillet, un groupe de 119 jeunes, dirigé par Fidel Castro, profitent d’un carnaval traditionnel pour attaquer la caserne de la Moncada, à Santiago de Cuba. Ils sont jetés en prison. Fidel aura droit à un procès public où il assurera sa défense.
1954 : Batista est reconduit au terme d'élections truquées. Il renforça sa dictature.
1955 : réélu sans opposition, Batista octroie une amnistie aux prisonniers politiques. Libéré, Castro s'exile au Mexique. Il va y rencontrer Ernesto Guevara de la Serna, un jeune médecin argentin.
1956 : 2 décembre, 82 hommes dirigés par Fidel Castro débarquent du yacht Granma, dans la mangrove au sud-est du pays. Les troupes gouvernementales massacrent la plupart des rebelles au cours du débarquement. Castro, son frère Raúl et une douzaine d'hommes, dont Ernesto Guevara et Camilo Cienfuegos, parviennent à s'échapper et se réfugier dans la Sierra Maestra.
1957 : premières victoires des Barbudos, une propagande active leur permet de masquer leur faiblesse numérique. Les Barbudos mènent une guérilla sournoise contre l'armée régulière. Ils s'assurent progressivement du soutien d'une grande partie de la population. La misère à Cuba pousse les habitants vers la guérilla.
1958 : hésitants sur la politique à suivre, les Etats-Unis suspendent leurs livraisons d'armes à Batista. Juillet, l’armée rebelle menée par Fidel, Che, Raúl et Cienfuegos, attaque le palais de Batista. Une grève générale est organisée pour soutenir les Barbudos.
1959 : 1er janvier, Batista s’enfuit en emportant 40 millions de Dollars du trésor public. Les guérilleros s’emparent de Santiago, forçant l’armée régulière à se rendre. 8 janvier, les troupes de l'armée rebelle entrent triomphalement à la Havane. Les USA sont le second pays du monde à reconnaître le nouveau régime, juste derrière l'URSS. Après 100 ans de luttes, la révolution cubaine a triomphé. Cuba devient la première nation socialiste de l’hémisphère américain. Un gouvernement provisoire, avec à sa tête Fidel Castro qui se veux au-dessus des partis, est nommé. Le gouvernement révolutionnaire fait exécuter tous les collaborateurs de la dictature de Batista. Baisse des loyers de 50%. Les plages, jusqu’alors fermées aux cubains, sont ouvertes à tous. Les habitants des zones rurales peuvent passer la porte des hôtels de luxe de La Havane. 17 mai, première réforme agraire. Les grands propriétaires terriens se voient restreindre leurs biens. Ces mesures envers la bourgeoisie vont favoriser son exode vers Miami. Plus de 250'000 cubains quittent l'île entre 1959 et l'été 1962. Redistribution des terres aux paysans pauvres. Les compagnies américaines, dont United Fruit Co, sont chassées de Cuba. Les grandes industries appartenant aux compagnies étrangères, les raffineries de sucre et de pétrole, plus de un milliard de Dollars, sont nationalisées. Les Etats-Unis suspendent tout achat de sucre. Cuba signe un traité avec l’URSS qui accepte d’acheter le quota des Américains. La politique de grands travaux mise en oeuvre a pour effet de résorber le chômage. Les programmes destinés à améliorer l'éducation et la santé publique vont bientôt porter leurs fruits. 21 octobre, deux avions américains mitraillent La Havane, 2 morts et 50 blessés. 28 octobre, Camilo Cienfuegos revient à La Havane depuis la province de Camaguey, où il a désamorcé une tentative de soulèvement contre révolutionnaire armé. Son avion s'abîme en mer. Certains révolutionnaires cubains de la première heure, exilés depuis à Miami, pensent que sa popularité nuisait à l'ascension au pouvoir de Fidel Castro qui aurait donné l'ordre d'abattre l'avion.
1960 : février, accord commercial avec l'Union soviétique. Avril, le premier bateau soviétique chargé de pétrole accoste La Havane. 5 juillet, les Etats-Unis imposent un blocus économique et commercial à l'île. Octobre, les Américains suspendent les relations diplomatiques avec Cuba et imposent un embargo économique.
1961 : Campagne d'Alphabétisation. 3 janvier, suite à des saisies de propriétés privées appartenant à des sociétés américaines, quelques hôtels, rupture des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. 1er mai, Ernesto Che Guevara proclame le caractère socialiste de la révolution cubaine. 16 avril, le commandant en chef Fidel Castro, reproclame le caractère socialiste de la Révolution dans un discours public. 17 avril, dans la région de la côte sud de Matanzas, la baie des Cochons, 1'500 anti-castristes formés dans un camp au Guatemala et payés par la CIA débarquent, soutenus par une force aérienne. Différentes villes sont bombardées. Trois jours après, l'invasion est maîtrisée. Tous les envahisseurs sont tués ou faits prisonniers et leurs navires coulés, l’aide promise par Kennedy n’est jamais arrivée. 24 avril, Kennedy succède à Eisenhower et déclare assumer la pleine responsabilité de cette action. L'embargo américain sur l'île commence à pénaliser durement son économie. Premières mesures de rationnement. Censure de la presse. Création des CDR. Tous les moyens de production sont progressivement nationalisés. Les fermes d'Etat contrôlent la majorité des terres. Novembre, les Etats-Unis déploient 15 missiles Jupiter en Turquie.
