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On ne trouve que peu d'habitats néolithiques en Crète.
Les premiers Crétois, très primitifs, habitent des grottes, ils vont évoluer lentement vers des camps sommaires puis des constructions rudimentaires en briques crues sur des socles de pierre dans un milieu d’agriculture et d’élevage primaires.
Les grottes les plus connues sont celles de Platyvola de Gérani, d'Hellinospilio d'Afra en Crète occidentale, la grotte d'Eileithyie et celle de Stravomiti en Crète centrale, et la grotte de Trapéza Lassithiou en Crète orientale. La Crète est la première île grecque à connaître un habitat permanent, bien avant les Cyclades : le mouvement d'occupation à partir de la Grèce ne s'est donc pas fait de proche en proche du continent vers la Crète en utilisant les îles, mais fut sans doute le résultat d'une volonté d'installation dans un environnement naturel favorable à l'agriculture et à l'élevage.
Aux débuts du néolithique, le premier camp est Cnossos, où ont été trouvées les plus anciennes poteries de Crète, qui sera suivi de Phaestos et Mangassa (Sitia).
L'habitat se présente sous forme de huttes en pieux de bois, avec un sol en terre battue.
A partir du néolithique ancien déjà les abris cesseront d’être des cabanes, la maison typique va s'esquisser : fondations de pierre et murs de briques crues, plusieurs petites pièces contiguës autour d'une pièce centrale, couvertes d'un enduit sur les murs intérieurs et le sol.
Les toits, de torchis, sont plats.
Les maisons s'équipent de marches en terre cuite et de foyers dès la deuxième phase du néolithique ancien.
Marteaux et haches sont en pierre, d'autres outils en os.
Le site de Cnossos devient, vers 5000 BP, la plus grande agglomération de la mer Egée :
sa superficie semble avoir atteint celle du palais de l'Age du Bronze.
Les Crétois pratiquent, en ces temps reculés, le culte d'une déesse mère dispensatrice de la fertilité et de la fécondité.
Plusieurs figurines d’argile, représentant Grande Mère ont été trouvées en Crète, telle que représentée en figurines trapues (stéatopyges), comme dans toute la Méditerranée orientale.
De nombreuses grottes sont occupées dans un but d'habitation, surtout dans les régions les plus montagneuses et les morts sont souvent inhumés dans les grottes mêmes, une pratique restée en vigueur après que les hommes abandonnent ces grottes pour vivre dans des huttes même si des inhumations ont lieu près des celles-ci.
Dès la deuxième phase du néolithique ancien, les morts sont enterrés accompagnés de poteries et de bijoux en pierre.
La Crète est le siège d'un rite absent du reste de la mer Egée : les tombes d'enfants à l'intérieur même des lieux d'habitations.
A partir de 5'800 BP apparaît la céramique, à côté des objets en os ou cristal, dans un environnement où la culture des céréales et l'élevage se font plus élaborés.
Les céramiques évoluent tout au long de la période.
Simples et sans décoration, la poterie primitive est cuite sur un feu ouvert, la procédure ne devint que graduellement plus sophistiquée.
Avec les gravures, les techniques de fabrication deviendront assez avancées pour l'époque.
La forme des vases se perfectionne, le décor se fait de motifs linéaires géométriques.
Au néolithique récent, d’autres effets sont recherchés en oxydant inégalement la surface de cuisson.
Dans la dernière période du néolithique la préférence va aux jeux de taches, à des applications de couleurs : rouge, ocre, blanc.
Les relations maritimes entre Crète et reste de la mer Egée semblent se développer que vers la fin du néolithique.
La céramique polie et peinte en rouge laisse supposer des rapports avec le Nord et l'Est de la mer Egée.
Les liaisons avec Milos et Nissiros sont avérées par la découverte de lames d'obsidienne originaires de ces îles.
Les progrès agricoles du néolithique sont la base matérielle de la culture minoenne : une riche économie agricole de céréales, olives, vin et troupeaux. ← · →
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