Les écailles d'obsidiennes trouvées à Trypti et Roussès, est d'Héraklion, les peintures rupestres d'Asfendou Sfakion, les datations au carbone 14, des restes organiques et de charbon de bois le prouvent : la Crète connaît une population humaine à partir de 9'000 BP (7'000 avant notre ère ; BP, Before Present) au moins.
Parallèlement l’idée d’une occupation paléolithique dans la région de Réthymnon se renforce.
La glaciation de würm a pour conséquences principales, l'établissement d'un climat périglaciaire aboutissant à de profondes modifications de la faune et de la flore et une baisse du niveau des mers d'une centaine de mètres.
Entre 50'000 et 40'000 BP, des terres émergent, au maximum du würm la cote marine est de –120 ± 5 m, comme entre 25'000 et 12'000 BP.
Après la fin du würm, le réchauffement qui a conduit au climat que nous connaissons actuellement a été interrompu par une nouvelle période froide, le dryas.
De 14'000 à 10'000 BP environ, les températures baissent à nouveau, sans retrouver des valeurs aussi basses qu'au cours de la glaciation précédente.
Ce refroidissement est suivi d'un réchauffement extrêmement rapide, passage du dryas récent au préboréal, qui se produit en moins de dix ans (sic).
L'ancien dryas correspondant à la fin de la dernière des glaciations de l'ère quaternaire, au début de la dernière phase de réchauffement.
Le nouveau dryas désigne une période d'environ 100 ans, caractérisée par un brutal refroidissement : chute de 7 °C de la température moyenne en quelques décennies suivie d'un réchauffement encore plus brutal. Avec une régression marine de 100 mètres, il serait relativement facile d'atteindre la Crète depuis le Péloponnèse.
D’autres oscillations de température vont suivre, en particulier un réchauffement vers 8'000 BP pendant lequel le climat sera plus clément que de nos jours.
Les premiers Crétois semblent donc être arrivés sur l'île aux débuts de l'holocène (dernière époque géologique débutant 10'000 BP).
Cette époque marque, entre autre, les disparitions du mammouth laineux, du rhinocéros laineux, du lion des cavernes et de l'ours des cavernes.
C'est le début de l'expansion rapide de l'espèce humaine. Il y a 10'000 ans la faune de la Crète est une faune pléistocène insulaire typique en Méditerranée à cette époque (Chypre, Sicile, Baléares) avec des hippopotames nains, restes découverts sur le plateau de Katharos dans les monts du Lassithi, des chevaux nains, des éléphants nains, des cerfs nains (Praemegaceros cretensis), des rongeurs géants, des insectivores, des blaireaux, et une sorte de loutre terrestre. Il n’y a pas de grands carnivores.
La plupart de ces animaux disparaissent à cette époque sans qu'il soit certain que l’homme a joué un rôle dans cette extinction comme sur les îles précitées.
Aucuns ossements de cette faune n’ont été retrouvés sur un site crétois occupé. Les premiers crétois sont probablement d'origine orientale : Anatolie, Cilicie, voir Palestine.
Ils apportent ave ceux du bétail : des moutons, chèvres (kri-kri ou agrimi), cochons et des chiens, ainsi que les techniques de culture des céréales et des légumes.
La couche X du site de Cnossos, seul site acéramique révélé en Crète, 350'000 m², date de 9'000 BP.
On ne peut donc que penser que la première occupation de Cnossos date d'avant l'apparition de la céramique.
Les ossements, rares, retrouvés dans cette couche sont ceux des animaux domestiques mentionnés plus ceux de blaireaux, souris, martres et cerfs.
L’extinction de la mégafaune locale des débuts du pléistocène n’a pas laissé de gibier en Crète ou presque. · →
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