1962 : la terre va frôler l'holocauste nucléaire. Mai, Nikita Khrouchtchev déclenche l'opération Anadyr et envoie 50'000 soldats, 36 missiles nucléaires SS-4, 2 SS-5 et 4 sous-marins à Cuba pour la défendre de nouvelles invasions potentielles des Etats-Unis, à la demande de Cuba, et pour rééquilibrer les forces nucléaires. 14 février, exclusion de Cuba de l'Organisation des Etats américains, OEA. 2 septembre, renforcement de l'aide soviétique à Cuba. 13 septembre, les Etats-Unis mettent en garde Moscou contre l'installation de missiles à Cuba. 2 octobre, 4 sous-marins d'attaque diesel-électrique de classe Fox-trot appareillent de la presqu'île de Kola. Les commandants Shumkov, Ketov, Savisky et Dubivko doivent rejoindre le convoi de cargos soviétiques qui fait route vers Cuba avec les missiles nucléaires destinés à compléter le dispositif en place à Cuba. Ils ont pour mission de le protéger, si besoin est, au prix du torpillage des navires qui tenteraient de s'interposer. 9, une tempête cause des avaries aux sous-marins soviétiques. 13, les sous-marins franchissent la barrière Açores-Terre-Neuve. 14, le Major Enderson, à bord de son U2, survole les sites d'installation des missiles et prend des photographies aériennes. 15, la lecture des films révèle que l'URSS était en train d'installer des missiles SS-4 à tête nucléaire à Cuba. Le niveau de préparation des sites laisse penser que les missiles seront opérationnels dans la semaine. 16, le Président Kennedy informé convoque le Conseil National de Sécurité. Kennedy prône une action militaire directe. Mc Namara, propose un blocus maritime de l'île jusqu'au retrait des missiles de Cuba. 22, l'Amiral Enderson annonce que la mise en place du blocus maritime prendra environ 14 jours. Mc Call informe le président de la présence de 4 sous-marins soviétiques. JFK annonce au peuple américain la teneur des informations révélées par l'avion U2 et les mesures de blocus naval décidées. Il demande à Khrouchtchev l'arrêt des opérations en cours. 23, ordre de blocus signé par JFK. Les sous-marins soviétiques atteignent la ligne de blocus en même temps que les navires de la flotte US. Moscou ne peut en être informé à cause de la saturation des réseaux de communication. La liaison enfin rétablie, les commandants des sous-marins reçoivent de Moscou l'ordre de poursuivre leur route. Khrouchtchev fait savoir à JFK, par le biais d'un homme d'affaire américain en voyage à Moscou qu'il continuera son action.
Si les USA veulent la guerre, alors nous nous retrouverons en enfer. 24, 10:00, le blocus est en place. 30 cargos soviétiques sont en route. Parmi eux 4 ont des missiles nucléaires dans leurs soutes. Le Khemov et le Gagarine arrivent sur la ligne de blocus. 10:25, les cargos stoppent. Khrouchtchev ne juge pas utile de rompre le blocus. Les missiles déjà en place à Cuba suffisent. 25, 12 cargos rebroussent chemin. Les autres poursuivent leur route. 26, un des sous-marins soviétiques est détecté au sonar. La chasse est lancée. 27, l'U2 du major Enderson est abattu. Khrouchtchev n'avait pas donné cet ordre. Il ne souhaitait pas accomplir le premier geste. Le Conseil National de Sécurité analyse cette action comme une escalade. JFK donne l'ordre, en cas de nouvelle agression, de bombarder les sites de missiles. 28, la CIA annonce 24 missiles opérationnels et pointés sur des objectifs sur le sol américain. Khrouchtchev annonce sur radio Moscou qu'il donne l'ordre de démanteler les sites de missiles. Cet ordre est venu en contrepartie de l'engagement de non-invasion de l'île de John F. Kennedy et du démantèlement des missiles Jupiter en Turquie. La chasse aux sous-marins bat son plein. Deux d'entre eux font surface, batteries à plat, pour les recharger. Ils font comprendre aux navires de la Navy de ne pas les provoquer. Dubivko, lors d'une manoeuvre se fait arracher son mat d'antenne par un de ses poursuivants. Il prend cette action comme une manoeuvre délibérée. Shumkov est toujours en plongée. Trois grenades d'exercices sont lancées par son poursuivant pour lui intimer l'ordre de faire surface. Il choisit de plonger en lançant un leurre. Le bruit de ce dernier est pris pour un lancement de torpille. A bout de ses réserves d'oxygène, Shumkov fait surface au milieu de 4 contre torpilleurs de la Navy. Rendant compte de la situation à Moscou, il se voit intimer l'ordre de se tenir en mesure de réagir. Une torpille nucléaire est insérée dans le tube numéro 1. 30 octobre, ultime échange de lettres entre Fidel Castro et Khrouchtchev. 1er novembre, trois des quatre sous-marins sont détectés. Ketov est toujours introuvable. Les sous-marins sont raccompagnés en haute mer. 7 novembre, Khrouchtchev accepte que les cargos soient inspectés par les navires de la Navy. La crise est évitée de peu. On ne saura qu'en 2001 que les sous-marins soviétiques étaient armés de torpilles à tête nucléaire. 20 novembre, Castro accepte le retrait des bombardiers soviétiques et Kennedy la fin de la quarantaine. L'affaire des missiles est devenue depuis un cas d'école en théorie des jeux à somme non-nulle. Chaque étape en est minutieusement examinée avec inventaire des réponses possibles de chaque partie, et des risques associés. Les études suggèrent que la crise ne pouvait se résoudre que comme elle l'a été.
1963 : Castro rencontre Krouchtchev à Moscou. Deuxième réforme agraire.
1965 : création du Parti Communiste Cubain, PCC. Début de l'internationalisme cubain. Castro et Guevara mettent en place un soutien actif aux mouvements de guérilla en Amérique Latine et en Afrique. Les gouvernements cubain et américain signent un accord permettant aux Cubains d'émigrer aux Etats-Unis. Plus de 260'000 personnes quitteront l'île avant la fin du pont aérien en 1973.
