La structure très étagée du ksar d'Aït-Ben-Haddou découle de son organisation et lui confère une allure particulière.
Cette structure marquée est originale et ne manque pas de susciter des interrogations sur l'utilisation des espaces par les habitants en fonction de statuts sociaux et politiques. On peut se demander si les familles puissantes, par ce statut, ne choisissaient pas les meilleurs terrains, peu de pente et proximité des jardins vivriers. Il ne restait plus alors au petit peuple qu'à tirer le meilleur parti des surfaces disponibles restantes
surfaces disponibles restantes, sur le flanc même de la colline, à la déclivité plus soutenue. Libre à eux de s'y organiser au mieux. L'autre possibilité est basée sur un raisonnement et une logique tout aussi incontestables mais démontre pratiquement le contraire ; il s'est trouvé que les derniers installés sur le site n'étaient autres que les nouveaux seigneurs, le clan Aït Ben Haddou en l'occurrence.
Ils n'auraient donc pas eut d'autres choix que de s'établir à la limite d'un village qui s'était développé depuis le sommet de la colline, pour des raisons majeurs de sécurité. A l'heure qu'il est la question reste entièrement ouverte, sans le moindre avantage pour l'une ou l'autre des deux options.
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