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Autour des palais, des villes naissent.
Elles restent non fortifiées, ce qui confirmerait une bonne intelligence régnant entre les divers chefs locaux, tous dépendant peut-être du souverain de Cnossos.
Le vrai rempart est constitué par la mer qui baigne la Crète et la puissance maritime crétoise.
Les paisibles et raffinés Minoens disposent d'armes parfaitement efficaces et des os laissent apparaîtrent des blessures par flèches et par armes blanches.
Sur ce point précis plusieurs explications restent ouvertes : sacrifice,
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équarrissage post mortem ou combat.
Les demeures des nobles, dignitaires et prêtres sont généralement situées à côté des palais.
A l'image de ces derniers, elles comportent plusieurs étages.
Elles sont bâties en pierre et en brique crue avec chaînages de bois, visiblement pour résister aux tremblements de terre, et percées de fenêtres et de portes à double battant.
C'est à cette catégorie qu'appartient une importante demeure privée aux murs et aux sols décorés,
avec escaliers et couloirs, mise au jour à Malia récement.
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Bien que les vestiges des palais de l'époque paléopalatiale ne soient pas nombreux, la reconstitution de leur architecture n'est pas impossible.
Ils ont plusieurs étages, des pièces rectangulaires et de nombreux corridors autour de la cour centrale,
une quantité de magasins et de sanctuaires.
Les espaces couverts sont ornés de fresques et de gypse, qui ajoutent de l'éclat au décor intérieur.
Les ouvrages techniques sont impressionnants, particulièrement les systèmes d'égouts.
Le réseau, convenablement penté vers un collecteur central, est assez profond pour qu'un homme debout puisse y circuler. Le système des canalisations est, lui aussi, bien développé. A Cnossos, l'eau venait d'une source jaillissante des flancs du mont Louchtas, à une distance de 10 km environ, et était acheminée jusqu'au palais par des conduits en terre cuite. A Phaistos et à Malia en revanche, l'eau était stockée dans des citernes, et Zakros était alimenté par des puits.
La surabondance d'ateliers et de magasins laisse à penser que les palais couvraient des besoins beaucoup plus larges que ceux des habitants. Dans les magasins étaient entreposés les produits des propriétés royales, mais aussi les offrandes et les impôts des sujets. Les ateliers étaient capables de faire face aux demandes des marchés locaux et d'exporter.
Cela prouve que le commerce, le commerce extérieur du moins, était sous le contrôle des palais.
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A cette époque, le réseau routier se développe à l'intérieur du pays ; des routes dallées unissent le Nord et le Sud de l'île, l'Est et l'Ouest dans un maillage de plus en plus fin.
L'agriculture progresse, elle aussi, avec les premiers grands travaux d'irrigation. Tout cela, ajouté à l'éclat des constructions palatiales, confirme l'existence d'une importante classe d'ingénieurs, architectes et techniciens.
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| A CETTE EPOQUE | | France | Egypte
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Entre 4'000 et 3'800 BP, Corse, grands dolmens et alignements de monolithes.
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1'878 av. J.-C., Sésostris III fait creuser un canal navigable, 78 m de long, à travers les rochers de la première cataracte.
| | Irak | Turquie
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1'792-1'750 av. J.-C., règne d'Hammourabi, 1ère dynastie de Babylone-Suse, son code juridique est basé sur oeil pour oeil.
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Troie V, 3'900-3'800 BP, Troie entièrement reconstruite sur un plan urbain plus régulier où se développent de vastes demeures. Première apparition d’ossements de chevaux.
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