1967 : le commandant Guevara est arrêté et exécuté en Bolivie. Le taux de mortalité infantile est de 4,67%. L’état crée diverses organisations officielles pour que le citoyen contribue au processus de construction du socialisme. Les CDR, comité de défense de la révolution, contrôlent les cartes de rationnement, les vaccins, campagne d’alphabétisation. La presse d’opposition disparaît. Les menaces sur l’intégrité du pouvoir communiste ne sont pas tolérées.
1968 : suppression des petits commerces, nationalisation de 55'000 entreprises privées. Les pénuries se multiplient. Castro approuve l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie.
1969 : le pays se prépare à mettre en oeuvre l´objectif monumental de la grande zafra.
1970 : échec de la grande zafra, récolte de canne, de 10 millions de tonnes.
1972 : Cuba est accepté dans l'Union Economique des Pays Socialistes qui encourage le commerce et le développement. A son paroxysme, le commerce de troc avec l'URSS et d'autres Etats du COMECON représentait 86% de l'ensemble des échanges de Cuba. L'aide soviétique était à elle seule de l'ordre de 3 à 4 milliards $ par année.
1975 : premier congrès du Parti communiste cubain, nouvelle Constitution. Juillet, l’OEA lève ses sanctions. Cuba envoie un détachement de 18'000 hommes en Angola. Un demi-million de Cubains partirent faire la guerre en Angola à la suite de l'accord entre Cuba et l'Angola.
1976 : référendum et promulgation de la Constitution socialiste. Décembre, le congrès du PCC nomme Fidel Castro à la tête de l’Etat et du gouvernement avec des pouvoirs accrus.
1977 : Cuba détache 17'000 soldats en Ethiopie.
1979 : réunion des pays non alignés à La Havane. Castro obtient la présidence.
1980 : les activités cubaines s’étendent au Yémen du Sud. Le gouvernement américain accuse Cuba d’aider les rebelles du Salvador et le gouvernement sandiniste du Nicaragua. L’économie cubaine reçoit, trois millions de dollars quotidiens d’aide soviétique.
1980 : l'économie cubaine, calquée sur le modèle soviétique, commence à révéler ses limites. Des milliers de Cubains à la recherche d'asile font irruption dans l'Ambassade du Pérou. Le gouvernement de Fidel Castro ouvre le port de Mariel, dans la zone nord-occidentale, pour ceux qui veulent émigrer aux Etats-Unis. 130'000 cubains s'enfuient. Les producteurs ont le droit, pour la première fois depuis la révolution, de vendre leurs produits directement aux consommateurs.
1982 : la partie historique de La Havane est déclarée Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.
1985 : Cuba suspend le paiement de sa dette.
1986 : le processus de rectification des erreurs vise à réduire le poids de la bureaucratie dans l'île. Suppression des marchés libres paysans.
1987 : victoire cubaine en Angola. Retrait de troupes cubaines de l'Ethiopie. La Commission des Droits Humains de l'ONU, présente une résolution qui condamne Cuba pour violation des droits de l´homme. Le taux de mortalité infantile est de 1,33%.
1988 Retrait des troupes cubaines de l'Angola après la signature d'un traité avec l'Afrique du Sud.
1989 procès et exécution du général Ochoa et d'Antonio de la Guardia. Campagne anti-corruption. L’Union soviétique et Cuba signent un traité d’amitié de vingt-cinq ans.
1990 : la fragile économie cubaine souffre de l'effondrement du bloc communiste. Castro décrète un programme d'austérité sous le nom de período espécial.
1991 : la Russie retire ses 11'000 conseillers et techniciens militaires en poste à Cuba. L'aide économique disparaît. Le PIB de Cuba va chuter de 35 % entre 1989 et 1993. Les références au marxisme-léninisme sont supprimées de la Constitution cubaine.
1992 : les Etats-Unis adoptent le Torricelli Act, qui défend aux filiales étrangères de ses multinationales de commercer avec Cuba. Castro révèle que le pouvoir d'achat de Cuba a régressé de 8,1 milliards $ en 1989, pour s'établir à 2,2 milliards $. Une résolution de l'ONU condamne le blocus économique des Etats-Unis. 500'000 touristes visitent Cuba.
1993 : juillet, la possession de $, autrefois considérée comme un délit passible d’emprisonnement, est légalisée. Les Cubains sont autorisés à posséder des devises fortes. Le Décret-loi 140 du Conseil d'Etat autorise la libre circulation du Dollar américain sur tout le territoire national. Autorisation de 150 activités artisanales et professions indépendantes. Le gouvernement castriste introduit des réformes dans le but d’attirer devises et investissements étrangers. Novembre, l'Assemblée générale de l'ONU, soutenue par l'ensemble des pays d'Amérique latine, vote une résolution demandant la fin de l'embargo américain. Une proposition de loi est déposée, sans succès, au Congrès des Etats-Unis. Cuba s'efforce de maintenir la qualité élevée de ses programmes de santé et d'éducation malgré la débâcle économique. L'Union européenne accorda 19,5 millions de Dollars pour financer des programmes de santé publique. Le brusque ralentissement de la croissance contribue à la détérioration de la situation économique, déjà difficile en raison de l’endettement, des mauvaises récoltes de canne à sucre. Les inégalités entre les Cubains ayant accès aux devises étrangères et ceux ne survivant qu’avec des salaires payés en Pesos se creuse.
