Κρήτη, Νέο-ανακτορική εποχή

Crète, époque néopalatiale

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SPIRITUALITE MINOENNE NEOPALATIALE


La religion minoenne ne nous est guère connue que par ses représentations imagées. Au-delà des formes extérieures de leur religion, rien ne permet de cerner vraiment ce qu'étaient les croyances profondes réelles des Minoens.

Les rites religieux des Crétois sont célébrés dans deux types de sanctuaires élevés soit dans des sites naturels, sources, grottes, hauteurs, soit dans le cadre palatial.


Dans les palais, bon nombre de pièces avaient une vocation religieuse, certaines d'une surface inférieure à 0,50 m². Dans les salles réservées aux cultes on a pu découvrir des autels mobiles à flancs incurvés, autels à degrés, bassins lustraux à fins de purification, des fontaines, des tables à offrande comme celles à trois pieds, des symboles comme les doubles haches et doubles cornes propres à sanctifier le lieu, des rhytons, vase à libations, celui en forme de tête de taureau ou la panthère de Cnossos. Nombre de sanctuaires sont ornés de cornes. Des fresques figurent des cérémonies religieuses. Les artistes ont représenté processions, danses sacrées, épreuves d'athlétisme et de tauromachie qui, ainsi, semblent posséder une valeur religieuse.

Détail d'une fresque de Cnossos reconstituée par A.Evans

Rhyton en forme de tête de panthère, Cnossos

Des fêtes religieuses étaient organisées dans les lieux à destination spirituelle. Le peuple se pressait à ces manifestations, pour accomplir des rituels sans doute, mais aussi pour se distraire. En même temps que les fidèles offrent des présents à la divinité, ils garnissent les caisses de l'Etat.


La société reposait toujours sur des bases théocratiques. Les rois étaient en même temps des grands-prêtres. Les représentations de l'époque le confirment qui nous montrent le roi, couronné de lys et de plumes de paon, portant un collier de lys, emblèmes du pouvoir religieux. Il devait y avoir une hiérarchie religieuse au sein même de la famille royale. La reine occupait sans aucun doute une position élevée.


Tout porte à croire que c'est toujours la déesse de la fécondité, la déesse nature, qu'on vénère, et cela montre, une fois de plus, le rôle de la femme dans la Crète minoenne. Les idoles de la divinité, retrouvées dans les sanctuaires palatiaux ou dans les sanctuaires de sommets, sont vraiment extraordinaires. Ces statuettes féminines aux hanches larges et brandissant des serpents ont été interprétées, peut-être un peu hâtivement, comme étant des déesses de la fécondité. Il pourrait tout aussi bien s'agire de prêtresses portant un lourd vêtement qui laisse la poitrine nue. La double hache, labrys, gravée sur les piliers des pièces sacrées des palais de Cnossos, signe de puissance surnaturelle, est un des symboles cultuels de l'époque. D'après les indices tirés des vestiges archéologiques, il semblerait donc que les Crétois n'adorent pas de divinités masculines.     ·

Figure féminine en alliage cuivreux, autour du XIVème siècle BC

A CETTE EPOQUE
Inde Moyen Orient
Dès 3'450 BP, développement du culte Brahmane.
Les Cananéens passent sous protectorat égyptien en 1'550 av. J.-C.
Irak Pakistan
Shaushka, Shaushga, déesse de l'amour ET de la guerre du panthéon hourrite.
Début de la composition des quatre Védas, textes fondateurs de l'hindouisme, dès 3'500 BP.







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