Selon des informations recueillies à l'intérieur même du ksar d'Aït-Ben-Haddou, l'un des ksour les plus emblématiques de la province d'Ouarzazate, du Maroc : au début des années 1990 déjà, les constructeurs qualifiés, spécialisé dans les constructions en terre, ont toujours fait défaut à Aït-Ben-Haddou.
Les grands Maîtres maçons du pisé, les maâlems, étaient, de tous temps, par trop recherchés du côté de Tissint, de Tikert, du côté de Skoura et Maghrane plus encore.
Traditionnellement, le travail était exécuté à titre de corvées imposées par l'amghar, le chef de clan. Pour Aït-Ben-Haddou, les matériaux de toiture, à part le tamaris, étaient importés. Roseaux, laurier rose étaient ramenés par des hommes, à dos d'ânes et de mulets, à partir de Tghzout Aït Touaya, sur la route de Taznakht, ou d'Assermou d'Id Boukhatri.
Les poutres et poutrelles, elles aussi, étaient importées. Pour les travaux de construction ou d'entretien au ksar d'Aït-Ben-Haddou, seule la terre propre au pisé était prélevée sur place.
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