Né d'une terre ocre et rose dont il a tiré sa substance, Aït-Ben-Haddou semble surgir d’un rêve du fond des âges. Adossé à sa colline, le ksar Aït-Ben-Haddou s'est érigé en phare du désert. Autour de l’oasis, les collines dénudées et, sur l’horizon, le chaos de l'Atlas
l'encerclent comme menaçants. Au début des années 60 c'est la castramétation qui va tout changer : le bivouac de la caravane hollywoodienne de Laurence d'Arabie sur les rives de l'oued Marghen, aux pieds du ksar d'Aït-Ben-Haddou. Dès la sortie du filme, début 1962 au Royaume-Uni,
débarquent les premiers curieux ; Aït-Ben-Haddou s’impose très vite comme un haut lieu du tourisme au Maroc. Les habitants, descendants des fiers guerriers du désert, qui vivaient essentiellement d’agriculture et d’élevage, vont commencer à vendre une partie de leur âme à des chimères modernes.
Des hôtels, restaurants, cafés, ateliers de tissage, bazars vont se multiplier. Les suzerains du désert vont commencer à entamer la difficile mutation en vassaux des excès touristiques. Thomas Edward Lawrence a été le conseiller des Arabes du commandant Fayçal Ibn Hussein à se révolter contre les Turcs et à fonder une nation arabe indépendante... Moderne...
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