Les prévisions météo sont mauvaises ; la neige est annoncée au Tizi-N'Tichka, rien de vraiment exceptionnel pour mi-février, au Maroc aussi c'est l'hiver même s'il n'a rien de comparable avec le notre. Le programme est modifié, le départ pour Ouarzazate est avancé. Entre Marrakech l'impériale et Ouarzazate, la porte du Grand Sud, c'est 200 kilomètres d'une route qui culminera à 2'260 mètres qui nous attend et qu'il s'agit de parcourir avant que la neige ne recouvre ses lacets les plus élevés. C'est au petit matin blême, sous un stratus épais, que nous quittons l'agitation matinale d'une métropole par la palmeraie de Marrakech pour le moins bien mise à mal par la pression touristique et le Bayoud.La couche de stratus traversée, c'est un petit matin, un peu frais, aux couleurs printanières qui nous accueille. Les premières images que nous livre une campagne marocaine baignée de rosée sont empreintes d'une douce quiétude. Aux détours d'une végétation encore hésitante entre repli hivernal et envolées primesautières, les premières notes du profond dépaysement qui va nous emporter prennent place sur la portée de vacances au Maroc hors saison.
|