L'Assif Marghen se traverse à pied sec sans problème à partir d’avril, même s'il l'on vous proposera les services d'un chameau, Camelus dromedarius, armé à cette effet, moyennant finance.
En saison des pluies, entre décembre et avril surtout, ou en cas d'orage, l'oued en eau est traversé à dos d'âne ou de mulet pour environ 10 dirhams aller et retour, à payer au retour.
La construction d'un pont sur l'Assif Marghen est projetée, depuis le classement du ksar au Patrimoine mondial de l'humanité, mais n'a toujours pas été réalisée face à certaines résistances et au manque de moyens.
Son objectif principal serait de permettre la visite du ksar même en période de forte crue de l'Assif Marghen. Un jour il existera ; un joyeux moment de désorganisation émaillé de cris et d'invectives soigneusement rodés et... Organisés, d'une part, de moments où le concept de baignade dans l'eau froide s'esquisse dans l'esprit du cavalier téméraire, d'autre part, seront relégués au rang de souvenirs attendrissants. On pourrait aussi se demander comment un pont, même réalisé par un ténor de l'intégration architecturale, n'égratignerait pas un peu la sauvagerie du paysage. L'argent manque à la sauvegarde de ce joyau d'architecture berbère, octroyons-lui le budgetdu pont en laissant du travail aux âniers, muletiers et autres chameliers.
|