Si le ksar Aït-Ben-Haddou est un cas d'étude très intéressant en termes d'organisation sociale, il est aussi l'objet, comme une bonne part des ksour marocains d'ailleurs, de diverses différentes études scientifiques. Les publications de chercheurs ou d'étudiants décrivant cette architecture de terre sont nombreuses.
La communauté scientifique continue à se pencher attentivement sur Aït-Ben-Haddou qui est très loin d'avoir révélé tous ses secrets. Le dernier intervenant en date n'est rien moins que l'américain Getty Conservation Institute.
Cet institut renommé a exprimé son plus profond souhait de contribuer activement à l'étude et à la conservation du ksar d'Aït-Ben-Haddou.
Les archéologues sont actuellement profondément interpellés par l'enceinte supérieure qui entoure les ruines d'une ancienne forteresse et de ce qui pourrait être un grenier, un ighrem. La valeur historique du site d'Aït-Ben-Haddou est indéniable, il s'agit bien de l'un des plus anciens comptoirs caravaniers de la vallée du Drâa et peut-être même de l'un des plus anciens sites d'établissement dans la région.
L'archéologie en est encore à ces premières études dans le Sud-marocain ; d'ici quelques années il est pratiquement certain que d'importantes découvertes ne vont pas manquer de nous faire approcher d'un peu plus près des origines, encore nimbées de mystère, des peuplements de la province d'Ouarzazate.
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