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Ce système peut avoir dérivé des hiéroglyphes ou s'être développé parallèlement à ceux-ci, qui étaient connus d'après des sceaux prismatiques en pierre, des barres en argile et des étiquettes.
L'écriture passe des idéogrammes aux hiéroglyphes, avec des images et des incisions stylisées. Des représentations hiéroglyphiques et des inscriptions ont été trouvées sur des sceaux, des tablettes, des barres et des disques en argile, aussi bien que sur des objets divers, par exemple la pierre-autel du palais de Malia et la double hache de la grotte d'Arkalochori.
Mais la plus grosse masse d'archives hiéroglyphiques a été découverte, rassemblée dans des pièces spéciales, dans les palais de Cnossos et de Malia.
Entre 1750-1700 avant J.C, les palais sont détruits ; les fouilles de Cnossos laissent apparaître éboulements et incendies. Les théories divergent quant à l'origine de ces destructions : invasion indo-européenne, Louvites venus d'Anatolie, Hyksos venus d'Egypte
, guerre civile ou encore la thèse de tremblement(s) de terre, raz-de-marée, sur toute la région de l'Asie occidentale et de la Méditerranée orientale, de Troie jusqu'en Palestine en passant par les îles égéennes.
Une certitude depuis 2006, la découverte à Santorin d'une branche d'olivier : l'éruption gigantesque qui explosa Théra à l'Age du Bronze date, selon le carbone 14, à l'an 1613 avant notre ère avec une marge de plus ou moins 10 ans.
Les effets dévastateurs de cet événement, secouses sismiques, tsunamis, refroidissement climatique et autres, se sont fait largement ressentir sur l'île voisine de Crète mais n'ont joué aucun rôle dans les événements de transition entre l'époque paléopalatiale et néopalatiale en Crète minoenne et pour le moins très indirectes, sur la transition entre le néopalatial et le postpalatial.
Sous réserve, bien entendu, que cette branche d'olivier ne nous révèle pas un jour des phantasmes de notoriété internationale quelconque d'un archéologue resté trop longtemps au soleil...
Bref, La catastrophe, qui épargne le palais de Malia (ce qui pourrait étayer une théorie sur les causes, les responsabilités des événements de cette époque), quelle que soit son origine, ne met pas un terme à la civilisation minoenne.
Dans un délai de 50 ans environ les palais sont reconstruits sur les ruines des précédents.
La civilisation minoenne va entrer dans l'époque dite néopalatiale, son âge d'or. ← · →
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