L'après-midi bien engagé, la traversée du village Aït-Ben-Haddou qui forme, avec le ksar d'Aït-Ben-Haddou, la commune d'Aït-Ben-Haddou, ne manque pas de charme.
Tout semble si calme, comme abandonné, sous un ciel qui annonce des orages pour la fin de la journée. On est loin des fureurs touristiques d'endroits comme Marrakech qui ont bien moins à offrir.
A la fière annonce de plus 150'000 visiteurs par année on a vite calculé qu'un peu plus de 400 personnes seulement en moyenne, l'équivalant de 10 cars vielle générations, s'émerveillent en ces lieux magiques.
Le petit groupe d'environ 20 personnes que nous formons depuis ce matin ne peut que se réjouir des allures privées que prend cette visite. C'est dans une atmosphère déjà complice que les rires vont bon train, entre photos des surprises et acrobaties dans des chemins peu fréquentés. On ne peut aussi que se féliciter que la pression touristique, sur l'un des lieux les plus emblématiques du tourisme marocain, ne soit pas plus importante.
Ce site encore livré à la fantaisie de chacun est bien trop fragile pour en supporter plus. On ne peut que se réjouir que les recommandations de l'UNESCO soient enfin mise en place, même si une grande partie de la magie risque fort alors de s'estomper.
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