José Marti y Pérez



JOSE MARTI Y PEREZ

                Héros indépendantiste et martyr

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José Marti y Pérez

En Amérique latine, Marti est d’abord connu comme le héros de l’indépendance, l’organisateur de la guerre anti-coloniale cubaine, et comme celui qui a pressenti le danger de l’impérialisme yankee. J'ai vécu à l'intérieur du monstre et connais ses entrailles. Bien avant tout le monde, Marti, ce génial poète, Docteur en droit, en philosophie et en lettres, avait prévu que le Yankee remplacerait l'Espagnol. Pour lui, il valait mieux mourir sans patrie, mais sans maître.

Portrait de José Marti

José Marti est l'homme le plus glorifié par les Cubains pour qui il est l'apôtre de la lutte indépendantiste et le plus grand martyr. Marti a touché à tous les genres littéraires mais l’Amérique et sa liberté politique, économique et culturelle traverse toute son oeuvre. Homme politique autant qu'homme de lettres ses écrits s'inscrivent dans sa perspective d'humaniste soucieux de libérer sa patrie. Notre Amérique reste le témoignage de son engagement littéraire en faveur de l'hispano-américanisme. Bien que ses parents soient espagnols, José Marti a toujours été viscéralement lié à sa terre natale. Toute sa vie, il combattit la tyrannie espagnole. Sa vie fut dominé par un souci d'éthique, par le sens du devoir et du sacrifice personnel. Pour lui, le devoir consistait à empêcher, moyennant l'indépendance de Cuba, qu'un nouvel impérialisme ne s'étende sur les Antilles et ne s'abatte avec une force accrue sur les pays latino-américains. C'est dans ce but, et pas seulement pour libérer Cuba de la domination espagnole, qu'il prépara la nouvelle guerre d'indépendance.
Les humbles émigrés cubains de Floride l'avaient déjà surnommé l'Apôtre bien avant la fondation du Parti Révolutionnaire cubain. La fraternité du malheur est la fraternité la plus rapide. Ceci ne l'empêcha pas de travailler dur afin de s'adjoindre deux des combattants les plus prestigieux de la guerre de Dix ans. Máximo Gómez, nommé Général en Chef de l'Armée de Libération, et Antonio Maceo avec qui les relations furent parfois houleuses. Pas toujours facile à un intellectuel souffreteux de s'imposer, à des soldats aguerris, en situation de crise. Malgré leurs échanges parfois houleux, la fin, somme toute stupide, de José Marti, ces deux hommes comme bien d'autres se sont donnés corps et âmes à la mémoire de celui qui leur a redonné un second souffle. Le divin est dans l'humain. En 1927, Julio Antonia Mella, fondateur du Parti communiste cubain écrit : Marti comprit parfaitement le rôle de la république lorsqu’il confia à l’un de ses compagnons de lutte : La révolution ? La révolution n’est pas celle que nous allons entreprendre dans la jungle, mais celle que nous mènerons à bien dans la république. José Marti ne devint pas moins que l’un des idéologues de la révolution castriste, même mort plus de 30 ans avant la naissance du commandant en chef des Barbudos. Fidel Castro s'est largement inspiré du Manifeste de Montecristi, qui définit les objectifs et la nature de la révolution entamée en 1895 par José Marti.


