L’élevage bovin laitier est toujours l'un des axes prioritaires de la politique du Maroc pour son agriculture.
Les besoins en protéines animales d’une population en plein essor démographique qui s’urbanise rapidement sont importants.
C'est pourquoi les autorités agricoles marocaines se sont penchées sur le sujet dès les années 1970 et qu'un projet d’envergure a été mis en place.
En 1975 chaque Marocain disposait de 100 ml de lait et le gouvernement marocain visait un apport quotidien de 750 ml à l’horizon 2000. Le chalenge était de passer la production marocaine de lait de vache des 400 millions de litres à plus de 2'000 millions.
Aides et interventions étatiques ont rapidement créé un engouement pour l’élevage bovin, et les vaches de type pie noir se sont vite répandues dans le paysage rural marocain.
L'essor de l’élevage laitier dans les zones jouissant de 350 mm de pluie annuelle, la limite minimale pour une production fourragère correcte, s'est bien développé. Plus de 30 ans après le lancement du plan laitier, les références sur les étables laitières au Maroc sont rares mais la barre des 1'000 millions de litres de lait produit n'a pas été franchie. La vue de mozons blanc et noir, sur sa place du ksar d'Aït-Ben-Haddou ne manque pas de surprendre le touriste suisse. L'horizon est couvert de neige
et le ciel menaçant mais le ksar d'Aïd-Ben-Haddou garde tout de même un fort accent du désert. Il ne manquait que la clochette aux deux veaux fribourgeois pour risquer de se croire à Gruyère.
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