Avec les Almoravides venus du Sud, au XIème siècle, l’islam se propage sur toute la région, si le christianisme disparait, le judaïsme arrive à se maintenir.
Aït-Ben-Haddou, la vallée du Draâ, est intégrée au royaume des Maghraouas, Berbères amazighs de la confédération des Zénètes.
La mémoire collective se souvient encore de l’installation du Général Ben Haddou par Youssef Ben Tachfine (1009-1106), le premier calife de la dynastie berbère des Almoravides qui régna sur le Maroc. L'ighrem N'Iqqdarn, prend le nom de Ben Haddou, le chef almoravide. Ben Haddou est chargé de sécuriser cette région traversée par l’importante route caravanière reliant l’Afrique de l’Ouest à la mer Méditerranée.
Périodes de paix et de troubles, lors des successions dynastiques ou les raids de puissants caïds, vont se succéder. C'est à partir de la seconde moitié du XIXème siècle débute l’emprise des Glaoua sur la région. Ils inaugurent leur mainmise sur le Haut-Atlas occidental et la vallée du Draâ en prenant le contrôle de l’axe commercial entre le Sud marocain et Marrakech par le col de Telouet.
Les chefs d’Aït-Ben-Haddou vont livrer leurs filles en mariage, afin de s'attirer les faveurs, aux nouveaux maîtres de Telouet. Ils témoigneront, dès lors, d'une probité sans faille aux Glaoua. Ils pourront ainsi, en toute quiétude, étendrent leurs propriétés foncières, s’enrichirent. Ces richesses permettent de construire les casbahs visibles aujourd'hui à Aït-Ben-Haddou. C'est seulement à la fin du protectorat français que le capital politique et économique basé essentiellement sur la violence s’effondre.
Avec la disgrâce du Glaoui, le lignage fort d’Aït-Ben-Haddou, exsangue, cède la place à des familles moins fortunées, dont certaines tiennent encore aujourd’hui le haut du pavé dans la commune d'Aït-Ben-Haddou de la province d'Ouarzazate.
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