Chronologie de José Marti

Entre 1808 et 1824, le système colonial espagnol s’effondre, l’Amérique latine se libère. Les Espagnols veulent maintenir leur emprise sur Cuba pour son dynamisme économique et de sa position stratégique. Une grande partie des intellectuels et les classes aisées souhaitent un changement dans la douceur. La pensée réformiste est majoritaire. Une autre partie de la bourgeoisie rêve d'une annexion par les Etats-Unis. La puissance économique du géant fait rêver les partisans de cette idée.
1820 : Cuba est au premier rang des producteurs de canne à sucre. L’importation de chinois est commanditée par les autorités afin d’éviter l’insurrection entre noirs et blancs sur l’île.
1830 : le gouvernement espagnol se fait de plus en plus répressif.
1848 : les Etats-Unis proposent 100 millions de $ à l'Espagne pour Cuba.
1853 : les forces espagnoles mènent une répression terrible contre les anticoloniaux, les créoles et les esclaves noirs révoltés. A Madrid, les discussions ne portent que sur les revendications de la population blanche et surtout des esclavagistes. 28 janvier, José Marti y Pérez naît à La Havane. José est le fils aîné de Mariano Marti, un sergent d'artillerie espagnol de Valence en poste à Cuba, et de son épouse Leonor Pérez, native des îles Canaries, de modestes immigrants.
Tout homme a deux mères : la nature et les circonstances.
1857 : septembre, voyage familial en Espagne, probablement à Valence.
1862 : José Marti entre au collège San Anacleto.
1865 : une commission de réflexion et de proposition de lois spécifiques pour Cuba est créée à Madrid. Cette commission proposera l’abolition de l’esclavage moins rentable pour les propriétaires qu’une main d’oeuvre de couleur salariée et congédiable à volonté. José Marti entre à l'Ecole Municipale dirigée par le poète Rafaël María Mendive.
1866 : Marti rejoint l'Institut Secondaire d'Enseignement de La Havane. Pour aider sa famille, il commence à travailler comme commis d'épicerie, tout en poursuivant ses études avec talent. Très sensible aux injustices, ce garçon de condition modeste est déjà choqué par la façon dont les esclaves noirs sont traités et par le mépris des colonisateurs espagnols envers les Cubains.
1868 : la multiplication des impôts touche toutes les classes de la population et en particulier la bourgeoisie citadine. C’est cette bourgeoisie réformiste et nationaliste qui déclenche la guerre de dix ans. Carlos Manuel de Céspedes, riche propriétaire d'un domaine sucrier, franc-maçon, libère ses esclaves et appelle ses compatriotes à la révolte. La guerre de Dix Ans commence. Les artisans noirs et mulâtres, les paysans et les esclaves rejoignent l’insurrection. C’est grâce surtout à leur détermination que la résistance aux forces et à la répression coloniale pourra se prolonger pendant dix ans. Des expatriés cubains vivant aux Etats-Unis viendront aussi en aide aux rebelles, durant les premiers affrontements. Les insurgés s'empareront de la partie Est de l'île et réclameront la libération des esclaves avant l'enlisement de la guerre d'indépendance. José Marti s'engage dans la lutte anti-coloniale et fonde un journal nationaliste, Patria Libre, sous la direction du patriote Rafaël Maria de Mendive de Cuban, son professeur et père spirituel qui est devenu son mentor.
1869 : 23 janvier, il publie, dans l'unique numéro de son journal résolument indépendantiste, son poème patriotique Abdala, un réquisitoire contre l'Espagne. 21 octobre, Marti est arrêté et emprisonné à La Havane pour ses écrits révolutionnaires.
1870 : José Martí, sans jamais renier son origine espagnole, s'est toujours senti fils de Cuba, le pays qui l'a vu naître. Dès son enfance, le cruel spectacle de l'esclavage lui fit jurer de laver ce crime avec sa vie. A son procès, il proclame le droit à l'indépendance pour Cuba. Parmi les pièces à charge se trouve une lettre injurieuse adressée à un camarade de classe qui s'est porté volontaire pour combattre, au sein de l'armée espagnole, les forces de libération de Cuba. 15 juillet, le tribunal le condamne à six ans de travaux forcés pour trahison. 13 octobre, C'est le départ pour la carrière de chaux de San Lazaro, Ile des Pins, un bagne politique, chaîne et boulet à la cheville. Là se forgent la liberté d'esprit et la grandeur morale qui lui feront orner une guerre de libération qu'il considérera, sans haine, nécessaire. Sa mère va se battre corps et âme pour le faire libérer.
1871 : 15 janvier, l'état de santé de José Marti s'est très fortement dégradée, libéré, il est assigné à résidence. Sa peine est commuée en déportation en Espagne. De Cadix, il s'inscrit à l'Université de Madrid. Il fréquente des immigrés cubains, tout en faisant des études de droit et de littérature en écrivant beaucoup. Le Bagne politique à Cuba dénonce les conditions d'incarcération qu'il a connues.
1873 : la Première République est proclamée en Espagne. José Marti est transféré à l'Université de Saragosse pour y continuer ses études. Il écrit et publie une brochure intitulée La République espagnole avant la Révolution cubaine, une solide étude politique menée de l'intérieur sur le pays oppresseur de sa patrie.
1874 : Carlos Manuel de Céspedes, auteur de la première Constitution cubaine, n’a plus qu’une poignée de partisans, trahi, il est assassiné. José Marti obtient ses diplômes de bachelier et docteur en droit canonique et civil. Décembre, après avoir obtenu ses licences en philosophie et lettres, écoeuré par la passivité de la gauche espagnole, il quitte l’Espagne pour Paris. Son exil à Madrid et à Saragosse, lui a confirmé sa conviction que Cuba n'avait rien à attendre de ses gouvernants que ce fût au service de la monarchie ou de la république.


