La hiérarchie sociale traditionnelle d’Aït-Ben-Haddou est composée de cinq lignages : Aït Ben Haddou proprement dit, Aït Lhsaïn, Aït Ali Ou Hmad, Aït Ali et Aït Bahaddou.
Les structures sociales berbères était traditionnellement fortement hiérarchisées dans un système proche des castes indiennes. Les imazighen, blancs des lignages précités, occupent le haut du pavé. Les isuqin, Noirs, quinteniers sans terre, sont employés dans l’agriculture au profit des imazighen.
On trouvait enfin, incorporés exclusivement au lignage d’Aït Ben Haddou, des esclaves, les isemkhan. Les juifs, les udayn, viennent s’ajouter, hors hiérarchie et dans une position inférieure, à ce tryptique de base. Cette minorité religieuse sans terre était spécialisée dans des activités comme la menuiserie, la tannerie, la cordonnerie et le commerce.
Cette hiérarchie sera fortement bousculée aux lendemains de la fin du protectorat français. L’abolition de l’esclavage, le salariat, l’émigration, la scolarisation et le tourisme ont remis en cause les fondements de cette organisation.
Le départ de la communauté juive pour Israël entre les années 1950 et 1960 a aussi pesé de tout son poids sur le restructuration sociale d'Aït Ben Haddou.
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