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Certains archéologues affirment que la civilisation minoenne à connu une période difficile, d’importantes catastrophes, vers 3'600 BP.
Placer l'explosion de Théra à cette époque résoudrait aussi les problèmes chronologiques rencontrés avec une datation de ce cataclysme vers 3'500 BP, même si elle en génère d'autres. Des chercheurs allemands et danois ont publié, Science du 28 avril 2006, les résultats de la datation au carbone 14 d'une branche d’olivier retrouvée prisonnière des cendres du site archéologique d’Akrotiri, le Pompéi du bronze, à
Santorin.
Précise : l’éruption cataclysmique du volcan de Théra aurait eu lieu en 1'613, plus ou moins 15 ans, avant J.-C, 100 à 150 ans plus tôt qu’admis généralement. Des travaux fondés sur l’analyse d’une centaine d’échantillons retrouvés à Akrotiri et d’autres sites de la mer Egée
, vont dans le même sens en faisant remonter l'éruption à une période comprise entre 1'660 et 1'613 av. J.-C.
Des carottages réalisés, fin des années 1980, dans les glaces du Groenland, révèlent les poussières d’une explosion volcanique majeure remontant autour des années 1'640 - 1'630 av. J.-C.
La violence de l’éruption santorinienne n'a pas manquée de projeter assez haut des poussières dans l’atmosphère pour qu'elles soient diffusées sur une grande partie du globe.
Aucune comparaison de la signature chimique des poussières retrouvées dans la glace du Groenland avec celles de l'île de Santorin n'a encore été réalisée, on ne peut que le regretter.
Il semblerait que cette datation coïnciderait avec l'époque d'un refroidissement atmosphérique de plusieurs années, visibles dans les cernes de croissance de Pinus longaeva californiens.
La civilisation minoenne souffre profondément une première fois vers 3'700 BP, peut-être un violent épisode sismique.
Bien remise, mais juste remise, peu avant 3'600 BP, Théra explose au centre d'une forte activité sismique.
Les chiffres de hauteur avancés pour la vague qui ballaie le Nord de la Crète vont de 50 à 300 mètres.
Avec une vague principale modestement estimée entre 5 et 7 mètres dans un rayon de 130 km de l'île de Théa suffit déjà à mettre la flotte minoenne sérieusement à mal.
Les perturbations climatologiques, inévitables conséquences d'une telle éruption, réduisent sévèrement les ressources alimentaires des Minoens. Les réserves foncières de la Crète
doivent quand même commencer à être bien entamée mais c'est aussi le cas de ses voisins.
En ce remettant de ce dernier coup du sort les Minoens entre en contact avec des Mycéniens plus primitifs qui ne vont pas manquer d'apprendre un maximum de ceux qui vont les dominer plus ou moins pacifiquement.
Les années passent, une forme de jalousie des Minoens peut commencer à envahir les Mycéniens.
Du côté de la Crète l'habitude du confort commence doucement à émousser la rigueur minoenne.
Le petit peuple commence peut-être aussi à la trouver saumâtre devant l'étalage de richesse de ses dirigeants, la graine de la révolte va pouvoir germer.
La mer Egée ne manque pas de prélever un lourd tribut en bateaux, à la conception tout de même rustique, et les ressources locales en bois spécifiques à la construction de navires se font moins faciles.
Sur les rives du Péloponnèse les Mycéniens ont beaucoup appris des marins Minoens, ils partent à la conquête des îles voisines,
ils continuent de se perfectionner, de s'aguerrire. Quelques jalousies intestines crétoises plus tard et les Mycéniens, généreux, prêtent la main à Cnossos à rétablir l'ordre sur l'île.
Ils saisissent l'occasion de prendre le contrôle du palais le plus important.
On peut même imaginer que, vers 3'400 BP, les Minoens, unis face à l'adversité, se révoltent.
Les Mycéniens, répriment brutalement cette révoltent ; Cnossos dernière citadelle minoenne est reprise dans le sang et les flammes.
De récentes études anthropologiques démontrent les Mycéniens bien plus solides, rustiques, physiques ; ils sont des guerriers bien plus efficaces et la civilisation minoenne va être absorbée par les Mycéniens.
L'histoire n'a que suivit sont cours ; la brillante civilisation palatiale a vécu, vive la civilisation créto-mycénienne, la civilisation mycénienne ! ← · →
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