1994 : le gouvernement de Cuba est exclu du Sommet Hémisphérique de Miami. Pour freiner l’exode des balseros, navigateurs sur des radeaux de fortune souvent en balsa, 500 en 1990, 3'000 en 1993, 30'000 en 1994, deux accords sont signés avec les Etats-Unis, en septembre 1994 et mai 1995. Octobre, réouverture des marchés libres paysans. Le régime continue de bafouer les droits de l’homme et le nombre d’incarcérations arbitraires et de prisonniers politiques demeure important.
1995 : autorisation du travail particulier régulier et des investissements directs étrangers. L'embargo économique américain est condamné, une fois de plus, par l'ONU.
1996 : Mars, durcissement de la position américaine à l’encontre du gouvernement cubain, la loi Helms-Burton permet aux investisseurs américains d'attaquer en justice les sociétés étrangères qui utilisent à Cuba des biens confisqués lors de la révolution. Décembre, le Parlement cubain approuve la loi 80, qui déclare l'illégalité de la loi Helms-Burton et le droit du peuple cubain à choisir son propre destin. Deux avions appartenant à Frères au secours abattus.
1997 : cinquième congrès du PCC. 1 million de touristes à Cuba.
1998 : janvier, visite du Pape Jean-Paul II. Long parcours de cinq jours sur toute l'île, le pape est reçu par les plus hauts représentants du gouvernement et de l'église. La condamnation par le pape de l’embargo américain contraint les États-Unis à assouplir leur politique de fermeté à l’égard de La Havane. Cuba s’ouvre aux investissements étrangers et au tourisme. Juillet, après de longues négociations, le président Clinton s’engage à la reprise des vols directs entre les deux pays, le rétablissement de l’autorisation, pour les Américains d’origine cubaine, d’envoyer de l’argent à leur famille restée à Cuba, et l’accélération des formalités administratives nécessaires à l’envoi de médicaments. Seul le Congrès peut annuler la loi Helms-Burton qui est suspendue pendant une durée déterminée. Le cyclone Georges traverse l'île. Il fait peu de victimes mais beaucoup de dégâts. Cuisant échec de la zafra avec 3,2 millions de tonnes.
1999 : janvier, Clinton annonce des mesures d’assouplissement de l’embargo. Cuba normalise ses relations avec l’Espagne, le Canada, le Guatemala et la République dominicaine. Durcissement du régime à l’égard de toute contestation sociale, politique et civile. Mars, les dissidents du groupe des quatre, accusés de sédition pour avoir réclamé la démocratisation de l’île, sont condamnés à des peines de trois cinq années de prison. Mai, déclaration d’indépendance du Timor oriental, Cuba établi des relations diplomatiques avec le premier Etat du nouveau millénaire. Sommet ibéro-américain à La Havane. Novembre, début de l'affaire Elian Gonzalez. Un petit garçon cubain sauvé dans les eaux de Floride après le chavirage du bateau qui le transportait avec sa mère, et son beau-père pour essayer de gagner clandestinement les Etats-Unis. 1,5 millions de touristes à Cuba.
2000 : juin, Elian est autorisé à rejoindre son père à Cuba après une longue bataille juridique. Les relations entre Cuba et les États-Unis connaissent un nouveau durcissement après l'élection de George W Bush. Les milieux d'affaires américains entament des négociations pour lever l'embargo. La proposition d'allègement des sanctions économiques est rejetée.
2001 : juin, après plus de 7 heures d'un discours fleuve prononcé en plein soleil, Fidel Castro est victime d'un malaise. Cuba est exclu des négociations sur la formation d'une Zone de libre-échange des Amériques en 2005. Octobre, Cuba critique la décision de la Russie de fermer le centre d'écoute de Lourdes. Novembre, Michelle frappe Cuba, tuant cinq personnes et causant d'importants dommages. Les Etats-Unis exportent de la nourriture à Cuba pour la première fois depuis plus de 40 ans pour aider à faire face aux dégâts causés par l'ouragan.
2002 : janvier, arrivée des premiers prisonniers en provenance d'Afghanistan sur la base américaine de Guantanamo. Avril, crise diplomatique après la condamnation de Cuba par la commission des droits de l'homme de l'ONU. La résolution a été votée par l'Uruguay et beaucoup d'anciens alliés de Cuba, y compris le Mexique. Mai, visite à Cuba de Jimmy Carter, l'ancien président est le plus haut dignitaire américain reçu par Fidel Castro depuis la révolution de 1959. Le discours de Carter est retransmis en direct à la télévision cubaine. Oswlado Paya dépose au parlement cubain 11'000 signatures pour demander un référendum sur les libertés à Cuba.
2003 : mars, la répression s'accentue à Cuba, 75 dissidents et journalistes sont condamnés à de lourdes peines de prison. Avril, exécution des trois jeunes cubains qui avaient tenté de détourner un bateau vers la Floride. Juin, sanctions diplomatiques de l'Union européenne contre Cuba. Septembre, réunion de soutien aux prisonniers politiques cubains à Paris en présence de nombreux intellectuels. Création d'un comité de soutien à Raul Rivero.
2004 : février, deux dirigeants de la dissidence, Elizardo Sanchez et Vladimiro Roca, rendent public un programme en 36 points pour amorcer une transition démocratique. Décembre, libération pour raisons de santé de plusieurs journalistes et dissidents emprisonnés depuis le mois de mars 2003, dont Raul Rivero, Jorge Olivera et Oscar Espinosa Chepe.
2005 : nouvelles restrictions décidées par l'administration Bush. Les envois d'argent des exilés sont limités à 100 $ par mois, et les voyages familiaux à un tous les trois ans. Levée des sanctions diplomatiques par l'Union européenne, les contacts avec la dissidence seront maintenus.
Fidel Castro est toujours en place, ainsi que l'embargo.

