Κρήτη, Νέο-ανακτορική εποχή

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STRUCTURE SOCIALE MINOENNE


Qui gouvernaient les palais de la Crète minoenne ? Rois, dieux-rois, reines, déesses-reines, prêtres, ou prêtresses ? Quels chefs suprêmes y exercèrent un pouvoir de droit divin appuyés sur une classe cléricale ou, et, nobiliaire ? Le mystère reste entier mais il semble pourtant que la société minoenne était une société fortement hiérarchisée.

Premier sénario : dans une société fortement hiérarchisée, droits et devoirs de chaque classe sociale sont définis dans les moindres détails. On aboutit, généralement, dans la mesure où les structures sont acceptées par les membres de chacune des classes, à une société extrêmement stable. Baignées dans les carcans de la tradition, les classes les plus opprimées n'ont aucun espoir d'un progrès dont elles ne soupçonnent même pas la possibilité. Les classes privilégiées, conscientes de leur état, vont se maintenir en place tant qu'elles feront les efforts nécessaires à perpétuer les traditions, à éviter de créer des tensions insupportables. Quand elles céderont, souvent minées par des luttes d'influences intestines ; la puissance de l'explosion sociale sera proportionnelle à la durée et à la rigueur de l'oppression. L'histoire nous l'a démontré en toutes les occasions possibles : tout porte à croire, au vu des éléments disponibles, qu'en Crète minoenne aussi, la vie devait être de plus en plus rude à chaque pas qui vous éloignait du centre du pouvoir. L'époque, l'ambiance qui ressort des éléments archéologiques portent à penser que, très simplement résumée, la structure sociale minoenne était composée d'une élite restreinte qui s'appuyait sur un menu fretin nobilaire. Cette classe de sous-fifres jouissait de toutes sortes de privilèges restreints et surtout très précisément délimités. Son engagement à les préserver en assumant une mission sociale et économique précise étant la garantie de la stabilité générale. On est loin des images rendues par les fresques, peintes dans des endroits proches du pouvoir. On est très loin d'une société dansant, chantant, faisant du sport dans une communion quasi mystique avec la nature sauf, peut-être, pour de très rares privilégiés. On est au coeur du bronze moyen, les temps sont durs, même si en Crète ils sont peut-être un tout petit peu moins durs qu'ailleurs.

Il est vrai que l'on peut être aussi un peu plus optimiste et voir une société un peu plus évoluée : l'isolement géographique de la Crète est un élément important à une époque où la navigation est pour le moins une aventure risquée. Les meilleurs bateaux, les moins calamiteux, sont minoens. Les Crétois disposent d'une flotte impressionnante, ils sont incontestablement les meilleurs marins. Voilà deux éléments qui mettent la Crète à l'abri de la moindre tentative d'OPA hostile de voisins jaloux de ressources agricoles importantes dans un climat agréable.
La force intrinsèque d'une société, le nombre de personnes auxquelles cette société peut assurer un confort raisonnable, dépend de l'efficacité de son organisation. Cette organisation doit être propre à exploiter au mieux les ressources naturelles, à assurer le cadre le plus sécurisé et confortable au travail des différents corps de métier. Tout dépend, finalement, de l'aptitude de cette société à redistribuer, le plus équitablement possible, les denrées. On ne peut que constater que sur le plan de la gestion tout porte à démontre que la civilisation minoenne est très en avance sur son temps. Le système redistributif palatial était particulièrement élaboré pour l'époque. Nous sommes dans ce cas devant une société plus égalitaire que dans le premier sénario mais toujours gouvernée par une élite implacable.

On ne peut donc que créditer un bon point à Thucydide : à cette époque Minos, qui qu'il soit, qu'ils soient, régnait sans partage et fermement sur la civilisation minoenne et ses vassaux voisins.                                                                                             ·


A CETTE EPOQUE
Inde Proche orient
Vers 3'550 BP, premières invasions aryennes.
Dès 1'700, chars de combat tirés par des chevaux.
Turquie Pakistan
1'590 av. J.-C., Moursil Ier est assassiné par son beau-frère Hantiliss qui monte sur le trône.
Vers 3'700 BP, inondations de l'Indus, Sindh ou Sindhu dans l’Antiquité, qui change de cours.







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