La Havane, maison où est né José Marti y Pérez le 28 janvier 1853 José Marti est le fils aîné de Mariano Marti, un sergent d'artillerie espagnol de Valence Leonor Pérez, sa mère, est des îles Canaries José Marti entre au collège San Anacleto Rafaël Maria de Mendive de Cuban José Marti élève de l'Institut Secondaire d'Enseignement de La Havane Marti emprisonné à La Havane pour ses écrits révolutionnaires Leonor Pérez, mère de José Marti José Marti est déporté à Cadix 1871, Madrid José Marti élève de l'Université de Madrid Entrée de l'université de Madrid 1872, Madrid, José Marti, Eusebio, Femin Valdés assis 1873 Saragosse Première édition de La République espagnole avant la Révolution cubaine de José Marti Université de Saragosse Femin Valdés et José Marti en 1873, à Saragosse Saragosse, José Marti à souvent poussé cette porte pour ses études

1875 : après avoir visité Paris, Liverpool et New York, il arrive au Mexique, où sa famille s'est établi. Il s’installe au Mexique et commence à écrire pour le théâtre. Il entame ses collaborations dans la Revue Universelle et édite l'Universel De Revista.
1876 : décembre, il quitte le Mexique pour le Guatemala suite à un Coup d'Etat.
1877 : établi au Guatemala, José Marti donne des cours à l'Ecole normale et à l'Université. Il est professeur de littérature française, anglaise, allemande, italienne, d'histoire et de philosophie, à l'Ecole centrale du Guatemala. 20 décembre, il se marie, au Mexique, avec Marie Carmen Zayas Bazan, cubaine. Ses pérégrinations au Mexique, Guatemala et Venezuela lui ont fait percevoir les problèmes des nouvelles républiques latino-américaines, marqués par les tares du système colonial.
1878 : 10 février, signature du pacte de Zanjón, 200'000 morts après 1868, Madrid reste maître de l'île malgré l'amnistie des condamnés politiques et d'importantes concessions aux insurgés. Tout semble rentrer dans l’ordre. Pourtant pour la première fois Blancs, Noirs et Mulâtres avaient combattu ensemble pour la création d’un Cuba Libre. La crise économique qui suit la signature du pacte est terrible. Le cours du sucre s’effondre. La concentration, entre les mains de quelques familles, de l’industrie du sucre et du tabac et le protectionnisme américain précipitent Cuba au bord de la catastrophe. Fondation du Parti de l'union constitutionnelle, du Parti autonomiste et du Parti libéral. 31 août, José Marti débarque du Nueva Barcelona à La Havane sous un pseudonyme. Aussitôt, il plaide la cause séparatiste en cherchant à ouvrir un bureau d'avocat, l'autorisation lui est refusée. Marti essaie d’organiser la révolution à partir de l’union entre les travailleurs, la bourgeoisie nationaliste émigrée en Floride et les maquis anti-Espagnols de la Province de l’Oriente. Con todos y para el bien de todos, avec tous et pour le bien de tous, le poète milite au service de la lutte pour un monde nouveau. 22 novembre, José Francisco, son fils, naît à La Havane.
1879 : José Marti travaille dans une étude. Arrêté pour conspiration il est, à nouveau, déporté en Espagne. Après un bref séjour à Madrid, il arrive en France par Barcelone.
