La 29ème session du Comité du patrimoine mondial, à Durban, été 2005, a donné lieu à une décision au sujet du ksar marocain d'Aït-Ben-Haddou.
Le Comité n'a pas manqué de rappeler sa décision adoptée lors de sa 28ème session à Suzhou en 2004 en guise de préambule. Il félicite l'Etat marocain pour le classement du ksar d'Aït-Ben-Haddou sur sa Liste du patrimoine national.
Le Comité salue la mise en oeuvre de mécanismes de consultation et de coordination institutionnels.
Malheureusement, malgré les efforts de l'Etat marocain, l'état de conservation du ksar Aït-Ben-Haddou demeure inchangé et cela depuis plusieurs années. Aucune structure de gestion dotée de l'autorité juridique, de la capacité technique, des ressources, des moyens financiers adéquats pour assurer la préparation immédiate d'un plan de gestion du bien et son application, n'est en place malgré les demandes réitérées du Comité du patrimoine mondial.
Le Comité exprime son inquiétude face à la situation incompatible avec le maintien de la valeur universelle exceptionnelle de cette forteresse berbère, qui avait justifié son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 1987. Il prie instamment le Maroc de mettre en place, avant le 1er février 2006, la structure de gestion mentionnée ci-dessus et d'en faire rapport au Centre du patrimoine mondial.
Le Comité demande également au Maroc d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial et ICOMOS à évaluer l'état de conservation du bien et sa valeur universelle exceptionnelle. Il est décidé d'envisager l'inscription du ksar d'Aït-Ben-Haddou sur la Liste du patrimoine mondial en péril ou son retrait de la Liste du patrimoine mondial si les mesures susmentionnées ne sont pas mises en oeuvre avant le 1er février 2006.
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