Djebel, jebel, gebel, djabal, jabal ou jbel, selon les différentes prononciations régionales et translittérations des toponymes, désigne soit la globalité d'un massif montagneux soit une montagne en elle-même.
A la limite entre le reg et l'erg, deux petits groupes entourent le chamelon fraîchement débourré attribué à la plus jeune participante, elle-même pas encore débourrée, à cette petite balade lawrencienne.
Un chamelier a été attribué à guider ce jeune dromadaire encore peu enclin aux travaux touristiques.
Il reste plus préoccupé de la présence de sa mère qu'à jouer les vaisseaux du désert.
Le pas n'a, de loin, pas encore la sûreté de ses ainés stakanovitchs du tourisme de masse.
Sur sol dur, le confort du Camelus dromedarius reste spartiate ; les amortisseurs sont directement inspirés du panzer teutonnique.
En ce moment, on ne peut aussi que se féliciter de ne pas avoir le champ de vision des caméléons ; la garantie de percevoir, en ces lieux où le tourisme a déposé plus d'une touche pas toujours subtil, des images de lointains rêves d'étendues grandioses et hostiles.
Les images d'Oeil pour oeil, de Curd Jurgens sur les chemins de Damas, Sean Connery une fois encore à l'assaut de La colline des hommes perdus, ou la première chevauchée d'Antarès, Altair, Aldébaran et Riguel sous la houlette de Judah Ben-Hur...
Le décor de la déchéance de Charles Vanel se liquéfiant de peur en tentant, une dernière fois, d'en gagner le salaire...
Et tant d'autres chefs-d'oeuvre inspirés par des images comme celles dans lesquelles nous sommes plongés pour quelques dizaines de minutes ; Tinfou et ses dunes, permettent de pénétrer l'imaginaire du désert, à un saut de puce, à défaut de rejoindre le plus profond d'un désert du bout du monde, exploit déjà à souligner.
Si le bonheur extérieur n'est que hasard, le bonheur intérieur tu dois le construire toi-même.... Sacré Johann Kaspar (Lavater)...
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