1880 : 3 janvier, il débarque à New-York où vivaient de nombreux exilés cubains. Marti s’installe et participe aux travaux du Comité Révolutionnaire Cubain en prônant une guerre de libération sincèrement généreuse menée par tous les Cubains sans distinctions d’origine sociale et de race. En plus de nombreuses conférences, il publie de nombreux articles, il travaille comme journaliste pour des revues vénézuéliennes, argentines et américaines, notamment pour The Hour et le Sun. Il multiplie les contacts avec Saint-Domingue, la Jamaïque et Haïti. 3 mars, sa femme et son fils l'ont rejoint. Devenu président par intérim du Comité Révolutionnaire Cubain de New-York, il édite l'Heure et le Soleil. Naissance de sa fille, Maria Mantilla. Durant les quinze années à venir, il se consacra sans relâche à l'activité politique au sein du parti révolutionnaire cubain. Son objectif était d'obtenir l'indépendance de Cuba en s'appuyant sur le peuple et les masses opprimées, d'obtenir l'égalité raciale, l'égalité économique et l'égalité des sexes.
1881 : 5 janvier, voyage à Caracas, où José Marti pense établir. Il écrit pour l'Opinion National, fonde le Revista Venezolana et donne des cours dans plusieurs centres éducatifs en mettant la dernière main à son recueil de poèmes Ismaëlillo. 10 août, retour à New-York après des problèmes avec le Président du Venezuela. Journaliste, orateur, poète, enseignant, écrivain politique et révolutionnaire-conspirateur, futur consul pour plusieurs pays d'Amérique latine, José Marti croit que la lutte cubaine de libération pourra seulement être établie par la classe ouvrière. Pendant la guerre de 10 ans, quelques chefs avaient compté sur les émigres cubains riches et avaient ignoré la classe ouvrière noire. Aux Etats-Unis, beaucoup de son travail sera centré sur les ouvriers cubains noirs du tabac qui ont émigré pour trouver lu travail. Il n'y a aucun danger de guerre des classes à Cuba. L'homme veut dire l'homme plus que blanc, le mulâtre ou l'homme noir. Les âmes des hommes et des nègres blancs sont montées ensemble à la bataille où elles ont combattu et sont mortes pour le Cuba, dixit José Marti. D'abord admiratif envers le pays de liberté qu'il croit voir en les Etats-Unis, il prendra rapidement la mesure de la menace que le géant expansionniste constitue pour l'autonomie des jeunes nations d'Amérique latine.
1882 : il écrit pour le Nacion, journal de Buenes Aires, publie Ismaelillo. Marti est aussi traducteur pour Appleton, rédacteur de la revue l'Amérique, New-York, et travaille dans un bureau commercial.
1884 : José Marti est nommé consul temporaire de l'Uruguay, mais renonce à cette charge après quelques mois au profit de ses activités en faveur de son travail à l'indépendance cubaine où il affronte de grosses divergences d'opinion avec Gomez et Maceo.
1885 : publication d'Amistad Funesta, Amitié Funeste, considéré comme le premier roman du modernismo, mouvement littéraire hispanique.
1886 : abolition de l’esclavage à Cuba.
Une vingtaine de périodiques hispano-américains reproduisent gratuitement ses travaux de pigiste pour le Nacion de Buenos Aires et le Parti Libéral mexicain.
1887 : renommé consul de l'Uruguay, il collabore à l'Economiste Américain de New-York.
1888 : José Marti publie la traduction du roman Ramona, d'Helen Hunt Jackson, en poursuivant sa collaboration à de nombreux périodiques.
1889 : commence à publier La Edad de Oro, l'Age d'Or, un magasin pour les enfants, collabore à l'Opinion Publique, Montevideo. Définitivement désillusionné par les Etats-Unis, il écrit des articles défendant le Cuba contre les articles hostiles dans la presse américaine.