Monument de La Rencontre des Cultures dans la baie de Bariay, où Christophe Colomb aborde la Niña, la Pinta et la Santa María le 27 octobre 1492 Le Malecón de Baracoa, le premier gouverneur de l’île, Diego Velázquez de Cuellar, y débarque en 1511 Nuestra Señora de la Asunción. fondée en 1511 Cayo Granma dans la baie de Santiago de Cuba fondée en 1514 Port de La Havane, XIXe siècle Santiago de Cuba, XIXe siècle Carlos Manuel de Céspedes libère ses esclaves et appelle ses compatriotes à la révolte en 1868 Exécutés par les Espagnols 1892, José Martí, photo prise à la Jamaïque, fonde le Parti Révolutionnaire Cubain avec l’intention de libérer Cuba Le Cubain noir Antonio Maceo Le général Máximo Gómez à l'âge de 45 ans 19 mai 1895, José Martí tombe au champ d'honneur à Dos Ríos General Valeriano Weyler y Nicolau 15 février 1898, le Maine est coulé dans le port de La Havane 1921, élection contestée du Président Gerardo Machado y Morales Julio Antonio Mella, éxécuté sur les ordres de Morales 1933, renversement du dictateur Machado par le progressiste Ramón Grau San Martín Fulgencio Batista (photo de 1959 après la victoire de Fidel) 1934, Antonio Guiteras Hólmes qui continue à dénoncer l’impérialisme américain, est assassiné 26 juillet 1953, attaque de la caserne de la Moncada, 2 décembre 1956, 83 hommes débarquent du yacht Granma Vue de la Sierra Maestra depuis le Castillo del Morro 1957, premières victoires des Barbudos 1958, 8 janvier, les troupes de l'armée rebelle entrent triomphalement à la Havane, Cienfuegos, Castro, Guevara en tête 17 avril 1961 dans la Baie des Cochons 1962, la planète frôle le pire 1998, Fidel reçoit Pape Jean-Paul II Juin 2000, Fidel et Elian Gonzalez 22 octobre 2004, Fidel trébuche Arrestation de Raul Rivero Elizardo Sanchez Vladimiro Roca à sa sortie de prison Jorge Olivera Oscar Espinosa Chepe lors de son arrestation

