Les débuts de l'histoire d’Aït-Ben-Haddou enchevêtrent mythes et réalités subtilement épicés d'ingrédientspropres à l’Afrique du Nord : l’évolution décousue du statut de la femme et la difficile rencontre culturelle
de la période antéislamique et celle frappée du sceau de l'islam.
Aux temps antéislamiques les populations païennes, juives et chrétiennes, établies sur les contreforts de l’Atlas et dans les vallées présahariennes, vivaient d’agriculture et d’élevage, des revenus de la métallurgie et du commerce.
Elles ne manquaient pas une seule occasion de se faire la guerre et, le cas échéant, elles en créaient. A en croire la tradition orale, de cette période trouble surgit une reine, belle et fière... Troublante.
Le royaume de cette légendaire reine juive berbère, s’étendait jusqu’au Souss. C'est de la première construction de la colline d’Aït-Ben-Haddou, l'ighrem N'Iqqdarn, qu'elle le dirigeait avec un sens aiguisé de la justice.
A l’arrivée des Almoravides, elle combattit farouchement les envahisseurs musulmans avant de s'enfuir vers le Nord, après avoir brûlé les récoltes, pour y trouver la mort. Cette légende ne peut que nous rappeler celle de la très chrétienne Dihya la Kahéna. Dihya la Kahéna régnait sur les Aurès, en Algérie.
Elle s'opposa courageusement à la progression de l'islam au Maghreb avant de trouver une mort glorieuse.
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