1874, Paris 1874, Liverpool 1875, New-York 1875, José Marti arrive au Mexique 1875. José marti 1876, Guatemala 1878, La Havanne La Havane, José Marti avec José Francisco Marti, son fils, né 22 novembre 1878 1879, Barcelone José Marti avec des exilés cubains à Barcelone José Marti et José Fransisco Marti à New-York La maison habitée par José Marti à Caracas Premier numéro de Revista Venezolana Première édition du recueil de poèmes Ismaëlillo, de josé Marti 1884, José Marti et José Francisco à New York José Marti en 1885 La Edad de Oro, l'Age d'Or José Marti en 1888 1888, avec la fille de son compagnon Carmen Miyares, veuve de Mantilla, aux bains de New York

1890 : le marché du sucre n’évolue plus. Les Etats-Unis sont les seuls clients du sucre à Cuba. José Marti donne des cours d'Espagnol à la High School. Représentant de l'Uruguay à la Conférence Monétaire Internationale de Washington, il est nommé consul de l'Argentine et du Paraguay à New York. Marti fonde La Liga, une association pour la promotion du Cubain et du Noir de portoricain.
1891 : 20 mai, dernier article de José Marti dans le Nacion, de Buenos Aires. Edition des Versos Sencillos, les Vers Simples. Les paroles de la chanson Guajira Guantanamera sont extraites de Versos Sencillos. Son essai, Notre Amérique, rédigé à Mexico en 1891, plaide pour le parachèvement du mouvement d'indépendance politique des pays de l'Amérique latine face à l'Espagne et pour l'émergence d'un mouvement d'indépendance économique vis-à-vis des États-Unis. Cuba doit être libre de l'Espagne et des États-Unis. Marti est le premier à instruire le procès du panaméricanisme qui ne peut que servir les intérêts de l'Amérique du Nord au détriment des pays d'Amérique latine.
11 octobre, suite aux protestations du gouvernement espagnol contre ses activités révolutionnaires, il renonce à ses représentations consulaires et intensifie ses activités pour l'affranchissement de Cuba.
1892 : 14 mars, le premier numéro de la Patrie, qui sera l'organe du Parti Révolutionnaire cubain, paraît à New-York. Il préconise l’indépendance de Cuba et de Puerto Rico. 10 avril, Marti annonce, à New-York, la création du Parti révolutionnaire cubain, PRC, pour coordonner les différentes composantes des forces prêtes à combattre pour la libération. Il laisse de côté la création littéraire et se consacre à l’organisation du PRC dont la direction est composée d'hommes issus de couches populaires et qui fonctionne selon un système de centralisme démocratique, source d’efficacité selon Marti et ses camarades. Il croit fermement que la guerre de libération de Cuba doit s'appuyer sur le peuple et non sur une élite cubaine bien nantie, pour éviter de tomber dans les mêmes travers que les colonisateurs espagnols qui se sont appropriés les richesses du pays et le dirigent à la façon des seigneurs féodaux. Marti ira jusqu’au bout de son engagement, sa mort au combat sera un ultime camouflet pour ceux qui se moquent de ce révolutionnaire de salon. Il parcourt l'Amérique pour rassembler ses camarades en vue d'une offensive armée. Novembre, de la Floride, par Haïti, il se rend à Saint-Domingue, pour offrir au général Maximal Gómez la direction de la guerre, avant une visite aux émigrés de Jamaïque.
1893 : Cuba proclame l'égalité des Blancs et des Noirs, fondation du Parti réformiste. Voyage au Costa Rica de José Marti à la rencontre du général Antonio Maceo et intensification de la publicité révolutionnaire.
Le gouvernement doit naître du pays.
1894 : grève des ouvriers de tabac à Cuba. José Marti voyage sans arrêt, de New York à Mexico, en publiant des articles révolutionnaires. Il tente d'inciter le gouvernement mexicain à s'impliquer dans l'indépendance de Cuba. Il prépare un plan d'invasion de Cuba et, en Floride, l'expédition qui entamerait la guerre d'indépendance. Les autorités américaines séquestrent armes et bateaux.
1895 : 29 janvier, l'ordre est signé en Floride, le plan expéditionnaire vers Cuba, Fernandina, est entériné. 24 février, début de la seconde guerre d'indépendance, à l'instigation de José Martí, Antonio Maceo et du général Máximo Gómez. Le financement des armes et munitions est assuré par des collectes de fonds auprès des travailleurs exilés aux Etats Unis. 25 mars, Marti rédige, avec Gomez, le Manifeste de Montecristi, en quelque sorte son testament, qui définit les objectifs et la nature de la révolution amorcée. 10 avril, Haïti, veillée d'arme de José Marti avec le général Gómez.