  José Martí
 

José Martí
Héros cubain

Major Général José Marti y Pérez, écrivain, poète, journaliste et diplomate, héros national et apôtre des luttes indépendantistes. Né le 28 janvier 1853 à La Havane, mort au combat à Dos Rios le 19 mai 1895.


  Comandante Camilo Cienfuegos Gorriarán
 

Cienfuegos
Camilo

Comandante Camilo Cienfuegos Gorriarán, play boy, seigneur de l’avant-garde selon son ami Guevara. Né le 6 février 1932 à La Havane, disparu le 28 octobre 1959.

Google
Web Site



Liens externes


La crise des missiles de Cuba 1962
Treize jours pendant lesquels le monde a été au bord de la guerre atomique. Le lieu, la crise au jour le jour, les acteurs principaux.


Montminy, Caroline
Présentation de l'île : histoire, culture et politique.


University of Texas Map Collection
Collection of current political and relief maps, as well as historical maps from Cuban independence to recent years.


AfroCuba
Art and fiction and non-fiction writings on Afro-Cuban heritage.


Cuban Heritage Collection
University of Miami holdings of primary and secondary sources on Cuba and on Cuban-Americans.


Latin American Network Information Center (LANIC)
University of Texas collection of links to academic research, culture, economy, and history resources.


United States and Cuba Sister Cities Association
Exchanges between individuals, community groups, organizations, and institutions in United States cities with counterparts in Cuban cities. Based in Pittsbugh, Pennsylvania USA. News and press articles, goals, printable membership form, links.


Proposez un Lien
























































































































































































































| Géographie | Climat Cuba | Cubains | Situation politique Cuba | Situation économique cubaine | Culture cubaine | Pratique | Cuba |

© Ces pages sont propriété intégrale d'Archernar@Créations, pour une reproduction, même partielle, contactez la société.