La qualité esthétique de son architecture confère au ksar Aït-Ben-Haddou une grande valeur culturelle et touristique. Aït-Ben-Haddou est certainement le plus célèbre et le plus utilisé des ksour en termes d'image.
On trouve à Aït-Ben-Haddou non seulement du pisé, mais aussi des adobes et toute une déclinaison de décorations, obtenues par de savants assemblages de briques et par façonnement direct dans les murs.
La qualité de cet ensemble fascine tous les spécialistes des techniques de construction en terre, pisé, du monde entier. Le ksar d'Aït-Ben-Haddou reflète un savoir-faire exceptionnel des Berbères.
Ce joyau résulte des prouesses techniques de ses bâtisseurs sur les pentes abruptes d'une colline. Les origines de la technique du pisé n'ont pas encore été précisément déterminées par les archéologues. Seules des études étymologiques entreprises sur les divers noms de cette technique autour du bassin méditerranéen font penser qu'elle aurait bel et bien une origine berbère. L'architecture berbère, très répandue dans le paysage des vallées du Sud marocain, a presque complètement disparut du paysage des techniques de construction aujourd'hui employées dans cette région.
La plupart des ksour marocains ne sont aujourd'hui plus habités, et par là-même tombent en ruines, laissés à l'abandon par leurs propriétaires
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