Monsieur le Président possède
Un jardin avec sa fontaine
Et des trésors d'or et de blé
Mais moi, j'ai plus, j'ai un ami.

11 avril, José Marti débarque à Cuba. Immédiatement promu Major Général de l'Armée de Libération, il se mêle aux modestes combattants cubains qu'il a entraînés avec lui, prêt à risquer sa vie pour la cause qu'il juge juste. Ils s'enfoncent dans les montagnes de Baracoa, à la recherche de Maceo. 5 mai, La Mejorana, entrevue avec Maceo qui martèle son opposition aux plans de Marti pour une assemblée des délégués. Le ton est dur des mots amers sont échangés.
La parole n'est pas faite pour couvrir la vérité, mais pour la dire.
19 mai, José Marti est fauché par une balle lors de sa première escarmouche avec un détachement de l'armée espagnole, à Boca de Dos Rios. José Marti, considéré par le peuple cubain comme un martyr de la liberté et l'apôtre du nationalisme hispano-américain, est mort.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
Une lettre, non terminée, à son ami et confident mexicain, Manuel Mercado, révèle sa volonté de risquer sa vie pour arrêter les Etats-Unis dans leurre intention de prendre le contrôle de Cuba.
1902 : Antonio Maceo a réalisé, aux prix de grandes prouesses, une marche de l'Orient à l'Occident contre les forces espagnoles, très supérieures en nombre, du capitaine Valeriano Weyler.
La liberté coûte très cher et il faut, ou se résigner à vivre sans elle, ou se décider à la payer son prix.
Les camps de concentration établis par les Espagnols et où sont morts, de malnutrition et de dysenterie de nombreux Cubains, sont tous libérés.
Tout ce qui divise les hommes, tout ce qui les spécifie, les isole ou les parque, est un péché contre l'humanité.
Cuba proclame enfin son indépendance.

Plus de 110 ans après la mort de José Marti, les Etats-Unis n'abandonnent pas l'idée d'une main-mise sur Cuba qui a surmonté le racisme contre lequel Marti avait lutté toute sa vie, et réalisé l'égalité et la justice sociale dont il avait rêvé, certes au prix de bien des concessions à la liberté et à la démocratie...


1890, José Marti et un groupe d'émigrés cubains José Marti à la Conférence Monétaire Internationale de Washington Réédition des Versos Sencillos, les Vers Simples 1892, les membres fondateurs du Parti Révolutionnaire cubain 1892, José Marti visite l'usine de tabac de Tampa José marti à la Jamaïque 1892, José Marti visite une plantation de tabac à la Jamaïque José Marti avec les représentants du Parti Révolutionnaire cubain à la Jamaïque 1892, meeting à Kingston José Marti en 1893 1893, José Marti avec la famille d'un ami près de Saratoga Springs José Marti à la tribune 1893, José marti avec un groupe d'émigrés qui s'entraînent au tir, préparation à la guerre 1893. José marti avec son auxiliaire, Gonzalo de Quesada et l'épouse de Quesada, à New York 1894, José Marti au Mexique où il tente de lever des fonds pour la guerre 1894, Key West, Panchito Gómez Toro, le fils du Général Máximo Gómez, Fermín Valdés Domínguez et José Marti 1894, le Général Máximo Gómez et José Marti à la rédaction du Patria Dernière photographie de Martí, avec Manuelito Mantilla, le frère de Maria, à New York, peu avant s'embarquer pour Saint Domingue afin de rejoindre la guerre à Cuba. 19 mai 1895, Boca de Dos Rios

