Les premiers contreforts de l'Atlas marocain, sur la route d'Ouarzazate au départ de Marrakech, bénéficient largement des perturbations océaniques atlantiques. Avec des sommets à plus de 4'000 mètres pour les plus imposants, le Haut-Atlas joue le rôle de barrière pratiquement infranchissable aux dépressions hivernales venues de l'Ouest.
En saison hivernale, la saison des pluies, la région se pare d'un vert intense, sur des fonds ocre, aux accents printaniers.
Les villages se fondent dans ce décore en taches assorties aux couleurs d'une terre riche. Seules les points blancs des antennes paraboliques les ponctuent, discrètement, comme des points de suspension au modernisme de ces villages hors du temps si près d'une civilisation trépidante. La route serpente encore avec douceur parmi les images de cartes postales baignées de la palette complète des verts.
Sous un ciel bleu hivernal immaculé, une nature, encore préservée des agressions si proches, vibre discrètement à l'éclosion des premiers bourgeons du printemps marocain.
|