Guantanamera

Tout au long de sa vie, il écrit beaucoup. Ses textes sont les leviers de ses idées révolutionnaires et humanistes. Avec ses mots, il se bat contre les préjugés raciaux, ethniques et sexistes. Il parle de travail et d'honnêteté, du droit à l'éducation et à la liberté pour tous, de tolérance et d'indépendance des nations. Ses écrits servent à convaincre, qu'il s'agisse d'articles, de lettres, de manifestes, d'essais ou de discours. Et en effet, il devient vite populaire auprès de la communauté latino-américaine, qui voit en lui le mentor de la lutte pour l'émancipation de Cuba, le dernier pays d'Amérique latine à n'avoir pas gagné son indépendance. Il est aussi l'auteur de remarquables biographies, d'un roman, de quelques pièces de théâtre et de recueils de poésie, un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle, comme Ismaelillo, Vers libres, Vers simples et Fleurs de l'exil. Ses oeuvres complètes totalisent vingt-sept volumes, mais une grande partie de celles-ci ne fut publiée qu'après sa mort.

Les paroles de la chanson Guajira Guantanamera, l'hymne non
officiel de Cuba, sont extraites des Versos Sencillos de José Marti :


C’était un homme en déroute
c’était un frère s’en doute
Il n’avait ni lien ni place
et sur les routes de l’exil
Sur les sentiers sur les places
il me parlait de sa ville

Guantanamera, (province de Guantanamo)
guajira (jeune fille, petite paysanne de la province),
guantanamera, Guantanamera,
ma vie le guantanamera.

Là-bas sa maison de misère
Etait plus blanche que le croûton
les rues de sable et de terre
Sentait le rhum et le melon
sur leur jupon de dentelle
Dieu que les femmes étaient belles

Il me reste toute la terre mais
je n’en demandais pas tant
Quand j’ai passé la frontière
il n'y avait plus rien devant
J’allais d’escale en escale
loin de ma terre natale

Quelques vers pour tenter de vous convaincre que
la haine n'a jamais été le moteur de cet homme brillant.

Je Cultive une Rose Blanche, José Marti


Je cultive une rose blanche
En juin comme en janvier
Pour l'ami sincère
Qui me tend franchement la main.

Et pour la personne cruelle qui déchire                  
Le coeur qui me fournit la vie,
Je ne cultive ni agaces ni épines :
Je cultive une rose blanche.


  Comandante Ernesto Che Guevara de La Serna
 

Che Guevara
Comandante

Comandante Ernesto Che Guevara de La Serna, du 14 juin 1928, à Rosario en Argentine, au 9 octobre 1967, à La Higuera en Bolivie.


  Comandante Camilo Cienfuegos Gorriarán
 

Cienfuegos
Camilo

Comandante Camilo Cienfuegos Gorriarán, play boy, seigneur de l’avant-garde selon son ami Guevara. Né le 6 février 1932 à La Havane, disparu le 28 octobre 1959.


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Liens externes


José Martí
La Página de José Martí.


El Memorial José Martí
La información que aparece en este sitio Web del Memorial José Martí está estructurada en un Índice y tres capítulos: Memorial, Época y vigencia, Obra. Puede obtener una breve panorámica del Memorial mediante un vídeo de presentación.


José Julián Martí y Pérez
Biographical notes on the Cuban revolutionary hero.


José Martí
Biographical notes and a list of literary works by Marti.


José Martí
A biographical essay by Carlos Ripoll. Page also includes some of Marti's poetry in Spanish and in translation.


Jose Marti - Cuba's Greatest Hero
Links to Jose Marti sites on the web.


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